Bulletin d'information toxicologique (octobre 2010)

Volume 26, Numéro 3

15 octobre 2010
Maude St-Onge

Objectif: Cet article fait état d’un cas d’intoxication sévère avec un BCC ayant nécessité des doses d’insuline impressionnantes avec des apports minimes de dextrose. Résumé du cas: Une femme de 47 ans est amenée par les ambulanciers après avoir ingéré des doses massives de vérapamil. Somnolente, en choc, la patiente répond peu à l’administration de salin normal, d’atropine, de glucagon, de calcium et de bicarbonates. Les amines sont rapidement augmentées jusqu’à ce qu’un cardiostimulateur intraveineux soit installé, environ 3 h 20 après son arrivée à l’hôpital et que la perfusion d’insuline agisse. Cette dernière est augmentée jusqu’à 500 U/h avec des apports minimaux de dextrose, les glycémies demeurant malgré tout supérieures à 20 mmol/L. L’administration d’émulsion lipidique 20 % est également tentée sans succès. La patiente a développé une acidose métabolique avec une hyperlactatémie, une insuffisance rénale, une insuffisance hépatique et des signes de surcharge qui sont graduellement rentrés dans l’ordre. Discussion: L’amélioration de l’état de la patiente semble avoir été consécutive à l’installation du cardiostimulateur endoveineux qui a été utilisé moins de deux heures, la perfusion d’insuline ayant probablement permis la stabilisation des signes vitaux, le sevrage des amines et le retour à un rythme sinusal. L’administration d’émulsion lipidique se serait montrée infructueuse. Son impact sur l’efficacité des autres traitements tentés est toutefois difficile à mesurer. Conclusion: Le cas de cette patiente met une fois de plus en évidence l’importance de l’administration précoce du protocole d’insuline-glucose lors d’intoxications graves par les BCC. Mots-clés: Intoxication aigüe, bloqueur du canal calcique, vérapamil, insuline-glucose.

15 octobre 2010
Pierre-André Dubé

Objectif : Cet article a pour objet une revue de la toxicité des dérivés synthétiques de la cathinone, principalement de la méphédrone. Méthode : Une revue de la littérature scientifique a été effectuée par la consultation de différentes bases de données électroniques, ainsi que dans divers moteurs de recherche. Six articles publiés en 2010 à propos de la méphédrone ont été sélectionnés. Résultats : La méphédrone est principalement consommée par inhalation de la poudre ou par ingestion de capsules. Les patients intoxiqués peuvent présenter la symptomatologie suivante : agitation, anxiété, céphalée, insomnie, hallucinations, paranoïa, confusion, convulsions, tachycardie, palpitations, douleur thoracique, hypertension, mydriase, irritation et brûlures locales (nez, bouche, pharynx), bruxisme, nausées, vomissements, diaphorèse, extrémités froides et bleutées.Conclusion : La présentation clinique d’une intoxication à la méphédrone semble similaire à celle des sympathomimétiques amphétaminiques, mais d’intensité légèrement inférieure. La prise en charge clinique d’un patient intoxiqué par un dérivé synthétique de la cathinone sera donc la même que pour l’intoxication aux sympathomimétiques. Mots clés : Cathinone, méphédrone, 4-MCC, toxicité aiguë, drogues de synthèse.

15 octobre 2010
Pierre-André Dubé

En juin 2010, nous avons fait parvenir une enquête de satisfaction au lectorat inscrit à la liste de distribution par courriel de la version électronique du Bulletin d’information toxicologique (BIT). À notre grande satisfaction, 45 % des personnes y ont répondu. Parmi les répondants, 82 % ont rempli le sondage au complet. Les faits saillants sont présentés ainsi que les principaux résultats.

15 octobre 2010
Jean-François Bussières, Cynthia Tanguay, Alain Soulard, Michel Lefebvre, Éric Langlois

À la suite de l’initiative de surveillance environnementale en établissement de santé, le Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale (CSSSVC) a proposé à huit pharmacies communautaires de Québec de mener un échantillonnage de surface afin de détecter la présence de traces de médicaments dangereux en pharmacies communautaires en septembre et octobre 2009. Cette proposition visait à déterminer si les travailleuses enceintes réaffectées dans le cadre du programme « Pour une maternité sans danger » pouvaient être exposées aux médicaments dangereux. Nous présentons les résultats de cette étude pilote menée en pharmacie communautaire.

 

Le Bulletin d’information toxicologique (BIT) est une publication conjointe de l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Centre antipoison du Québec (CAPQ). La reproduction est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Les articles publiés dans ce bulletin d'information n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et non celle de l'INSPQ ou du CAPQ.

ISSN : 1927-0801