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Dans ce portrait modélisé de l’évolution de la COVID-19, les experts de l’Institut national de santé publique du Québec et de l'Université Laval (Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses, dirigé par Marc Brisson) tentent de prédire l’évolution potentielle de l’épidémie de la COVID-19 et l’impact potentiel des stratégies de déconfinement dans le Grand Montréal et dans les autres régions.  

Le déconfinement est basé sur le rétablissement de 15 à 30 % de contacts selon le calendrier de réouverture des écoles et des secteurs économiques d’ici le 25 mai.

Pour chaque région, 500 prédictions qui reproduisent le mieux les données de décès et d’hospitalisation ont été retenues. Ces prédictions ont été départagées pour obtenir des scénariosoptimistes et pessimistes.

Les prédictions laissent entrevoir qu’un déconfinement pourrait mener à une augmentation rapide des hospitalisations et des décès dans le Grand Montréal, qui inclut Montréal, Laval, la Montérégie, les Laurentides et Lanaudière.

Dans les autres régions du Québec, environ la moitié des prédictions suggèrent un scénario où les hospitalisations et les décès augmenteraient lentement à la suite des mesures de déconfinement.

Pour consulter les projections : ​www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/projections/deconfinement

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Le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) a publié la première norme qui servira de référence pour l’investigation et la réhabilitation des habitations contaminées par les moisissures au Québec. Pour assurer au public l’accès à un travail professionnel de qualité, cette norme établit les meilleures pratiques en se basant sur les données scientifiques et le consensus d’un comité d’experts et d'expertes, auquel l’INSPQ a activement contribué.

Cette norme s’adresse principalement aux professionnels et aux employés d’entreprises qui offrent le service d’investigation ou de décontamination des habitations aux prises avec des moisissures, mais aussi aux occupants, aux propriétaires ou gestionnaires de bâtiment, aux entrepreneurs, aux villes, ainsi qu’aux organismes gouvernementaux et règlementaires.

Elle est l’aboutissement du travail rigoureux d’un comité multidisciplinaire scientifique et technique formé de fournisseurs de service, d’utilisateurs et d’experts du domaine. La norme détaille la marche à suivre complète : la recherche de la cause, l’évaluation de la contamination, la planification et la réalisation des travaux de décontamination, le contrôle de la qualité de la décontamination et même la communication avec le client ou la cliente. Plusieurs annexes sont incluses, dont une sur les bonnes pratiques pour éviter l’apparition de moisissures et d’autres schématisant la démarche d’investigation et le processus de réhabilitation du bâtiment.

Document d’application volontaire et gratuit, la norme BNQ 3009-600 pourrait facilement être adoptée comme outil règlementaire par les villes ou comme exigence par les compagnies d’assurance. Aussi, elle servira lors de litiges comme document de référence québécois fiable rassemblant les meilleures pratiques.

Pour d’autres documents concernant cette problématique, vous pouvez consulter notre page Web sur l’air intérieur : https://www.inspq.qc.ca/qualite-de-l-air/air-interieur, à l’onglet Moisissures et humidité excessive.

Consultez la norme ici : https://www.bnq.qc.ca/fr/normalisation/construction/contamination-des-habitations-par-les-moisissures.html

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Depuis la fin mars, l’INSPQ est devenu une plaque tournante des données de surveillance et de la vigie en lien avec la COVID-19 au Québec.

Puisque l’information est le nerf de la guerre, plusieurs de ses équipes sont à pied d’œuvre pour alimenter les autorités de santé publique d’un nombre sans cesse grandissant d’informations épidémiologiques sur les cas de la COVID-19 présentées dans de nombreux tableaux et figures, mais aussi pour informer les journalistes et les chercheurs avides de statistiques. Sept jours sur sept, l’INSPQ reçoit une multitude de données concernant la pandémie en provenance des directions régionales de santé publique, mais aussi du ministère de la Santé et des Services sociaux. Il recense les nombres de cas, décès, hospitalisations, visites à l’urgence. L’Institut centralise également l’information émanant du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) et des laboratoires désignés concernant les tests diagnostiques, de même que celle issue des enquêtes épidémiologiques des directions régionales de santé publique. Quatre statisticiens à temps plein mettent à jour plusieurs banques de données afin de produire les indicateurs de vigie sanitaire pour la COVID-19, que pourront ensuite consulter les décideurs, tant à l’échelle régionale que provinciale.

« Parfois tout est déjà automatisé, souligne Mathieu Langlois, coordonnateur. Les mises à jour se font jusqu’à 6 fois dans une journée. Mais souvent des statisticiens doivent nettoyer le lot de données manuellement, ce qui exige de longues heures de travail supplémentaires. On nous demande également d’ajouter des variables, de faire des ajustements à nos indicateurs, en fonction de nouveaux besoins. »

« Tous les collègues concernés mettent la main à la pâte pour offrir des données fiables aux directions régionales de santé publique et contribuer au rapport quotidien transmis au directeur national de santé publique, poursuit Mélanie St-Onge, gestionnaire. Chaque jour, l’extraction des données doit être terminée pour 18 h. »

Un sprint quotidien

D’autres professionnels de l’Institut poursuivent le travail des statisticiens et envoient un rapport épidémiologique quotidien au bureau du Dr Arruda et aux partenaires de l’Institut, et ce, avant 5 h du matin. Certains chiffres sont notamment repris et diffusés lors du fameux point de presse de 13 h. Avec ses complices en alternance, Céline Plante, conseillère scientifique, collige les travaux de plus de trente collègues qui lui arrivent par courriel chaque soir. Elle vérifie la cohérence des données d’une source à l’autre, d’un graphique à l’autre. « Nos données sont aussi transmises à l’Agence de santé publique du Canada », poursuit Céline Plante.

Une vitrine sur le Web

Des données de surveillance se retrouvent aussi sur le site Web de l’INSPQ depuis le 31 mars. Une panoplie d’informations sont continuellement bonifiées tant sur le fond que sur la forme. « Deux démographes veillent aux comparaisons canadiennes et internationales, ainsi qu’à la production et à la mise à jour de plusieurs indicateurs, explique Jérôme Martinez, gestionnaire. Trois géographes réalisent aussi différents types de travaux de géomatique pour bien conseiller nos décideurs, notamment dans la perspective d’une reprise des activités économiques et de déconfinement. Plusieurs de ces cartes sont intégrées à notre site. »

Cette mise à jour nécessite la collaboration à temps plein de l’équipe Web et de plusieurs autres professionnels de l’INSPQ. Par exemple, une nouvelle page présente des données sur la répartition des décès selon le milieu de vie par région sociosanitaire (RSS) et sur le nombre et le taux de cas par réseau local de services (RLS). « De nombreux médias extraient nos statistiques ou nous sollicitent pour des précisions », conclut Sylvie Martel, conseillère scientifique mobilisée au sein de l’équipe Web. 

Rédigé par Nathalie Labonté, conseillère en communication

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L’Institut national de santé publique du Québec se joint au Centre de génomique de l’Université McGill afin de séquencer les différentes souches virales des patients québécois atteints par la COVID-19.

Ces travaux permettront de soutenir les enquêtes épidémiologiques de santé publique en identifiant l’origine du virus et son évolution au sein de la population. Ce partenariat coïncide avec l’annonce du gouvernement fédéral qui octroie 40 millions de dollars pour la recherche en génomique sur la COVID-19.

Sandrine Moreira, responsable de la coordination de la génomique et de la bio-informatique, Hugues Charest, responsable des virus respiratoires et Dr Michel Roger, directeur scientifique du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) coordonneront le projet au Québec, en partenariat avec les professeurs Ioannis Ragoussis, Guillaume Bourque et Jesse Shapiro du Centre de génomique de l’Université McGill.

« Lorsque le virus se multiplie et se transmet d’une personne à l’autre, il fait des erreurs en recopiant sa séquence génétique, explique Sandrine Moreira. En déterminant la séquence génétique du virus détecté chez les patients, il est ainsi possible de reconstituer le chemin de la transmission du virus, puisque des virus très ressemblants ou identiques se sont probablement transmis directement ou avec peu d’intermédiaires. »

Une biobanque d’échantillons positifs

Quelque 20 millions de dollars seront ainsi partagés entre les provinces pour le séquençage du génome des virus des patients atteints de la COViD-19. Pour le Québec, le projet a été nommé CoVSeQ. Le LSPQ constituera une biobanque, la CoVBanQ, avec tous les échantillons positifs du Québec. Il réalisera le séquençage, l’analyse des séquences génétiques et la modélisation de la chaine de transmission en collaboration avec le Centre de génomique de McGill. « Ces informations permettront de guider les enquêteurs de santé publique et de valider des liens de transmission identifiés lors des investigations qui ont cours sur le terrain », poursuit Sandrine Moreira.

À la fine pointe

Ce projet réunit les technologies de pointe les plus avancées en matière de séquençage génomique et d’analyse bio-informatique. Il met aussi à contribution un groupe d’experts en clinique, virologie, génomique, phylogénétique et épidémiologie. « Les séquences génétiques produites seront rapidement partagées avec les hôpitaux et les chercheurs afin de soutenir les recherches sur les vaccins, la virulence des coronavirus et les antiviraux par exemple », de conclure Sandrine Moreira.

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Depuis plusieurs semaines déjà, l’évolution de la pandémie de COVID-19 au Québec préoccupe les experts et fait l’objet de travaux de modélisation. Au moment où une reprise progressive des activités économiques, sociales et cliniques est envisagée par les autorités, des experts se sont penchés sur les impacts que celle-ci pourrait avoir sur la trajectoire de la pandémie et sur les ressources pour y faire face.

Les experts de l’Institut national de santé publique du Québec et de l'Université Laval (Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses, dirigé par Marc Brisson) ont d’abord produit un portrait modélisé de l’impact des mesures de distanciation physique et de confinement sur la progression de l'épidémie de la COVID-19, à la lumière des données disponibles. Ils ont aussi réalisé des projections de l'évolution probable de l'épidémie selon des scénarios d'assouplissement de ces mesures.

Depuis le début de l’épidémie, la priorisation des soins et services a été adaptée afin d’assurer une capacité d’accueil de patients, quel que soit leur profil clinique. Les travaux de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) et des experts de l’Université McGill permettent d’estimer la propagation de la COVID-19 et ses répercussions sur les admissions hospitalières et sur l’occupation des lits réguliers et de soins intensifs. Ces travaux permettent d’anticiper l’effet à la fois de l’évolution de l’épidémie et de la reprise des activités cliniques sur les ressources hospitalières. 

Cliquez ici pour voir en détail ces modèles :

 

À la lecture des constats et prévisions présentés, les deux instituts et leurs partenaires universitaires confirment que la stratégie mise de l’avant au Québec a porté fruit dans la population générale et a permis d'éviter un nombre considérable de décès.

Les prochains jours sont cruciaux pour anticiper l’évolution de l’épidémie, valider la capacité du système de soins, calibrer la reprise des activités cliniques et disposer des stratégies de déconfinement.

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Un Québécois sur deux travaille. En période de pandémie, l’appétit des milieux de travail pour obtenir une information juste au chapitre des mesures à prendre pour protéger les travailleurs contre la COVID-19 a été assouvi. C’est à cette tâche indispensable que s’est attardée l’Unité de la santé au travail de l’Institut (SAT) et de bon nombre de collaborateurs sur lesquels elle peut compter.

La force d’un réseau

Agroalimentaires, sécurité et services publics, accueil des travailleurs étrangers temporaires agricoles, construction domiciliaire, voierie, commerces, mines, manufactures, transport, travailleurs avec maladies chroniques ou immunodéprimés, travailleuses enceintes ou qui allaitent sont parmi les domaines pour lesquels l’équipe de santé au travail, a produit des avis, des recommandations et a répondu à des questions traduisant une inquiétude bien légitime. « Très tôt, on a vu à quel point les employeurs et les syndicats étaient préoccupés d’offrir aux employés des conditions de travail saines et sécuritaires contre le coronavirus et c’est ce qui nous a motivés à agir sans délai », explique Marie-Pascale Sassine, chef d’unité scientifique.

Produire autant en si peu de temps, alors qu’il en faut le triple habituellement, a été possible grâce à l’existence d’un réseau bien établi. Le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) réunit tous les acteurs clés de la santé au travail, dont l’Institut. Ils coopèrent pour la mise en place de conditions optimales de prévention des problèmes de santé attribuables aux conditions de travail. « Au noyau de base de l’unité de l’Institut, sont venus se greffer des collaborateurs du RSPSAT et de différentes équipes de l’Institut de manière à élargir l’étendue de l’expertise requise afin de fournir les connaissances appropriées et connues à ce jour », ajoute Stéphane Perron, médecin-conseil à la Direction de la santé environnementale.  

Miser sur des liens solides

 « La rédaction de chaque fiche a été confiée à des médecins, des professionnels et des relecteurs connaissant bien le secteur d’activité, », précise Mariève Pelletier, conseillère scientifique spécialisée.  « C’est très satisfaisant de savoir que plusieurs associations sectorielles paritaires et différents milieux de travail se sont approprié les fiches pour en faire les leurs et les diffuser dans leur réseau », précisent Geoffroy Denis, chef médical au programme des services de santé au travail du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal et Élisabeth Lajoie, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive et médecine du travail, de la Direction de santé publique du Centre intégré de la santé et des services sociaux de la Montérégie-Centre.

La reprise des activités

Après une première phase visant à soutenir les décideurs, les intervenants du RSPSAT et les acteurs en santé au travail concernant les risques liés à la COVID-19 et les façons d’en prévenir la propagation, une seconde phase a été entamée pour le groupe SAT-COVID. La reprise progressive des activités a débuté en effet avec au premier chef : les milieux horticoles, les garages, les chantiers de construction et les mines. Qu’à cela ne tienne, l’équipe et le réseau SAT prennent leur second souffle d’un marathon inédit et se disent prêts à poursuivre son travail pour la moitié de la population.

Pour consulter la série d’avis produits par l’équipe de santé au travail.

Nous vivons une situation d’urgence de santé publique sans précédent. Depuis plusieurs semaines, de nombreux employés de l’INSPQ, de par leur expertise scientifique, sont mobilisés aux premières loges de cette crise, pour éclairer et soutenir les décideurs. Témoin de cette expérience professionnelle et humaine inouïe, l’équipe des communications de l’INSPQ propose une série de reportages au cœur du quotidien de collègues engagés dans la lutte contre la pandémie.

Lorsqu’au point de presse quotidien du premier ministre François Legault et du directeur national de santé publique, il est mention du nombre de tests effectués et à venir, c’est dire à quel point le mandat confié au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) et aux laboratoires partenaires est névralgique pour le Québec. Ce service primordial de dépistage de la COVID-19, initié par le LSPQ le 22 janvier dernier, a pu atteindre sa capacité maximale grâce à l’engagement et à la détermination de son personnel, qui n’a pas lésiné à se relayer 7 jours sur 7, 24 h sur 24, afin de contribuer à sauver des vies.

Créer le test diagnostique

Le 11 janvier, la Chine transmet aux laboratoires du monde entier la séquence génétique du nouveau coronavirus qui sévit dans la province du Hubei. À l’affût de nouvelles maladies respiratoires sévères, Hugues Charest, spécialiste des services cliniques, réagit rapidement. Il mobilise son équipe de microbiologie moléculaire afin de créer un test diagnostique.

« Le 22 janvier, notre test PCR était prêt, relate-t-il. L'amplification des acides nucléiques (PCR) est une technique qui permet le diagnostic rapide de la COVID-19. Le lendemain, nous recevions nos premiers échantillons en provenance du réseau de la santé. À ce moment, le protocole exigeait qu’un test positif soit envoyé systématiquement au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg pour une validation. Maintenant, ce n’est plus le cas, le LSPQ est autonome. »

Pour accroître la capacité du Laboratoire, il a fallu délester certaines analyses et recruter à l’interne du personnel capable de soutenir les équipes de biologie moléculaire, de la réception et des milieux de culture. Ce dernier secteur prépare les tubes requis pour les prélèvements des patients que l’on voudra tester pour la COVID-19, et ce, afin d’assurer une partie de l’approvisionnement provincial. « Par exemple, une quarantaine d’employés ont été réaffectés à la réception des échantillons depuis le 13 mars et une dizaine aux milieux de culture, explique France Corbeil, gestionnaire de ce nouveau bataillon. L’amplitude de travail a été revue, des quarts de travail de soir et de fins de semaine ont été ajoutés dans ces équipes critiques. »

Ça ne dérougit pas…

Pendant le mois de mars, le LSPQ a reçu plus de 31 000 échantillons pour des analyses. « En gros, c’est un tiers de notre volume annuel », poursuit France.

Au plus fort de la demande, 2 000 échantillons par jour nous étaient expédiés, principalement de la COVID-19. Les taxis attendaient en ligne devant nos locaux. Toute la nuit, les gardiens de sécurité apportaient les nombreuses boîtes pouvant contenir jusqu’à 100 échantillons. » « Non seulement il fallait saisir les requêtes, classer les échantillons, effectuer les tests par lots, mais aussi répondre aux questions des établissements, et leur retransmettre les rapports analytiques », relate Ida Pedro, coordonnatrice technique. Avec ces forts volumes, la gestion des déchets biomédicaux est aussi un enjeu à ne pas négliger.

« Nous avons accru la fréquence des tournées de déchets dans nos laboratoires et la décontamination par la chaleur, poursuit Ida. Aucun déchet ayant été en contact avec du matériel biologique ne sort sans avoir été au préalable passé à l’autoclave pour être décontaminé. C’est le cas pour tous les écouvillons amassés, des chiffons pour désinfecter et tout autre matériel en lien avec les échantillons de COVID-19. Cela représente beaucoup de déchets supplémentaires dans notre conteneur. »

Pas de télétravail possible!

Puisque les tests s’effectuent au Laboratoire, la majorité du personnel doit continuer à se rendre à Sainte-Anne-de-Bellevue. Pour bon nombre, le télétravail est impossible.

« Nous tentons de maintenir une distance physique appropriée entre les travailleurs du labo, rassure Florence Lacasse, directrice des opérations. Par ailleurs, nous avons les équipements nécessaires pour nous protéger : pièce à pression négative; sarraus, masques et gants. Nous avons l’habitude de prendre toutes les précautions, car nous manipulons plus de 80 000 échantillons de toutes natures par année. Nous avons l’habitude des différents niveaux de confinement. Je crois que cette année, nous battrons notre record, grâce à la collaboration de tous les employés pour lesquels des efforts inhabituels sont demandés. » « Pour nos équipes, c’est un travail titanesque qui doit être accompli avec rigueur et précision. Nous savons à quel point les autorités, le réseau de la santé et la population ont des attentes envers nous », affirme Michel Roger, directeur scientifique. 

Des hôpitaux en renfort

Afin d’augmenter la capacité de tester la Covid-19, neuf laboratoires d’hôpitaux sont venus en renfort le 9 mars. « La validation de ces laboratoires s’est faite sous la supervision du LSPQ, précise Judith Fafard, médecin-conseil. Afin de vérifier l’exactitude du test déployé dans les centres hospitaliers, nous leur avons préparé des échantillons modèles avec résultat. Le LSPQ a aussi vérifié les premiers échantillons positifs de chaque laboratoire délocalisé. Momentanément, cela nous a ajouté du stress, mais à terme, ça a permis de décupler la capacité de tester. »


Photos

Une partie de l’équipe de la réception en action.

Pour vous donner un aperçu du lot de colis acheminés au Labo en quelques heures.

Rédigé par Irène Langis et Nathalie Labonté, conseillères en communication.


Pour plus d’information sur les tests du LSPQ, visionnez le reportage de Découverte du 5 avril dernier : https://ici.radio-canada.ca/tele/decouverte/site/segments/reportage/162321/tests-analyses

Consultez aussi cet article paru dans Le Devoir : https://www.ledevoir.com/societe/sante/574212/le-laboratoire-quebecois-qui-traque-le-covid-19

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En ce temps de crise, les acteurs de la santé publique doivent prendre quotidiennement une grande quantité de décisions. Certaines d'entre elles feront émerger des tensions entre des valeurs. Ces tensions peuvent être atténuées par une analyse éthique de la situation qui permet de faire l’arbitrage entre ces valeurs pour trouver des points d’équilibre menant vers des décisions justifiables.

Un cadre de réflexion pour évaluer les valeurs en tension

Pour vous guider dans l’analyse entourant vos décisions, le Comité d’éthique de santé publique (CESP) et la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST) ont produit un cadre de réflexion portant sur certaines dimensions éthiques de la pandémie de COVID-19. Le CESP et la CEST espèrent ainsi jeter un éclairage utile, en temps opportun, sur les arbitrages auxquels sont confrontés les décideurs, et contribuer à la nécessaire réflexion sur le sens des actions menées tant par les acteurs de la santé publique que par les citoyens.

Un exemple de valeurs en tension dans les actions de santé publique actuelles

Isolement, distanciation, quarantaine… le contexte actuel déborde d’exemples de mesures restreignant la liberté des personnes. De telles mesures sont parmi les plus coercitives de toutes les actions à la portée des autorités de santé publique pour lui permettre de limiter la propagation des maladies transmissibles. Leur caractère justifiable tient à la bienfaisance attendue et à la prudence adoptée par les autorités de santé publique. Or, leur application, surtout dans une démocratie libérale comme la nôtre, doit être contrebalancée avec les libertés et les droits fondamentaux. Il s’agit alors d’appliquer la proportionnalité : plus l’on croit que la pandémie a le potentiel d’être sévère, plus des mesures coercitives ou ayant des répercussions sociales et économiques importantes seront justifiables, sachant qu’elles présentent une efficacité reconnue.

Le guide offert a pour but d'éclairer les décideurs du réseau. N'hésitez pas à vous en servir!

Consultez-le dès maintenant, ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2958

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Le gouvernement du Québec a ordonné de réduire au minimum, et ce jusqu’au 13 avril 2020, l’ensemble des services et activités qui ne sont pas prioritaires.Toutes les entreprises produisant des intrants ou des matières premières nécessaires aux services et activités prioritaires doivent maintenir leurs activités en conséquence, en tenant compte des directives de la santé publique. À noter que le télétravail et le commerce en ligne sont permis en tout temps pour toutes les entreprises. Pour plus de détails, consultez Quebec.ca

Dans cette optique, le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) et l'unité de santé au travail de l'INSPQ ont produit une série de fiches sur des mesures de prévention de la COVID-19 s'adressant aux intervenants du RSPSAT et autres acteurs devant soutenir ces milieux. Vous pourrez les retrouver tous rassemblés dans cette page : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/sante-au-travail

Recommandations pour les travailleurs essentiels

Les recommandations ci-dessus sont basées sur l'information disponible au moment de les rédiger. Elles sont sujettes à modification selon l'évolution de la situation.

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Si les ressources en personnel de la santé sont disponibles et que des mesures de distanciation physique peuvent être appliquées pour la clientèle, la vaccination des jeunes enfants pourrait être maintenue. Les visites de vaccination prévues à 2, 4 et 12 mois, de même que les vaccinations lors d’une hospitalisation ou d’un suivi en ambulatoire qui n’implique pas de visites additionnelles dans un établissement de soins seraient à prioriser.

Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) considère toutefois qu’il est acceptable, dans ce contexte exceptionnel, de reporter l’ensemble des visites de vaccination, jusqu’à ce que la situation épidémiologique ou le contexte organisationnel le permette. Les personnes qui seront touchées par ces mesures devront être vaccinées le plus rapidement possible lorsque la situation permettra d’administrer les doses de vaccins manquantes, en particulier les jeunes enfants.

Le CIQ réévaluera périodiquement ces recommandations à la lumière des nouvelles données et de l’évolution de la pandémie de COVID-19.

Le CIQ recommande également :

  • de cesser toutes les activités reliées à la vaccination contre la grippe pour la saison 2019-2020.
  • de reporter la vaccination des personnes ayant des symptômes d’infections respiratoires aiguës, indépendamment du niveau de risque d’exposition de ces personnes à la COVID-2019.

Pour plus de détails, consultez l’avis court sur les Activités de vaccination en période de pandémie de Coronavirus COVID-2019.

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