Fièvres hémorragiques virales : mesures de prévention et de contrôle des infections pour les milieux de soins

Les fièvres hémorragiques virales (FHV) retenues dans ce document sont la maladie Ebola, la maladie à virus de Marburg, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo et la fièvre de Lassa. 

Ces recommandations pourraient également être utilisées pour d’autres FHV transmissibles entre humains, telles que les FHV d’Amérique du Sud (virus Chapare, Guanarito, Junin, Machupo et Sabia), la fièvre hémorragique de Lujo et le syndrome de fièvre sévère avec thrombocytopénie. Bien que l’hantavirus des Andes et le virus Nipah n’entraînent pas de fièvre hémorragique, les mesures décrites dans ce document pourraient également s’appliquer étant donné leurs modes de transmission et la sévérité potentielle des maladies qu’ils causent. Des adaptations pourraient toutefois être acceptables, notamment au niveau des spécimens de laboratoire ou de la gestion des dépouilles, pour autant que les directives spécifiques émises par les autorités reconnues au Québec soient suivies.

Il est peu probable de recevoir des cas de FHV au Québec dans le contexte actuel. Néanmoins, dans d’autres régions du monde, certaines de ces FHV sont endémiques ou des éclosions localisées surviennent sur une base régulière. Étant donné la sévérité de ces infections, tous les milieux de soins doivent être préparés à prendre en charge adéquatement et sans délai un usager dans l’attente de son transfert dans un centre hospitalier de soins généraux et spécialisés désigné.

Les membres du CINQ préconisent une approche prudente et recommandent l’application des précautions additionnelles aériennes-contact avec protection oculaire (avec blouse et double paire de gants) en présence de cas suspects, probables ou confirmés de FHV. De plus, lorsque l’usager présente des pertes importantes de liquides biologiques, des équipements de protection individuelle (ÉPI) supplémentaires devraient être portés. Une pièce à pression négative est requise lors de la réalisation d’interventions médicales générant des aérosols (IMGA) qui augmentent le risque de transmission.

L’usager ayant été en contact avec un cas confirmé doit être hébergé en chambre privée avec toilette réservée. Des précautions additionnelles aériennes-contact avec protection oculaire doivent être appliquées si l’exposition est jugée à risque élevé. Les travailleuses et travailleurs de la santé (TdeS) ayant eu une exposition à risque faible peuvent continuer de travailler tant qu’ils demeurent asymptomatiques. Les TdeS ayant eu une exposition à risque élevé doivent être retirés du travail.

 

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Type de publication

ISBN (électronique)

978-2-555-04126-4

Notice Santécom

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