Bulletin d'information toxicologique ()

Volume 34, Numéro 2

15 avril 1997

L'intoxication par le cyanure existe depuis des siècles sinon des millénaires puisqu'elle est susceptible de se produire suite à l'ingestion de certaines plantes comme l'amande amère, le manioc, les haricots de Java ; les noyaux d'abricots, de prunes, de cerises. L'ère industrielle a entraîné un accroissement important de l'utilisation des sels de cyanure notamment en métallurgie. Enfin, l'utilisation de plus en plus répandue de matériaux synthétiques et de polymères a entraîné un risque accru d'exposition au cyanure à la suite de combustion de ces produits.

15 avril 1997
Martin Laliberté

Les urgences toxicologiques sont depuis toujours pour le clinicien un défi clinique et ce, pour plusieurs raisons. Ce sont des situations qui évoluent dans le temps, souvent de façon favorable mais des complications soudaines et inattendues peuvent parfois survenir. Le clinicien qui, le premier, a la tâche d'évaluer le patient, doit très souvent se contenter d'informations incomplètes ou erronées sur la situation clinique : nature de l'ingestion, quantité ingérée, délai écoulé depuis l'ingestion, état prémorbide du patient et ainsi de suite. De plus, même si les circonstances peuvent suggérer une intoxication, il est également possible que la situation clinique réelle soit tout autre et que le problème présenté par le patient soit de nature non toxicologique : neurologique, métabolique, infectieux ou traumatique, par exemple. Même si, de prime abord, le défi semble grand, le clinicien qui respectera certains principes thérapeutiques importants parviendra, dans la grande majorité des cas, à un résultat satisfaisant. La clé du succès réside dans la capacité pour le clinicien d'anticiper les complications et d'intervenir de façon efficace au bon moment. La prise en charge des voies respiratoires chez le patient intoxiqué est à ce titre d'une importance primordiale pour l'évolution favorable du patient intoxiqué.

15 janvier 1997
Louise Anger

Du 10 au 15 octobre 1996 se tenait à Portland, Oregon (USA) le Congrès annuel de l'AAPCC/AACT/ABMT/CAPCC*.

Nous avons choisi de vous faire part de trois courtes présentations qui nous semblent intéressantes.

15 janvier 1997
Lyse Lefebvre

Les erreurs de médication sont à l'origine de nombreux accidents thérapeutiques qui vont des effets secondaires bénins jusqu'à l'intoxication et qui peuvent même être fatals.

15 janvier 1997
René Blais

Le traitement des intoxications aiguës occupe une place importante dans la pratique quotidienne de l'urgentologue. Toutefois, moins de 5% des intoxications requièrent l'utilisation d'un antidote spécifique. Alors que nous sommes à l'heure de la rationalisation et de l'efficience, il y a donc lieu de se demander s'il faut avoir une réserve de tous les antidotes à l'urgence.

15 juillet 1996
Onil Samuel

Les pratiques culturales agricoles, forestières ou horticoles impliquent généralement l'utilisation de nombreux pesticides pour faire face aux problèmes créés par la prolifération des mauvaises herbes, des maladies fongiques et des insectes nuisibles. Il est bien connu que les utilisateurs peuvent être exposés à ces produits antiparasitaires lors des activités de préparation ou d'application et que des moyens de prévention doivent être mis en place pour assurer leur sécurité. Or, d'autres catégories de travailleurs peuvent être exposées lors de l'exécution de certaines tâches manuelles sur un sol traité avec des pesticides. Les travailleurs qui effectuent des activités de suivi de culture, de sarclage manuel ou de cueillette peuvent en effet être exposés de façon significative lors d'un contact cutané avec le sol et/ou la végétation préalablement traitée. Par exemple, une étude récente du Centre de toxicologie du Québec (CTQ) dans une industrie de culture de roses nous a permis de mesurer des diminutions importantes de cholinestérases chez des travailleurs affectés à la cueillette de fleurs (Samuel et Lefebvre, 1994).

15 juillet 1996
Lyse Lefebvre

La popularité des thérapeutiques alternatives a connu un essor phénoménal depuis les années 70. En effet, en dépit de l'évolution importante de la médecine occidentale dite conventionnelle, plusieurs raisons ont amené les gens à chercher un remède à leurs maux dans des thérapeutiques de toutes sortes, qu'il s'agisse de l'homéopathie, de la phytothérapie, de l'acupuncture, de l'auriculothérapie pour n'en nommer que quelques-unes.

15 juillet 1996
Lyse Lefebvre

Les médicaments traditionnels chinois sont de plus en plus répandus dans le monde entier. Au cours des dernières années, les effets toxiques de certains de ces composés ont été rapportés dans la littérature scientifique.

15 avril 1996
Lyse Lefebvre

Le méthylphénidate, un stimulant bien connu et le plus souvent désigné par son nom commercial soit Ritalin® est devenu depuis quelques temps un sujet d'actualité tant dans les revues médicales que dans les médias destinés au grand public.

15 juillet 1995
Albert J. Nantel

Il s'agit d'un homme de 39 ans qui souffre de réactions sévères de panique depuis environ cinq ans, suite au décès de son père. Outre ses troubles de panique, il présentait un syndrome dépressif. Il fut traité à l'aide de divers médicaments antidépresseurs et anxiolytiques. Il fut hospitalisé au CHUL en décembre 94 dans le but d'ajuster sa médication et de contröler son état clinique.

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Le Bulletin d’information toxicologique (BIT) est une publication conjointe de l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Centre antipoison du Québec (CAPQ). La reproduction est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Les articles publiés dans ce bulletin d'information n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et non celle de l'INSPQ ou du CAPQ.

ISSN : 1927-0801