Alcool

La consommation excessive d’alcool chez les jeunes Québécois : interventions efficaces de prévention

Cette synthèse des connaissances a permis de mettre en évidence les interventions efficaces pour diminuer la consommation excessive d’alcool et les problèmes qui y sont associés chez les adolescents et les jeunes adultes. Les interventions identifiées s’inscrivent principalement dans une logique de prévention universelle, mais, dans certains cas, de prévention sélective ou indiquée. Elles ciblent les jeunes, les parents, leurs milieux de vie et l’environnement social.

En résumé :

  • Les programmes de prévention en milieu scolaire qui ont été déployés à long terme (sur plusieurs années), de façon très interactive, et qui visaient le développement et le renforcement des compétences sociales et personnelles ainsi que le changement des normes concernant les croyances erronées semblent démontrer davantage d’efficacité.
  • Les interventions dispensées individuellement incluant du feedback personnalisé sur la consommation combiné à de l’éducation sur les problèmes et les risques associés à cette consommation semblent également avoir du succès auprès des jeunes adultes.
  • Les programmes de prévention auraient tous avantage à être déployés avant que les jeunes n’aient adopté une pratique de consommation d’alcool dite « régulière », ce qui permettrait d’intervenir au début de la trajectoire de consommation qui peut mener à la consommation excessive. Cette stratégie permettrait également d’intervenir avant que les jeunes ne développent une certaine résistance au changement.
  • Les périodes de transition (primaire-secondaire-collège-université) sont considérées comme des périodes importantes pour intervenir auprès des adolescents et des jeunes adultes, puisque cette transition est souvent associée à une augmentation de la prévalence et de la quantité d’alcool consommée.
  • Les programmes de prévention menés auprès de la famille sont efficaces pour retarder l’âge d’initiation, diminuer la fréquence de consommation et prévenir la consommation problématique d’alcool.
  • L’utilisation des technologies de l’information est particulièrement intéressante pour les groupes moins susceptibles de consulter les services traditionnels, comme les jeunes et les consommateurs à risque. Les résultats quant à leur efficacité sont positifs et, malgré le fait que les tailles d’effets soient relativement faibles, ils sont constants d’une étude à l’autre.
  • Les politiques visant à restreindre l’accessibilité économique et l’accessibilité physique à l’alcool de même que les mesures dissuasives pour contrer l’alcool au volant demeurent toujours les mesures les plus efficaces pour prévenir la consommation problématique d’alcool et les problèmes associés. Des prix élevés, des prix minimums, la restriction de la densité des points de vente, la réduction des heures d’ouverture et la tolérance zéro chez les jeunes conducteurs sont des exemples de mesures qui contribuent à diminuer la consommation, la consommation excessive et à prévenir les conséquences associées à cette consommation.

Au final, c’est davantage une combinaison judicieuse d’interventions efficaces qui visent autant les individus que les environnements qui est le plus porteur.

Documentation associée:

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