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Lorsque la température grimpe, il est agréable de se rafraîchir dans un plan d’eau en milieu naturel. Au Québec, il existe de nombreuses plages se trouvant aux abords d’une rivière, d’un lac, ou même du fleuve. Selon des estimations sommaires réalisées par le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), il y aurait environ 600 plages publiques dans la province.

Sans bouder notre plaisir, il est important de connaître les contaminants présents dans l’eau car bien que les symptômes qui y sont associés soient généralement bénins, certaines personnes peuvent être affectées plus sévèrement par ces contaminants, soit les jeunes enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes immunodéprimées. En effet, l’eau, dans ces milieux, ne subit aucun traitement et elle est exposée aux divers aléas naturels tels que les pluies abondantes et la chaleur. Cela influence la présence et les concentrations de contaminants. Par ailleurs, la présence d’animaux, de même que la proximité de sources de contamination telles que les rejets d’eaux usées et les pâturages, peuvent avoir un impact sur la qualité de l’eau. Le sable pourrait également agir comme réservoir de microorganismes d’origine fécale et les baigneurs contribueraient à la resuspension de sédiments contaminés.

Problèmes cutanés? La dermatite du baigneur souvent en cause

Dans les plages et autres milieux naturels, la dermatite cercarienne (ou dermatite du baigneur) est le problème de santé le plus fréquemment rapporté. Elle est causée par des cercaires, soit de petites larves microscopiques. L’infection, bénigne, se manifeste par une sensation de démangeaisons et de brûlure à la sortie de l’eau, aux endroits où les cercaires pénètrent la peau. Par la suite, des éruptions cutanées apparaissent dans les 12 heures suivant l’infection. Certaines personnes peuvent être asymptomatiques alors que d’autres peuvent réagir plus fortement à l’infection. Des études ont permis d’illustrer que cette maladie affecte particulièrement les enfants ainsi que les personnes qui se baignent près du rivage.

Contaminants d’origine fécale : une préoccupation montante

Les contaminants microbiologiques d’origine fécale dans les eaux naturelles représentent une préoccupation importante à considérer. Elles proviennent notamment des oiseaux, d’autres animaux, des baigneurs et du déversement d’eaux usées. Les symptômes d’une infection à ces microorganismes comprennent généralement des diarrhées, des nausées et parfois même de la fièvre. Au Québec, aucune éclosion n’a été associée aux microorganismes d’origine fécale dans les milieux naturels. Ce constat pourrait notamment s’expliquer par le faible nombre d’analyses réalisées pour confirmer l’étiologie des éclosions.

Les effets sur la santé des algues bleues

Quelques cas d’éclosions associées aux cyanobactéries, ou algues bleues, et à leurs toxines ont été répertoriés aux États-Unis, ainsi qu’au Québec. Cependant, certaines études indiquent que les problèmes de santé associés pourraient être plus importants que ce qui est rapporté. Notamment, une étude réalisée au Québec a révélé la présence d’une association significative entre le contact récréatif secondaire dans des lacs affectés par des cyanobactéries et la survenue de symptômes gastro-intestinaux.

Quelques conseils pour se baigner en milieu naturel sans tracas

Vous retrouverez la liste complète des conseils aux baigneurs en milieu naturel ici. En bref, il est important de :

  • S’informer de la qualité de l’eau en visitant le site du programme Environnement-Plage, piloté par le MELCC, qui vise à informer la population de la qualité microbiologique des eaux récréatives.
  • Ne jamais avaler d’eau.
  • En présence de plaies ouvertes, les protéger de manière appropriée ou éviter de se baigner.
  • Après la baignade, se laver les mains avant de manger. Ce comportement devrait également être encouragé après contact avec le sable, considérant le risque possible associé à la présence de microorganismes potentiellement pathogènes.

Mesures de contrôle

En plus de bien informer les usagers de la qualité de l’eau, il est important de mettre en place des mesures afin de réduire à la source les contaminants. L’entretien des lieux, par exemple, peut aider à réduire la présence d’animaux sur le site et ultimement, la présence de microorganismes d’origine fécale. Un autre exemple important de mesure de contrôle est de travailler sur les ouvrages de surverses afin d’éviter des débordements d’eaux usées lors d’épisodes de pluie.


Pour plus de détails

Fiche synthèse sur les plages

La qualité des eaux récréatives au Québec et les risques à la santé

La qualité des eaux récréatives au Québec et les stratégies de prévention des risques à la santé

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L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) jumelle son expertise à celle de Conservation de la nature Canada (CNC) afin de déployer un projet de « formation de formateurs » sur la maladie de Lyme et sur la collecte autonome des tiques dans les parcs de la Montérégie, de l’Estrie, de la Mauricie-Centre-du-Québec et de l’Outaouais. Ce projet initié par l’INSPQ et financé par le Fonds du programme de maladie infectieuse et de changements climatiques de l’Agence de santé publique du Canada, s’inscrit en réponse à la progression de la maladie de Lyme depuis plusieurs années au Québec.

Un effet boule de neige

Au mois de mai, une quinzaine de personnes ont été formées sur les risques et les mesures de prévention en lien avec la maladie de Lyme. Grâce à ce projet, elles peuvent à leur tour sensibiliser les travailleurs, les bénévoles, les visiteurs et les randonneurs qui évoluent dans les environnements les plus exposés. C’est aussi une opportunité en or pour bonifier les données de surveillance entourant cette maladie, en outillant le personnel des parcs à la collecte autonome et sécuritaire des tiques. Les tiques collectées seront ensuite analysées par le Laboratoire de santé publique du Québec et les résultats seront intégrés dans les rapports de surveillance de l’INSPQ, qui soutiennent notamment la prise de décision des autorités de santé publique.

Un défi de longue haleine

L’augmentation des cas de maladie de Lyme s’explique notamment par les changements climatiques puisque l’adoucissement du climat permettrait aux tiques de survivre l’hiver et de se développer plus facilement. Face à ce constat, il est primordial de mettre en place des projets novateurs pour s’adapter à cette nouvelle réalité. Ce projet est un pas dans la bonne direction. Dans cette optique, CNC met à la disposition de l’INSPQ ses terrains et son expertise en matière de connaissance des milieux naturels. Ensemble, les deux organisations planifient des activités de formation, de sensibilisation et de collectes de tiques jusqu’en octobre. Ultimement, ce programme de formation pourrait être déployé dans les parcs à l’échelle du pays.

La maladie de Lyme

Pour plus d’information sur la maladie de Lyme et les mesures préventives à observer : quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/maladie-de-lyme

Pour plus d’information sur la surveillance de la maladie de Lyme : www.inspq.qc.ca/zoonoses/maladie-de-lyme

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Informez-vous sur la santé de la population dans les milieux ruraux et urbains en consultant notre nouvel outil. Le tableau de bord permet de positionner rapidement la situation des zones rurales et urbaines par rapport au reste du Québec pour 30 indicateurs de l'état de santé et de ses déterminants. On y constate, entre autres, que la mortalité par cancer du poumon, par suicide et par accidents de véhicules motorisés constitue un problème préoccupant dans les collectivités rurales du Québec. En plus de l'ensemble du milieu rural et urbain, les résultats sont disponibles selon un découpage plus fin (zones d'influence métropolitaine, régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement).

Illustration d'un paysage passant de rural à urbain.

 

 

 

 

 

Vous pouvez également consultat les résultats selon votre municipalité. Bonne navigation!

https://www.inspq.qc.ca/santescope/milieux-ruraux-urbains

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C’est sous le thème Au-delà des murs que se dérouleront les Journées annuelles de santé publique, les 27, 28 et 29 novembre 2019 à l’hôtel Bonaventure à Montréal. Le thème de cette année est une invitation à franchir les obstacles, à aller au-delà des murs – symboliques ou réels – pour passer à l’action.

Au programme, plus d’une vingtaine de thématiques dont la santé des immigrants, les mesures économiques au profit de la santé, la diversité sexuelle et de genre, la légionellose, la santé mentale des jeunes, le dialogue entre l’architecture et la santé, l’hésitation à la vaccination, et bien plus. Autant d’activités qui mettent de l’avant l’inclusion, le décloisonnement des interventions et la prise en compte d’enjeux multiples.

Découvrez sans tarder la programmation en un coup d’œil et réservez les dates à votre agenda.

De plus, deux appels à contribution sont présentement ouverts : l’appel à des projets de maîtrise en vidéos de 180 secondes et l’appel de communications affichées.

Pour rester au courant des nouvelles et ne rien manquer de cet événement unique en santé publique, abonnez-vous au bulletin d'information : https://www.inspq.qc.ca/jasp/inscrivez-vous-au-bulletin-des-jasp

Site web des JASP : www.inspq.qc.ca/jasp

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Découvrez la nouvelle formation en ligne gratuite du Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé portant sur l'évaluation d'impact sur la santé (EIS)! L'EIS est une démarche structurée et novatrice permettant d'informer les décideurs quant aux effets potentiels d'un projet, d'un programme ou d'une politique sur la santé et le bien-être des populations. Cette formation d'une durée de 5 h est disponible gratuitement en français et en anglais et est accessible en tout temps dès votre inscription. Elle est composée de 9 modules en ligne incluant des vidéos avec des experts, différentes activités d'apprentissage, ainsi que différents outils pour réaliser des EIS.

Pour en savoir plus et vous inscrire, cliquez ici : https://ccnpps.ca/eis

Pour toute question : ccnpps@inspq.qc.ca

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Des événements récents ont ramené sur la place publique l’urgence d’agir en santé mentale, notamment en augmentant le nombre de professionnels sur le terrain et en facilitant l’accès aux soins et aux services pour les personnes en difficulté. Cet accès est absolument essentiel pour diagnostiquer, intervenir et offrir un suivi aux personnes en difficulté. Toutefois, le meilleur accès possible ne peut garantir la présence de conditions nécessaires au développement positif des individus et au maintien d’une santé mentale optimale pour tous.

Dans le cadre de la Semaine de la santé mentale, du 6 au 12 mai 2019, et à l’aube du Forum Jeunes et santé mentale ayant lieu le 13 mai prochain, il est pertinent d’aborder la question de la prévention en santé mentale.

La santé mentale, plus que l’absence de troubles mentaux

L’Organisation mondiale de la santé l’affirme : la santé mentale est plus que l’absence de troubles mentaux, elle fait partie intégrante de la santé. Il n’y a pas de santé sans santé mentale.

La santé mentale renvoie au fait de se sentir bien, mais aussi à notre capacité d’agir, c’est-à-dire de poursuivre nos objectifs de vie, de faire face aux difficultés et de jouer nos rôles sociaux. La santé mentale, tout comme la santé physique, résulte du lien entre la personne (expériences vécues, capacité d’adaptation, niveau de contrôle sur les événements de la vie, etc.), ses relations et milieux de vie (famille, amis, travail, communauté, etc.) et bien sûr le contexte social plus large (normes et politiques publiques favorables à la santé comme l’aide aux familles, la scolarisation, le revenu, l’emploi et les conditions de travail, les soins et services, etc. ) dans lequel elle évolue.

Et si, tout en investissant pour offrir de meilleurs services à la population et en faciliter l’accès, on tentait d’améliorer les environnements dans lesquels on évolue, de façon à agir sur les causes de la souffrance?

Agir sur les environnements : ça veut dire quoi?

Au Québec, en santé publique, les environnements sont définis comme l’ensemble des éléments qui nous entourent et qui façonnent nos vies en offrant des opportunités de s’épanouir et d’être en bonne santé physique et mentale. Les environnements physique (accès à un logement salubre et sécuritaire, présence de parcs, proximité des services de santé, etc.), socioculturel (présence de soutien social, égalité hommes/femmes, relations interpersonnelles harmonieuses, etc.), économique (possibilité d’emploi, prix relatif des biens et services, etc.) et politique (conciliation travail-études-vie personnelle, systèmes de santé et d’éducation, etc.) dans lesquels on vit jouent un rôle crucial dans le développement et le maintien d’une bonne santé mentale.

Par exemple, on sait que le fait d’être exposé à la violence dès le plus jeune âge est un facteur de risque de troubles mentaux reconnu et évitable. On comprend que si les conditions favorables à la santé mentale ne sont pas réunies, il est peu probable que les mesures de soutien et les services suffisent pour répondre à l’ensemble des besoins des personnes en difficulté.

Des exemples d’actions

  • Les politiques de soutien aux familles contribuent à améliorer les conditions de vie (logement, emploi, revenu, etc.) leur permettant de répondre à leurs besoins et à ceux de leurs enfants.
  • Les initiatives communautaires pour contrer le harcèlement et la violence contribuent à développer une culture de respect, d'inclusion, d'égalité et d'équité, nécessaire au développement d'une bonne santé mentale.
  • Les initiatives scolaires qui encouragent la participation des jeunes leur permettent de renforcer leur réseau social et leur sentiment d’appartenance, qui sont des facteurs contribuant à leur réussite et leur épanouissement.
  • Un milieu de travail qui reconnaît les efforts et les réalisations de ses employés ou qui met en place des mesures de conciliation travail-vie personnelle contribue à la santé mentale de ses travailleurs.

Des effets collatéraux positifs!

En somme, il est important de considérer les divers contextes sociaux dans lesquels les individus se développent et qui influencent leur capacité de réussir, de s’épanouir, de vivre en santé et de devenir des membres essentiels de la collectivité. En agissant sur les conditions favorables à l’épanouissement des individus, on obtient un effet positif sur la santé mentale de tous, et, du même coup, sur la maladie, en prévenant ou en retardant l’apparition de certains troubles, en atténuant les symptômes et en améliorant la qualité de vie des personnes vivant un trouble mental.

 

Pour en savoir plus

Roberge, M.-C., & Déplanche, F. (2017). Synthèse des connaissances sur les champs d’action pertinents en promotion de la santé mentale chez les jeunes adultes. Montréal : Direction du développement des individus et des communautés de l'Institut national de santé publique du Québec. https://www.inspq.qc.ca/publications/2283

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L'équipe des services documentaires de l'INSPQ a récemment mis en ligne un répertoire de partage de ressources dédiées à l'aide à la recherche dans le cadre des services offerts par le Réseau Santécom et en partenariat avec la section Santé et services sociaux de l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED 3S).

Ce répertoire comprend principalement des stratégies de recherche bibliographique, organisées par concepts, et dont l'objectif est de favoriser la réutilisation des requêtes sous-jacentes et leur enrichissement de façon ouverte et collaborative.

Ceux et celles qui ont déjà eu à élaborer des stratégies de recherche détaillées et à traduire celles-ci en requêtes selon les spécificités propres à différentes bases de données trouveront dans ce répertoire l'occasion de sauver beaucoup de temps et de rehausser la qualité de leurs recherches.

Le répertoire permet également aux bibliothèques québécoises de santé et services sociaux de mettre en commun leur matériel didactique et leurs procédures.

Nous vous invitons à le découvrir!

Lien vers le répertoire : http://extranet.santecom.qc.ca/wiki/!biblio3s/doku.php?id=accueil

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La grande majorité des enfants du Québec sont bien vaccinés. C’est ce qui ressort des enquêtes menées entre 2008 et 2016 en ce qui a trait à la couverture vaccinale à l’âge de 24 mois1. Moins de 2 % des enfants n’ont reçu aucun vaccin. Ces constats sont stables depuis au moins 10 ans.

En 2016, au moment de l’enquête la plus récente, 79 % des enfants avaient reçu les 12 doses de vaccins  recommandées de la naissance à 24 mois (couverture vaccinale complète), pour procurer une protection contre 13 maladies. Pour 11 % des enfants, seulement une ou deux doses de vaccin était manquante pour avoir une vaccination complète (figure 1)

 

Considérées séparément, les couvertures vaccinales pour chacun des vaccins sont élevées et sont demeurées stables de 2008 à 2016 :

  • Près de 90 % des enfants ont reçu les 4 doses recommandées du vaccin DCaT-Polio-Hib±HB2 (97 % ont reçu 3 doses);
  • 93 % ont reçu les 3 doses recommandées de vaccin contre le pneumocoque;
  • 95 % ont été vaccinés contre le méningocoque C;
  • 96 % ont reçu au moins 1 dose du vaccin rougeole-rubéole-oreillons et 90 % ont reçu les 2 doses recommandées;
  • 91 % ont été vaccinés contre la varicelle;
  • Et 83 % ont reçu les 2 doses de vaccins contre le rotavirus recommandées.  

Il faut bien comprendre qu’un enfant peut avoir reçu toutes les doses pour un vaccin, mais les avoir reçues partiellement pour les autres vaccins, ce qui explique que les couvertures vaccinales pour la série complète de vaccination sont différentes de celles pour chacun des vaccins.  

Au Québec, la couverture vaccinale des nourrissons est estimée par des enquêtes réalisées aux deux ans en utilisant une méthodologie rigoureuse pour valider l’information vaccinale. Le détail de ces études est disponible sur le site de l’Institut national de santé publique du Québec (https://www.inspq.qc.ca/publications/2341).

L’interprétation de ces données doit se faire en tenant compte que bien que la méthodologie soit rigoureuse, le taux de réponse aux enquêtes est d’environ 65 %, si bien qu’on ne connaît pas la proportion d’enfants complètement non vaccinés parmi ceux qui refusent de participer.

Une enquête de couverture vaccinale est présentement en cours et les résultats seront disponibles à l’automne 2019.

  1. La couverture vaccinale correspond à la proportion des enfants ciblés qui ont reçu les vaccins recommandés entre la naissance et l’âge de 24 mois.
  2. Vaccin qui protège contre la diphtérie, la coqueluche, la poliomyélite, l’Haemophilus Influenzae de type b et l’hépatite B. Le vaccin contre l’HB est offert aux nourrissons depuis juin 2013.

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La Charte québécoise pour une saine alimentation présente les principes clés énoncés par la Table québécoise pour une saine alimentation. Elle propose une vision commune afin d’agir collectivement, de façon concertée et cohérente pour simplifier l’alimentation, la promouvoir de façon positive et nous assurer qu’elle est au cœur des priorités des Québécois.

Pour l’INSPQ, cette charte s’inscrit dans la continuité de plusieurs travaux menés de longue date. Elle représente le fruit d’une collaboration avec de nombreux partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux orientés vers la création d’environnements favorables à la saine alimentation. L’INSPQ s’est joint à ces partenaires et est devenue signataire de la Charte, au terme d’un processus entériné pa Mme Nicole Damestoy, présidente-directrice générale de l’Institut.

Il est possible aux professionnels et organisations de signifier leur adhésion aux principes et aux valeurs de la Charte en la signant en ligne ici : https://tqsa.ca/charte

Vous pouvez également consultez toutes nos publications en alimentation et nutrition ici :https://www.inspq.qc.ca/publications/sujets/alimentation-et-nutrition

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Les activités récréatives aquatiques comportent de nombreux bienfaits pour la santé de la population. Dans un contexte de changements climatiques, la baignade s’avère une mesure de rafraîchissement accessible pour mieux s’adapter aux vagues de chaleur extrême. Elle représente également une activité physique populaire, contribuant à l’adoption et au maintien de saines habitudes de vie. Pour profiter pleinement de ses nombreux bienfaits, il est impératif que la population puisse pratiquer ces activités aquatiques de façon sécuritaire et de manière à minimiser les risques potentiels pour la santé.

L’INSPQ dresse le premier portrait de la situation des risques à la santé associés à la pratique d’activités récréatives aquatiques en milieux naturel et artificiel au Québec. Il aborde notamment la présence de contaminants microbiologiques et chimiques dans les eaux récréatives, ainsi que dans l’air intérieur des bassins couverts (par exemple, les piscines intérieures). De plus, l’INSPQ propose des recommandations pour la prévention de ces risques. Au moment où plusieurs municipalités et gestionnaires d'installations aquatiques se préparent pour la saison chaude, ces rapports apportent de précieux conseils.

Portrait des risques à la santé

En général, le nombre d’éclosions associées à la qualité des eaux récréatives rapportées au Québec est demeuré constant annuellement depuis le début des années 90. Pour certaines années, ce nombre d’éclosions est supérieur à celui associé à l’eau de consommation; il demeure néanmoins faible (64 éclosions sur une période de 12 ans). Ce nombre est fort probablement sous-estimé, ce qui signifie que les risques associés à la qualité des eaux récréatives sont vraisemblablement plus importants que ce qui est rapporté. Bien que les symptômes associés soient généralement bénins, certaines personnes peuvent être affectées plus sévèrement par les contaminants présents dans les aires récréatives aquatiques, soit les jeunes enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes immunodéprimées.

Plages et autres milieux naturels

Dans les plages et autres milieux naturels, la dermatite du baigneur est le problème de santé le plus fréquemment rapporté. Elle est causée par des cercaires, de petites larves microscopiques. La contamination d’origine fécale demeure une préoccupation importante dans les sites naturels de la province (lacs, rivières, etc.), en raison notamment de la présence d’ouvrages de surverse (permettant aux eaux usées de s'écouler) et d’animaux sauvages.

Piscines et autres milieux artificiels

Dans les piscines, ce sont les contaminants d’origine chimique qui ont été le plus fréquemment associés à des éclosions au Québec. Volatils, les trichloramines peuvent se retrouver dans l’air des bassins intérieurs, surtout lorsque la ventilation est déficiente. Les pataugeoires et les jeux d’eau, parce qu’ils sont fréquentés par de jeunes enfants, peuvent présenter un risque accru de transmission de contaminants d’origine fécale. Dans les spas, les risques sont principalement liés à la présence des microorganismes Pseudomonas aeruginosa ainsi que Legionella spp. Le manque d’entretien et d’hygiène sont les causes les plus fréquemment rapportées lors des enquêtes sur les éclosions survenues au Québec.

Comment prévenir les risques à la santé?

Les stratégies de prévention des risques se regroupent dans divers domaines : conception et construction, opération et gestion, surveillance de la qualité de l’eau et de l’air intérieur, surveillance des éclosions, information et sensibilisation et exigences réglementaires. Agir sur ces divers domaines de manière intégrée est l’approche à privilégier afin de mieux prévenir les risques à la santé. La responsabilité pour la mise en œuvre de ces mesures est donc partagée entre divers acteurs, dont les professionnels du milieu de la construction, les exploitants et les opérateurs, les organismes gouvernementaux ainsi que les usagers eux-mêmes. L'INSPQ propose plusieurs pistes d'action dans le rapport sur ce sujet.

Nos deux rapports

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