Nouvelle étude sur la COVID longue dans la population générale
Depuis la pandémie de COVID-19, plusieurs Québécoises et Québécois ont vécu ou vivent toujours avec des symptômes persistants au moins trois mois (tels que fatigue, essoufflement, brouillard mental) liés à une infection au SRAS-CoV-2 aussi connu sous le nom de COVID longue. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) suit l’évolution et les répercussions de cette maladie chronique dans la population adulte québécoise, mais aussi chez le personnel de la santé en raison de son exposition accrue au virus. Voici ses principaux constats.
Chez les adultes québécois
Environ 3 % des adultes québécois présentaient des symptômes de COVID longue au moment des sondages menés en 2023-2024. La durée médiane des symptômes après une première infection était supérieure à 1 an, ce qui signifie que 50 % des personnes atteintes de COVID longue étaient encore malades après 1 an.
Le risque de développer la COVID longue était d’environ 8 % après une première infection au SRAS-CoV-2. Ce risque était plus élevé chez les femmes, les personnes âgées de 40 à 59 ans et celles infectées par la souche ancestrale du virus en début de pandémie. Le risque augmentait avec la gravité des symptômes de l’épisode de COVID-19 ayant mené à la COVID longue.
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Chez le personnel de la santé
Environ 6 % du personnel de la santé présentait des symptômes de COVID longue tels que de la fatigue, de l’essoufflement et des problèmes de concentration ou de mémoire, au moment de l’enquête menée par l’INSPQ en 2023. Le personnel touché avait plus fréquemment des difficultés dans sa vie quotidienne, un risque plus élevé d’absentéisme et une diminution de sa capacité de travail.
Le risque de développer la COVID longue était d’environ 15 % après une première infection au SRAS-CoV-2. Ce risque était plus faible après une réinfection. La gravité de l’épisode aigu de COVID-19 était le meilleur prédicteur du risque ultérieur de COVID longue. Une dose de rappel avec un vaccin contre la COVID-19 fournissait une protection substantielle contre le risque de développer la COVID longue, en particulier parmi le personnel ayant déjà contracté une infection.
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Des soins de santé
Plusieurs interventions peuvent être faites pour diminuer les effets de certains symptômes de la COVID longue, en attendant que des traitements plus adaptés soient développés. Au Québec, un réseau de cliniques(lien externe, s'ouvre dans une nouvelle fenêtre) est à la disposition des personnes qui en souffrent.
Des tests approuvés pour diagnostiquer la COVID longue et des médicaments pour en guérir sont toujours en développement. Selon la littérature scientifique, la vaccination contre la COVID-19 réduit le risque de développer une COVID longue.
L’INSPQ poursuit ses travaux pour documenter l’évolution de la COVID longue. D’autres rapports sont prévus en 2026.