• Selon les données provisoires pour l’année 2016, le taux ajusté de suicide était de 12,1 par 100 000 personnes au Québec (n = 1 046 suicides).
  • Pour la période de 2014 à 2016, le taux de suicide des hommes et des femmes augmente avec l’âge pour atteindre un sommet chez les personnes âgées de 50 à 64 ans.
  • Le taux de suicide augmente progressivement avec l’augmentation des inégalités matérielles et sociales.

Plus spécifiquement chez les hommes :

  • Après avoir subi la plus importante diminution du taux de suicide chez les hommes, les jeunes âgés entre 15 et 19 ans ont un taux de suicide relativement stable depuis une dizaine d’années. Chez les hommes âgés entre 20 et 49 ans, la diminution du taux de suicide entamée au début des années 2000 semble se poursuivre. Depuis 2015, le taux de suicide le plus élevé est observé chez les hommes âgés de 50 à 64 ans. Ce taux semble stable depuis plusieurs années.
  • Chez les hommes, depuis le sommet atteint en 1999 (35,8 suicides par 100 000), le taux de suicide a constamment diminué pour atteindre 18,6 par 100 000 en 2016 (803 suicides).

Plus spécifiquement chez les femmes :

  • Le taux de suicide a augmenté jusqu’à 9,1 par 100 000 en 1996 et 1999. Ensuite, ce taux a diminué pour atteindre 5,7 par 100 000 en 2016 (243 suicides). Bien qu’il s’agisse du taux de suicide le plus bas jamais observé au Québec depuis 1981, les résultats des années précédentes suggèrent que le taux de suicide chez les femmes est plutôt stable depuis une dizaine d’années.
  • Depuis 2007, les taux de suicide les plus bas s’observent chez les jeunes filles (10-14 ans) et les jeunes femmes (15 à 19 ans) tandis que les taux les plus élevés sont observés chez les femmes âgées de 50 à 64 ans.

Autres faits saillants :

  •  Au Nunavik, le phénomène du suicide est préoccupant. Le taux de suicide dans cette région était de 135,1 par 100 000 pour les hommes et
    31,9 par 100 000 pour les femmes pour la période 2014-2016. Ce taux est 7 fois plus élevé que ce qui est observé chez les hommes pour l’ensemble du Québec et 5 fois plus chez les femmes.
  •  Pour la période 2014-2016, les taux de suicide pour les régions du Nunavik, de l’Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches et Mauricie et du Centre-du-Québec étaient significativement plus élevés que le reste du Québec, alors que ceux de Laval et de Montréal étaient significativement inférieurs.
  •  Pour 2014-2016, la méthode la plus utilisée pour s’enlever la vie chez les hommes et les femmes au Québec était la pendaison, (respectivement 56,0 % et 42,5 %). Les suicides par armes à feu étaient beaucoup plus fréquents chez les hommes (14,5 %) tandis que les suicides par intoxications aux substances solides ou liquides étaient plus fréquents chez les femmes (34,7 %).
Le suicide au Québec : 1981 à 2016 — Mise à jour 2019

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ISBN (électronique): 

978-2-550-83265-2

ISSN (imprimé): 

2562-3400

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