Sur les traces d’un mystérieux mal
Peu de temps après la Conquête et de début du Régime anglais au Bas-Canada, vers la fin du XVIIIe siècle, des habitants de la région de la Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix, ont commencé à souffrir d’une mystérieuse maladie. Les autorités sanitaires de l’époque en perdaient leur latin…
Passionné de l’histoire de la médecine et de la santé publique, le médecin-conseil au Laboratoire de santé publique du Québec, Réjean Dion, s’est lancé sur cette piste pour tenter d’éclaircir cette histoire, en répertoriant les trouvailles d’autres historiens et en y ajoutant une touche moderne d’épidémiologie et de biostatistique appliquées, bonifiant le portrait de cet événement.
D’où provenait-elle? Était-ce une maladie semblable à la syphilis, mais non transmissible sexuellement? Qui touchait-elle? Quelles en étaient les principales manifestations cliniques? Pouvait-on en guérir et si oui, comment? Féru d’épidémiologie, de biostatistique et d’histoire, Réjean Dion a mené une véritable enquête, qu’il expose dans le septième épisode de Regard sur la santé publique.
Ce cas particulier donne l’occasion d’apprécier les progrès remarquables accomplis en santé publique, en microbiologie et en infectiologie depuis 250 ans. Les autorités de l’époque disposaient de bien peu de moyens pour identifier, traiter et prévenir ce genre d’infection. Nos laboratoires modernes permettraient aujourd’hui de réagir rapidement face à une pareille épidémie, qui a duré près d’une décennie.
Médecin omnipraticien de formation, Réjean Dion nous explique également ce qui l’a motivé à travailler en santé publique avec un intérêt marqué pour l’épidémiologie, la biostatistique et l’informatique appliquées.
Vous retrouverez cet épisode, comme les précédents, sur Apple Podcasts, BaladoQuébec, SoundCloud, Spotify et YouTube, de même que sur le site de l’Institut national de santé publique du Québec.