Bulletin d'information toxicologique ()

Volume 34, Numéro 2

20 avril 2012
Delphine Merger, Cynthia Tanguay, Jean-François Bussières

Le test de provocation à la méthacholine, un dérivé de l’acétylcholine, est utilisé pour diagnostiquer l’hyperréactivité bronchique (HRB), notamment lorsque les examens cliniques pulmonaires et spirométriques ne révèlent aucune anomalie. L’hyperréactivité bronchique est caractérisée par une augmentation de la sensibilité des voies aériennes à différents stimuli (p. ex., intubation endotrachéale, gaz irritants, allergènes, etc.). Cette hypersensibilité provoque plusieurs anomalies pulmonaires telles que le bronchospasme, l’inflammation, l’hypersécrétion de mucus. L’hyperréactivité bronchique est principalement retrouvée dans l’asthme, mais aussi dans d’autres pathologies pulmonaires (p. ex., rhinites, bronchites chroniques, pathologies interstitielles pulmonaires, fibrose kystique, etc.), ou encore chez des patients qui ont subi une transplantation pulmonaire.

20 avril 2012
Martin Laliberté

L’intoxication involontaire par les plantes est un problème pour lequel les centres antipoison sont fréquemment consultés. En effet, en 2010, le Centre antipoison du Québec (CAPQ) a reçu plus de 1256 appels à la suite de l’exposition à des plantes. Dans la grande majorité des cas, ces expositions surviennent chez les jeunes enfants et le risque de toxicité significative et de mortalité est faible. Les décès reliés à une intoxication volontaire par les plantes sont rares dans les pays occidentaux mais nombreux ailleurs dans le monde. Le laurier jaune, Thevetia peruviana, est une plante ornementale que l’on retrouve surtout dans les pays tropicaux. Au Sri Lanka, les intoxications volontaires avec les graines de laurier jaune sont fréquentes et sont responsables de plusieurs décès chaque année. Nous décrivons ci-dessous un cas exceptionnel d’une intoxication fatale aux graines de laurier jaune pour lequel le CAPQ a été consulté.

20 avril 2012
Véronique Bédard

Depuis une dizaine d’années, des cas de toxicité au système nerveux central secondaires à l’administration de bleu de méthylène par voie intraveineuse ont été rapportés. Il est ressorti que cette toxicité survenait uniquement chez des patients consommant des inhibiteurs du recaptage de la sérotonine. Les cas rapportés ont été revus. La symptomatologie présente chez ces patients concorde majoritairement avec celle du syndrome sérotoninergique. Il a également été établi que le bleu de méthylène est un puissant inhibiteur de la monoamine oxydase A, ce qui expliquerait l’interaction avec les inhibiteurs du recaptage de la sérotonine provoquant ainsi le syndrome sérotoninergique. Ce toxidrome est une situation clinique grave nécessitant une prise en charge rapide et complexe. Des précautions doivent donc être prises pour éviter une telle interaction.

20 janvier 2012
René Blais, Pierre-André Dubé

Les convulsions font partie de la symptomatologie d’un bon nombre de conditions pathologiques. Il existe différents algorithmes de traitement en rapport avec le status epilepticus. Cependant, ceux-ci ne sont pas nécessairement applicables aux convulsions de toutes étiologies. Dans un contexte d’intoxication, l’apparition de convulsions est souvent un marqueur de sévérité. Par conséquent, il est important de connaître les principaux mécanismes physiopathologiques des convulsions afin de les traiter de façon appropriée.

20 janvier 2012
Ami M. Grunbaum, Sophie Gosselin

Le paraquat (dichlorure de 1,1’-Diméthyl-4,4’-bipyridinium) est un herbicide de contact non sélectif qui fut largement utilisé dans de nombreux pays depuis la découverte dans les années 1960 de ses propriétés herbicides. Ces propriétés ont rendu le produit très populaire en agriculture sans labourage. Son usage est matière à controverse en raison du taux élevé de mortalité (de 50 à 90 %) à la suite de son ingestion. Le but de cet article est de résumer l’évolution clinique de la toxicité du paraquat et de mettre en lumière les différents traitements possibles.

20 janvier 2012
Pierre-André Dubé

Depuis le 31 décembre 1995, seul le Digibind de la société pharmaceutique GlaxoSmithKline inc. était accessible au Canada pour le traitement d’intoxication par un glycoside cardiaque. Cependant, le 31 octobre 2011, la société publiait un avis d’abandon de leur produit Digibind qui est entré en vigueur en novembre 2011. Le relais du produit remplaçant est maintenant assuré par la société américaine BTG International inc. avec leur produit DigiFab.

20 janvier 2012
Cynthia Tanguay, Sophie Penfornis, Angélique Métra, Sylvie Bédard, Sylvain Mathews, Jean-François Bussières

Les gaz anesthésiques pour inhalation tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane sont utilisés pour anesthésier les patients dans de nombreux secteurs, et principalement dans celui des blocs opératoires. N’étant pas reconnus comme des médicaments dangereux, les gaz anesthésiques pour inhalation n’ont pas été ciblés par l’alerte du National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) sur les médicaments dangereux publiée en 2004. La première partie de cet article a comme objectif de présenter les caractéristiques des principaux gaz anesthésiques pour inhalation et de faire le point sur l’exposition professionnelle à ces gaz.

11 octobre 2011
Sophie Gosselin

Le méthylphénidate est un médicament de la classe des stimulants de plus en plus prescrit pour le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité chez l’adulte. Le nombre de prescriptions pour cette substance est en croissance constante d’année en année au Québec. Cet article a pour but de discuter de la problématique entourant les risques potentiels d’abus, les signes et symptômes retrouvés dans les cas d’intoxications aigües, et les manifestations possibles d’effets indésirables cardiovasculaires associés à la prise thérapeutique chronique du méthylphénidate. Mots-clés : méthylphénidate, toxicité, drogue d’abus, effets cardiovasculaires

11 octobre 2011
Pierre-André Dubé

En avril 2010, l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publiait un communiqué de toxicovigilance sur l’agranulocytose induite par la consommation de cocaïne coupée au lévamisole. Depuis fin 2009, le Laboratoire de toxicologie de l’INSPQ effectue systématiquement une recherche de lévamisole lors de son dépistage général par GC-MS. Le but de cet article est de décrire brièvement les résultats obtenus.

11 octobre 2011
Cynthia Tanguay, Éric Langlois, Michel Lefebvre, Jean-François Bussières

L’unité de recherche en pratique pharmaceutique (URPP) s’intéresse à la surveillance environnementale des médicaments dangereux et à la contamination par ceux-ci. Dans le cadre du programme de surveillance mise en place par l’URPP, avec l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur des affaires sociales (ASSTSAS) et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), une étude multicentrique descriptive sur la contamination de surface par le cyclophosphamide (CP), par l’ifosfamide (IF) et par le méthotrexate (MTX) a été réalisée dans les centres hospitaliers du Québec en 2008-2010. Ces résultats ont été soumis en septembre 2011 pour publication en 2012 dans un journal indexé. Parallèlement à l’analyse de ces résultats, une revue documentaire a été effectuée afin d’assurer une mise en contexte appropriée des données. L’objectif du présent article est de partager les résultats de cette revue documentaire afin de soutenir l’interprétation des niveaux de contamination par le cyclophosphamide mesurés dans les différents départements de pharmacie du Québec .

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Le Bulletin d’information toxicologique (BIT) est une publication conjointe de l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Centre antipoison du Québec (CAPQ). La reproduction est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Les articles publiés dans ce bulletin d'information n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et non celle de l'INSPQ ou du CAPQ.

ISSN : 1927-0801