Principes pour promouvoir le mieux-être et prévenir le suicide chez les Premières Nations et les Inuit
La sécurisation culturelle vise à transformer les soins de santé et les services sociaux pour une meilleure adéquation avec les besoins et les réalités des Autochtones. À ce jour, peu d’écrits décrivent son application en santé publique. La présente synthèse des connaissances dégage les principes qui sous-tendent les actions de promotion de la santé mentale et de prévention du suicide.
Sept principes mis de l’avant par les Autochtones ressortent de l’analyse :
- Respecter et soutenir l’autodétermination;
- Comprendre l’influence du colonialisme et pratiquer la réflexivité;
- Reconnaître le rôle de la culture pour le mieux-être;
- Reconnaître l’importance des relations au territoire;
- Soutenir les liens affectifs et sociaux;
- Valoriser les approches centrées sur la communauté et renforcer les capacités locales;
- Créer des collaborations à long terme et cultiver des relations de confiance.
L’autodétermination des populations autochtones est un principe central et transversal à la sécurisation culturelle des actions de promotion de la santé mentale et de prévention du suicide. Lorsque les communautés conçoivent, mettent en œuvre et évaluent elles-mêmes leurs initiatives, elles observent des retombées positives.
Une approche de sécurisation culturelle en promotion de la santé mentale et prévention du suicide reconnaît l’influence de déterminants structuraux, comme le colonialisme, le racisme, la marginalisation ou la pauvreté.
Ouvrir le dialogue sur les traumatismes vécus s’inscrit dans la promotion de la vie et du mieux-être. Pour les Autochtones, ce processus de réappropriation de leur récit favorise le rétablissement des liens culturels et sociaux, et peut contribuer à briser les tabous entourant le suicide.
Les approches centrées sur les forces, mises de l’avant dans les actions de promotion de la vie et de prévention du suicide, valorisent et mobilisent les savoirs, les compétences et les facteurs de protection des personnes et des communautés. La culture en est un exemple; les pratiques culturelles, les langues autochtones, les liens intergénérationnels et la relation au territoire favorisent le mieux-être.