Quatre propositions pour davantage de sécurité dans les sports de combat

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) propose quatre mesures pour améliorer la sécurité dans les sports de combat. Dans son mémoire Favoriser une pratique plus sécuritaire de tous les sports de combat, L'INSPQ donne son avis sur cette question soulevée par la révision des règlements pour les combats professionnels, en élargissant la réflexion à la pratique des amateurs.

S’inspirer des bonnes pratiques dans d’autres sports de contact

L’INSPQ suggère d’évaluer la possibilité d’appliquer aux sports de combat des mesures comme les critères d’arrêt de jeu, le nombre et la durée des parties, les équipements de protection et la meilleure façon de moduler l’exposition aux coups des athlètes selon l’âge. De telles mesures ont démontré leur pertinence dans des disciplines comme le hockey et le football. La boxe olympique constitue un bon exemple. La réduction du nombre de rounds et du décompte pour le K.O. sont associés à une diminution du risque de K.O. et de blessures graves.

Documenter davantage les blessures associées aux différents sports de combat

Par son plan de surveillance des traumatismes non intentionnels, l’INSPQ documente les circonstances des blessures, les caractéristiques des lésions et leurs conséquences. Les informations d’autres organismes et ministères, notamment celui de l’Éducation, pourraient aussi favoriser un portrait plus complet de l’enjeu au Québec, incluant chez les jeunes qui s’entraînent dans les circuits compétitifs non professionnels.

Favoriser l’accès aux données de la Régie des alcools, des courses et des jeux sur les sports de combat

L’INSPQ préconise que la Régie des alcools, des courses et des jeux rende disponibles en toute confidentialité ses données sur le sujet. Cela contribuerait à mieux documenter l’évolution des problèmes de santé et de sécurité associés à la pratique professionnelle des sports de combat au Québec. Ce partage faciliterait aussi l’évaluation des répercussions des projets de règlement présentés par le gouvernement pour les actualiser. Ceux-ci prévoient la transmission de nouvelles informations lors de la demande de permis sur l’état de santé des participants ainsi que l’obligation pour le gérant de déclarer un K.O. à la suite de coups portés à la tête.

Sensibiliser la population aux risques associés aux différents sports de combat

Enfin, les mesures règlementaires doivent s’accompagner d’actions pour éviter la banalisation des traumatismes craniocérébraux dans les disciplines de combat. Cette sensibilisation doit s’adresser tant aux concurrents qu’au public. Nombre d’athlètes décident de ne pas divulguer des symptômes de commotions cérébrales, souvent parce qu’ils ne les perçoivent pas suffisamment graves pour justifier un arrêt du jeu. Des programmes de sensibilisation aux traumatismes craniocérébraux ont déjà montré leur efficacité, notamment au football américain. Pour sa part, la Nouvelle-Galles du Sud en Australie oblige depuis 2024 une formation sur les commotions cérébrales pour les participants aux sports de combat.

1 septembre 2026