Bulletin d'information toxicologique (juillet 2012)

6 juillet 2012

Pierre-André Dubé, M. Sc., Marie-Ève Bernier, Onil Samuel, B. Sc.

L’acide borique est commercialisé sous forme de poudre pure à 99 %. Il est offert en vente libre et a plusieurs usages, et ce, dans différents domaines. L’objectif de cet article est de présenter trois cas de consultation effectués auprès du Centre antipoison du Québec en mars 2012 à la suite d’une ingestion potentiellement toxique aux borates ou à l’acide borique, et de faire un bref rappel de la stratégie de prise en charge de ce type d’intoxication.

6 juillet 2012

Pierre-Yves Tremblay, M. Sc., Pierre-André Dubé, M. Sc., Nathalie St-Onge, M.D., Albert J. Nantel, M.D., Onil Samuel, B. Sc.

En mars 2012, Santé Canada a décidé d’imposer de nouvelles exigences d’étiquetage et d’emballage des boules à mites contenant du naphtalène, laissant aux fabricants jusqu’au 30 septembre 2013 pour s’y conformer. Cette réévaluation a pour but de réduire la dose d’application maximale, d’ajouter des directives indiquant d’entreposer le produit dans un endroit sec hors de portée des enfants et des animaux, d’ajouter des directives indiquant d’ouvrir le produit dans un espace bien aéré et de refermer soigneusement le contenant après l’application, en plus de restreindre l’utilisation des boules à mites et de paillettes antimites à l’intérieur seulement, dans des contenants hermétiques. Santé Canada mentionne également dans son avis que l’utilisation des boules à mites et des paillettes antimites à l’extérieur des habitations n’a pas été homologuée au Canada, ce qui pourrait compromettre la santé humaine et animale, et que le consommateur devrait utiliser exclusivement les pesticides homologués. L’objectif de cet article est de présenter un cas d’exposition chronique au naphtalène, puis de réviser les propriétés de cette substance.

6 juillet 2012

Pierre-André Dubé, M. Sc.

En février 2012, Marraffa et collab. ont publié un article de revue pratique sur les antidotes en toxicologie d’urgence dans l’American Journal of Health-System Pharmacy. Cette revue aborde les antidotes dont l’utilisation implique probablement la plus grande participation des pharmaciens-cliniciens à l’urgence. Les professionnels de la santé sont invités à prendre connaissance de cet article de revue jugé d’intérêt par l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec.

6 juillet 2012

Véronique Bédard, M. Sc., Pierre-André Dubé, M. Sc.

La quétiapine est un antipsychotique atypique de seconde génération dont l’utilisation au Canada est en hausse. Cet article présente un cas d’intoxication aiguë à la quétiapine, puis revoit les particularités de cette intoxication. En cas de surdosage, la pharmacocinétique est modifiée et il y a peu de corrélation entre la dose ingérée, la concentration sérique et la symptomatologie. La présentation clinique usuelle inclut principalement la dépression du système nerveux central, la dépression respiratoire, la tachycardie et l’hypotension légère. La cardiotoxicité, les convulsions, le délirium, le syndrome neuroleptique malin et la rhabdomyolyse sont rares. Cette intoxication peut être létale. La prise en charge consiste principalement en un traitement de support adéquat. Le charbon de bois activé peut être utilisé comme méthode de décontamination gastro-intestinale et certains antidotes peuvent également être utiles.

6 juillet 2012

Delphine Merger, candidate au D. Pharm., Cynthia Tanguay, B. Sc, M. Sc., Jean-François Bussières, B. Pharm., M. Sc, MBA, FCSHP

Le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) est l’institut fédéral américain habilité à faire des recherches et à établir des recommandations pour la prévention des maladies et des accidents professionnels. En septembre 2004, le NIOSH a lancé une alerte pour la prévention de l’exposition professionnelle aux antinéoplasiques et autres médicaments dangereux dans les établissements de santé. Cette alerte recommandait des mesures de prévention pour la manipulation des médicaments réputés comme dangereux pour les travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux et comportait une liste de 136 médicaments dangereux. La liste a été révisée une première fois en 2010, menant à l’ajout de 21 médicaments. Le NIOSH publiera prochainement une nouvelle révision menant à l’ajout de 12 médicaments supplémentaires. Chaque révision de la liste touche de nombreux professionnels de la santé impliqués dans le circuit du médicament, notamment les pharmaciens, les médecins, les infirmières ainsi que toutes les personnes pouvant manipuler ces médicaments. L’objectif de cet article est de présenter les dernières mises à jour de la liste des médicaments dangereux 2012 du NIOSH et de discuter des répercussions pratiques en pharmacie communautaire et hospitalière.

Le Bulletin d’information toxicologique (BIT) est une publication conjointe de l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Centre antipoison du Québec (CAPQ). La reproduction est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Les articles publiés dans ce bulletin d'information n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et non celle de l'INSPQ ou du CAPQ.

ISSN : 1927-0801