Articles de octobre 2019

Le 1er novembre marque le début de la campagne de vaccination contre la grippe. Il est fortement recommandé aux personnes qui ont plus de risques de présenter des complications de se faire vacciner chaque année afin de se protéger. Pour ces personnes, la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre la grippe et ses complications.

Il existe un Programme de vaccination contre la grippe qui offre gratuitement la vaccination aux personnes les plus à risque de présenter de graves complications de la grippe. Le programme a pour but de réduire les hospitalisations et la mortalité chez ces personnes.

Nouvelles clientèles ciblées

En juin 2018, le Comité sur l’immunisation du Québec recommandait au MSSS des modifications aux orientations du Programme d’immunisation contre l’influenza du Québec. En ce sens, les clientèles visées par le Programme de vaccination contre la grippe ont été modifiées. En bref, les recommandations suggéraient de :

  • Maintenir une stratégie de vaccination ciblée sur les personnes à risque élevé d’hospitalisation et de décès et de mettre la priorité sur l’atteinte d’une couverture vaccinale d’au moins 80 % dans ces groupes.
  • Concentrer les efforts de promotion et d’amélioration des services de vaccination sur les personnes les plus à risque d’hospitalisation et de décès associés à l’influenza.

Pour en savoir plus sur votre admissibilité à recevoir le vaccin contre l’influenza gratuitement : https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/vaccination/programme-de-vaccination-contre-la-grippe/admissibilite

Fardeau de l'influenza

En 2018-2019, dans le cadre d’un projet de surveillance des hospitalisations et complications attribuables à l’influenza mené par l’INSPQ, 780 patients admis avec symptômes respiratoires ont été observés au cours de 12 semaines.

  • Un virus influenza a été détecté chez 29 % des 780 patients inclus dans les analyses.
  • L’influenza de sous-type A(H1N1) a été détecté plus fréquemment que le sous-type A(H3N2) (21 % versus 7 %).
  • La proportion de détection des virus de l’influenza était plus faible chez les enfants (24 %) que chez les adultes (31 %).
  • Aucun décès n’a été constaté chez les enfants atteints de la grippe, mais 5 décès l’ont été chez les adultes et la majorité de ces décès (4/5) ont été observés parmi des patients de 65 ans et plus.
  • La majorité des décès avec influenza (80%) présentaient des maladies sous-jacentes.

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Le 25 octobre dernier, La Presse publiait un dossier sur l’anxiété des jeunes, où l’on présentait un plaidoyer de l’Association des médecins psychiatres du Québec pour la mise en place d’un cours sur la santé mentale à l’école et également le lancement du mouvement Alphas connectés. À l’instar de ces deux organisations, l’INSPQ a soulevé l’importance des apprentissages socioémotionnels, dans un mémoire soumis au Forum Jeunes et Santé mentale, plus tôt à l’été 2019.

Pour l’INSPQ, cet apprentissage qui vise les jeunes ne peut se limiter à des activités éducatives en classe. Il est suggéré de créer des environnements favorables à leur développement et ce, dès la petite enfance.

En résumé, voici deux des pistes d’action avancées par l’INSPQ :

1. Agir sur les déterminants de la santé mentale et leur distribution

En complément des mesures de soutien à offrir à ceux qui éprouvent des problèmes particuliers, il importe de s’attarder également aux possibilités variables qu’offrent les divers contextes sociaux dans lesquels les jeunes se développent qui agissent sur les inégalités sociales de santé mentale. Les stratégies d’action doivent porter sur les conditions matérielles, physiques et sociales des milieux dans lesquels les jeunes évoluent en commençant par le soutien à l’expérience parentale, et qui contribuent à renforcer la capacité à faire face aux défis de la vie (ex. stress associé aux exigences scolaires, apprentissage de l’autonomie, gestion des situations conflictuelles, conciliation travail-étude).

2. Favoriser le développement de compétences socioémotionnelles depuis la petite enfance

Il importe d’accroître la qualité des services de garde éducatifs afin que tous répondent aux normes de qualité, notamment en ce qui concerne la formation des éducateurs, et d’accroître l’accessibilité aux services de garde en réduisant ou éliminant les barrières d’accès à leur fréquentation.

Pour les enfants et les adolescents du préscolaire, du primaire et du secondaire la mise en œuvre d’une stratégie globale d’actions combinant des actions éducatives auprès des jeunes et des actions qui façonnent leurs milieux de vie, afin qu’ils développent les compétences personnelles et sociales qui les aideront à faire face à une variété de situations en matière de santé et de bien-être est à préconiser. En ce sens le cadre de référence ÉKIP développé conjointement par le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau de l’éducation au Québec constitue une référence à exploiter davantage pour assurer la mise en œuvre d’actions favorables à la réussite éducative de tous dans une perspective de promotion de la santé et de prévention.

Finalement, pour répondre aux besoins multiples des jeunes adultes et s’attarder aux facteurs qui peuvent entraver leur santé mentale et leur réussite, l’implantation d’approches globales et intégrées dans les milieux postsecondaires, telles que les Healthy Campus ou les Healthy Universities, dans la continuité de ce qui est préconisé pour les établissements préscolaires, primaires et secondaires est une avenue prometteuse.

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