La maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques

Les maladies transmises par les tiques sont définies comme des infections causées par des agents pathogènes transmis lors de piqûres de tiques. La maladie de Lyme, la babésiose et l’anaplasmose en sont des exemples.

Surveillance et prévention des maladies transmises par les tiques

L’INSPQ est mandaté par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour proposer des programmes de surveillance intégrée de la maladie de Lyme au Québec.

Ces programmes permettent de suivre l’évolution des risques d’acquisition de la maladie au Québec afin de soutenir la prise de décision clinique des médecins traitants et des autorités de santé publique dans leur gestion des risques.

En 2017, le programme de surveillance intégrée de la maladie de Lyme est composé :

  • d’une surveillance humaine basée sur la déclaration des cas humains;
  • d’une surveillance acarologique passive sur l’ensemble du territoire québécois, à l’exception des territoires où des consignes spécifiques avaient déjà été données par les directions de santé publique;
  • d’activités de surveillance acarologique active dans les 10 régions sociosanitaires où l’établissement de la tique Ixodes scapularis a déjà été documenté sur leurs propres territoires ou sur ceux des régions limitrophes. Les municipalités où le risque est peu ou pas documenté seront priorisées.

Le laboratoire de santé publique du Québec de l'INSPQ contribue à la surveillance acarologique en offrant notamment des services d'analyse des tiques.


Carte et liste des municipalités à risque d’acquisition de la maladie de Lyme, 2017

La maladie de Lyme est causée par la bactérie Borrelia burgdorferi et elle peut se transmettre par la piqûre de la tique Ixodes scapularis infectée.

Les activités de surveillance réalisées au Québec permettent d’évaluer les niveaux de risque d’acquisition de la maladie au Québec à la suite d’une piqûre de la tique Ixodes scapularis.

Dernière mise à jour : juillet 2017

Les niveaux de risque présentés sur cette carte permettent la classification des cas déclarés aux directions de santé publique et l'interprétation de ces données permet de soutenir les autorités dans leur gestion du risque.

Risque significatif
(zone endémique)
  • Trois stades de la tique (larve, nymphe, adulte) collectés en un an, lors d’activités de surveillance active, dont au moins une nymphe infectée; OU
  • Au moins 23 soumissions de tiques d’origine humaine sur une période de 5 ans, obtenues par la surveillance passive (municipalités < 100 000 habitants); OU
  • Au moins 3 cas de maladie de Lyme acquis localement sur une période de 5 ans (municipalités < 100 000 habitants).
Risque faible
  • Au moins une tique collectée lors d’activités de surveillance active.
Risque possible
  • Au moins une nymphe (d’origine humaine ou animale), obtenue par la surveillance passive; OU
  • Au moins une soumission multiple (d’origine humaine ou animale), obtenue par la surveillance passive; OU
  • Aucune tique collectée lors d’activités de surveillance active dans des endroits ayant des caractéristiques environnementales favorables à l’établissement des tiques.
Données insuffisantes
  • Données insuffisantes pour établir un niveau de risque.

Source de données :

  • Surveillance des cas humains acquis au Québec et déclarés à la santé publique entre 2004 et 2016;
  • Surveillance active (tiques recueillies dans le cadre d’activités de collecte standardisée sur le terrain à l’aide d’une flanelle) de 2010 à 2012 et de 2014 à 2016;
  • Surveillance passive (tiques retrouvées sur des humains ou des animaux et transmises au Laboratoire de santé publique du Québec volontairement par les médecins ou les vétérinaires) entre 2009 et 2016.

La méthodologie et les critères pour déterminer les différents niveaux de risque d’acquisition de la maladie de Lyme seront détaillés dans une publication à venir. 

Consulter la carte de risque acquisition de la maladie de Lyme (2017) en format PDF.

Consulter la liste des municipalités et leurs niveaux de risque pour 2017.

Prophylaxie postexposition : La prophylaxie postexposition est recommandée par pour 7 territoires de CLSC situés en Estrie et en Montérégie. Pour plus d’information, veuillez consulter la section Prophylaxie postexposition de la page du ministère de la Santé et des Services sociaux sur la maladie de Lyme.

De nouvelles municipalités à risque d’acquisition de la maladie de Lyme pourront être identifiées par les activités de surveillance en cours et à venir et par le développement de nouveaux indicateurs pour représenter le risque. Les cartes et listes de municipalités à risque seront mises à jour en fonction de ces nouvelles données.


Pour plus d’information

Ministère de la Santé et des Services sociaux

Laboratoire de santé publique du Québec de l'INSPQ

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