Scientific advisory

Écrit exprimant clairement une prise de position officielle de l’INSPQ, des recommandations ou des pistes d’action à privilégier sur une question de santé publique et visant à appuyer une prise de décision publique. Il est le résultat d’une démarche qui peut avoir nécessité un consensus d’experts, qui s’appuie sur l’état actuel des connaissances ainsi que sur des principes et des méthodes explicites et adaptées à l’objet de la recherche, au contexte de production et au niveau de preuve requis.

  • August-29-17

    En juillet 2016, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a publié une mise à jour de ses recommandations sur la preuve d’immunité contre la varicelle. On y lit qu’une personne ne serait considérée protégée contre la varicelle que si elle avait reçu 2 doses du vaccin ou si elle avait eu la maladie avant la mise en place du programme de vaccination, c’est-à-dire avant 2006.

    L’application de ces nouveaux critères amènerait des changements de pratique importants au Québec. Ils semblent poursuivre un objectif qui va au-delà de celui visé au Québec. La varicelle circule encore et continuera de circuler, notamment dans les milieux scolaires.

    L’objectif visé par le Programme québécois de vaccination contre la varicelle est la réduction des hospitalisations de 95...

  • August-22-17

    À long terme, les individus ayant déjà eu des lésions ou subi un traitement pour une maladie reliée aux VPH sont à risque accru de faire une autre maladie reliée à ces virus. La vaccination contre les VPH pourrait réduire ce risque. Cependant, les études effectuées à ce sujet sont généralement d’une faible qualité méthodologique et leurs résultats sont contradictoires.

    Les études randomisées qui ont servi à l’homologation des vaccins contre les VPH et plusieurs analyses des données de suivi ont conclu qu’il n’y a pas d’évidence que le vaccin ait un effet sur l’issue d‘infections prévalentes ou de lésions (progression/élimination) déjà présentes au moment de la vaccination. Les données sur la vaccination contre les VPH des individus âgés de plus de 45 ans sont limitées. À notre...

  • July-04-17
    • Zika virus emerged in the Americas in 2015 and has since expanded its geographical range significantly. Currently, the virus is transmitted locally in 35 countries of the Caribbean, Central America and South America.

    • Zika virus infection is benign: 70 to 80% of patients have no symptoms, whereas 20% have a fever and rash accompanied by arthralgia and myalgia, conjunctivitis, headache, retro-orbital pain and fatigue.

    • Zika virus infection can cause neurological complications, including Guillain-Barré syndrome.

    • Zika virus infection during pregnancy causes congenital defects, including newborn microcephaly.

    • Zika virus infection is transmitted by mosquitoes of the genus Aedes: in America...

  • June-07-17

    Ce document fait état des recommandations québécoises concernant l'évaluation et le suivi des soignants infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Il servira de référence aux experts des comités d’évaluation du Service d’évaluation des risques de transmission d’infections hématogènes (SERTIH). Ces recommandations établies par le Comité scientifique SERTIH-VIH permettent d’encadrer la pratique d’actes à risque de transmission (ART) chez des soignants infectés par le VIH.

    Les principales recommandations du Comité scientifique SERTIH-VIH sont les suivantes :

    • En considérant les recommandations en vigueur dans certains pays et les mesures préventives demandées au soignant infecté par le VIH qui désire pratiquer des ART, le Comité scientifique...
  • May-17-17

    En 2016, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) a mandaté l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour réaliser une mise à jour du programme de surveillance intégrée de la maladie de Lyme. Ce mandat visait l’élaboration de scénarios de surveillance intégrée de cette maladie pour l’année 2016. Ces scénarios devaient entre autres permettre de documenter l’abondance de tiques Ixodes scapularis et leur taux d’infection à Borrelia burgdorferi dans des zones où le risque est peu ou non documenté au Québec.

    Ce mandat a été confié au groupe d’experts sur les maladies infectieuses transmises par les tiques du Comité scientifique sur les zoonoses et l’adaptation aux changements climatiques de l’INSPQ. Ce groupe d’experts...

  • May-01-17

    Une éclosion de cas d’oreillons est survenue chez des résidents en médecine d’un centre hospitalier universitaire du Québec à l’automne 2016. Le cas source avait acquis son infection lors d’un séjour à l’extérieur du Canada et demeure dans une autre région sociosanitaire. Des cas se sont retrouvés dans plusieurs milieux de soins au Québec.

    Selon les données recueillies lors des enquêtes épidémiologiques auprès des cas, la transmission semble être survenue directement entre les résidents en médecine, possiblement lors d’activités sociales plutôt que lors de prestations de soins.

    Devant cette situation, la Direction générale de la santé publique (DGSP) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a demandé au Comité sur les infections nosocomiales du Québec (...

  • March-08-17

    Depuis novembre 2016, des cas d’oreillons ont été rapportés parmi les médecins résidents de la région de Québec (1 cas), de l’Estrie (5 cas) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (1 cas). À la suite de l’apparition de cas secondaires parmi des médecins résidents du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), les autorités du CHUS ont pris la décision d'administrer une 2e dose du vaccin contre les oreillons à un nombre restreint de résidents, soit une quarantaine de résidents. Cette décision avait pour but d'augmenter l'immunité dans cette cohorte née entre 1980 et 1996 qui n'a souvent reçu qu'une seule dose de vaccin contre les oreillons.

    La Direction de la santé publique du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a donc demandé au Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) son...

  • December-13-16

    Pour répondre à une situation considérée comme urgente, le BCG a été réintroduit dans un des villages du Nunavik en 2012 à la suite d’une éclosion importante ainsi que dans un second village en août 2015. Le Directeur de la santé publique du Nunavik a demandé au Comité sur l’immunisation du Québec la production d’un avis sur la pertinence de réintroduire le BCG dans l’ensemble des villages du Nunavik. En voici les faits saillants.

    • Le BCG est utilisé principalement pour prévenir les formes sévères de la tuberculose chez les jeunes enfants, soit la méningite tuberculeuse et la tuberculose miliaire (disséminée), qui sont les plus à risque de développer ces formes de la maladie.
    • L’efficacité du BCG pour protéger contre la TB est évaluée à 50 % avec un intervalle de...
  • November-02-16

    Au Québec, la Politique de périnatalité 2008-2018 stipule que les établissements de santé et de services sociaux doivent mettre en place un programme de suivi systématique pour les nouveaux parents. Ce dernier doit comprendre un appel téléphonique dans les 24 heures suivant le congé du lieu de naissance et une visite systématique dans les 24 à 72 heures après la sortie du lieu de naissance. Ce programme fait suite à une réflexion entamée au cours de la deuxième moitié des années 90, concernant la restructuration des services en périnatalité dans le cadre du virage ambulatoire. Il visait à réduire la durée du séjour hospitalier lors d’un accouchement sans complications. Outre la réduction de la morbidité maternelle et infantile, plusieurs autres objectifs, comme la réduction des coûts d...

  • October-26-16

    Récemment, les membres du Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) étaient interpellés au sujet de la décision de gestionnaires de certains établissements de soins d’installer une toilette directement dans l’espace d’une chambre de soins intensifs. De plus, aucun mur ou écran protecteur n’étaient prévus autour de la cuvette.

    La question précise adressée au CINQ était : « Quels sont les risques infectieux reliés à l’aménagement d’une cuvette (de toilette) à l’intérieur d’une chambre de soins intensifs de niveau 1? ».

    La gestion des liquides biologiques dans les milieux de soins requiert l’application de précautions particulières afin d’éviter la contamination de l’environnement, des travailleurs de la santé et des usagers. La disposition des excrétas est...

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