Entre chiffres et miroir : portrait et évolution du statut pondéral selon l’indice de masse corporelle et de la perception du poids au Québec de 2008 à 2020 - 2021

Pour promouvoir la santé mentale et l’image corporelle positive, il est essentiel de prendre en compte les dimensions psychologiques et sociales liées à la perception du poids. Cette étude vise à décrire la répartition du statut pondéral, la perception du poids et leur concordance chez les adultes québécois, à examiner leur évolution de 2008 à 2020‑2021 et à mettre en lumière les variations selon certaines caractéristiques sociodémographiques et psychosociales.

En lien avec le statut pondéral :

  • En 2020‑2021, 32 % des hommes et 45 % des femmes ont un poids dans la catégorie poids normal, 43 % des hommes et 29 % des femmes ont un indice de masse corporelle (IMC) dans la catégorie embonpoint, et environ 23 % des deux genres dans celle obésité.
  • La proportion d’IMC de la catégorie poids normal diminue avec l’âge (56 % chez les 18‑24 ans comparativement (c.) à 33 % chez les 45‑64 ans), tandis que celle obésité augmente (14 % chez les 18‑24 ans c. à 27 % chez les 45‑64 ans).
  • Les personnes plus scolarisées, plus actives et vivant dans des milieux favorisés présentent plus souvent un IMC dit normal et moins souvent un IMC de la classe obésité.
  • La proportion d’IMC dit normal a diminué de 2008 à 2020‑2021, alors que celle obésité a augmenté chez les deux genres (hommes : 17 % c. à 24 %, femmes : 15 % c. à 23 %).

En lien avec les perceptions du poids corporel :

  • En 2020‑2021, les femmes se perçoivent plus souvent en excès de poids que les hommes (46 % c. à 38 %), et une perception d’excès de poids est associée à l’âge et à la détresse psychologique. 
  • De 2008 à 2020‑2021, la perception d’un excès de poids est en hausse chez les femmes (41 % c. à 46 %) et stable chez les hommes.
  • Les hommes sous-estiment plus souvent leur poids que les femmes (32 % c. à 13 %), et cette sous-estimation est plus fréquente avec l’âge, la défavorisation et un faible niveau de scolarité.
  • Une détresse psychologique élevée est également liée à une perception plus fréquente d’un excès de poids (45 % c. à 38 % chez les personnes présentant une détresse faible).
  • Parmi ceux qui se perçoivent de poids normal, près de la moitié des hommes, mais plus de 70 % des femmes ont réellement un IMC dans la catégorie poids normal, les autres étant majoritairement dans celle embonpoint.
  • Les femmes tendent à surestimer leur poids sous l’effet de normes sociales valorisant la minceur, tandis que les hommes le sous-estiment plus souvent, reflétant une normalisation culturelle d’une corpulence plus élevée.
  • La perception et la concordance du poids varient selon le niveau de scolarité et la défavorisation matérielle.
  • Les divergences entre IMC et perception du poids soulignent l’importance de stratégies de santé publique sensibles aux différences de genre et aux inégalités sociales.

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Type de publication

ISBN (électronique)

978-2-555-03574-4

ISSN (électronique)

2291-5486

Notice Santécom

Date de publication