Plan d'action pour la promotion de la vaccination, phase 1 : rapport d'évaluation

Diffusion du plan d’action

Le Plan d’action pour la promotion de la vaccination au Québec a été diffusé dans les CSSS/CLSC par les membres du réseau des responsables en immunisation des DSP, principalement d’avril à juin 2011.
Les deux tiers d’entre elles ont choisi de transmettre le plan d’action en personne aux CSSS/CLSC de leur région.
Leur satisfaction à l’égard du soutien apporté par le comité scientifique de l’Institut national de santé publique du Québec (l’INSPQ) (responsable du plan d’action et de sa diffusion) était au-dessus de 80 %.
En septembre 2013, toutes les répondantes des DSP avaient présenté, ou prévoyaient présenter aux CSSS/CLSC, les résultats post-implantation du plan d’action, obtenus par sondage auprès des CSSS/CLSC de leur région.
 

Implantation des actions/interventions prioritaires retenues au plan d’action (résultats de deux sondages en ligne réalisés avant (2011) et après (2013) l’implantation)

Au terme de la période dédiée à l’implantation des cinq actions/interventions retenues au plan d’action :

  • Le moyen privilégié par les centres locaux de services communautaires (CLSC) pour informer les parents de la vaccination prévue à 2 mois était la rencontre postnatale avec l’infirmière;
  • Quarante-sept pour cent (47 %) des répondantes affirmaient (toujours ou souvent) qu’une personne du CLSC téléphonait aux parents pour donner le rendez-vous du vaccin prévu à 2 mois. Avant l’implantation, 35 % des répondantes disaient le faire toujours ou souvent;
  • La procédure la plus utilisée pour effectuer une relance après un rendez-vous manqué pour le vaccin de 2 mois était l’appel téléphonique effectué par l’infirmière ou la secrétaire (60 %);
  • La proportion de CLSC offrant des plages horaires de vaccination en dehors des heures régulières (donc en fin de journée, en soirée ou les fins de semaine) avait légèrement diminué (elle était de 58 % avant l’implantation et de 51 % après);
  • Un CLSC sur deux ajoutait (toujours ou souvent) des plages horaires lorsque le délai pour vacciner un enfant en temps opportun dépassait 14 jours. Cette proportion était la même avant l’implantation en considérant un délai de 7 jours (selon la définition des indicateurs de gestion en 2011);
  • Le manque de personnel était indiqué comme la raison la plus fréquente pour ne pas ajouter de plages horaires. Cette raison a connu une augmentation de 24 points de pourcentage en 2013 par rapport à 2011, où elle était également la raison la plus fréquemment invoquée (45 % contre 69 %);
  • L’appel téléphonique était la démarche la plus fréquemment utilisée pour rappeler aux parents la vaccination de leur enfant de 4e année primaire lorsque celui-ci n’avait pas retourné son formulaire de consentement signé;
  • Le mémo envoyé aux parents pour les informer de prendre rendez-vous au CLSC était la procédure de relance à court terme la plus fréquemment utilisée auprès des élèves de 4e année absents ou malades le jour de la vaccination;
  • Le mémo envoyé aux parents pour informer de prendre rendez-vous au CLSC est demeuré la procédure de relance la plus utilisée en fin d’année scolaire (45 % des CLSC l’appliquaient « toujours » ou « souvent » et cela, même avant l’implantation).

Notoriété du plan d’action (résultats du sondage en ligne réalisé en 2013)

Plus de la moitié des répondantes au questionnaire post-implantation (57 %) affirmaient avoir entendu parler du plan d’action pour la promotion de la vaccination au Québec. Parmi celles en ayant entendu parler, les deux tiers l’avaient lu en totalité ou en partie.
La notoriété du plan d’action était deux fois plus élevée chez les gestionnaires en CSSS/CLSC que chez les infirmières vaccinatrices (100 % vs 50 %).
Le rappel spontané du message principal du plan d’action était de 70 % chez les répondantes ayant déjà entendu parler du plan d’action.
Les trois quarts des répondantes disaient avoir trouvé le contenu du plan d’action intéressant, utile et compréhensible.
Les répondantes considéraient que l’information contenue au plan d’action avait contribué à modifier leur attitude (57 %), leur vision (61 %) et leur comportement (50 %) vis-à-vis des retards vaccinaux et des procédures à privilégier pour éviter ces retards.
Selon les répondantes en vaccination 0-2 ans, 30 % des CLSC avaient subi, depuis le début de l’année 2011, des modifications liées directement ou non aux actions/interventions retenues au plan d’action. En vaccination scolaire, il s’agissait de 10 % des CLSC.


Résultats de l’enquête sur la couverture vaccinale de base à 1 an et 2 ans réalisée auprès d’enfants québécois nés avant la diffusion du plan d’action, en lien avec les procédures de rappel et de prise de rendez-vous pour la vaccination prévue à 2 mois

Concernant la vaccination prévue à l’âge de 2 mois, la proportion d’enfants vaccinés dans le délai de deux semaines était beaucoup plus élevée lorsque le vaccinateur contactait le parent pour fixer le rendez-vous, soit 94 % contre 82 % pour la situation inverse.
Comparativement aux autres procédures de prise de rendez-vous, c’est lorsque le vaccinateur contactait le parent pour fixer le rendez-vous que la couverture vaccinale complète à 15 mois était la plus élevée.
Bien que non significative (p = 0,06), la proportion d’enfants ayant reçu leurs premiers vaccins avant l’âge de 2 mois et 2 semaines était plus élevée quand ceux-ci faisaient l’objet d’un rappel.

La couverture vaccinale à 15 mois des enfants ayant fait l’objet d’un rappel était de 11 points supérieure à celle des enfants qui n’en avaient pas fait l’objet (90 % contre 79 %; p < 0,0001).

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ISBN (électronique): 

978-2-550-70146-0

ISBN (imprimé): 

978-2-550-70145-3

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