Prévention et traitement en haute altitude
Table des matières
Risques en voyage
Le risque de syndrome de haute altitude est déterminé par la vitesse d’ascension, l’altitude atteinte, l’altitude lors du coucher et la physiologie individuelle (caractéristiques génétiques) (1). Malheureusement, une bonne condition physique ne diminue pas ce risque (1). Les détails de l’évaluation du risque sont contenus dans la section suivante sur la prévention des syndromes de haute altitude.
Prévention des syndromes de haute altitude
L’ascension graduelle par étapes
Plusieurs études ont démontré les bienfaits de l’ascension graduelle par étapes. L'altitude à laquelle une personne dort est considérée comme plus importante que l'altitude atteinte durant la journée pendant les heures d'éveil.
Passer une ou plusieurs nuits à des altitudes intermédiaires avant de passer à des altitudes élevées, est une stratégie qui a été démontrée efficace pour réduire le risque de syndrome de haute altitude.
Recommandations de planification de l’itinéraire pour le voyageur :
- Lorsque l'altitude du départ est à moins de 1 500 m d’altitude, dormir au moins une nuit (idéalement deux à quatre nuits) à une altitude intermédiaire (1 500 m à 2 500 m) avant de poursuivre l’ascension.
- Lors d’un séjour à des altitudes au-delà de 3 000 m, respecter ces deux critères :
- L’altitude du coucher ne doit pas augmenter de plus de 500 m par jour;
- À tous les 1 000 m d’ascension (environ aux trois jours), inclure une journée sans augmenter l’altitude du coucher.
Il faut noter que l’exercice intense durant les deux premiers jours en altitude élevée augmente le risque de MAM et d’OPHA (1,2).
IMPORTANT : Les séjours qui impliquent de dormir à des altitudes extrêmes (≥ 5 500 m) nécessitent des calendriers particuliers d’acclimatation qui ne sont pas couverts dans ce chapitre.
Le professionnel de la santé doit évaluer le risque du voyageur de développer un syndrome de haute altitude. Ceci lui permettra de :
- Donner des recommandations pertinentes;
- Prescrire des médicaments en prophylaxie d’un syndrome de haute altitude. Une prophylaxie médicamenteuse devrait être envisagée pour les situations à risque modéré ou élevé (voir plus loin). L’évaluation du risque comprend les éléments suivants :
- L’historique du voyageur quant à ses expériences passées en haute altitude, c’est-à-dire ses antécédents de syndrome de haute altitude lors d’un séjour antérieur qui incluait des nuits en haute altitude (à ≥ 2 500 m);
- L’évaluation de l’itinéraire prévu du voyage à venir, incluant :
- L’altitude prévue de la première nuit après avoir dépassé la basse altitude (1 500 m);
- La vitesse d’ascension prévue lors du séjour en haute altitude.
Consulter l’outil clinique Évaluation du risque de syndrome de haute altitude.
Médication préventive
Voici les choix de médicaments (voir l’encadré Chimioprophylaxie du MAM, de l’OCHA et de l’OPHA), par ordre de priorité :
- Pour la prévention du MAM et de l’OCHA, l’acétazolamide est le médicament de 1er choix
La dexaméthasone est le 2echoix et l’ibuprofène le 3e choix. Cependant, l’ibuprofène est moins efficace que les deux premiers choix. - Pour la prévention de l’OPHA chez les personnes ayant un historique d’OPHA, la nifédipine est le médicament de 1er choix. Un inhibiteur de la phosphodiestérase-5 (tadalafil ou sildénafil) est le 2echoix.
La dexaméthasone est le 3e choix.
Chimioprophylaxie du MAM, de l’OCHA et de l’OPHA (3,4)
Prévention1 MAM OCHA
Choix : Acétazolamide > Dexaméthasone > Ibuprofène
Médicament
- Adulte : Acétazolamide (Diamox®) : 125 mg PO q12h2 3
- Enfant : Acétazolamide (Diamox®) : 1,25 mg/kg/dose PO q12h2 3 (dose max. = dose adulte)
Alternatives
- Adulte
- Dexaméthasone (Décadron®) 4 mg PO q12h (ou 2 mg q6h)3 4 5 6 7
- Ibuprofène (Advil®, Motrin®) 600 mg PO q8h3 4 ‡
- Enfant
- Aucune
Prévention8 OPHA
Choix : Nifédipine > Taladafil ou Sildénafil > Dexaméthasone
Médicament
- Adulte : Nifépidine (Adalat XL®) : 30 mg PO q12h2 9
- Enfant de ≥ 50 kg : Nifépidine (Adalat XL®) : 30 mg PO q12h2 9
- Enfant de < 50 kg : Aucun
Alternatives
- Adulte
- Taladafil (Cialis®) : 10 mg PO q12h4 9
- Sildénafil (Viagra®) : 50 mg PO q8h4 9
- Dexaméthasone (Décadron®) : 8 mg PO q12h4 5 9
- Enfant de ≥ 50 kg : Aucune
- Enfant de < 50 kg : Aucune
- Pour les personnes à risque modéré ou élevé.
- Débuter 24h avant de franchir l’altitude de 2 500 m.
- Après l’atteinte de l’altitude maximale, cesser la médication lorsque la descente est amorcée, ou après 2 jours passés à l’altitude maximale.
- Débuter au moment de franchir l’altitude de 2 500 m.
- La durée de la prise de dexaméthasone ne devrait idéalement pas dépasser 7 jours.
- Peut être utilisé pour la journée du passage du sommet lorsque l’ascension est difficile.
- Lors d’une ascension rapide (opération de sauvetage ou militaire), utiliser la dose de 4 mg q6h en prévention du MAM.
- Seulement pour les personnes avec antécédent d’OPHA.
- Après l’atteinte de l’altitude maximale, cesser la médication lorsque la descente est amorcée, ou après 4 jours passés à l’altitude maximale.
‡ L'ibuprofène peut être utilisé pour la prévention du MAM, mais seulement chez les personnes qui ne peuvent prendre l'acétazolamide ou la dexaméthasone, parce que les études semblent démontrer une efficacité inférieure de l'Ibuprofène.
Prévention de l’insomnie de haute altitude
L’hypoxie hypobare peut provoquer de l’insomnie en haute altitude. Elle s’accompagne souvent de respiration périodique (Cheyne-Stokes), provoquant des pauses respiratoires qui peuvent interrompre le sommeil fréquemment durant la nuit (5). Cette insomnie peut perturber de façon significative les activités diurnes. Les personnes qui ont déjà éprouvé des difficultés importantes avec le sommeil lors de séjours antérieurs en haute altitude pourraient bénéficier d’une médication préventive.
Médication préventive
La meilleure option est l’acétazolamide à la dose de 125 mg PO HS chez l’adulte. Aucune étude ne supporte son utilisation chez les enfants.
- Avantages de l’acétazolamide : Augmente la SaO2 nocturne, diminue les pauses respiratoires nocturnes, augmente la qualité du sommeil et ne provoque pas de somnolence.
- Chez les personnes atteintes d’apnée obstructive du sommeil, l’acétazolamide devrait être utilisée. Ces personnes devraient également apporter leur appareil CPAP pour dormir en haute altitude.
Une seconde option est le zolpidem (Sublinox®) à la dose de 5 mg sublingual HS chez l’adulte. Aucune étude ne supporte son utilisation chez les enfants.
- Avantages du zolpidem : Augmente la qualité du sommeil et, contrairement aux benzodiazépines, n’interfère pas avec l’acclimatation à la haute altitude (1).
- Par contre, chez 2 à 15 % des utilisateurs, le zolpidem peut provoquer de la somnolence diurne. Par conséquent, il est recommandé de ne prendre cette médication que si au moins six heures de sommeil sont prévues après la prise, ce qui correspond approximativement à la durée d’action du médicament
(six à huit heures). - Cette médication ne devrait pas être utilisée chez les personnes atteintes d’apnée obstructive du sommeil.
Les benzodiazépines ne sont pas recommandées en haute altitude. Elles diminuent l’acclimatation.
Traitement des syndromes de haute altitude
Mal aigu des montagnes (MAM) et œdème cérébral de haute altitude (OCHA)
La descente est le meilleur traitement du MAM et de l’OCHA. En effet, l’augmentation de la saturation en oxygène qui résulte d’une descente d’altitude suffit généralement pour faire disparaître les symptômes.
En cas d’OCHA, la descente est impérative et doit être d’au moins 1 000 m d’altitude.
En cas de MAM, la descente n’est pas toujours nécessaire, dépendamment de la sévérité du MAM. Pour les cas de MAM léger à modéré, d’autres solutions que la descente sont proposées. Cependant, si elles s’avèrent inefficaces, la descente est recommandée. Une descente d’au moins 500 m d’altitude est recommandée en cas de MAM sévère, ou en cas de MAM modéré n’ayant pas répondu au traitement médicamenteux.
L’oxygène est efficace pour traiter le MAM et l’OCHA en attendant la descente. L’oxygène prend généralement environ une heure pour diminuer l’intensité des symptômes du MAM (1). L’inconvénient est que la durée du traitement est limitée par le contenu de la bonbonne, qui s’épuisera rapidement. De plus, le supplément d’oxygène n’a aucun effet sur l’acclimatation. L’oxygène est généralement indiqué pour les cas de MAM sévère et d’OCHA, pendant la descente ou en attendant celle-ci.
Le caisson hyperbare portatif est efficace pour traiter un MAM et un OCHA. Il est généralement utilisé pour les cas de MAM sévère ou d’OCHA lorsque la descente est retardée et qu’un supplément d’oxygène n’est pas disponible. Il s’agit d’un grand sac étanche dans lequel la personne malade est placée. Une pompe permet d'augmenter la pression à l'intérieur du sac, simulant une baisse d’altitude d’environ 2 000 m. La durée du traitement est d’au moins 60 à 90 minutes.
Les bonbonnes d’oxygène sont disponibles dans les centres de santé et dans certains hôtels situés en haute altitude. Certaines agences qui organisent des randonnées en altitude très élevée ou en altitude extrême gardent un caisson hyperbare portatif et/ou des bonbonnes d’oxygène dans leurs camps.
Les médicaments sont utilisés pour soulager les symptômes et/ou pour traiter la cause du MAM et de l’OCHA.
- Les analgésiques (acétaminophène, ibuprofène), et les médicaments antinauséeux (ondansétron et dimenhydrinate) sont efficaces pour soulager respectivement les céphalées et les nausées associées au MAM. En cas de MAM léger, un simple traitement symptomatique des céphalées et des nausées, associé à une hydratation adéquate et une réduction de l’exercice, sont généralement suffisants. L’acclimatation devrait se produire dans les 24 heures qui suivent, avec une disparition des symptômes.
- L’acétazolamide et la dexaméthasone sont efficaces pour traiter le MAM. La médication devrait être utilisée en cas de MAM modéré ou sévère.
- En cas d’OCHA, la dexaméthasone est le traitement médicamenteux de choix. L’acétazolamide peut être utilisé comme traitement adjuvant à la dexaméthasone.
- Le choix des médicaments et leur dosage sont décrits dans l'encadré Traitement médicamenteux du MAM, de l’OCHA et de l’OPHA, plus bas.
La figure 2 intègre les différents éléments du traitement du MAM et de l’OCHA, selon la sévérité des symptômes et selon l’évolution de ceux-ci. Elle donne également des conseils sur une éventuelle reprise de l’ascension après la disparition des symptômes.
Figure 2 – Étapes du traitement du mal aigu des montagnes et de l’œdème cérébral de haute altitude
Instructions : Suivre les flèches à l’intérieur de la même colonne jusqu’en bas de celle-ci. Certaines conditions peuvent mener à changer de colonne. En tout temps, s’il y a apparition de symptômes d’OCHA, suivre les recommandations de la colonne 4.
- Si la dexaméthasone n’est pas disponible, utiliser l’acétazolamide si disponible.
- Si la dexaméthasone a été utilisée, il faut d’abord cesser la dexaméthasone et attendre 24 heures sans symptômes avant de reprendre l’ascension.
Œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA)
L’oxygène est le meilleur traitement de l’OPHA. Rappelons qu’en altitude, la baisse de la pression partielle en oxygène dans les alvéoles pulmonaires provoque une vasoconstriction des artérioles pulmonaires, laquelle fait augmenter la pression artérielle pulmonaire (PAP). Une augmentation trop élevée de la PAP provoquera l’OPHA. Or l’ajout d’un apport supplémentaire d’oxygène chez un patient atteint d’OPHA fera diminuer rapidement (en dedans de deux heures) la PAP et puis l’OPHA. L’oxygène est indiqué pour les cas d’OPHA pendant la descente ou en attendant celle-ci.
La descente est le traitement définitif de l’OPHA. La descente est impérative et doit être d’au moins 1 000 m d’altitude.
Lors de la descente, limiter l’exposition au froid (6). La descente devrait être assistée (brancard, mulet, véhicule moteur, hélicoptère). Si la descente n’est pas assistée, la personne ne devrait pas transporter de sac à dos lourd. La personne malade ne devrait jamais descendre seule.
Le caisson hyperbare portatif est efficace pour traiter un OPHA. Il est généralement utilisé pour les cas d’OPHA lorsque la descente est retardée. Voir les précisions sur le caisson hyperbare portatif dans la section précédente sur le traitement du MAM et de l’OCHA.
Les médicaments peuvent être utilisés pour traiter l’OPHA lorsque la descente est retardée et que l’oxygène n’est pas disponible.
- La nifédipine, un bloquant des canaux calciques, est le médicament de choix. L’amlodipine peut être utilisée chez l’enfant.
- Les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (PDE-5) tels que la tadalafil ou le sildénafil peuvent être prescrits chez l’adulte si la nifédipine n’est pas disponible ou est contre-indiquée.
- Le choix des médicaments et leur dosage sont décrits dans l'encadré Traitement médicamenteux du MAM, de l’OCHA et de l’OPHA, plus bas.
La figure 3 intègre les différents éléments du traitement de l’OPHA, selon l’évolution de la situation. Elle prodigue également des conseils sur une éventuelle reprise de l’ascension après la disparition des symptômes.
Figure 3 – Étapes du traitement de l’œdème pulmonaire de haute altitude
Prescription de l’autotraitement des syndromes de haute altitude
Le professionnel de la santé autorisé devrait envisager de prescrire des médicaments pour l’autotraitement d’un éventuel syndrome de haute altitude pour tout séjour avec couchers en haute altitude, peu importe le niveau de risque de l’itinéraire prévu. En effet, même si l'itinéraire est à faible risque, un syndrome de haute altitude pourrait survenir en raison de conditions particulières survenant pendant le séjour (exemples : fatigue, manque de sommeil, déshydratation, exercice trop intense, etc.).
Indications de prescription de l’autotraitement
MAM : La prescription de médication pour l’autotraitement d’un MAM devrait être offerte pour tout séjour avec couchers en haute altitude (2 500 m et plus).
OCHA et OPHA : En règle générale, la médication pour l’autotraitement d’un OCHA et d’un OPHA devrait être envisagée pour les séjours avec couchers en altitude très élevée (3 500 m et plus). Cependant, si l’altitude maximale des couchers se situe entre 3 500 m et 4 000 m, la prescription pourrait ne pas être nécessaire si les conditions du séjour faisaient que la descente sera toujours possible ou que le voyageur aura accès facilement à un établissement de santé en cas d’OCHA ou d’OPHA.
Le choix des médicaments et leur dosage sont décrits dans l'encadré Traitement médicamenteux du MAM, de l'OCHA et de l'OPHA, plus bas.
Traitement médicamenteux du MAM, de l’OCHA et de l’OPHA (3,4)
Céphalées
Médicament
- Adulte : Acétaminophène(Tylenol®) : 650 mg PO q4h ou 1 000 mg PO q6h (dose max. 4 g/jour)
- Enfant : Acétaminophène(Tylenol®) : 10-15 mg/kg PO q4-6h (dose max. 75 mg/kg/jour) (dose max. 4g/jour)
Alternatives
- Adulte : Ibuprofène (Advil®, Motrin®) : 600 mg PO q6-8h (dose max. 2,4 g/jour)
- Enfant : Ibuprofène (Advil®, Motrin®) : 7-9 mg/kg PO q6-8h (dose max. 36 mg/kg/jour) (dose max. 2,4 g/jour)
Nausées
Médicament
- Adulte : Ondansétron (Zofran®) : 4 à 8 mg PO q4-8h1
- Enfant : Ondansétron (Zofran®) : < 15 kg : 0,2 mg/kg PO q8h1
15-30 kg : 4 mg PO q8h
> 30 kg : 8 mg PO q8h
Alternatives
- Adulte : Dimenhydrinate (Gravol®) : 50-100 mg PO q6h (dose max. 400 mg/jour)
- Enfant : Dimenhydrinate (Gravol®) : 1,0 à 1,5 mg/kg PO q6h (dose max. 400 mg/jour)
MAM modéré à sévère
Médicament
- Adulte : Acétazolamide (Diamox®) : 250 mg PO q12h
- Enfant : Acétazolamide (Diamox®) : 2,5 mg/kg/dose PO q12h (dose max. = dose adulte)
Alternatives
- Adulte : Dexaméthasone (Décadron®)2 : 4 mg PO q6h
- Enfant : Dexaméthasone (Décadron®)2 : 0,15 mg/kg/dose PO q6h3 (dose max. = dose adulte)
OCHA
Médicament
- Adulte : Dexaméthasone (Décadron®)4 : 8 mg PO initial puis 4 mg PO q6h
- Enfant : Dexaméthasone (Décadron®)4 : 0,15 mg/kg/dose PO q6h3(dose max. = dose adulte)
Alternatives
- Adulte : Acétazolamide (Diamox®)4 : 250 mg PO q12h
- Enfant : Acétazolamide (Diamox®)4 : 2,5mg/kg/dose PO q12h (dose max. = dose adulte)
OPHA
Médicament
- Adulte : Bloquants calciques : Nifédipine (Adalat XL®)5 30 mg PO q12h
- Enfant : Bloquants calciques : Amlodipine (Norvasc®)5 6 0,1 mg/kg/dose PO q24h (dose max. = 5 mg/jour)
Alternatives
- Adulte : Inhibiteurs de phosphodiestérase-5 : Taladafil (Cialis®) 10 mg PO q12h7 ou Sildénafil (Viagra®) 50 mg PO q8h7
- Enfant : Inhibiteurs de phosphodiestérase-5 : Aucune
- Ondansétron : comprimés de 4 et 8 mg ; solution orale de 4 mg/5 mL. Ne pas donner si âgé de < 3 mois.
- La dexaméthasone devient le premier choix lorsque le MAM est sévère et que la descente est retardée.
- Dexaméthasone : comprimés de 0,5 mg, 0,75 mg, 2 mg et 4 mg. Si nécessaire, écraser les comprimés et les mélanger dans du liquide ou de la nourriture molle.
- La dexaméthasone est le traitement de choix de l’OCHA. L’acétazolamide peut être utilisée comme traitement adjuvant à la dexaméthasone.
- Utiliser la nifédipine chez l’adulte et l’enfant de ≥ 50 kg, et l’amlodipine chez l’enfant de < 50 kg et âgé de ≥ 1 an.
- L’amlodipine est disponible en comprimés de 2,5 mg, 5 mg, 10 mg, et en solution liquide de 1 mg/mL.
- Le tadalafil ou le sildénafil pourraient être utilisés si la nifédipine ne peut être utilisée.
Important
Les syndromes de haute altitude peuvent mettre la vie en danger. Pour prévenir les complications ou le décès, le voyageur doit suivre les trois règles de base suivantes lorsqu’il présente des symptômes (5) :
- Reconnaître que ses symptômes sont compatibles avec un syndrome de haute altitude.
- Ne jamais poursuivre l’ascension ni dormir à une altitude plus élevée tant qu’il présente des symptômes.
- Descendre vers une altitude inférieure si les symptômes de MAM persistent ou se détériorent malgré un traitement adéquat.
Le présent chapitre se base sur la référence générale Luks et al. Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention, Diagnosis, and Treatment of Acute Altitude Illness: 2024 Update (3).
Références
- Gallagher SA, Hackett P, Rosen JM. High-altitude illness: Physiology, risk factors, and general prevention. 2025. https://www.uptodate.com/contents/high-altitude-illness-physiology-risk…
- Luks AM, Beidleman BA, Freer L, Grissom CK, Keyes LE, McIntosh SE, et al. Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention, Diagnosis, and Treatment of Acute Altitude Illness: 2024 Update. Wilderness Environ Med. 1 mars 2024;35(1_suppl):2S-19S.
- UpToDate. [cité 16 déc 2025]. Drug Information. https://www.uptodate.com/contents/table-of-contents/drug-information
- Hackett PH, Shlim DR. High-Altitude Travel and Altitude Illness. Dans: CDC Yellow Book: Health Information for International Travel. 2026e éd. 2025. https://www.cdc.gov/yellow-book/hcp/environmental-hazards-risks/high-al…
- Gallagher SA, Hackett P. UpToDate. 2025. High-altitude pulmonary edema. https://www.uptodate.com/contents/high-altitude-pulmonary-edema
Auteurs
Comité consultatif québécois sur la santé des voyageurs
Collaborateurs
Karl Forest-Bérard, Secrétariat général
Dernière mise à jour
Décembre 2025