Virus Zika

Le virus Zika est un arbovirus, transmis par les moustiques. Ce virus appartient à la famille des Flaviviridae, comme le virus du Nil occidental et de la dengue. 

Les symptômes de l'infection au virus Zika sont habituellement bénins et durent de 2 à 7 jours. Ils se caractérisent principalement par de la fièvre (peu élevée), des douleurs articulaires, une conjonctivite (rougeurs des yeux), des éruptions cutanées. Les autres symptômes incluent de la fatigue, des douleurs musculaires et des maux de tête. Chez 70 à 80 % des cas, aucun symptôme n’est apparent.

Des complications neurologiques de type syndrome de Guillain-Barré ont été documentées chez des cas d’infections par le virus Zika. Par ailleurs, à la lumière des preuves scientifiques maintenant disponibles, la relation causale a été établie entre les infections prénatales à virus Zika et les cas de microcéphalies et autres anomalies cérébrales congénitales.

Évaluation du risque d'infection au virus Zika au Québec

Les vecteurs principaux du virus Zika en Amérique du Nord sont les mêmes que pour le virus Chikungunya, soit Aedes aegypti et Aedes albopictus. Ces deux espèces de moustiques sont endémiques dans les Amériques et recensées jusque dans le nord-est des États-Unis, dont l'état de New York, le Vermont et le New Hampshire.

En juin 2016, l’INSPQ a publié un avis scientifique sur l’Évaluation du risque d’émergence et de transmission vectorielle du virus Zika au Québec. Les experts estiment que le risque de transmission vectorielle du virus Zika au Québec est actuellement négligeable. Le virus Zika a besoin d’une température seuil se situant entre 22 et 26 °C pour se répliquer chez Aedes aegypti pendant une durée de 15 jours ou de plus de 27 °C pour se répliquer chez Aedes albopictus pendant une semaine. Il est peu probable que les températures estivales actuelles du Québec permettent l’atteinte de la période d’incubation extrinsèque.

Le risque d’émergence et de transmission vectorielle du virus Zika au Québec à moyen terme est évalué comme étant faible. Des conditions favorables sont cependant présentes pour craindre l’émergence et la transmission vectorielle du virus Zika à long terme pour les raisons suivantes :

  • L’humain étant un réservoir du virus, des voyageurs venant de pays endémiques pourraient le transporter au Québec par voie aérienne;
  • Des populations établies du moustique vecteur Aedes albopictus ont été documentées dans des États américains limitrophes au Québec;
  • Le climat du sud du Québec pourrait être favorable à l’introduction d’Aedes Albopictus;
  • Il existe une probabilité d’introduction ponctuelle de spécimens adultes de moustiques vecteurs et du virus Zika dans la province.

S’ajoute la possibilité de survenue de mutations chez le virus qui pourrait s’adapter à des vecteurs indigènes au Québec ou à une température seuil plus basse. De telles modifications pourraient engendrer l’accélération de l’introduction du virus ainsi que sa transmission.

Le risque d’acquisition de la maladie est cependant présent pour la population québécoise se rendant dans les pays où une transmission locale est documentée ou via le sperme d’un homme infecté lors de relations sexuelles non protégées. Des recommandations ont été émises ou reprises par d’autres instances, notamment le Comité consultatif québécois en santé des voyageurs de l’INSPQ, l'Espace ITSS de l’INSPQ et le MSSS.

Pour plus d'information

Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

Virus Zika dans les Amériques - Bulletins de surveillance des actualités en santé des voyageurs du Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs (CCQSV)

Gouvernement du Canada

Centers for Disease Control and Prevention

Organisation panaméricaine de la Santé

Organisation mondiale de la Santé

European Centre for Disease Prevention and Control

Institut de Veille Sanitaire de France

Mise à jour : 9 janvier 2017