Bulletin d'information toxicologique ()

Volume 34, Numéro 2

25 février 2014
Anne-Éricka Vermette-Marcotte, Pierre-André Dubé, Sophie Gosselin

Le phénomène d’intoxication est un problème important de santé publique. Au Québec, nous pratiquons actuellement la surveillance d’un nombre restreint d’intoxications, mais aucune structure formelle de vigilance permettant une détection rapide de nouveaux types d’intoxication n’a été mise en place. Dans le présent article, les auteurs abordent le principe de toxicovigilance et apportent des suggestions quant à l’amélioration du système québécois de vigie des menaces à la santé d’origine chimique d’un point de vue de santé publique.

26 novembre 2013
Pierre-André Dubé

Cet article a pour objectif d’annoncer la parution de la 4e édition du guide « Les antidotes en toxicologie d’urgence » du Centre antipoison du Québec.

26 novembre 2013
Mathieu Gagné, Pierre-André Dubé

Les décès attribuables aux intoxications par médicaments opioïdes sont en nette progression au Québec. L’objectif de cet article est de présenter un résumé du rapport récemment publié par l’Institut national de santé publique du Québec.

26 novembre 2013
Sophie Gosselin

En septembre 2012, le Medicines and Health Products Regulatory Agency du Royaume-Uni a abaissé le seuil de traitement pour une intoxication aiguë à l’acétaminophène à une concentration 4 heures postingestion de 100 mg/L (662 µmol/L). Dans TOXBASEmd, l’outil de gestion des centres antipoison britanniques, la dose d’ingestion potentiellement toxique a aussi été abaissée à 75 mg/kg et devient donc la dose en référence pour diriger un patient vers un centre hospitalier. Puisque l’acétaminophène est un analgésique couramment utilisé, il est souvent impliqué dans des intoxications intentionnelles et non intentionnelles. Le Centre antipoison du Québec a participé à une étude des implications qu’il risque d’y avoir en suivant les recommandations britanniques sur les appels qu’il reçoit concernant l’acétaminophène. Avant d’adopter les mesures préconisées par les instances britanniques, il est pertinent de considérer leurs coûts-bénéfices et de revoir l’évidence ayant, depuis plus de 30 ans, établi la dose toxique des ingestions aiguës à 150 mg/kg et la concentration 4 heures postingestion de 150 mg/L (1000 µmol/L) comme seuil de traitement à la n-acétylcystéine.

26 novembre 2013
Alexandre Larocque, Sophie Gosselin

La kétamine est un anesthésique dissociatif dont le potentiel psychoactif fait l’objet d’une consommation non thérapeutique en croissance. Son utilité dans le traitement de la douleur chronique ainsi que le mésusage qui en est fait ont le potentiel d’accroître certains effets toxiques jusqu’alors peu rapportés. Le présent article résume les connaissances actuelles sur les effets toxiques qui peuvent être retrouvés chez les utilisateurs chroniques de kétamine.

26 novembre 2013
Pierre-André Dubé

Les surdoses par médicaments opioïdes sont maintenant considérées comme un enjeu majeur de santé publique. L’objectif de cet article est de présenter brièvement la boîte à outils élaborée par la Substance Abuse and Mental Health Services Administration des États-Unis.

16 juillet 2013
Pierre-André Dubé

Le Registre provincial des antidotes est un outil de gestion pour soutenir la pratique des pharmaciens hospitaliers et autres professionnels dans la prise en charge des intoxications dans le réseau de la santé du Québec. Cet article décrit les étapes effectuées pour le développement et l’implantation d’un tel registre.

16 juillet 2013
René Blais, Méryem Karzazi

On a toujours considéré comme relativement inoffensives les ingestions de fertilisants domestiques sans pesticides. On croyait aussi que la composition exacte du produit était inscrite sur le contenant. L’ingestion d’une grande quantité d’un fertilisant tout usage par une personne déficiente intellectuelle et l’hyperkaliémie sévère qui a suivi ont conduit à une révision en profondeur de la façon d’aborder ce genre d’événement.

16 juillet 2013
Maude St-Onge

Cet article a pour objectif d’annoncer aux professionnels de la santé la parution d’un nouveau guide thérapeutique en toxicologie, ce dernier ayant été élaboré par des urgentologues québécois.

16 juillet 2013
Cynthia Tanguay, Michel Legris, Jean-François Bussières

De nombreuses études relatent des résultats de surveillance environnementale aux gaz anesthésiques pour inhalation dans les hôpitaux. De même, il semble exister une certaine corrélation entre les niveaux environnementaux et biologiques de gaz anesthésiques pour inhalation mesurés chez les travailleurs de la santé. Les risques d’exposition professionnels aux gaz anesthésiques pour inhalation sont plus élevés lors de l’administration de ces substances, particulièrement au moment de l’induction, mais aussi lors du maintien de l’anesthésie, de la connexion des appareils et du suivi postopératoire des patients. La qualité de la ventilation et le nombre de changements d’air par heure ont un effet important sur les valeurs retrouvées dans l’environnement. Un entretien adéquat des appareils d’anesthésie est nécessaire pour éviter des fuites, ou de mauvaises connexions. Une norme d’aménagement des départements de pharmacie en établissement de santé et un meilleur arrimage avec le bloc opératoire sont souhaités afin d’envisager les modalités optimales de préparations magistrales stériles. Dans l’attente, des précautions de la part de l’employeur et des travailleurs sont de mises afin de limiter les risques pour tout le personnel potentiellement exposé.

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Le Bulletin d’information toxicologique (BIT) est une publication conjointe de l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Centre antipoison du Québec (CAPQ). La reproduction est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Les articles publiés dans ce bulletin d'information n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et non celle de l'INSPQ ou du CAPQ.

ISSN : 1927-0801