Le suicide au Québec : 1981 à 2017 — Mise à jour 2020

 
  • Selon les données provisoires pour l’année 2017, le taux brut de suicide était de 12,4 par 100 000 personnes au Québec (n = 1 045 suicides). En 2015 et 2016, le taux brut de suicide était respectivement de 13,9 et 13,2 par 100 000 personnes.
  • Au Québec, le taux de suicide est trois fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes.

Plus spécifiquement chez les hommes :

  • Depuis le sommet atteint en 1999 (35,8 suicides par 100 000 personnes), le taux de suicide a constamment diminué pour atteindre un taux ajusté de 17,9 par 100 000 personnes en 2017 (781 suicides).
  • Après avoir subi la plus importante diminution du taux de suicide chez les hommes, les jeunes âgés de 15 à 19 ans ont un taux de suicide stable depuis une dizaine d’années. Chez les hommes âgés de 20 à 49 ans, la diminution du taux de suicide entamée au début des années 2000 semble se poursuivre.
  • Chez les hommes, le taux de suicide le plus élevé s’observe chez ceux âgés de 50 à 64 ans;

Plus spécifiquement chez les femmes :

  • Le taux de suicide a augmenté jusqu’à 9,1 par 100 000 en 1996 et 1999. Ensuite, ce taux a diminué pour atteindre 6,1 par 100 000 personnes en 2017 (264 suicides). Bien qu’il s’agisse du taux de suicide le plus bas jamais observé au Québec depuis 1981, les résultats des années précédentes suggèrent que le taux de suicide chez les femmes est stable depuis une dizaine d’années.
  • Depuis 2007, les taux de suicide les plus bas s’observent chez les jeunes filles (10 à 14 ans) et les jeunes femmes (15 à 19 ans). Le taux de suicide le plus élevé s’observe chez les femmes âgées de 50 à 64 ans.

Hospitalisations pour tentative de suicide

  • Contrairement aux tendances à la baisse en ce qui concerne les taux de suicide, les taux d’hospitalisations pour tentative de suicide sont en hausse au Québec. Entre 2007 et 2018, ce taux est passé de 34,5 à 59,5 par 100 000 personnes chez les femmes. Le taux des hommes est passé de 26,3 à 37,9 par 100 000 personnes.
  • La hausse la plus marquée du taux d’hospitalisations pour tentative de suicide s’observe chez les adolescentes âgées de 15 à 19 ans. Depuis une dizaine d’années, ce taux a constamment augmenté et l’écart avec les autres groupes d’âge s’est agrandi. Pour l’année 2018, ce taux était de 203,2 par 100 000 personnes, environ trois fois plus que celui observé en 2007 (69,4 par 100 000 personnes).

Autres faits saillants :

  • Au Nunavik, le phénomène du suicide est préoccupant. Pour la période 2015-2017, le taux de suicide était de 199,3 par 100 000 personnes pour les hommes et 39,4 par 100 000 personnes pour les femmes de cette région. Ce taux est 10 fois plus élevé que ce qui est observé chez les hommes pour l’ensemble du Québec et 6 fois plus élevé chez les femmes.
  • Pour la période 2015-2017, les taux de suicide pour les régions du Nunavik de l’Abitibi-Témiscamingue et Chaudière-Appalaches étaient significativement plus élevés que le reste du Québec, alors que ceux de Laval et de Montréal étaient significativement inférieurs.
  • Pour 2015-2017, le moyen le plus utilisé pour s’enlever la vie chez les hommes et les femmes au Québec était la pendaison (respectivement 55,2 % et 40,8 %). Les suicides par armes à feu étaient relativement plus fréquents chez les hommes (15,1 %) tandis que les suicides par intoxications aux substances solides ou liquides étaient relativement plus importants chez les femmes (37,4 %).
Le suicide au Québec : 1981 à 2017 — Mise à jour 2020

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ISBN (électronique): 

978-2-550-85919-2

ISSN (électronique): 

2562-3400

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