Comment atténuer les impacts de la résistance antimicrobienne au Québec ?

Dans sa parution d’avril 2026, la collection Question de santé publique répond à une question cruciale : comment atténuer les impacts de la résistance antimicrobienne au Québec ?

Les antimicrobiens ont joué un rôle déterminant dans l’amélioration des conditions de santé au cours du XXe siècle. Au fil du temps, certains microbes ont réussi à s’adapter et à résister aux traitements qui les combattaient. Conséquence : le Conseil des académies canadiennes estime qu’en 2018, cette résistance antimicrobienne (RAM) a entraîné 5400 décès au Canada. À titre de comparaison, Statistique Canada révèle que la même année, 6870 personnes ont succombé au diabète au pays.

De nombreux facteurs peuvent expliquer la croissance de la RAM. L’emploi excessif ou inadéquat d’antibiotiques, tant en santé animale qu’en santé humaine, en fait partie. La mobilité mondiale accrue et l’utilisation récurrente des mêmes catégories d’antimicrobiens y contribuent également, de même que le ralentissement de la recherche en la matière depuis un demi-siècle. L’Organisation mondiale de la Santé considère ce problème grandissant comme l’une des dix principales menaces pour la santé publique

Les organisations de santé publique misent sur cinq piliers pour lutter contre la RAM : la recherche et l’innovation, la surveillance, l’intendance des antimicrobiens, la prévention et le contrôle des infections ainsi que le leadership. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) collabore à différentes initiatives autour de ce problème. 

Par exemple, l’INSPQ gère plusieurs programmes de surveillance dans les milieux de soins qui répertorient des infections par des souches multirésistantes. Le Laboratoire de santé publique du Québec, composante de l’INSPQ, produit des rapports de surveillance sur plusieurs micro-organismes résistants. Quant au Comité sur les infections nosocomiales du Québec, qui relève de l’INSPQ, il émet des recommandations sur les stratégies de prévention et de contrôle des infections en milieu de soins, comme les mesures d’hygiène.

L’INSPQ participe aussi aux mécanismes pancanadiens de gouvernance sur cette question.

Vous retrouverez dans cette publication plus de détails sur cette importante question de santé publique.

16 avril 2026