Boissons énergisantes : des boissons sucrées qui méritent des mesures de contrôle
L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) est favorable à toute mesure visant à réduire la consommation de caféine et de sucre chez les jeunes. Il a déposé aujourd’hui un mémoire aux audiences sur le projet de loi 9, qui préconise l’interdiction de la vente des boissons dites énergisantes aux jeunes de moins de 16 ans. En plus de ne présenter aucun bénéfice, leur haute teneur en caféine peut entraîner des effets indésirables pour certaines personnes.
Plus encore, ces produits affichent une forte teneur en sucre. Ce facteur s’ajoute à leurs effets potentiellement négatifs. On associe les boissons sucrées directement avec des maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiaques, certains cancers et l’obésité, entre autres.
Même si elles font l’objet de mises en garde, les boissons dites énergisantes se retrouvent sur les étalages à proximité d’autres boissons tout aussi sucrées et de jus de fruits. Leurs arguments de vente font valoir à tort de nombreux qualificatifs positifs.
Comme aucune autorité au Canada n’a jusqu’à maintenant tenté de réglementer ou de légiférer sur ces produits selon l’âge, l’INSPQ propose par ailleurs d’en profiter pour documenter les impacts d’une éventuelle interdiction pour les jeunes de moins de 16 ans et donc de prévoir un mécanisme de suivi des mesures du projet de loi 9.
Bien que le risque zéro n’existe pas, les tragédies humaines comme celle ayant enclenché la présente consultation ne devraient pas arriver. Si les risques toxicologiques liés aux boissons énergisantes dépendent grandement de facteurs de risque individuels, ces produits ne sont pas pour autant sans conséquences pour la santé, d’où la pertinence de les soumettre à un certain contrôle.
Consultez notre mémoire.