Rendez-vous recherche et innovation en santé publique 2026

Survol de l’événement

Face à une société en mutation rapide, prévenir et améliorer la santé de la population nécessite plus que jamais de moderniser nos approches, de penser différemment et de collaborer avec des partenaires de tous les horizons. Le Rendez-vous recherche et innovation en santé publique, né d’une volonté de renforcer la synergie entre les milieux de recherche et de pratique, vise à promouvoir des idées, des connaissances, des approches et des outils novateurs, qui feront progresser la santé publique et l’habiliteront à mieux répondre aux grands enjeux d’aujourd’hui et de demain. 

Suivant le succès de la première édition qui a rejoint près de 350 personnes en mai 2025, l’Institut national de santé publique du Québec et ses partenaires universitaires sont heureux d’y donner suite. Encore cette année, nous remercions chaleureusement l’École de santé publique de l’Université de Montréal et le Centre de recherche en santé publique qui seront les hôtes de l’événement, de même que l’Institut de la santé publique et des populations grâce à qui la première partie sera accessible en ligne. 

Au programme, vous assisterez d’abord à huit courtes présentations vulgarisées portant sur des idées novatrices et inspirantes, qui susciteront une réflexion sur nos approches. Par la suite, des échanges en sous-groupes entre les conférencières et conférenciers et les participantes et participants sur place seront proposés. Ils donneront l’occasion de discuter des défis et pistes de solutions entrevues afin d’intégrer davantage ces idées dans la pratique de santé publique.

Nous espérons que ce second rendez-vous sera des plus enrichissant et inspirant et que vous vous y joindrez en grand nombre!

Le comité d’orientation

Programmation

L'événement se tiendra le 11 juin 2026, dès 13h.

13 h 00 à 13 h 15 (présentiel et en ligne)Mot de bienvenue 
13 h 15 à 14 h 15 (présentiel et en ligne)S’inspirer! –Série de 4 présentations 
14 h 15 à 14 h 25 (présentiel et en ligne)Pause 
14 h 25 à 15 h 25 (présentiel et en ligne)S’inspirer! (suite) –Série de 4 présentations 
15 h 25 à 15 h 40 (présentiel)Pause 
15 h 40 à 16 h 40 (présentiel)Échanger, explorer, collaborer! – Échanges en sous-groupes avec les conférencières et conférenciers 
16 h 45* (présentiel)Mot de clôture

*À la fin de l’événement, un cocktail sera offert aux personnes souhaitant poursuivre les discussions.

Public cible

La portion en présentiel de l’événement s’adresse particulièrement aux personnes occupant des rôles de leadership ou d’orientation scientifique dans leur milieu (ex. : direction scientifique, direction de la planification, de la recherche ou des partenariats, gestionnaires, scientifiques, médecins). Toutefois, l’événement est ouvert plus largement aux professionnelles et professionnels de santé publique et des universités, de même qu’aux étudiantes et étudiants en santé publique et autres disciplines. Bienvenue à toutes et tous!

Inscription

L’inscription est gratuite, tant pour le volet en ligne qu’en présentiel. Elle doit se faire avant le 8 juin 2026 via ce formulaire. Écrivez-nous à [email protected] en cas de question.

Lieu

Pour les participantes et participants en présentiel, l’événement se déroulera à l’École de santé publique de l’Université de Montréal qui se situe au 7101, avenue du Parc à Montréal (au troisième étage).

Reconnaissance de formation

Cette activité n’est pas reconnue aux fins de reconnaissance de formation continue.

Survol des présentations

Virus du Nil occidental : un nouveau continuum de recherche pour mieux surveiller cette menace croissante

 Le virus du Nil occidental est transmis par les moustiques et disséminé par les oiseaux. Endémique au Québec, il peut provoquer chez l'Humain des maladies neurologiques sévères et potentiellement mortelles. Malheureusement, il n’existe aucun traitement ou vaccin. De plus, la surveillance de ce pathogène en expansion est extrêmement limitée et on ignore complètement s’il a évolué pour devenir plus dangereux pour l’Humain. Pour pallier ce manque, nous avons implémenté un continuum de recherche collaboratif dans lequel nous analysons l’évolution génétique des virus circulants dans la faune aviaire ainsi que l’acquisition de propriétés pathogéniques, et ce, dans des conditions de bio-confinement élevées.

Laurent Chatel-Chaix

Laurent Chatel-Chaix est professeur titulaire au Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’Institut national de la recherche scientifique depuis 2016. Son équipe de recherche étudie la biologie et la pathogenèse des flavivirus, notamment celles des virus de la dengue, du Nil occidental et Zika. Par ailleurs, il dirige le laboratoire de niveau de confinement 3 de l’INRS. Il a reçu en 2016 le prix Bhagirath-Singh de début de carrière en recherche des IRSC, et est chercheur-boursier du FRQS depuis 2018.


Mobiliser les données climatiques pour consolider l’application de l’approche Une seule santé en santé publique 

L’approche Une seule santé, qui intègre des données issues de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement, est maintenant reconnue comme essentielle pour orienter les interventions dans de nombreux domaines. Toutefois, l’intégration des données climatiques comme composante des données environnementales demeure encore peu fréquente dans la mise en œuvre de cette approche. Cette présentation mettra en lumière la valeur ajoutée de l’intégration des données climatiques aux données humaines, animales et environnementales afin d’orienter la surveillance et la planification d’interventions de santé publique dans le domaine des zoonoses.

Ariane Adam-Poupart

Ariane Adam-Poupart a obtenu un doctorat en santé publique de l’Université de Montréal en 2014 et ses travaux de thèse ont porté sur les effets potentiels des changements climatiques sur la santé et la sécurité des travailleurs au Québec. Depuis, elle est conseillère scientifique spécialisée à l’INSPQ. Elle est responsable de la programmation scientifique sur l’adaptation du travail aux changements climatiques, tout en agissant comme coordonnatrice de l’équipe travaillant sur les zoonoses. Elle est aussi professeure associée au Département de santé environnementale et de santé au travail de l’École de santé publique de l’Université de Montréal


Projet Virage : processus participatifs et outils de modélisation pour une ville inclusive et durable 

Face aux changements climatiques, le projet Virage propose une méthode inédite pour comprendre et agir sur la ville de demain, à partir d’une perspective systémique. Il propose aux citoyennes et citoyens, aux organisations communautaires, aux villes et aux institutions de la région montréalaise de réfléchir ensemble à la ville de demain. Il mobilise des méthodes participatives, comme la cartographie conceptuelle et les diagrammes causaux en boucle, et des outils de modélisation, comme les modèles multi-agents. En identifiant des scénarios d'intervention et en analysant leurs impacts, il soutiendra les décisionnaires dans le choix d’aménagements inclusifs et durables, au bénéfice de la santé physique, mentale et sociale des populations.

Yan Kestens

Yan Kestens est professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM) et chercheur au Centre de recherche en santé publique (CReSP). Par le biais de méthodes innovantes, ses travaux cherchent à comprendre et modéliser le rôle des déterminants environnementaux et sociaux du système complexe de la santé urbaine, pour soutenir la mise en place d’interventions. Il est également directeur scientifique chez Polygon, une compagnie qui soutient les chercheurs par des infrastructures et outils novateurs.


Rendre visible l’expertise invisible : co-construire l’adaptation climatique en santé publique pour les personnes en situation d’itinérance 

Les changements climatiques exacerbent les inégalités de santé, particulièrement pour les personnes en situation d’itinérance. Cette présentation propose une approche innovante fondée sur l’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+) et la recherche-action participative avec des pairs chercheuses et chercheurs. En mobilisant les savoirs expérientiels et la collaboration avec les milieux communautaires, le projet co-construit des solutions d’adaptation ancrées dans la réalité du terrain. Plutôt que de penser l’adaptation « pour » les populations marginalisées, il s’agit de la penser « avec » elles. Une piste concrète pour une santé publique plus équitable, transformationnelle et opérationnelle.

Ariane Préfontaine

Ariane Préfontaine est chercheuse à l’Observatoire québécois des inégalités. Elle a complété une maîtrise en environnement et développement durable à l’Université de Montréal, avec une spécialisation axée sur les enjeux sociaux et de gouvernance. Elle détient aussi un certificat de deuxième cycle en gestion et développement durable du HEC Montréal ainsi qu’un baccalauréat en sciences économiques et en science politique de l’Université de Montréal. Elle s’intéresse particulièrement aux répercussions des bouleversements climatiques sur les populations souvent invisibilisées et à la réduction des différentes formes d’inégalités dans le contexte des changements climatiques.


Climat et handicap : repenser l’adaptation pour une équité en santé au Québec

Une personne québécoise sur cinq vit avec un handicap. Or, leurs voix restent invisibles dans les politiques climatiques, alors qu’elles subissent de plein fouet les impacts des changements climatiques sur leur santé mentale et physique. En partenariat avec la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec, notre projet explore ces réalités dans trois régions du Québec via des entretiens avec des experts intersectoriels et des personnes en situation de handicap, ainsi qu’une coadaptation d’outils climatiques accessibles. Les résultats révèlent des leviers concrets pour une préparation inclusive. Et si la crise climatique devenait un catalyseur pour corriger ces iniquités?

Muriel Mac-Seing

Muriel Mac-Seing est professeure adjointe à l’École de santé publique de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche en santé publique. Elle étudie les iniquités d’accès aux services de santé, notamment en santé sexuelle et reproductive et justice climatique. Ses recherches, centrées sur les populations en situation de handicap et de vulnérabilité, combinent méthodes mixtes, qualitatives et intersectionnelles pour promouvoir l’équité en santé et la justice sociale, au Canada et dans le monde.


Comprendre les perturbateurs endocriniens : quel impact sur notre santé? 

Les hormones jouent un rôle fondamental dans notre santé : elles orchestrent la communication entre nos organes et régulent des fonctions vitales, comme la croissance, le métabolisme et la reproduction. Mais derrière des objets familiers — bouteilles en plastique, cosmétiques, mobilier, médicaments — se cachent parfois des substances capables de dérégler ce système délicat : les perturbateurs endocriniens. Qu’est-ce que les perturbateurs endocriniens? Comment sommes-nous exposés à ces substances? Comment agissent-elles dans notre corps ? Quels sont les risques pour notre santé ? Certaines personnes ou populations sont-elles plus vulnérables ? Et surtout, comment peut-on réduire notre exposition ou remédier à leurs effets ?

Isabelle Plante

Isabelle Plante est professeure titulaire à l'INRS-Armand-Frappier Santé Biotechnologie. Ses recherches visent à déterminer les mécanismes impliqués dans le développement de la glande mammaire et de comprendre comment leur dérégulation, principalement par les perturbateurs endocriniens, affecte son développement et favorise le cancer du sein. Elle est récipiendaire de nombreux prix pour l’excellence de ses recherches et pour son implication dans le transfert de connaissance. Elle est cofondatrice du Centre intersectoriel d'analyse des perturbateurs endocriniens (CIAPE-ICEDA).


Les inégalités de santé sont relationnelles : le pouvoir des réseaux sociaux 

Même dans les sociétés dites égalitaires, et même lorsque la santé globale s’améliore, les inégalités de santé persistent. Et si ces inégalités ne tenaient pas qu’aux caractéristiques des individus et des groupes, mais aussi à leurs relations? Les réseaux sociaux façonnent les habitudes de vie comme le tabagisme, mais aussi les normes et les désavantages sociaux. À partir de données longitudinales sur des réseaux complets d’adolescents, cette présentation montrera comment l’isolement et l’influence des pairs peuvent amplifier ou réduire les inégalités face au tabac. Comprendre ces dynamiques permet de concevoir des interventions en santé publique qui agissent non seulement sur les individus, mais sur les réseaux qui les relient.

Márta Radó

Márta Radó est professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), au Centre Urbanisation, Culture et Société (UCS). Ses recherches portent sur la santé des populations et les inégalités en santé, en s’appuyant sur des méthodes complexes telles que l’évaluation de programmes et l’analyse des réseaux sociaux à partir de données administratives et d’enquêtes. Ses projets actuels visent notamment à comprendre les inégalités en analysant le rôle des réseaux sociaux, à identifier les déterminants environnementaux de la fertilité et de la santé au-delà des facteurs génétiques et à évaluer comment des politiques publiques peuvent améliorer la santé et réduire les inégalités en santé. 


Ne pas parachuter, mais co-construire : implanter un nouveau rôle en santé périnatale pour les familles migrantes 

Comment implanter un nouveau rôle professionnel sans le parachuter dans les milieux de pratique ? C’est en misant sur la collaboration que nous avons trouvé la réponse. Décisionnaires, équipes terrain, chercheuses et chercheurs se sont réunis autour d’un même objectif : mieux soutenir les familles migrantes au sein des Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance (SIPPE). Ensemble, ils ont co-construit le rôle d’une intervenante dédiée, soutenu par un modèle logique d’implantation développé avec le MSSS, plusieurs CISSS et l’Université de Sherbrooke. Fruit de multiples rencontres et d’un engagement partagé, ce modèle validé à plusieurs niveaux favorise l’acceptabilité sociale, la faisabilité terrain, l’ancrage scientifique et la cohérence avec les priorités en santé publique.

Sabina Abou Malham

Sabina Abou Malham est professeure agrégée à l’École des sciences infirmières de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. Détentrice d’un Ph. D. en santé publique (Université de Montréal, 2015) et d’une formation postdoctorale (UdS), ses travaux de recherche portent sur l’analyse de l’implantation et des effets des innovations organisationnelles en première ligne et en santé et droits sexuels et reproductifs, avec un focus sur le déploiement des rôles professionnels. 


Comités 

Comité d’orientation 

Le comité détermine les grandes orientations et la programmation de l’événement.

Eric Litvak, Institut national de santé publique du Québec  
Michèle Bouchard, École de santé publique de l’Université de Montréal  
Louise Potvin, Centre de recherche en santé publique  
Virginie Portes, Institut de la santé publique et des populations  
Maude Laberge, Université Laval  
Mylaine Breton, Université de Sherbrooke  
Gilles Paradis, Université McGill  
Belinda Crobeddu, Institut national de la recherche scientifique  
Nassera Touati, École nationale d’administration publique  
Carole Clavier, Université du Québec à Montréal  
Cathy Vaillancourt, Réseau Communautés rurales et éloignées en santé

Comité organisateur 

Le comité veille à l’organisation et au bon déroulement de l’événement. 

Martine Isabelle, Geneviève Trudel, Jane Ferland et Pauline Chevalier  
Institut national de santé publique du Québec 

Anne-Sophie Jean-Charles et Chantal Huot  
École de santé publique de l’Université de Montréal

Date et heure

Jeudi 11 juin 2026 - 13 h

Partenaires

Les partenaires de l’événement vous remercient pour votre intérêt!

École de santé publique - Université de Montréal; Centre de recherche en santé publique CRESP; Institut de la santé publique et des populations CIHR-IRSC; Université Laval; Université de Sherbrooke; McGill; UQAM; École nationale d'administration publique ÉNAP; Institut national de la recherche scientifique INRS; CARES Réseau communautés rurales et éloignes en santé