Bulletin d'information toxicologique (septembre 2015)

Volume 31, Numéro 3

16 septembre 2015

Renaud Tremblay, B. Sc. inf., Olivier Jacques-Gagnon, B. Sc. inf., CSPI

Plusieurs types de sels de cuivre sont utilisés dans différents domaines d’activité humaine. Historiquement, le cuivre a longtemps été employé dans le débridement des plaies en raison de ses propriétés astringentes et antiseptiques, jusqu’à ce que des cas de toxicité systémique soient rapportés. Malgré le nombre peu élevé de cas d’intoxication notés, le risque est toujours présent, car il existe des produits contenant de fortes concentrations de cuivre. Dans la majorité des cas, il y a une atteinte gastro-intestinale suivie d’une évolution favorable. Néanmoins, les professionnels de la santé doivent rester vigilants, puisque certaines intoxications peuvent être graves, et même fatales.

16 septembre 2015

Germain Lebel, M.A., M. Sc., Marjolaine Dubé, B. Sc.

De 2008 à 2014, le Centre antipoison du Québec (CAPQ) a comptabilisé en moyenne 45 300 appels par année pour des intoxications. La plupart des appels proviennent du public et concernent de très jeunes enfants (c’est-à-dire les 0 à 4 ans). Un peu plus de 20 % des appels au CAPQ sont effectués par des professionnels du réseau de la santé et des services sociaux. L’analyse descriptive des appels provenant des professionnels indique une légère hausse des taux annuels de 2010 à 2014, alors que les taux annuels d’appels du public diminuent constamment depuis une dizaine d’années. Une analyse complémentaire met en exergue que la complexité des appels reçus par le CAPQ provenant des professionnels est en augmentation pour la même période. Par ailleurs, les résultats des analyses concernant les appels relatifs à une exposition volontaire permettent de déceler une tendance à la hausse de ces taux d’appels de 2011 à 2014. De même, les taux annuels d’appels relatifs à des erreurs thérapeutiques augmentent depuis une dizaine d’années au Québec. Les appels au CAPQ concernant les intoxications sont riches et pourraient être mieux utilisés pour la surveillance et la protection de la santé publique. Des analyses complémentaires sont suggérées afin de renforcer l’usage de ces données dans le réseau de santé publique.

16 septembre 2015

Pierre-André Dubé, B. Pharm., M. Sc., C. Clin. Tox., Anne Letarte, infirmière clinicienne

Le 1er juillet 2015 est marqué par le premier changement à la direction médicale du Centre antipoison du Québec depuis sa création en 1986. Cet éditorial a pour objectif de présenter brièvement, sous la forme d’un interview, le directeur médical sortant et la directrice médicale entrante.

16 septembre 2015

Patrick Nisse, M.D.

Le chlorure de chlorméquat est un régulateur de croissance destiné à un usage professionnel en agriculture. L’intoxication aiguë par le chlorure de chlorméquat ressemble à celle se produisant avec des insecticides anticholinestérasiques. La crise cholinergique observée résulte d’une action directe du chlorure de chlorméquat sur les récepteurs nicotiniques et muscariniques, mais ne résulte en aucun cas d’une inhibition de l’activité des cholinestérases. La série de cas présentée confirme l’extrême gravité des intoxications volontaires par ingestion de préparations phytopharmaceutiques à base de chlorure de chlorméquat avec un engagement du pronostic vital dans l’heure qui suit l’ingestion.

16 septembre 2015

Sophie Gosselin, M.D., CSPQ, FRCPC, FAACT

Dans un article publié en 2015, les auteurs discutent des intoxications par le monoxyde de carbone s’étant produites chez des plaisanciers aux États-Unis de 2002 à 2011, soit des intoxications ayant été répertoriées dans la banque de données de la garde côtière américaine. Le nombre annuel moyen d’intoxications est de 14,5, dont 6 sont mortelles, et l’incidence serait stable dans le temps. La majorité des intoxications ont lieu sur des bateaux comportant des cabines plutôt que sur des bateaux de type ouvert. L’étude dont traite cet article sensibilise davantage à la survenue possible de cette grave intoxication chez les plaisanciers.

Le Bulletin d’information toxicologique (BIT) est une publication conjointe de l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Centre antipoison du Québec (CAPQ). La reproduction est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Les articles publiés dans ce bulletin d'information n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et non celle de l'INSPQ ou du CAPQ.

ISSN : 1927-0801