Bulletin d'information toxicologique ()

Volume 34, Numéro 2

11 octobre 2011
Mylène Malenfant

La quétiapine, un antipsychotique de deuxième génération, fait l’objet de rapports de cas répertoriant son usage abusif. Les cas disponibles suggèrent une prédominance masculine chez des individus ayant des antécédents d’abus de substances. Les voies d’abus rapportées sont la voie orale, intranasale et intraveineuse. Bien que quelques hypothèses pharmacologiques aient été avancées, il n’y a à ce jour aucune explication claire quant à un risque d’abus plus important avec la quétiapine. Les cliniciens doivent demeurer alertes face au potentiel d’abus que représente ce médicament. Mots-clés : Abus de substance, quétiapine, antipsychotique, toxicomanie

14 juillet 2011
Pierre-André Dubé

En date du 17 décembre 2010, Santé Canada a approuvé la commercialisation du Cyanokit® (hydroxocobalamine) au Canada, et celui-ci peut être obtenu sans l’intermédiaire du Programme d'accès spécial depuis le 1er avril 2011. Le Cyanokit® est indiqué pour le traitement des intoxications confirmées ou suspectées au cyanure.

14 juillet 2011
Benoit Bailey, Jean-François Bussières

Compte tenu de l’évolution du réseau de la santé (p. ex., mise en place de CSSS à vocation régionale, volonté de prise en charge régionale de cas complexes, etc.), doit-on stocker tous les antidotes proposés à la quantité minimale indiquée pour éviter tout risque clinique ou juridique?

14 juillet 2011
Pierre-André Dubé, Pascal-André Vendittoli

Description d'un cas clinique de l'élévation du chrome urinaire chez un travailleur porteur d'une prothèse totale de la hanche.

14 juillet 2011
Pierre-Yves Tremblay, Pierre-André Dubé, Lyse Lefebvre, René Blais, Pascal Mireault

La conduite automobile avec facultés affaiblies est souvent associée à la consommation d'alcool. Selon une étude menée par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) en 2004, la conduite en état d’ébriété, bien qu’en déclin depuis quelques années, demeure l’une des principales causes de décès sur les routes québécoises.Cependant, au Québec comme dans plusieurs autres pays, un nouveau fléau gagne en importance depuis près d’une décennie : la conduite sous l’influence de médicaments et de drogues.

15 avril 2011
Martin Laliberté

Aucun antidote n’était disponible jusqu’à présent pour le traitement des intoxications accidentelles par le 5-FU. Le traitement de l’intoxication était essentiellement un traitement de support. Cependant, il est connu depuis plusieurs années que les effets toxiques du 5-FU peuvent être renversés chez l’animal par l’administration d’uridine, un nucléoside pyrimidique naturel qui représente l’un des quatre constituants de base de l’ARN.

15 avril 2011
Élise Rochais, Mélissa Perreault, Jean-François Bussières

La glucarpidase est un antidote qui peut être utile pour le traitement de l’intoxication au MTX. Toutefois, l’optimisation de la pharmacothérapie préventive et la révision des feuilles d’ordonnances pré-rédigées s’imposent avant de considérer l’utilisation de la CPG2. Pour les structures de soins amenées à traiter des patients par du HDMTX, il paraît indispensable d’organiser l’approvisionnement du médicament de façon coordonnée entre les hôpitaux pour pouvoir obtenir rapidement la CPG2 en cas d’intoxication au MTX. Nul doute que le pharmacien doit assurer une veille électronique des résultats découlant des études en cours qui confirmeront ou pas, la place éventuelle de la glucarpidase en pratique clinique.

15 avril 2011
H. Mabrouk, H. Mechria, A. Mechri, W. Douki, L. Gaha, M. F. Najjar

Objectif Ce travail vise à d’étudier le profil des consommateurs de cannabis dans une région du centre tunisien, ainsi que les modalités et les motifs de consommation. Méthodes Notre étude transversale descriptive a concerné 205 sujets (191 hommes et 14 femmes), âgés de 25,97 ± 7,92 ans. Pour chaque sujet, la consommation de cannabis a été confirmée par la recherche urinaire des stupéfiants. Résultats La fréquence globale des usagers de cannabis était de 61 %. La consommation était significativement plus élevée chez les hommes avec 94,4 %. Les consommateurs étaient des adultes jeunes, âgés de 25 ans en moyenne, célibataires (81,6 %), de niveau scolaire primaire (62,4 %), ayant une activité professionnelle (72 %) et résidant dans des zones urbaines (77,6 %). L’âge moyen du début de consommation était de 20 ans. La consommation associait fréquemment l’alcool et le tabac (72 %). La consommation de cannabis était quotidienne chez 40 % des sujets. Dans la plupart des cas, le recours au cannabis était considéré comme un moyen de fuir les problèmes (29,3 %), de relaxation (20,2 %), d’expérimentation (18,2 %) et de recherche de plaisir (16,7 %). Conclusion Ces données suggèrent l’importance d’une prévention primaire de l’usage précoce de cannabis ainsi que d’une prévention secondaire associée à la possibilité d’une prise en charge rapide auprès des personnes engagées très jeunes dans la consommation.

26 janvier 2011
Pierre-André Dubé

Le devis de cet article est de décrire les biomarqueurs présents chez les patients qui développent une hépatotoxicité malgré un traitement à la suite d’un surdosage d’APAP. Un nouveau paramètre, soit le produit APAP x transaminases (AT), est proposé pour la stratification initiale du risque.

 

26 janvier 2011
René Blais

Chaque année, le Centre antipoison du Québec (CAPQ) reçoit autour de 4 000 appels pour des ingestions d’acétaminophène (paracétamol, APAP). Dans bon nombre de cas, l’heure de l’ingestion est connue et on réussit à prévenir l’atteinte hépatique en utilisant le nomogramme de Rumack-Matthew pour l’interprétation du résultat de dosage sanguin et en commençant au besoin le traitement avec la N-acétylcystéine (NAC) moins de 8 heures après l’ingestion. Il existe malheureusement des situations où le nomogramme sera inutile, voire dangereux, et d’autres où la NAC sera utilisée de façon sous-optimale. De plus, le protocole de NAC est relativement compliqué, ce qui favorise les erreurs. Le présent article a pour but d’illustrer, au moyen de quelques exemples, ces deux types de situations et de tenter de suggérer des pistes de solution dans un domaine où les données probantes ne sont pas légion.

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Le Bulletin d’information toxicologique (BIT) est une publication conjointe de l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Centre antipoison du Québec (CAPQ). La reproduction est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Les articles publiés dans ce bulletin d'information n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et non celle de l'INSPQ ou du CAPQ.

ISSN : 1927-0801