Questionnaire des symptômes COVID-19

Ce questionnaire vise à faire le triage des travailleurs avant leur entrée dans le milieu de travail permettant d’exclure ceux qui présentent des symptômes et qui ne sont pas des contacts d’un cas connu et suivis par la santé publique.

Il est destiné aux milieux de travail (autres que les milieux de soins, les milieux scolaires, les garderies et les camps de jour) afin d’assurer le retrait rapide des travailleurs à risque d’être atteints de la COVID-19 et pour prévenir la transmission aux personnes présentes dans l’entreprise.

Un employé exclu par ce questionnaire doit contacter le 1 877 644-4545 pour les consignes à suivre (consulter le site quebec.ca pour les numéros de téléphone locaux). Lors de l’appel, la personne précise qu’elle est un travailleur.

Un seul des symptômes suivants justifie un retrait immédiat du travail
Avez-vous la sensation d’être fiévreux, d’avoir des frissons comme lors d’une grippe, ou une fièvre mesurée avec une température prise par la bouche égale ou supérieure à 38 °C (100,4 °F)? Oui    Non
Avez-vous de la toux récente ou empirée depuis peu? Oui    Non
Avez-vous de la difficulté à respirer ou êtes-vous essoufflé? Oui    Non
Avez-vous une perte soudaine de l’odorat ou du goût? Oui    Non
Une réponse « oui » à au moins deux des trois questions suivantes (A-B-C) justifie un retrait immédiat du travail

A. Avez-vous un ou plusieurs des symptômes généraux suivants?

  • Fatigue intense inhabituelle sans raison évidente
  • Douleurs musculaires ou courbatures inhabituelles sans raison évidente
  • Mal de tête inhabituel
  • Perte d’appétit

Oui    Non

B. Avez-vous eu des nausées, des vomissements ou de la diarrhée dans les 12 dernières heures? Oui    Non
C. Avez-vous un mal de gorge sans autre cause évidente? Oui    Non
Explications

Fièvre :

  • Une fièvre intermittente, c’est-à-dire, qui part et revient, répond également à ce critère. Une mesure unique de la température égale ou supérieure à 38 °C prise à la bouche répond également à ce critère1.

De la toux :

  • De rares personnes, par exemple les fumeurs chroniques, peuvent présenter de la toux sur une base régulière. Une toux habituelle ne répond pas à ce critère, mais toute modification de la toux, par exemple son augmentation en fréquence ou l’apparition de crachats, répond à ce critère.

De la difficulté à respirer :

  • Certaines personnes, par exemple les asthmatiques, peuvent avoir des raisons propres à leur condition et non liées à la COVID-19 qui expliquent leurs difficultés à respirer. Toute difficulté à respirer autre que celles qui ont des causes évidentes autres répond à ce critère.

Perte soudaine de l’odorat ou du goût :

  • Une perte d’odorat sans congestion nasale avec ou sans perte du goût répond à ce critère qu’elle soit isolée ou combinée à d’autres symptômes.

1 Voir l’annexe pour la prise de température en milieu de travail comme outil de triage.

Utilisation du questionnaire des symptômes COVID-19

  1. Il est suggéré que les travailleurs procèdent à une auto-évaluation personnelle de leurs symptômes avant de quitter leur lieu de résidence.
  2. En plus de l’autodéclaration des symptômes, il est recommandé que le questionnaire soit administré en début du quart de travail ou qu’une validation verbale soit faite avec les travailleurs pour s’assurer que le questionnaire soit négatif. Il pourrait être administré aussi à des moments jugés opportuns : pauses, repas ou fin du quart de travail. Retrait immédiat du travailleur symptomatique si ses réponses aux questions indiquent qu’un retrait du travail est justifié.
  3. Le travailleur qui développe des symptômes durant le travail doit être isolé dans un local à part. Lui faire porter un masque de procédure ou un masque couvre-visage et si non disponible, lui faire couvrir la bouche et le nez avec un linge propre (ex. : foulard), et se laver les mains. Il doit alors téléphoner au 1 877 644-4545 pour les consignes à suivre pour la sortie du travail de façon sécuritaire et pour s’assurer d’obtenir les suivis requis. Si urgence (ex. : difficulté respiratoire), contacter le 911 et préciser au répartiteur la présence d’un cas suspect de COVID-19.
  4. Tenir un registre détaillé de tous les travailleurs (en agence de location de personnel ou non) : date de naissance, dates des jours travaillés, postes de travail occupés à chaque quart de travail, numéro de cellulaire et adresse électronique pour les rejoindre. Cela servira aux enquêtes en cas d’éclosion.
  5. Il est suggéré de retirer aussi immédiatement, et de façon préventive toutes les personnes ayant été en contact étroit avec le travailleur symptomatique avec suspicion de COVID-19, dans les dernières 48 heures ayant précédé le début des symptômes jusqu’à la reconnaissance des symptômes et l’isolement du travailleur symptomatique. Cette mesure a pour objectif d’éviter qu’un travailleur considéré comme un contact étroit ne demeure au travail en raison des délais inhérents à la confirmation du cas symptomatique. Ce délai est estimé à 72 heures et quelquefois plus. L’application de cette mesure de retrait est d’autant plus utile en présence de cas confirmés dans l’établissement. Cependant, il faut tenir compte de la diminution du risque d’éclosion par rapport aux conséquences de ces mesures de retrait pour le maintien des activités dans le milieu de travail
  6. Advenant que le travailleur symptomatique devienne un cas testé positif au COVID-19 dans les jours suivants, le retrait précoce des contacts étroits aura contribué à diminuer les risques de transmission dans le milieu de travail et l’identification de ceux-ci facilitera l’enquête de la santé publique.
  7. La levée de l’isolement du travailleur symptomatique sera gérée par les autorités compétentes de la santé de chaque région selon son évolution et qu’il ait un test positif ou négatif au départ.
  8. Le retour au travail des contacts étroits du travailleur symptomatique devenu un cas confirmé de COVID-19 est prévu 14 jours ou plus après le retrait du travail. Sa durée exacte est déterminée dans chaque cas selon l’enquête de la santé publique. Si le travailleur symptomatique a l’information par les autorités compétentes de la santé de chaque région qu’il n’a pas la COVID-19, il en avertit son employeur et les contacts asymptomatiques de ce travailleur pourront reprendre le travail.

Les contacts étroits sont les suivants :

  • Travailleurs ayant covoituré avec le travailleur symptomatique (voitures personnelles, taxi, navette ou autobus) au cours des 48 dernières heures avant le début des symptômes jusqu’à la reconnaissance des symptômes et l’isolement du travailleur symptomatique, si assis à moins de 2 mètres les uns des autres pour une durée de plus de 15 minutes sans protection par une barrière physique (séparateur physique entre les travailleurs) ou sans équipement de protection personnelle adéquat (masque de procédure porté par tous les occupants du véhicule, avec ou sans lunettes ou visière).
  • Travailleurs résidant sous le même toit que le travailleur symptomatique.
  • Travailleurs sans protection par une barrière physique (séparateur physique entre les travailleurs) ou sans équipement de protection personnelle adéquat (masque de procédure porté par tous les travailleurs avec ou sans lunettes ou visière) qui se sont retrouvés à moins de 2 mètres du travailleur symptomatique sur une période cumulative de plus de 15 minutes au cours des 48 heures avant le début des symptômes jusqu’à la reconnaissance des symptômes et l’isolement du travailleur symptomatique.
    • Si le travailleur symptomatique devient un cas confirmé, la santé publique fera une nouvelle évaluation de ses contacts étroits et la décision de retirer ou non chacun d’eux pourrait différer du retrait fait de façon préventive par l’établissement au départ.
    • Si les lunettes avec prescription étaient nécessaires et empêchaient le port du masque de procédure, avec utilisation d’une visière seule, le contact devrait être considéré comme un contact étroit.
    • Travailleurs partageant le même casier.
    • Un secouriste en contact (mains ou visage) avec les sécrétions d’un travailleur possiblement atteint de la COVID-19.

Annexe

Prise de température en milieu de travail comme outil de triage

La prise de température comme unique outil de triage des travailleurs à l'entrée des établissements n'est pas recommandée.

Les médecins de santé au travail en santé publique privilégient le recours au questionnaire de triage basé sur les symptômes sans prise de température.

La prise de température n'est pas recommandée pour les raisons suivantes :

  1. La température fluctue chez les sujets atteints de la COVID-19 et certaines personnes ne feront pas de fièvre dans le cours de la maladie;
  2. Plusieurs éléments peuvent fausser la lecture des résultats : prise de médicament contre la fièvre dans la journée (ex. : acétaminophène), prise de boissons chaudes ou froides juste avant, variation diurne normale de la température du corps et prise de lecture de température dans des endroits dont la température ambiante n'est pas contrôlée ou est trop froide (à l'extérieur par exemple);
  3. Il y a risque de contamination du personnel responsable de la prise de température, car cette tâche implique un contact rapproché avec les travailleurs;
  4. Le personnel doit être formé à la prise de mesures afin d’obtenir une lecture fiable et reproductible;
  5. La prise de mesures peut prendre du temps (temps de mesure exigé pour avoir une lecture fiable de la température, temps pour nettoyer le matériel, etc.);
  6. Il y a risque d'attroupement ou de formation d’une ligne d’attente lors de la prise de température.

Si des entreprises veulent recourir quand même à la prise de température, il faudra joindre un questionnaire de triage des travailleurs avant le début du travail. Le cas échéant :

  • Une mesure unique de la température égale ou supérieure à 38 °C justifie le retrait immédiat et un appel du travailleur au 1 877 644-4545 (ou numéro local);
  • Une formation sera nécessaire pour la ou les personnes désignées à cette tâche sur les sujets suivants : nettoyage du matériel utilisé, prise de température fiable, protection adéquate (masque de procédure, gants et visière), hygiène des mains rigoureuse avant et après avoir retiré les gants.
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