La prévention en santé : de l’intervention clinique aux politiques publiques
À l’instar de plusieurs pays, le Québec est engagé dans des réorganisations du réseau de la santé et des services sociaux. Au nombre des défis auxquels le secteur de la santé est confronté, on compte la hausse grandissante des coûts de santé, la volonté gouvernementale de contenir les dépenses, des disparités sociales et économiques tenaces, le vieillissement et la diversification démographiques, la transformation numérique et les changements climatiques. La politique de santé doit s’adapter à cette nouvelle réalité.
Plusieurs voix appellent désormais un virage en faveur de la prévention en santé. Les organisations de santé publique sont certainement les mieux placées pour contribuer à ce changement structurant.
L’INSPQ répond à la question : qu’est-ce que la prévention dans une perspective de santé publique?
En bref
- La prévention vise à empêcher l’apparition de problèmes de santé en agissant sur leurs causes. Elle tente aussi de diminuer le fardeau de la maladie ou des traumatismes lorsqu’ils surviennent.
- Un continuum d’approches préventives doit être mobilisé : de l’approche clinique axée sur le patient à l’approche globale associée aux politiques publiques.
- Des politiques publiques mises en œuvre par l’ensemble des secteurs d'activités — comme la lutte contre la pauvreté ou les programmes de santé au travail — contribuent à réduire les inégalités et optimiser la santé de tous.
- Pour gagner une année de vie en bonne santé, il serait de trois à quatre fois moins onéreux d’investir en prévention plutôt que dans les soins curatifs.
- Le Québec est souvent pris en exemple pour illustrer l’effet probant des politiques publiques sur la santé. Poursuivre sur cette voie, avec le concours des organisations de santé publique, permettrait de préserver et même d’améliorer la santé de la population.