Mieux prévenir la consommation de produits de vapotage, d’alcool, de cannabis et de tabac chez les jeunes

Au Québec, de moins en moins de jeunes consomment des substances psychoactives comme le tabac, l’alcool ou le cannabis. Une exception : la cigarette électronique, dont la popularité a fortement augmenté au cours des dix dernières années. 

Certaines régions du Québec se démarquent avec des proportions plus élevées de jeunes qui consomment la cigarette électronique. On retrouve également dans ces régions des proportions plus élevées de jeunes qui consomment de l’alcool, du cannabis et du tabac. 

Afin de mieux soutenir les jeunes et prévenir leur consommation de ces substances psychoactives, il est primordial d’explorer pourquoi ces disparités régionales existent. 

Ce que disent les données d’enquêtes 

En septembre 2023, une étude de l’INSPQ a analysé les données de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (2016-2017) pour identifier des facteurs susceptibles d’expliquer les écarts observés entre les régions. 

Les résultats démontrent que le risque de décrochage scolaire élevé, de même qu’un diagnostic médical d’anxiété, de dépression ou de trouble alimentaire chez les élèves contribuent en partie à expliquer les écarts entre les régions dans l’usage de la cigarette électronique, des produits du tabac ou du cannabis. La situation familiale (reconstituée, monoparentale, garde partagée, autres), le statut d’emploi rémunéré pendant l’année scolaire, et un faible niveau de scolarité des parents ou d’engagement scolaire sont aussi des facteurs associés à certains des écarts observés entre les régions.  Les disparités en matière de consommation d’alcool n’ont pu être étudiées en raison de limites méthodologiques.  

Le point de vue des intervenants et intervenantes 

Afin d’apporter un angle d’analyse complémentaire, l’INSPQ a recueillie le point de vue de 35 intervenants et intervenantes provenant de six régions du Québec où les prévalences d’usage de substances psychoactives sont plus élevées. Les constats de ces entrevues  ont été publiés dans  un rapport en janvier 2024.  

Des besoins à combler et des pistes d’actions pour y arriver 

Le rapport publié aujourd’hui présente la suite du contenu d’entrevues individuelles auprès d’intervenants et d’intervenantes travaillant avec des jeunes. Il présente les interventions en place pour prévenir l’usage de substances psychoactives et ses conséquences chez les jeunes ayant été nommés lors de ces entrevues dans les six régions ciblées par l’étude. Les besoins à combler, les enjeux et les pistes d’action mentionnés lors des entrevues pour améliorer la prévention auprès des jeunes sont aussi rapportés. 

Les résultats des trois études confirment qu'il existe des différences entre les régions québécoises en ce qui a trait à l'usage de substances psychoactives chez les jeunes, et que ces disparités s'expliquent par différentes raisons, incluant le contexte économique et social et la disponibilité des interventions.

24 mars 2026