Résultats annuels de surveillance des maladies transmises par les tiques : 2024

Contexte

La surveillance intégrée des maladies transmises par les tiques (MTT) au Québec repose sur trois volets :

  • La surveillance humaine (cas humains),
  • La surveillance acarologique passive (tiques ayant piqué un individu ou un animal) et
  • La surveillance acarologique active (tiques collectées dans l’environnement).

La surveillance des MTT porte principalement sur les informations relatives aux tiques Ixodes scapularis (I. scapularis) et sur l’agent pathogène Borrelia burgdorferi, la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Néanmoins, d’autres agents pathogènes transmis par les tiques peuvent être répertoriés :

  • Anaplasma phagocytophilum, bactérie responsable de l’anaplasmose (maladie à déclaration obligatoire au Québec, MADO);
  • Babesia microti, parasite sanguin causant la babésiose (MADO);
  • Virus de Powassan, responsable de l’encéphalite de Powassan (MADO);
  • Borrelia miyamotoi, bactérie responsable de la fièvre récurrente (déclaration non obligatoire au Québec).

Pour plus d’informations sur chaque volet de surveillance, consultez la section Précisions méthodologiques.

Faits saillants

Surveillance des maladies transmises par les tiques acquises au Québec, 2024

728 cas de maladie de Lyme
37 cas d’anaplasmose
Deux cas d’encéphalite de Powassan
Deux cas de babésiose

Surveillance acarologique active :

  • 364 Ixodes scapularis collectées
  • 44 tiques infectées par au moins un agent pathogène

Surveillance acarologique passive

  • 522 Ixodes scapularis soumises
  • 120 tiques infectées par au moins un agent pathogène

Surveillance humaine

Toutes les données présentées dans cette section ne concernent que les cas de MTT acquis au Québec.

Tableau 1 - Nombre de cas déclarés de maladie de Lyme et d’anaplasmose acquis au Québec et taux d’incidence standardisés pour l’âge selon la région sociosanitaires (RSS) d’acquisition probable, 2024
RSS d'acquisition probable1Maladie de LymeAnaplasmose
# cas totalTaux d’incidence2 /100 000 p.-a. 
(IC à 95 %)
# cas totalTaux d’incidence2 /100 000 p.-a. (IC à 95 %)
01 - Bas-Saint-Laurent10,33 (0,01-1,86)0-
02 - Saguenay-Lac-Saint-Jean10,25 (0,01-1,40)0-
03 - Capitale-Nationale1-0-
04 ‑ Mauricie‑et‑Centre‑du‑Québec293,65 (2,24-5,61)1-
05 - Estrie40661,36 (54,92-68,36)294,56 (3,00-6,70)
06 - Montréal291,53 (1,02-2,20)10,06 (0,00-0,33)
07 - Outaouais70,70 (0,14-2,03)10,27 (0,01-1,50)
12 - Chaudière-Appalaches20,23 (0,01-1,30)0-
13 - Laval50,84 (0,23-2,16)0-
14 - Lanaudière192,23 (1,18-3,82)0-
15 - Laurentides312,67 (1,60-4,17)10,13 (0,00-0,74)
16 - Montérégie19612,03 (10,34-13,92)40,25 (0,10-0,65)
Plusieurs RSS 1-0-
Total7288,18 (7,60-8,80)370,41 (0,28-0,56)

1 Ce tableau ne représente que les RSS d’acquisition probables où des cas déclarés de maladies transmises par les tiques ont été localisés 
(c.-à-d. le tableau exclu des RSS 08, 09, 10, 11, 17 et 18). 
2 Le taux d’incidence par RSS est calculé en excluant les cas non-résidents de la région d’acquisition probable (n= 115 cas de maladie de Lyme et n= 3 cas d’anaplasmose). 
Sources : Direction de la vigie et des maladies infectieuses, MSSS. Données 2024 extraites du SI-GMI en date du 17 avril 2025; MSSS, population du Québec basée sur les estimations et projections démographiques.

Maladie de Lyme

Figure 1 - Nombre de cas de la maladie de Lyme acquis au Québec et taux d’incidence par groupe d’âge, Québec, 2024

Sources : Direction de la vigie et des maladies infectieuses, MSSS. Données 2024 extraites du SI-GMI en date du 17 avril 2025; MSSS, population du Québec basée sur les estimations et projections démographiques

Cas déclarés - En 2024, 834 cas (confirmés et probables) de maladie de Lyme ont été déclarés aux autorités de santé publique en date du 17 avril 2025 (tableau 1). De ce nombre :

  • 728 (87 %) cas acquis au Québec,
  • 51 cas acquis hors Québec, et
  • 55 cas dont le lieu d’acquisition était inconnu.

Le taux d’incidence de maladie de Lyme en 2024 était de 8,18/100 000 personnes-années (p.-a.), ce qui est plus élevé qu’en 2023 (6,38/100 000 p.-a.).

L’augmentation du nombre de cas et du taux d’incidence en 2024 est probablement surestimée à la suite des changements apportés à la définition de la zone endémique pour la maladie de Lyme en 2023, qui a fait en sorte que plusieurs cas auparavant suspects, non comptabilisés dans les résultats de surveillance (voir section Précisions méthodologiques pour plus de détails) sont maintenant classés comme des cas probables.

Lieu d’acquisition au Québec – Les 728 cas de maladie de Lyme acquis dans la province en 2024 ont été déclarés dans 12 RSS différentes (tableau 1).

  • L’Estrie demeure la RSS la plus touchée par cette maladie, rapportant près de 56 % de l’ensemble des cas et un taux d’incidence standardisé pour l’âge sept fois plus élevé que le taux de la province.
  • Comme les années précédentes, la majorité des cas (79 %) acquis en Estrie sont survenus dans les deux territoires du Réseau local de services (RLS) de la Pommeraie et de la Haute-Yamaska.
  • Une progression du nombre de cas est également observée dans le reste de la région.

Par ailleurs, 46 des 55 cas dont le lieu d’acquisition était inconnu sont des résidents de la même RSS.

Distribution démographique – En 2024, 400/728 cas (55 %) rapportés de maladie de Lyme étaient des hommes (comparés à 56 % en 2023). La maladie a une distribution bimodale, avec un premier pic du taux d’incidence observé chez les moins de 15 ans (représentant 15 % de l’ensemble des cas) et un deuxième pic plus important chez les 60-69 ans (représentant 22 % des cas) (figure 1). En 2023, ce deuxième pic plus important était chez les 70-79 ans.

Caractéristiques cliniques – Les enquêtes épidémiologiques révèlent que la maladie était diagnostiquée :

  • Au stade localisé dans 59 % des cas,
  • Au stade disséminé précoce dans 30 % des cas, et
  • Au stade disséminé tardif pour 11 % des cas (tableau 2), incluant principalement des jeunes de moins de 15 ans (représentant 37 % des diagnostics chez ces jeunes).

Pratiquement tous les cas de ML ont présenté au moins une manifestation clinique, avec une fréquence relative variant en fonction du stade de la maladie (tableau 2). De multiples manifestations cliniques ont été signalées dans 8 % des cas.

Par ailleurs, 8 % des cas ont été hospitalisés, avec cinq cas admis en soins intensifs. Aucun décès directement attribuable à la maladie de Lyme n’a été répertorié.

Les prévalences reliées aux stades de diagnostics, aux manifestations cliniques ainsi qu’aux hospitalisations en 2024 sont comparables à 2023.

Tableau 2 - Nombre et proportion de cas de maladie de Lyme selon le stade et les manifestations cliniques, Québec, 2024
Stade / Manifestation cliniqueLocaliséDisséminée précoceDisséminée tardifTotal
Érythème migrant

424 (99 %)

145 (67 %)

11 (14 %)

580 (80 %)

Arthrite*

4 (1 %)

41 (19 %)

76 (94 %)

123 (17 %)

Symptômes neurologiques

1 (0 %)

70 (32 %)

5 (6 %)

76 (10 %)

Symptômes cardiaques

0

17 (8 %)

2 (2 %)

19 (3 %)

Total*

427 (59 %)

218 (30 %)

81 (11 %)

728

* Deux cas avec stade inconnu. 
Sources : Direction de la vigie et des maladies infectieuses, MSSS. Données 2024 extraites du SI-GMI en date du 17 avril 2025.

Anaplasmose

Figure 2 - Nombre de cas d’anaplasmose acquis au Québec et taux d’incidence par groupe d’âge, Québec, 2024

Sources : Direction de la vigie et des maladies infectieuses, MSSS. Données 2024 extraites du SI-GMI en date du 17 avril 2025; MSSS, population du Québec basée sur les estimations et projections démographiques

Cas déclarés - En 2024, 40 cas d’anaplasmose ont été déclarés aux autorités de santé publique en date du 17 avril 2025, dont 37 cas acquis au Québec (Tableau 1) et trois cas acquis hors Québec ou dont le lieu d’acquisition était inconnu. Le taux d’incidence d’anaplasmose en 2024 était 0,4/100 000 p.-a., ce qui est similaire à 2023.

Lieu d’acquisition au Québec - La grande majorité des acquisitions des cas d’anaplasmose sont en Estrie (Tableau 1), principalement dans les deux RLS de la Pommeraie et de la Haute-Yamaska (86 %). Quelques cas proviennent de la Montérégie et un premier cas acquis en Mauricie-et-Centre-du-Québec et dans les Laurentides ont été rapportés cette année.

Distribution démographique - En 2024, 29/37 cas (81 %) d’anaplasmose étaient des hommes. Ceci représente une hausse comparée à 2022 et 2023, où 60 % des cas d’anaplasmose étaient chez des hommes. Aucun cas n’a été rapporté chez les moins de 20 ans et le pic a été observé chez les 60-69 ans (représentant 32 % de l’ensemble des cas) (Figure 2). Les taux d’incidence par groupe d’âge devraient être interprétés avec prudence compte tenu du faible nombre de cas.

Caractéristiques cliniques - Par ailleurs, 20 cas (54 %) ont été hospitalisés, dont quatre admis en soins intensifs, ce qui représente une hausse comparée à 2023. Un décès a été signalé en rapport avec l’épisode au moment de l’enquête épidémiologique.

Babésiose

En 2024, deux cas de babésiose acquis en Estrie ont été déclarés. Il s’agit de personnes âgées de plus de 60 ans et dont une a été hospitalisée. Aucun décès directement attribuable à la babésiose n’a été répertorié. Le premier cas de babésiose acquis au Québec avait été déclaré en 2023 à Montréal.

Encéphalite de Powassan

En 2024, deux cas d’encéphalite de Powassan acquis en Mauricie-et-Centre-du-Québec ont été déclarés. Il s’agit de personnes âgées de plus de 50 ans et qui ont été hospitalisées. Aucun décès directement attribuable à l’encéphalite de Powassan n’a été rapporté. Le premier cas d’encéphalite de Powassan acquis au Québec a été déclaré en 2023.

Fièvre récurrente

Aucun cas de fièvre récurrente n’a été répertorié cette année par la surveillance humaine.

Surveillance acarologique

En 2024, un total de 950 Ixodes scapularis a été collecté dans le cadre de la surveillance acarologique passive et active.

Parmi celles-ci,164 étaient positives pour au moins un agent pathogène responsable d’une MTT.

Surveillance acarologique passive

Tiques soumises au LSPQ - En 2024, le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) a reçu 747 tiques, dont 585 (78 %) étaient des I. scapularis. Parmi les 522 I. scapularis ayant piqué des humains ou animaux au Québec (tiques locales), 480 (92 %) étaient des adultes, 38 (7 %) des nymphes, deux, des larves et deux de stade inconnu (Tableau 3). Le nombre d’I. scapularis locales en 2024 représente une hausse comparée à 2023.

Les autres espèces soumises au LSPQ étaient : 

  • Ixodes cookei (n = 84; 11 %),
  • Dermacentor variabilis (n = 30; 4 %),
  • Amblyomma spp. (n = 12; 2 %),
  • Ixodes spp. (n = 12; 2 %),
  • Ixodes marxi (n = 5; 1 %),
  • Amblyomma americanum (n = 4),
  • Dermacentor albipictus (n = 2),
  • Dermacentor andersoni (n = 2),
  • Ixodes muris (n = 2), et
  • Haemaphysalis leporispalustris (n = 1).
Tableau 3 - Caractéristiques des Ixodes scapularis prélevées sur des humains ou des animaux et soumises en surveillance acarologique passive au LSPQ, Québec, 2024
RSS d’origine1Nombre d’I. scapularis selon le stade2Nombre d’I. scapularis testées3
LarvesNymphesAdultes
01 - Bas-Saint-Laurent

0

0

14

14

02 - Saguenay–Lac-Saint-Jean

0

0

20

17

03 - Capitale-Nationale

0

1

36

35

04 ‑ Mauricie‑et‑Centre‑du‑Québec

0

1

46

45

05 - Estrie

1

11

57

65

06 - Montréal

0

3

21

21

07 - Outaouais

0

1

41

42

08 - Abitibi-Témiscamingue

0

0

12

11

09 - Côte-Nord

0

0

4

4

11 ‑ Gaspésie‑Îles‑de‑la‑Madeleine

0

0

17

15

12 - Chaudière-Appalaches

0

0

28

27

13 - Laval

0

0

8

7

14 - Lanaudière

0

0

24

23

15 - Laurentides

0

2

37

36

16 - Montérégie

1

6

37

41

Inconnue

0

13

78

0

Total

2

38

480

4035

RSS d’origine1Nombre de tiques positives à B. burgdorferiNombre de tiques positives à A. phagocytophilum (Souche pathogène)4Nombre de tiques positives à B. microtiNombre de tiques positives à B. miyamotoi
01 - Bas-Saint-Laurent

4

1 (1)

0

0

02 - Saguenay–Lac-Saint-Jean

7

1 (0)

0

0

03 - Capitale-Nationale

8

3 (2)

0

0

04 ‑ Mauricie‑et‑Centre‑du‑Québec

9

1 (1)

0

0

05 - Estrie

19

2 (1)

1

0

06 - Montréal

7

0

0

0

07 - Outaouais

9

0

0

0

08 - Abitibi-Témiscamingue

3

1 (non testé)

0

0

09 - Côte-Nord

2

0

0

0

11 ‑ Gaspésie‑Îles‑de‑la‑Madeleine

7

1 (0)

0

0

12 - Chaudière-Appalaches

9

3 (3)

0

1

13 - Laval

2

0

0

0

14 - Lanaudière

5

1 (1)

0

0

15 - Laurentides

5

3 (1)

0

0

16 - Montérégie

12

0

0

0

Inconnue

-

-

-

-

Total

108

17 (10)

1

1

1 La RSS d’origine des tiques est déterminée lorsque la personne ou l’animal piqué ne s’est pas déplacé en dehors de sa RSS de résidence dans les deux semaines précédant le retrait de la tique.
Deux tiques étaient de stade inconnu dont une soumise des Laurentides et une à RSS inconnue. Les larves ne sont pas testées pour la présence d’agents pathogènes.
3 Les tiques trop détériorées ou conservées de façon inadéquate ainsi que les tiques soumises sans information sur les déplacements du patient ou dont l’information indique que le patient s’est déplacé à l’extérieur de sa RSS de résidence dans les deux semaines précédant le retrait de la tique ne sont pas testées pour la présence d’agents pathogènes.
4 Au Québec, les I. scapularis sont vecteurs de deux souches d’A. phagocytophilum, dont une seule est pathogène pour l’humain (Ap-ha) et un variant non pathogène (Ap-V1). 
Une tique provenant de l’Abitibi-Témiscamingue n’a pas été testée pour la souche d’A. phagocytophilum.
5 Un total de 403 tiques testées pour la présence d’agents pathogènes, dont 380 adultes et 23 nymphes.
Source : LSPQ et LNM, 4 avril 2025

Lieu d’origine - Les I. scapularis provenaient de toutes les régions du Québec, sauf du Nord-du-Québec, du Nunavik et des Terres-Cries et Baie-James. L’Estrie, suivie par la Mauricie-et-Centre-du-Québec, Montérégie et l’Outaouais, étaient à l’origine de près de 47 % de l’ensemble des I. scapularis soumises en surveillance acarologique passive, ce qui est semblable à 2023 (Tableau 3).

Agents pathogènes détectés - Parmi les 403 I. scapularis testées pour la présence d’agents pathogènes dans le cadre de la surveillance passive :

  • Un total de 108 tiques (27 %) étaient positives pour B. burgdorferi (101 adultes et sept nymphes);
  • 17 (4 %) étaient positives pour A. phagocytophilum (16 adultes et une nymphe);
  • Une nymphe était positive pour Babesia microti,et
  • Une adulte pour Borrelia miyamotoi.

Les prévalences d’I. scapularis positives pour chacun des agents pathogènes sauf B. miyamotoi en 2024 sont similaires qu’en 2023. Plus d’I. scapularis ont été infectées avec B. miyamotoi en 2023 (six tiques).

Parmi les 17 tiques positives pour A. phagocytophilum, 10 étaient de souche pathogène (Ap-ha) pour l’humain (neuf adultes et une nymphe).

Co-infections - Parmi les tiques testées positives pour un agent pathogène, sept avaient une co-infection à B. burgdorferi et A. phagocytophilum,et provenaient des RSS de Capitale-Nationale (n = 1), Mauricie-et-Centre-du-Québec (n = 1), Estrie (n = 1), Chaudière-Appalaches (n = 2), Lanaudière (n = 1) et Laurentides (n = 1). Toutes, sauf les tiques provenant de l’Estrie et des Laurentides, sont de souche pathogène (Ap-ha). Ceci représente un nombre comparable à 2023, où quatre tiques avaient une co-infection de ces deux agents pathogènes et une autre tique avait une co-infection de B. burgdorferi et B. miyamotoi.

Surveillance acarologique active

Figure 3 - Nombre  de visites, de sites échantillonnés et d’Ixodes scapularis collectées en surveillance acarologique active selon la RSS, Québec, 2024

 

 

Sites et échantillonnages

  • En 2024, la surveillance acarologique active a été effectuée dans 73 sites répartis dans 44 municipalités de huit RSS.
  • Ces sites ont été échantillonnés une à deux fois au cours de l’été pour un total de 113 visites.
  • Grâce à une collaboration avec le Canadian Lyme Sentinel Network (CaLSeN) et le Conseil de la Nation Wendat (CNW), un projet additionnel a pu être effectué en utilisant la méthode de la flanelle dans 39 sites répartis dans 10 RSS, avec une visite par site.
  • Les données de ce projet ont pu être ajoutées aux résultats de surveillance pour un total de 152 visites sur 112 sites dans 12 RSS (Figure 3).

Pour l’ensemble des sites échantillonnés :

  • 365 tiques I. scapularis ont été collectées dans 39 des sites échantillonnés, et provenant de 10 des 12 RSS (Figure 3 et Tableau 4). Ce nombre de tiques représente une baisse importante en 2024 comparée aux 753 tiques collectées en 2023. Ceci peut s’expliquer par l’emplacement des sites d’échantillonnage de plus en plus au nord au Québec, où il y a moins de chance de trouver les populations établies d’I. scapularis.
  • Quatre autres espèces étaient collectées pendant l’échantillonnage :
    • Haemaphysalis leporispalustris (n = 167; 31 %),
    • Ixodes muris (n = 2),
    • Ixodes marxi (n = 1), et
    • Amblyomma spp. (n = 1).
Tableau 4 - Caractéristiques des Ixodes scapularis collectées en surveillance active par RSS, Québec, 2024
RSSNombre 
de sites échantillonnés
Nombre d’I. scapularis selon le stadeNombre d’I. scapularis testées
Larves1NymphesAdultes
01 - Bas-Saint-Laurent50000
02 - Saguenay–Lac-Saint-Jean60000
03 - Capitale-Nationale80011
04 ‑ Mauricie‑et‑Centre‑du‑Québec192279
05 - Estrie192555863
06 - Montréal30011
07 - Outaouais4914014
12 - Chaudière-Appalaches80112
13 - Laval10303
14 - Lanaudière18453710
15 - Laurentides18019726
16 - Montérégie3401113114

Total

11212120835

2433 3

RSSNombre de tiques positives à B. burgdorferiNombre de tiques positives à A. phagocytophilum (Souche pathogène)2Nombre de tiques positives à B. microtiNombre de tiques positives à B. miyamotoiNombre de tiques positives au virus de Powassan
01 - Bas-Saint-Laurent-----
02 - Saguenay–Lac-Saint-Jean-----
03 - Capitale-Nationale10000
04 ‑ Mauricie‑et‑Centre‑du‑Québec10000
05 - Estrie72 (1)000
06 - Montréal00000
07 - Outaouais00000
12 - Chaudière-Appalaches00000
13 - Laval00000
14 - Lanaudière10000
15 - Laurentides40000
16 - Montérégie1712 (0)010

Total

3114 (1)010

1 Les larves ne sont pas testées pour la présence d’agent pathogène.
Au Québec, les I. scapularis sont vecteurs de deux souches d’A. phagocytophilum, dont une seule est pathogène pour l’humain (Ap-ha) et un variant non pathogène (Ap-V1).
3 Un total de 243 tiques testées pour la présence d’agents pathogènes, dont 35 adultes et 208 nymphes.
Sources :   INSPQ/Université de Montréal/CNW/LSPQ/LNM et CaLSeN

Agents pathogènes détectés – En surveillance acarologique active :

  • Près de 13 % des tiques testées (nymphes et adultes) étaient positives à B. burgdorferi (31/243),
  • 6 % étaient positives à A. phagocytophilum (14 nymphes), et
  • Une nymphe était positive pour Borrelia miyamotoi.

Aucune tique n’était positive à Babesia microti ou au virus de Powassan.

Co-infections - Parmi les tiques testées positives pour un agent pathogène, une tique provenant de la Montérégie avait une co-infection à B. burgdorferi et B. miyamotoi (comme en 2023) et une autre provenant de l’Estrie avait une co-infection à B. burgdorferi et A. phagocytophilum.

Intégration des données de surveillance de la maladie de Lyme

Zone endémique pour la maladie de Lyme et recommandation de la prophylaxie post-exposition (PPE)

Les données de surveillance humaine et acarologique recueillies chaque année ainsi que des données issues d’autres projets utilisant le même protocole de collecte de tiques, permettent de déterminer les municipalités où la maladie de Lyme est considérée endémique au Québec (municipalités endémiques).

En 2025, 511 municipalités sont actuellement situées dans la zone endémique pour la maladie de Lyme, dont 468 municipalités étaient déjà considérées endémiques en 2024 et 43 municipalités s’ajoutent par l’intégration des données de surveillance de 2024.

Surveillance humaine

Objectifs spécifiques de cette surveillance

  • Suivre l’évolution géographique et temporelle des cas afin de détecter les tendances de chaque maladie transmise par les tiques (MTT) et d’orienter les interventions de santé publique;
  • Décrire les caractéristiques épidémiologiques des cas de chaque MTT afin de mieux cibler les groupes à risque et adapter les messages préventifs;
  • Estimer la mortalité et la morbidité.
Sources de données

Les cas humains de MTT sont déclarés par les médecins cliniciens et les laboratoires aux autorités de santé publique de leur région sociosanitaire (RSS), lesquelles procèdent aux enquêtes épidémiologiques afin de déterminer les caractéristiques démographiques et cliniques des cas et le lieu d’acquisition probable de la maladie. Les données sont colligées dans le système d’information de gestion des maladies infectieuses (SI-GMI).

Selon la définition nosologique établie par le ministère de la Santé et des Services sociaux, les cas sont classés en cas confirmés ou probables. Depuis 2019, les cas suspects de maladie de Lyme sont également déclarés sans être comptabilisés dans les résultats de surveillance. Ces cas aident à formuler des recommandations reliées à la surveillance de la maladie de Lyme au Québec.

La définition nosologique des MTT fournit des critères standardisés à la déclaration des cas aux fins de la surveillance et ne doit pas être utilisée pour des fins de diagnostic clinique.

Validation des données

Une validation des données se fait à la Direction des risques biologiques dès leur réception. Cette étape peut parfois nécessiter le retour auprès des Directions de santé publique, par l’intermédiaire du MSSS, afin d’apporter les corrections nécessaires (ex. : des données manquantes ou des incohérences comme la localisation du cas).

Analyses statistiques

Nombre de cas humains de chaque MTT, selon :

  • Année de déclaration (du 1er janvier au 31 décembre);
  • RSS d’acquisition probable;
  • Sexe et groupe d’âge;
  • Mortalité et hospitalisation (au moment de l’enquête épidémiologique);
  • Caractéristiques cliniques (pour maladie de Lyme seulement) : stade de la maladie au diagnostic et manifestations cliniques.

Taux d’incidence brut ou ajusté pour l’âge estimé par 100 000 personnes-années pour la maladie de Lyme et l’anaplasmose, selon :

  • Année de déclaration (du 1er janvier au 31 décembre);
  • RSS d’acquisition probable (exclusion des cas acquis à l’extérieur de leur RSS de résidence ou dont le lieu d’acquisition est inconnu);
  • Groupe d’âge.

     

Les taux d’incidence sont calculés en utilisant la méthode de standardisation directe. Les intervalles de confiances à 95 % sont calculés en utilisant la méthode basée sur la distribution Gamma, favorisée en présence d’un faible nombre de cas.

Les données sur la population proviennent des Estimations et projections de populations par territoire sociosanitaire du MSSS.

Limites des données
  • Sous-déclarationde cas : Dans les secteurs où les MTT sont émergentes, il existe une possibilité que les cas soient sous-déclarés. Il est aussi possible que des cas de maladie de Lyme présentant un érythème migrant soient sous-déclarés par les médecins.
  • Nombre de cas des MTT rapportés tributaire de la date d’extraction des données : Une non-correspondance au nombre exact de cas déclarés au cours de l’année peut se présenter si de nouveaux cas sont saisis après l’extraction des données.
  • Biais liés au lieu d’acquisition : Le lieu d’acquisition est possiblement difficile à déterminer, surtout pour les cas diagnostiqués tardivement ou avec des expositions aux tiques fréquentes. De plus, ceci peut rester indéterminé (ex. : lieu d’acquisition inconnu).
  • Lieu d’acquisition non enquêté : Depuis 2024, au moins une Direction de santé publique a cessé d’enquêter directement les cas de maladie de Lyme diagnostiqués au stade localisé et au stade disséminé précoce. L’information concernant le lieu d’acquisition de cas est désormais obtenue lors de l’enquête par le médecin traitant; à défaut, le lieu de résidence du patient est retenu comme lieu d’acquisition probable.
  • Manque de précision des données épidémiologiques et cliniques : limite la capacité à bien caractériser l’épidémiologie et estimer la morbidité et la mortalité associées aux cas humains de MTT.
  • Nombre de cas de maladie de Lyme influencé par l’évolution de la définition de la zone endémique : L’augmentation du nombre de cas déclaré de maladie de Lyme est probablement surestimée en 2024 à la suite de la mise à jour de la définition de la zone endémique pour la maladie de Lyme faisant en sorte que des cas suspects non compatibilisés sont devenus des cas probables.

Surveillance acarologique passive

Instaurée par le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) depuis 1990, la surveillance acarologique passive des Ixodes scapularis (I. scapularis) est basée sur la soumission volontaire des tiques prélevées sur des humains ou des animaux. Dans le but de respecter les capacités des laboratoires, des changements ont dû être apportés au fil du temps, incluant l’arrêt de la soumission de tiques dans certains secteurs ou RSS.

Objectifs spécifiques de cette surveillance

  • Suivre l’évolution de la distribution géographique des I. scapularis au Québec;
  • Déterminer le taux d’infection des I. scapularis aux agents pathogènes suivants : Borrelia burgdorferi (depuis 1990), Anaplasma phagocytophilum (depuis 1996), Babesia microti (depuis 2012) et Borrelia miyamotoi (depuis 2013).
Sources des données

Le LSPQ reçoit des tiques collectées sur des hôtes (humains ou animaux), et soumises volontairement par les laboratoires de microbiologie médicale des centres hospitaliers, les hôpitaux et les cliniques vétérinaires. Les tiques sont identifiées à l’espèce (I. scapularis ou autres) et au stade (larve, nymphe ou adulte). Seules les I. scapularis collectées sur des hôtes n’ayant pas un historique de voyage dans les deux semaines avant le retrait de la tique seront analysées. Elles sont envoyées au Laboratoire national de microbiologie (LNM) pour la détection de quatre agents pathogènes : Borrelia burgdorferi, Babesia microti, Borrelia miyamotoi et Anaplasma phagocytophilum. Pour ce dernier, le LNM procède à l’analyse génétique des souches pour distinguer celles pathogènes pour l’humain de celles qui ne le sont pas.

Les données de surveillance acarologique passive incluent l’origine (collectée sur un animal ou un humain) et le stade de la tique, les informations sur le patient ou le propriétaire de l’animal (la municipalité et la RSS de résidence, l’historique de voyage, et la date de prélèvement de la tique) ainsi que le statut d’infection de la tique aux différents agents pathogènes testés.

Validation des données

Une validation des données se fait par la Direction des risques biologiques dès leur réception. Cette étape peut parfois nécessiter le retour au LSPQ pour faire les corrections nécessaires (ex. : des données manquantes ou des incohérences comme la localisation du spécimen ou les déplacements dans les deux semaines avant le retrait de la tique).

Analyses statistiques

Nombre total de tiques soumises au LSPQ selon l’espèce;

Nombre d’I. scapularis soumises au LSPQ, selon :

  • Année (du 1er janvier au 31 décembre);
  • RSS de résidence de l’hôte;
  • Stade de la tique (larve, nymphe ou adulte);
  • Origine de la tique (humaine ou animale).
     

Nombre et proportion d’I. scapularis infectées pour chaque agent pathogène, selon :

  • Année;
  • RSS de résidence de l’hôte;
  • Stade de la tique (nymphe ou adulte).

La proportion des I. scapularis infectées (ou taux d’infection) est obtenue en divisant le nombre d’I. scapularis positives à chacun des agents pathogènes par le nombre total de tiques testées (excluant les tiques trop détériorées et les larves).

Limites des données
  • Biais de participation : En raison de la soumission volontaire des tiques, il pourrait avoir une sous-représentation dans certains secteurs ou groupes de population.
  • Biais de localisation : Le lieu exact d’exposition à la tique peut ne pas être bien identifié. Par conséquent, il est souvent associé au lieu de résidence de l’hôte.
  • Variabilité dans la couverture spatiotemporelle reliée aux changements apportés à la surveillance acarologique passive au fil du temps* : Ceci pourrait entrainer une diminution de soumissions de tiques dans les secteurs concernés.
  • Absence de surveillance acarologique spécifique aux MTT : La surveillance acarologique des autres MTT se fait uniquement dans le cadre de la surveillance de la maladie de Lyme. Ceci pourrait limiter la capacité de détecter et suivre l’introduction et l’émergence spatiotemporelle des autres MTT.
  • Faible nombre de tiques soumises depuis les dernières années : L’estimation du taux d’infection pourrait être affecté.

* Plusieurs changements ont été apportés à la surveillance acarologique passive au fils du temps : En 2014, la Direction de santé publique de la Montérégie, en collaboration avec le LSPQ, a suggéré à quatre territoires de réseau local de services (Haut-Saint-Laurent, Pommeraie, Haute-Yamaska et Suroît; avant le nouveau découpage de 2021) de ne plus soumettre de tiques d’origine humaine en raison d’un trop grand nombre de soumissions. Depuis 2018, le LSPQ ne reçoit plus de tiques d’origine animale en provenance des dix RSS au sud du Québec, où des activités de surveillance acarologique active ont eu lieu. Depuis 2019, le LSPQ ne transmet plus les résultats des tests moléculaires au médecin du patient. Cette pratique servait uniquement à des fins de surveillance et n’avait pas de rôle dans la prise en charge clinique, mais pourrait réduire l’intérêt de certains médecins à soumettre les tiques retrouvées sur leurs patients au LSPQ.

Surveillance acarologique active

La surveillance acarologique active consiste à collecter, entre mai et août, des Ixodes scapularis (I. scapularis) dans l’environnement en utilisant la méthode de la flanelle. Cette dernière consiste à faire traîner sur le sol un tissu de flanelle d’un mètre carré sur une distance de 2000 mètres*.

*Adam-Poupart A, Milord F, Thivierge K, Therrien C, Irace-Cima A. Plan d’analyse de la surveillance intégrée de la maladie de Lyme [Internet]. Institut national de santé publique du Québec; 2017.

Objectifs spécifiques de cette surveillance

Les objectifs de la surveillance acarologique active sont réévalués au fil du temps en fonction des besoins. Depuis 2022, les objectifs sont :

  • Documenter la présence, l’abondance et la distribution géographique des I. scapularis au Québec;
  • Déterminer le taux d’infection des I. scapularis aux agents pathogènes responsables des MTT : Borrelia burgdorferi (depuis 2010), Anaplasma phagocytophilum (depuis 2014), Babesia microti (depuis 2014), Borrelia miyamotoi (depuis 2015) et le virus de Powassan (depuis 2016).
  • Détecter les nouvelles municipalités endémiques pour maladie de Lyme au Québec;
  • Identifier des villes endémiques de plus de 100 000 habitants où la prophylaxie post-exposition (PPE) peut être recommandée.
Sources des données

Les sites où les collectes de tiques ont lieu sont sélectionnés au printemps par le Groupe d’experts sur les maladies transmises par les tiques de l’INSPQ et une équipe de l’Université de Montréal (UdeM), responsable de l’échantillonnage. Les tiques collectées en surveillance acarologique active sont acheminées au LSPQ et identifiées à l’espèce et au stade. Les I. scapularis sont envoyées au LNM pour détecter la présence de Borrelia burgdorferi, de Babesia microti, d’Anaplasma phagocytophilum phagocytophilum (plus l’analyse génétique des souches), de Borrelia miyamotoi et du virus de Powassan. Ce dernier est recherché uniquement par le biais de la surveillance acarologique active.

La localisation et l’effort d’échantillonnage de la surveillance acarologique active ont évolué au fil du temps, selon les objectifs de cette surveillance.

Validation des données

Une validation des données se fait par la Direction des risques biologiques dès leur réception. Cette étape peut parfois nécessiter le retour à l’équipe de l’UdeM et au LSPQ pour faire les corrections nécessaires (ex. : des incohérences comme la localisation du spécimen et les coordonnées spatiales).

Analyses statistiques

Nombre d’I. scapularis collectées en surveillance active, selon :

  • RSS de collecte des tiques;
  • Stade de la tique (larve, nymphe ou adulte).
  • Nombre et proportion d’I. scapularis infectées pour chaque agent pathogène, selon :
  • RSS de soumission des tiques;
  • Stade de la tique (nymphe ou adulte).

La proportion des I. scapularis infectées (ou taux d’infection) est obtenue en divisant le nombre d’I. scapularis positives à chacun des agents pathogènes par le nombre total de tiques testées (excluant les tiques trop détériorées et les larves).

Limites des données
  • Collecte limitée dans le temps et l’espace (selon les ressources disponibles) : Par conséquent, les résultats de collecte de chaque site ne peuvent être généralisés à l’ensemble de la municipalité ni la RSS;
  • Période d’échantillonnage peut influencer les stades de vie des tiques collectées;
  • Impact de l’environnement local sur l’échantillonnage : Incluant les facteurs climatiques et écologiques qui peuvent affecter l’efficacité des collectes à l’aide de la méthode de la flanelle;
  • Absence de surveillance acarologique spécifique aux MTT : La surveillance des autres MTT se fait uniquement dans le cadre de la surveillance de la maladie de Lyme. Ceci pourrait limiter la capacité de détecter et de suivre l’introduction et l’émergence spatiotemporelle des autres MTT;
  • Faible nombre de tiques collectées : L’estimation du taux d’infection pourrait être affecté.

Autrices

Kirsten Crandall, conseillère scientifique spécialisée 
Geneviève Germain, conseillère scientifique 
Najwa Ouhoummane, conseillère scientifique spécialisée 
Ariane Adam-Poupart, conseillère scientifique spécialisée 
Alejandra Irace-Cima, médecin-conseil 
Direction des risques biologiques

Karine Thivierge, spécialiste clinique en biologie médicale 
Laboratoire de santé publique du Québec

Sous la coordination de

Ariane Adam-Poupart, coordinatrice professionnelle Zoonoses 
Anne Kimpton, cheffe d’unité scientifique 
Direction des risques biologiques 

Collaboration

Karl Forest-Bérard, conseiller scientifique 
Secrétariat général - Affaires publiques, communication et transfert des connaissances

Révision

Aloysia Schaeffer, conseillère scientifique 
Direction des risques biologiques 

La réviseure a été conviée à apporter des commentaires sur la version préfinale de ce document et en conséquence, n’en a pas révisé ni endossé le contenu final. 

Les autrices ainsi que la réviseure ont dûment rempli leurs déclarations d’intérêts et aucune situation à risque de conflits d’intérêts réels, apparents ou potentiels n’a été relevée.

Intégration web

Alejandro Rendon, technicien en médiatisation
Delphine Descamps, webmestre
Secrétariat général

Remerciements

Sincères remerciements à Patrick Leighton, Jessica Hainault et les équipes de terrain (UdeM, CaLSeN et le Conseil de la Nation Wendat), Heather Coatsworth (LNM), Matthieu Tandonnet (BIESP, INSPQ), Sophie Mokas (MSSS), ainsi que le Groupe d’experts sur les maladies transmises par les tiques de l’INSPQ.

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