Résultats rapportés et interprétation

Résultats rapportés

Analyse par examen microscopique direct

Les résultats rapportés devraient indiquer : 

  • le nombre total des spores/m3 d’air dans chaque échantillon;
  • le nombre de spores/m3 d’air pour chaque type de spores identifiées. L’identification est souvent limitée au genre ou au groupe. Par exemple, les genres Aspergillus et Penicillium sont rapportés « Aspergillus/Penicillium groupe » (ou Aspergillus/Penicillium like) car les spores sont similaires au microscope et ne peuvent donc pas être identifiées au genre. De plus, certains autres genres de moisissures peuvent se retrouver sous cette appellation). 

Penicillium sp. observé au microscope.

Penicillium sp. observé au microscope. (Crédit photo : Geneviève Marchand)

Analyse par mise en culture

Les résultats devraient notamment inclure (5) :

  • le nombre total d’unités formatrices de colonie (UFC)/m3 d’air pour chaque échantillon prélevé;
  • le nombre d’unités formatrices de colonie (UFC)/m3 d’air pour chaque espèce et/ou genre de moisissures identifiées.

Exemple de moisissures en croissance sur un milieu de culture (ou milieu gélosé)

Exemple de moisissures en croissance sur un milieu de culture (ou milieu gélosé). (Crédit photo : Michel Legris)

Interprétation

  • L’interprétation des résultats d’analyse des échantillonnages de l’air se base principalement sur la comparaison des types de moisissures (genres et espèces) et des quantités retrouvées dans l’environnement suspecté d’être contaminé, par rapport à celles retrouvées dans un secteur jugé non contaminé (échantillons comparatifs), par exemple l’air extérieur (voir Encadré 4) (4,7,11,13,19). Ainsi, pour l’analyse des échantillonnages de l’air, l’identification des espèces de moisissure sera utile afin de comparer la biodiversité retrouvée à l’intérieur et à l’extérieur (5,13).

Encadré 4: Sites de prélèvement des échantillons comparatifs

Si des échantillonnages de l’air ont été effectués dans le cadre d’une investigation fongique d’un bâtiment, il importe que des échantillons comparatifs aient été prélevés afin de comparer la diversité et les concentrations fongiques retrouvées dans le ou les secteurs soupçonnés d’être contaminés par rapport à un secteur supposé exempt de contamination fongique.

La principale source de moisissures à l’intérieur est l’air en provenance de l’extérieur. En l’absence de contamination fongique dans le bâtiment, il existe d’ordinaire une relation entre les concentrations de moisissures présentes dans l’air intérieur et l’air extérieur (1,2,5,52), et les concentrations retrouvées varient selon divers facteurs, soit les saisons, le moment de la journée et la localisation (5). Conséquemment, en l’absence de neige au sol, des échantillons comparatifs doivent avoir été collectés à l’extérieur dans l’environnement immédiat du bâtiment (incluant les sites à proximité des prises d’air ou tout autre lieu significatif) aux fins de comparaison (4). Cette façon de faire permet d’indiquer si ce qui est retrouvé dans l’air intérieur est typique de ce qui est retrouvé dans l’air extérieur au moment de l’échantillonnage (16).

La concentration extérieure de moisissures et de leurs spores, ainsi que des genres et des espèces retrouvées, varie selon la période de l’année (ex. : début de l’été ou automne) et le type d’environnement (ex. : milieu urbain ou rural). Par exemple, les concentrations de moisissures dans l’air extérieur sont les plus élevées au cours de l’été et de l’automne (2,19,53).

Lorsque le sol est recouvert de neige et que les feuilles sont absentes des arbres, les concentrations de moisissures dans l’air extérieur diminuent de façon marquée (4,5,15,19,53). Leur contribution dans l’air intérieur en provenance de l’extérieur devient presque nulle, et il est alors conseillé que les échantillons comparatifs proviennent d’une pièce présumée non contaminée du même bâtiment où est réalisée l’investigation. Dans l’impossibilité d’avoir des échantillons comparatifs dans le même bâtiment, il peut arriver que les prélèvements soient réalisés dans un immeuble adjacent, idéalement de type et de vocation équivalents.

  • Deux sites d’échantillonnage ne pouvant être parfaitement similaires, l’analyse comparative ne devrait être réalisée que de manière semi-quantitative. Une contamination fongique inhérente à des conditions d’humidité excessive sera ainsi soupçonnée lorsque l’échantillon provenant de l’endroit présumé contaminé (4,7) :
    • présente un nombre total de moisissures cultivables (UFC/m3) et/ou de spores (spores/m3) plus élevé que les échantillons comparatifs, en considérant les variabilités méthodologiques et les limites des méthodes utilisées;
    • révèle une proportion relative des espèces différente de l’échantillon comparatif (même si les quantités totales diffèrent peu).

Pour de plus amples informations sur les moisissures retrouvées dans l’environnement intérieur :

Le Compendium sur les moisissures fournit de l’information sur les genres (ou espèces) de moisissures les plus fréquemment retrouvés dans les bâtiments et sur les effets sur la santé qui leur sont associés (INSPQ).

Le rapport scientifique Les risques à la santé associés à la présence de moisissures en milieu intérieur de l’INSPQ présente dans la section 1.3.1 les principales moisissures retrouvées dans l’environnement intérieur selon le type de substrat (tableau 2, p. 7) ainsi qu’une liste de genres de moisissures communément retrouvées dans les bâtiments avec un problème de contamination fongique (tableau 3, p. 8). Le tableau 4 (p. 11) fournit des exemples de moisissures hydrophiles.

L’annexe 7 présente, au moyen d’exemples pratiques pour aider à interpréter les résultats d'échantillonnage de l'air, les informations à considérer lors de l’interprétation.

L’annexe 8 présente un survol de la nomenclature et de la taxonomie des moisissures, ainsi que des appellations parfois utilisées par les laboratoires pour identifier certaines structures observées lors de l’analyse microscopique.

  • Les résultats devraient toujours être interprétés avec prudence; l’analyse comparative peut biaiser les résultats, notamment pour les raisons suivantes :
    • les fluctuations temporelles et spatiales considérables des concentrations extérieures, qui nécessitent une interprétation pondérée utilisant un bon jugement et une connaissance de la biologie et de l’écologie des moisissures. En effet, des connaissances générales sur les moisissures sont une base essentielle à l’analyse des résultats d’échantillonnage de l’air et de leur interprétation (13);
    • le statut inconnu de la pièce où les échantillons comparatifs ont été prélevés, le cas échéant (recommandé surtout si l’échantillonnage est réalisé en hiver, voir Encadré 4).
  • Selon la méthode d’analyse utilisée (par croissance sur milieu gélosé ou par examen microscopique direct), les dénombrements et la biodiversité obtenus lors de l’échantillonnage de l’air seront différents. Il convient également de noter que les éléments fongiques non viables (ou non cultivables), non détectés par la mise en culture, peuvent aussi avoir des propriétés toxiques, allergènes ou irritantes pouvant entraîner des effets à la santé chez les personnes exposées (4,11).

La méthode d’impaction des spores sur milieu gélosé permet une identification plus précise des moisissures, en identifiant certaines d’entre elles à l’espèce, ce que ne permet pas la méthode d’analyse par examen microscopique. Cependant, les concentrations et la diversité réelle de moisissures dans les échantillons mis en culture peuvent être sous-estimées, notamment pour les raisons suivantes (5,13,54) :

  • l’envahissement de la surface du milieu de culture par certains microorganismes, qui peut amener un décompte imprécis et rendre impossible l’identification ou empêcher certaines espèces de croître par compétition. Par exemple, certaines moisissures peuvent croître lentement et ne pas avoir l’opportunité de se développer parce qu’elles sont dominées par celles qui croissent plus rapidement. Également, plusieurs moisissures produisent des métabolites secondaires, toxiques pour les autres moisissures;
  • la capacité des moisissures à croître ou à sporuler sur le milieu de culture et dans les conditions d’incubation utilisées.

Pour ces raisons, les concentrations obtenues à la suite de l’analyse par microscopie directe vont être généralement plus élevées que celles résultant de l’analyse par décompte des colonies produites par la mise en culture, certaines moisissures non viables ou non cultivables n’étant pas détectées avec cette dernière méthode (13). La flore microbiologique cultivable (UFC/m3) peut représenter 10 %, voire aussi peu que 1 % de la flore microbiologique totale (spores/m3(55).

  • Comme les autres données et résultats de mesures effectuées dans un contexte d’investigation fongique, les résultats d’échantillonnage de l’air ne doivent jamais être interprétés seuls. Chaque cas est unique et l’interprétation doit toujours considérer l’ensemble des informations recueillies au cours de l’investigation, notamment les observations lors de la visite des lieux, l’historique du bâtiment et toute autre information pertinente telles que les mesures de l’humidité relative et de la moiteur (13,18,25).

En effet, une bonne connaissance des autres informations et observations sur le bâtiment ainsi que des conditions présentes lors de l’échantillonnage est essentielle afin de bien interpréter les résultats de l’analyse comparative. Par exemple, les résultats d’échantillonnage de l’air dans un bâtiment dont la ventilation est assurée de manière naturelle, par l’ouverture des fenêtres, ne seront pas interprétés de la même manière que ceux réalisés dans un bâtiment ventilé mécaniquement, dont l’air provenant de l’extérieur est filtré. Dans ce dernier cas, la contribution provenant de l’air extérieur sera anticipée moindre et les échantillons prélevés à l’intérieur devraient, théoriquement, avoir une diversité similaire, mais une concentration moins élevée que ceux prélevés à l’extérieur (13).

Il peut également arriver, dans certaines circonstances, de retrouver dans des bâtiments exempts de contamination fongique des concentrations de moisissures dans l’air intérieur supérieures à celles retrouvées à l’extérieur, par exemple en raison d’une ventilation insuffisante, des activités des occupants lors de l’échantillonnage (qui peuvent causer une remise en suspension des particules dans l’air) ou d’un mauvais entretien (5). Une contribution plus importante en provenance de l’extérieur peut également être observée lors de certaines journées. Les concentrations présentes dans l’air l’intérieur peuvent ensuite demeurer élevées pendant un certain temps alors que celles retrouvées à l’extérieur ont diminué (6).

  • Dans le cas où les résultats laissent présager une contamination fongique, il est toujours nécessaire de rechercher et de confirmer visuellement la présence de la contamination, dans le but de caractériser la cause, la localisation et l’étendue du problème, puis d’apporter les mesures correctives appropriées (13).

Par ailleurs, certaines situations peuvent conduire à de faux résultats négatifs en raison, par exemple, de la présence possible d’éléments non viables dans l’air et/ou non détectables par une mise en culture, des limites inhérentes à la méthode utilisée, du choix des endroits échantillonnés, etc. (4,15). Des moisissures à un stade de croissance précoce peuvent par ailleurs être plus difficiles à déceler (13).

  • Les résultats devraient toujours être interprétés par des professionnels qui possèdent une expertise et une expérience pertinentes dans l’interprétation de telles données (4) (ex. : microbiologiste, hygiéniste du travail ou de l’environnement), et qui connaissent bien les limites associées à l’échantillonnage de l’air.

D’une part, les concentrations de moisissures dans l’air sont très variables dans le temps (même au cours d’une seule journée) (11,18,19,49) et dans l’espace (11,13). Tel un portrait, l’échantillonnage de l’air ne fournit qu’une information ponctuelle sur les conditions présentes au moment de l’échantillonnage. Par exemple, des courants ou des mouvements d’air (ex. : ventilation) influencent la dispersion dans l’air intérieur des spores déposées ou en croissance sur les surfaces. D’autres facteurs, tels que l’humidité relative et la température, interviennent dans le relâchement des spores dans l’environnement. Des échantillonnages réalisés sur d’autres sites ou à d’autres moments pourraient ainsi générer des résultats très différents.

D’autre part, la connaissance des genres de moisissures (ex. : Stachybotrys) ou d’autres mycètes (ex. : levures) nécessitant une teneur en eau importante pour croître peut fournir des informations utiles lors de l’interprétation des résultats (voir Encadré 5) (6).

Encadré 5: Interprétation de la présence de bactéries ou de levures dans les rapports d’investigation de la contamination fongique

Des données associées à la présence de bactéries et de levures sont fréquemment colligées dans les rapports d’investigation fongique.

Les bactéries dans l’air intérieur peuvent provenir de sources diverses telles que l’air extérieur et, tout particulièrement, des occupants eux-mêmes (notamment par les aérosols produits lors des éternuements, les squames en suspension dans l’air et la remise en suspension des poussières déposées). Certaines bactéries, telles que les mycobactéries et celles appartenant au genre Streptomyces, pourraient également croître dans des conditions similaires à celles requises pour la prolifération des moisissures (11). Par ailleurs, le taux de ventilation aurait une influence sur la contribution de ces différentes sources dans l’air intérieur (56–59). Ainsi, considérant les diverses sources de bactéries dans l’air intérieur, l’évaluation de la diversité et de la charge bactérienne dans l’air dans un contexte d’investigation fongique n’est généralement pas considérée utile, les résultats qui en découlent étant difficilement interprétables (18).

La présence de levures est également fréquemment détaillée dans les rapports d’investigation parce qu’elles se développent souvent sur les mêmes milieux de culture que les moisissures. Leur présence peut signifier des conditions d’humidité très élevée (présentes ou passées) dans le bâtiment investigué, qui favorisent la croissance de certaines levures. Toutefois, les levures sont rarement la cause d’effets sur la santé dans un contexte de contamination fongique d’un bâtiment (4).

Le site Des clés pour améliorer la qualité de l’air de votre demeure fournit des conseils pratiques pour identifier un professionnel qualifié (sous l’onglet À propos de votre domicile/Bien choisir un expert ou une entreprise spécialisée).

Résumé des informations à vérifier

En accompagnement des résultats de mesure d’échantillonnage de l’air, certaines informations devraient être indiquées dans le rapport et peuvent être vérifiées afin d’assurer une interprétation adéquate, en particulier :

  •  
  • les objectifs ou les hypothèses recherchées avec l’échantillonnage de l’air, qui doivent être suffisamment clairs et précis (5,18);
  • l’échantillonnage réalisé par un professionnel (ex. : hygiéniste) qui possède une formation et une expérience pertinentes (ex. : qui connaît les limites de la méthode) (23), selon un protocole reconnu;
  • le recours à des échantillons témoins (aussi appelés contrôles négatifs ou blancs), afin de s’assurer que les prélèvements n’ont pas été contaminés durant le processus d’échantillonnage. Ces témoins sont des géloses ou des membranes adhésives qui proviennent du même lot et qui suivent les échantillons en tout temps (ex. : transport, entreposage), sans toutefois que de l’air y ait été projeté. Un témoin pour chaque groupe de dix échantillons est recommandé (28);
  • le recours à des échantillons comparatifs (voir Encadré 4), prélevés à l’extérieur ou dans une pièce présumée non contaminée (le cas échéant) afin de comparer avec la ou les pièces soupçonnées d’être contaminées. L’absence de tels prélèvements constitue une faiblesse importante de la démarche puisqu’elle rend les résultats difficiles, voire impossibles à interpréter;
  • la localisation exacte des prélèvements effectués, par exemple : hauteur de l’échantillonnage, proximité de la prise d’air (si des échantillons sont prélevés à l’extérieur et que le bâtiment est ventilé mécaniquement) ou autres détails sur la localisation susceptibles d’influencer les concentrations mesurées;
  • les caractéristiques de l’environnement extérieur à proximité du site d’échantillonnage (surtout si des échantillons comparatifs sont prélevés à l’extérieur), spécialement si elles peuvent influencer les concentrations de moisissures dans l’air de manière ponctuelle; les conditions météorologiques (ex. : présence de vents, de pluie) et les activités en cours au moment de l’échantillonnage (ex. : tonte du gazon, soufflage des feuilles, balayage des rues) en sont quelques exemples;
  • les caractéristiques de l’environnement intérieur à proximité du site d’échantillonnage, spécialement si elles peuvent influencer les concentrations de moisissures dans l’air de manière ponctuelle, par exemple la présence et le nombre d’occupants, les activités des occupants et leurs déplacements, les installations de ventilation en fonction, le délai depuis la fermeture des fenêtres, la présence de sources potentielles de moisissures (corbeille de fruits, ordures ménagères, plantes en pot, bac à compost, etc.);
  • le recours à deux échantillons au minimum pour chaque site de prélèvement (en double) (5,13,15). Le moment où ces échantillons sont prélevés et le temps requis entre les échantillonnages dépendent du contexte et des objectifs poursuivis. Néanmoins, lorsque possible, des échantillons prélevés à des moments différents peuvent aider à évaluer la variabilité temporelle entre les échantillons (5);
  • le recours à un laboratoire accrédité pour l’analyse des échantillons (voir la fiche Rappel de la démarche d'évaluation de la contamination fongique), selon les protocoles prescrits (25).

Si l’analyse des échantillons a été réalisée par examen microscopique direct, le rapport d’analyse du laboratoire devrait également indiquer :

  •  
  • le pourcentage de la lame qui a été balayé. À titre d’exemple, la bonne pratique énoncée dans la Méthode 367 de l’IRSST est un décompte des particules fongiques effectué sur 100 % de la lame (51), sauf pour des échantillons où la charge fongique est très importante (un pourcentage en dessous de 100 % peut être acceptable, mais ne doit jamais être inférieur à 20 %);
  • la présence d’interférence, qui peut influencer la capacité de détection des spores et des autres structures fongiques (ex. : en raison de la présence d’une trop grande quantité de pollens, de poussières ou de spores, qui empêche l’analyse [49]);
  • la limite de détection de la méthode, qui permet de calculer la valeur minimale rapportée (voir Annexe 7 - Exemples pratiques pour aider à interpréter les résultats d'échantillonnage de l'air).

Si l’analyse des échantillons a été réalisée par mise en culture, le rapport d’analyse du laboratoire devrait également inclure:

  •  
  • le facteur de correction utilisé (positive hole correction)[1] pour calculer le nombre total d’UFC/m3 d’air dans l’échantillon, s’il y a lieu (en présence d’une concentration importante de moisissures dans l’air);
  • le type de milieu de culture et les conditions d’incubation utilisés par le laboratoire (5);
  • la limite de détection de la méthode, qui permet de calculer la valeur minimale rapportée (voir Annexe 7 - Exemples pratiques pour aider à interpréter les résultats d'échantillonnage de l'air).

Pour en savoir plus sur les méthodes d’analyse des échantillonnages de l’air et l’interprétation des résultats :

Le document Caractérisation et dénombrement des spores de moisissures prélevées par impaction sur cassette – MA-367 présente la méthode de l’IRSST pour l’analyse par examen microscopique des échantillons d’air (trappe à spores) (IRSST, 2008).

Le document Dénombrement des bactéries et moisissures cultivables de l’air prélevées sur filtre de polycarbonate – MA-368 présente la méthode de l’IRSST pour l’analyse par mise en culture des échantillons d’air prélevés au moyen d’un filtre de polycarbonate (IRSST, 2011).

Le livre Recognition, evaluation, and control of indoor mold aborde des méthodes d’analyse des échantillonnages de l’air (AIHA, 2008, p. 155-159).

L’avis scientifique Les risques à la santé associés à la présence de moisissures en milieu intérieur présente des informations sur l’interprétation d’échantillonnages de l’air (INSPQ, 2002, p. 59-60).

L’annexe 4 présente, sous forme de grille, les sections et contenu types d’un rapport d’investigation de la contamination fongique d’un bâtiment. Les informations générales qu’il devrait contenir sont exposées section par section, c’est-à-dire : contexte, objectifs, méthodologie (en particulier lorsque des appareils sont utilisés), résultats et interprétation (notamment les informations qui devraient figurer dans la légende accompagnant les photographies), recommandations et conclusions, références.

L’annexe 9 présente les autres méthodes d’analyse disponibles ou en émergence, telles que les méthodes d’analyse moléculaire (ex. : ERMI) et de dosage enzymatique (ex. : mycometer). À l’heure actuelle, ces méthodes sont pour la plupart davantage utilisées dans un contexte de recherche.

 

[1]     Lors de l’impaction d’une concentration importante de moisissures sur milieu gélosé, la probabilité que plus d’une spore soit projetée au même site de contact est importante. Dans une telle situation, il y aura compétition pour les nutriments présents dans la gélose, qui sont nécessaires à la croissance des moisissures. En conséquence, une seule des spores situées au même site de contact arrivera à croître sur le milieu, ce qui amènera une sous-estimation de la concentration réelle de moisissures dans l’échantillon. Pour cette raison, en présence d’une concentration élevée de moisissures dans l’air, le laboratoire devra utiliser un facteur de correction (défini selon une table de correction en fonction de la concentration mesurée) pour rapporter le nombre total d’UFC/m3 d’air. Ce facteur de correction ne doit toutefois pas être utilisé pour rapporter le nombre d’UFC/m3 d’air pour chaque espèce et/ou genre de moisissures identifiées. De cette manière, quand un tel facteur de correction est employé, la concentration totale d’UFC/m3 d’air sera plus élevée que l’addition des concentrations obtenues pour chaque espèce et/ou genre de moisissures identifiées.

Dernière modification: 

8 juin 2016