Publication de huit nouveaux indicateurs de santé publique
L’Indicateur de santé publique publie huit nouveaux ensembles de données. Colligés par l’Institut national de santé publique du Québec, ils concernent autant la santé mentale que la santé physique, de même que la consommation de substances psychoactives.
Perception de l’état de santé
Bien que subjective, la perception de l’état de santé s’avère fortement liée à l’état de santé réel. À mesure que l’âge avance, la perception d’un bon état de santé diminue. Ainsi, si dans la population générale, une personne sur dix ne se considère pas en bonne santé, ce sentiment touche une personne sur quatre chez les 75 ans et plus. La population résidant dans les quartiers les plus défavorisés rapporte plus fréquemment ne pas se percevoir en bonne santé. De 2008 à 2021, ce taux demeure relativement stable.
Santé mentale
De 2014 à 2021, on observe une augmentation de la détresse psychologique dans l’ensemble de la population. Si elle diminue avec l’âge, elle demeure plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Les jeunes femmes de 15 à 24 ans affichent d’ailleurs le taux le plus élevé.
D’autre part, 4 % de la population québécoise a sérieusement songé au suicide en 2020-2021. Ces pensées ont particulièrement affecté les jeunes de 15 à 19 ans, davantage encore les filles. La proportion a diminué avec l’âge pour atteindre 1,4 % après 65 ans.
Substances psychoactives
En 2020-2021, une personne sur quatre a consommé de l’alcool de manière excessive. Celles qui fument quotidiennement ou occasionnellement étaient plus susceptibles de boire excessivement que celles qui ne fument pas ou qui avaient cessé de fumer. Ce problème affecte davantage les hommes (en particulier ceux de 25 à 44 ans, pour plus du tiers) que les femmes. On considère comme excessive la consommation de cinq verres pour les hommes et quatre verres pour les femmes lors d’une même occasion au moins une fois par mois pendant les 12 mois précédents.
Toujours en 2020-2021, 18 % de la population a consommé du cannabis, une hausse de plus de 5 % par rapport à 2008. Chez les jeunes de 21 à 24 ans, quatre personnes sur dix sont concernées (45 % pour les jeunes hommes).
Quant aux autres drogues, pendant la même période, 4 % de la population québécoise en a consommé, dans des proportions plus élevées chez les hommes que chez les femmes. Ce comportement s’est avéré deux à trois fois plus fréquent chez les personnes présentant une détresse psychologique élevée.
Autres indicateurs
Près de 5 % des personnes aînées ont subi une blessure importante à la suite d’une chute en 2020-2021, une baisse par rapport à 2014-2015. Cela s’est produit plus fréquemment chez les femmes.
Par ailleurs, bien que la proportion de personnes n’ayant plus de dents naturelles ait reculé de 2008 à 2021, cela demeure le cas pour une personne sur douze dans l’ensemble de la population et une sur deux chez les 85 ans et plus. Les personnes qui fument quotidiennement ou qui ont arrêté de fumer risquent deux fois plus de se retrouver dans cette situation que celles qui ne fument pas ou qui le font occasionnellement.
Vous retrouverez les détails de ces statistiques et de la méthodologie dans l’Indicateur de santé publique.