Le Laboratoire de santé publique du Québec : un pilier essentiel
Le sixième épisode de Regard sur la santé publique s’attarde à un service essentiel pour la santé publique au Québec : le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ).
Fondé il y a plus de 130 ans, le LSPQ a beaucoup évolué pour exister dans sa forme actuelle depuis maintenant 50 ans. Il compte sur 150 employées et employés. Composante de l’Institut national de santé publique du Québec depuis 2000, il est le laboratoire de référence au Québec en maladies infectieuses. Il offre aussi un programme d’assurance qualité pour garantir l’exactitude des résultats d’analyse d’autres laboratoires. Par ailleurs, il fait partie d’un réseau pancanadien de détection des menaces pour la santé publique.
Pendant la pandémie de COVID-19, le Laboratoire de santé publique du Québec a joué un rôle de premier plan. Dès janvier 2020, son expertise a servi à la création de tests de dépistage et dans les mois qui ont suivi, il a contribué au séquençage des différents variants du virus. De même, le LSPQ effectue différentes analyses sur des bactéries ou des champignons pathogènes, ce qui aide à découvrir la source de plusieurs épidémies. Il a ainsi permis de retrouver la source d’une éclosion de légionellose à Québec dans les années 2000 et plus récemment, de salmonellose liée à la consommation de pistaches.
Sa directrice médicale, la docteure Judith Fafard, est fière de souligner que le laboratoire fonctionne jusqu’à un niveau de confinement 3. C’est-à-dire qu’il offre des mesures de sécurité suffisantes pour manipuler des bactéries comme le bacille de la tuberculose sans risque de propagation. Il collabore étroitement avec le seul laboratoire diagnostic de niveau 4 au Canada, le Laboratoire national de microbiologie situé à Winnipeg.
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