Encéphalite européenne à tiques
Le virus et sa transmission

L’encéphalite européenne à tiques (ou plutôt encéphalite virale à tiques) est causée par un flavivirus. Elle se transmet par la morsure des tiques infestées, Ixodes ricinus ou persulcatus.

Il existe trois sous-types du virus :

  • Sous-type européen
    Comprend presque tous les isolats d’Europe
  • Sous-type sibérien
    Surtout les isolats de l’Oural, de la Sibérie et de la Russie extrême-orientale
  • Sous-type extrême-oriental
    Surtout les isolats de la Russie extrême-orientale, de la Chine et du Japon.

L’infection peut aussi se transmettre, beaucoup plus rarement, par l’ingestion de produits laitiers non pasteurisés. Des infections en laboratoire ont aussi été signalées. Bien qu’elle n’ait jamais été observée, la contamination interhumaine est en théorie possible, par exemple lorsque du sang d’un patient virémique serait transfusé à une personne en bonne santé.

Zones à risques

Le mot « présence » indique l’existence, dans le pays, de régions où une population de tiques vectrices infestées est établie.

De rares foyers naturels isolés ont été observés jusqu’à une hauteur de 1 300 mètres au-dessus du niveau de la mer. La répartition géographique des zones d’endémicité est habituellement disponible et précisée dans le texte. Les forêts de feuillus au climat tempéré et au sol humide constituent l’habitat usuel de ces tiques.

La période à risque se situe généralement de mars à novembre, mais elle peut varier selon la région. En Europe centrale, on observe 2 pics d’activité : juin/juillet et septembre/octobre. Dans les régions plus froides, le pic est en été.

Le risque de contracter l’encéphalite européenne à tiques, dans plusieurs pays, a considérablement augmenté entre 1974 et 2003. Depuis, les campagnes nationales de vaccination ont permis de réduire le nombre de nouvelles infections dans de nombreux pays. En 2007, on note cependant une augmentation des cas en Suède, un taux d’incidence élevé en République tchèque, Estonie, Lettonie, Lituanie et Slovénie et un taux d’incidence considérable en Slovaquie, Suède et Suisse.

Dernière modification: 

27 juillet 2016