Avis sur un ajout de renseignements au Plan de surveillance thématique sur l’itinérance

Le PSTI vise entre autres à déterminer quels étaient les objets, les indicateurs et les sources de données nécessaires à la surveillance de l’itinérance. La principale source de données du PSTI est l’enquête de dénombrement des personnes en situation d’itinérance, menée par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Cette enquête vise à brosser un portrait de la situation dans treize régions du Québec et, plus précisément, à obtenir des données caractérisant la population en situation d’itinérance dans ces régions. Les données recueillies serviront à « définir des priorités d’action, notamment auprès des jeunes, sur l’accompagnement des personnes en situation d’itinérance, et sur le renforcement des pratiques collaboratives entre les intervenants issus de domaines différents, dont le logement, la santé, la sécurité publique et la justice ».

L’enquête met à la disponibilité des responsables de la surveillance de nombreux renseignements qui permettront de développer et de procéder aux analyses prévues dans le plan. Ces renseignements, qui font l’objet de l’ajout déposé au Comité, se classent en deux grandes catégories : tout d’abord, l’estimation du nombre de personnes dans cette situation et, ensuite, la description de leur profil (ex : âge, lieux fréquentés dans la dernière année, ethnicité). 

Les responsables font part de plusieurs enjeux éthiques, liés notamment à la diffusion des données du PTSI. Entre autres, les personnes en situation d’itinérance font régulièrement l’objet de stigmatisation, ce qui contribue en retour « à la méfiance, la perte de confiance et leur isolement ». Afin de réduire le risque de stigmatisation lié à la diffusion des données, les responsables proposent plusieurs mesures dont la participation de ces personnes à l’élaboration des portraits de surveillance, l’explication des limites de l’enquête, la mise en évidence des facteurs complexes qui mènent à l’itinérance, et l’accent sur les bénéfices potentiels des données pour celles-ci, notamment en ce qui concerne de services. Enfin, il est suggéré d’utiliser un vocabulaire non stigmatisant, comme le terme « personne en situation d’itinérance » plutôt que celui d’« itinérant » et le questionnaire soumis aux personnes ne fait pas directement référence à leur situation d’itinérance. Selon les responsables, le fait que le questionnaire aborde plutôt la situation d’itinérance sur le plan des difficultés liées au logement permet une approche plus sensible et respectueuse de la réalité vécue par les personnes.

 

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Type de publication

ISBN (électronique)

978-2-555-03120-3

Date de publication