Articles de février 2018

Après une année d’évaluation auprès de son public cible, la nouvelle mouture du Bulletin d'information en santé environnementale (BISE) est maintenant accessible en ligne. Parmi les améliorations, notons la création d’un comité scientifique élargi, une politique éditoriale dépoussiérée et une navigation facilitée. Pour couronner le tout, le BISE arbore un nouveau look!

Publié depuis 1989, le BISE est la seule publication qui traite exclusivement de santé environnementale au Québec.

Numéro de février

Dans le plus récent numéro du BISE, vous trouverez l'article : Les impacts sanitaires de la pollution de l’air au Canada – Une estimation des décès prématurés, ainsi que le compte rendu du colloque Santé et qualité de l'air - Enjeu de société majeur qui a eu lieu le 19 octobre dernier.

Les rubriques habituelles, soit les actualités et les récentes publications dans le domaine de la santé environnementale sont toujours au rendez-vous.

Deux nouveautés s'ajoutent à ce numéro, soit :

Consultez le bulletin : https://www.inspq.qc.ca/bise

Abonnez-vous afin de ne manquer aucune parution en le recevant par courriel : https://www.inspq.qc.ca/bise/abonnement

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Le 30 janvier 2018, plus de 60 acteurs clés dans le champ des drogues et des toxicomanies se réunissaient dans les locaux de l’UQÀM pour discuter de substances psychoactives (SPA) et de stratégies pour soutenir une veille stratégique comme système d’aide à la décision.

L’événement piloté par l’INSPQ et l’Institut universitaire sur les dépendances (IUD) en collaboration avec le Réseau de recherche en santé des populations du Québec (RRSPQ) s’est déroulé sous forme d’ateliers délibératifs. Les participants à ces ateliers provenaient de différents milieux (institutions universitaires, établissements du réseau de la santé et des services sociaux, sécurité publique, milieux de pratique). Ils ont permis de lancer un premier coup de sonde en vue d’établir des bases pour une vision commune des enjeux prioritaires sur les SPA et définir des balises pour une collaboration éventuelle entre partenaires producteurs et/ou des utilisateurs de données et de connaissances sur les SPA.

La plénière du matin ainsi que les conclusions des délibérations sont disponibles sur vidéo à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/playlist?list=PLSbTFjQNwNoJdavAgmdcQVD8-GNH16jFk

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Le 13 février, l'INSPQ présentait son mémoire dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi no 165, Loi modifiant le Code de la Sécurité routière et d’autres dispositions.

Ce projet de loi introduit de nouvelles dispositions susceptibles de participer à l’amélioration du bilan routier. Si l’INSPQ accueille favorablement l’ensemble des mesures analysées dans le présent mémoire, il semble par ailleurs souhaitable de les bonifier afin d’étendre leur portée par rapport à la clientèle ciblée, de favoriser leur application ou leur efficacité et d’informer la population sur les risques associés aux comportements qu’elles visent. Voici, en résumé, les actions sur lesquelles il invite le Ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports à se pencher :

Abaisser la limite de vitesse en zones scolaires à 30 km/h

L’INSPQ appuie l’article 143, mais recommande par ailleurs d’encourager et de soutenir les municipalités afin de fixer une limite de vitesse permise de 30 km/h en zones scolaires partout où cela est envisageable.

Accorder une place plus importante aux piétons et aux cyclistes sur le réseau routier

L’INSPQ appuie l’article 126, mais propose que l’aménagement de vélorues et de rues partagées au Québec soit fait avec un encadrement rigoureux, car ces concepts d’aménagements introduisent de nouveaux paradigmes dans la gestion de la circulation.

Cinémomètres photographiques et caméras de surveillance aux feux rouges : des dispositifs à déployer plus largement

L’INSPQ appuie les articles du projet de loi relatifs aux cinémomètres photographiques (articles 75 et 156) et aux caméras de surveillance aux feux rouges (articles 83 et 156) et recommande de déployer plus largement ces deux types d’appareils au Québec.

L’antidémarreur éthylométrique comme mesure efficace chez les contrevenants primaires et les récidivistes de l’alcool au volant

L’INSPQ appuie l’article 18 du projet de loi, mais recommande par ailleurs que toute personne arrêtée pour une première infraction de conduite avec les facultés affaiblies fasse l’objet d’une évaluation du risque de récidive à l’aide des meilleurs outils disponibles; que l’antidémarreur éthylométrique soit imposé si, à la suite de cette évaluation du risque, des doutes existent quant à la capacité du conducteur à dissocier la conduite sécuritaire d’un véhicule et la consommation d’alcool ou de drogue; et que cette imposition soit maintenue jusqu’à ce qu’une évaluation indique que le conducteur est en mesure de dissocier la consommation d’alcool et la conduite sécuritaire d’un véhicule.

Abaissement du taux d’alcoolémie à 50 mg/100 ml

L’INSPQ recommande d’ajouter au projet de loi l’abaissement du taux d’alcoolémie à 50 mg/100 ml. Cette mesure est reconnue efficace et elle est appliquée dans toutes les provinces canadiennes sauf au Québec.

Couvre-feu et limite du nombre de passagers

Le projet de loi propose deux mesures concernant les nouveaux conducteurs. Prévue à l’article 21, la première mesure vise à instaurer un couvre-feu de minuit à 5 heures pour les titulaires d’un permis d’apprenti-conducteur d’un véhicule de promenade. Quant à la deuxième mesure, introduite à l’article 22, elle limite le nombre de passagers que le titulaire d’un permis probatoire de véhicule de promenade âgé de 19 ans ou moins pourrait transporter entre minuit et 5 heures, durant les 12 premiers mois. L’INSPQ appuie l’adoption des articles proposés.

Cellulaire au volant et autres types d’appareils électroniques à éviter en toutes circonstances en conduisant

L’INSPQ appuie l’article 112, et pour en favoriser un impact plus grand, recommande que les activités de renforcement menées par les policiers soient suffisantes pour entraîner chez les conducteurs et les cyclistes une perception que le risque d’être arrêté est élevé en cas d’infraction.

Siège d’appoint pour enfant : prolonger son utilisation aussi longtemps que nécessaire

L’INSPQ recommande, afin de protéger un plus grand nombre d’enfants, de modifier l’article 96 en éliminant le critère de l’âge pour ne retenir que celui de la taille avec une limite fixée à 145 cm ou d’opter, si le critère d’âge est retenu, pour une limite d’âge supérieure à neuf ans afin de protéger un plus grand nombre d’enfants.


Consultez le mémoire ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2349

Consultez la présentation de l'INSPQ en commission parlementaire ici : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-75361.html

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À l'occasion de la Semaine nationale de prévention du suicide qui se déroule du 4 au 8 février et afin de soutenir la prise de décision liée à la planification et à la réalisation des politiques en prévention du suicide, l’Institut national de santé publique du Québec publie les données les plus récentes sur le suicide au Québec.

Ce rapport a principalement pour objectifs de :

  • dresser un portrait général de la situation des suicides au Québec et présenter les plus récentes données disponibles;
  • analyser les tendances temporelles et les variations des suicides selon le sexe, l’âge et les régions sociosanitaires;
  • examiner les moyens utilisés pour s’enlever la vie;
  • situer le suicide au Québec par rapport aux provinces canadiennes et 12 pays membres de l’OCDE.

Faits saillants

Voici quelques faits saillants de ce rapport.

  • Le taux de suicide était de 13,2 par 100 000 personnes en 2015.
  • 1128 suicides ont été enregistrés en 2015, selon les données provisoires disponibles.
  • Le risque de suicide est presque 3 fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes.
  • Pour la période de 2013-2015, les taux de suicide pour les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de Chaudière-Appalaches, de la Mauricie et Centre-du- Québec et la Capitale-Nationale étaient significativement plus élevés que ceux du reste du Québec, alors que ceux de Laval et de Montréal étaient significativement inférieurs.
  • Le taux de suicide augmente avec l'âge, atteint son maximum entre 45 et 64 ans et diminue par la suite.

 

Tous les détails et d'autres statistiques importantes dans le rapport complet, La mortalité par suicide au Québec : 1981 à 2015 – Mise à jour 2018 https://www.inspq.qc.ca/publications/2345

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Le 30 janvier dernier, le Conseil des ministres a procédé à la nomination de Dre Nicole Damestoy pour un nouveau mandat à titre de présidente-directrice générale de l’Institut national de santé publique du Québec. Cette nomination lui permettra de poursuivre le travail engagé au cours des trois dernières années avec toute l’équipe de l’Institut.

La solide réputation et la reconnaissance dont jouit l’Institut, sous le leadership de Dre Damestoy, dans le réseau de la santé publique et auprès de ses nombreux partenaires suggère fortement que l'organisation continuera d’être au cœur même de l’atteinte des objectifs de santé publique au Québec.

Communiqué officiel : http://www.premier.gouv.qc.ca/actualites/communiques/details.asp?idCommunique=3342

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