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Alors que le Canada s’engage dans la légalisation du cannabis à des fins non médicales, l’INSPQ rappelle les principaux enjeux de santé publique à considérer avant l’adoption définitive du projet de loi, sachant que le cannabis est la substance illicite la plus consommée au Canada et au Québec.

Le cannabis n’est pas un produit ordinaire : il peut présenter des risques pour la santé et la sécurité publiques

Bien que les recherches scientifiques sur la substance soient limitées, elles établissent tout de même des liens entre la consommation régulière du cannabis et la santé. Ses effets psychoactifs affectent la conduite de véhicules moteurs, peuvent induire la dépendance, nuire au développement du cerveau des jeunes et potentiellement provoquer des troubles mentaux. L’exposition prénatale au cannabis est également une source de préoccupation puisque le THC, l’ingrédient actif du cannabis, peut traverser le placenta de la mère.

Légaliser peut rimer avec santé... à certaines conditions

Devant ces constats, la légalisation du cannabis à des fins non médicales est l’occasion de mettre en place un cadre légal permettant la réduction des méfaits et des risques à la santé que la substance comporte. Les choix proposés pour encadrer la production, la distribution et la consommation sont cruciaux afin d'offrir un environnement sécuritaire et des usages à risque réduit. À cet égard, l’INSPQ insiste pour que les initiatives réglementaires à déployer aient des visées de prévention, de santé et de sécurité.

Les objectifs de santé publique demeurent la réduction de la consommation du cannabis, le contrôle de la puissance et de la qualité de la substance et la prévention des usages à risque dans l’ensemble de la population comme dans les groupes plus vulnérables.

Nous considérons que les conditions de succès reposent essentiellement sur 3 éléments :

  • éviter la logique commerciale au profit d’une logique à but non lucratif;
  • mettre en place un ou plusieurs organismes gouvernementaux de contrôle;
  • se doter de mécanismes et de procédures d’assurance qualité pour contrôler la concentration en THC, la sécurité et la qualité des produits de cannabis.

Pour mieux comprendre les enjeux rattachés à la légalisation du cannabis, l’INSPQ a produit un dossier Web approfondi. On y trouve notamment une série de fiches abordant divers angles de la problématique, et, pour chacune de ces fiches, une veille thématique à laquelle il est possible de s'abonner par courriel ou par fil RSS est proposée.

Consultez le dossier Web sur le cannabis et la santé : https://www.inspq.qc.ca/dossiers/cannabis

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Présenté par le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT) en collaboration avec l’Association canadienne de santé publique (ACSP), ce webinaire gratuit a pour objectifs d'accroître la connaissance et la compréhension des options de distribution à but non lucratif du cannabis et de fournir une plateforme pour appuyer les échanges entre les principaux intervenants en santé publique au Canada.

Détails

Date : Le mercredi 19 avril 2017

Heure : 14 h 30 à 15 h 30 (HNE). Remarque : Une version anglaise du webinaire aura lieu de 13 h à 14 h (HNE)

Description de l’activité

La commercialisation et la promotion de la consommation de cannabis constituent des préoccupations de premier ordre pour la communauté de la santé publique alors que le Canada s’apprête à le légaliser. Le rapport du Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis proposait diverses initiatives visant à aborder ces préoccupations.

L’INSPQ a aussi récemment publié un rapport proposant d’autres modèles à but non lucratif pour la distribution. Le webinaire offrira aux partenaires de la santé publique au Canada de discuter et d’en apprendre plus sur les options réglementaires axées sur la santé publique dans le cadre d’une approche légalisée au cannabis non thérapeutique.

Public : Intervenants en santé publique au Canada

Conférencier : François Gagnon, Ph. D., agent de recherche, Centre de collaboration internationale sur les politiques publiques et la santé et Institut national de santé publique du Québec

Animation : Rebecca Jesseman, conseillère principale en politiques, Centre canadien de lutte contre les toxicomanies, et Frank Welsh, Ph. D., directeur de politiques, Association canadienne de santé publique

Inscription

Joignez-vous au webinaire sur la distribution du cannabis et la santé publique.

Code d’accès : 735 406 059

Mot de passe : gdsKiHFp

Vous pouvez vous joindre au webinaire jusqu’à 10 minutes avant le début.

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La biosurveillance nous renseigne sur l’exposition des individus aux contaminants présents dans leur environnement. Ainsi, elle nous permet de mieux saisir ses impacts et d’intervenir afin d’améliorer la santé de la population.

La population est exposée à une multitude de contaminants chimiques présents dans son environnement, par l’entremise de l’air, de l’eau, des sols, des aliments ou des produits de consommation. L'impact de ces contaminants sur la santé humaine est parfois difficile à évaluer et constitue une préoccupation grandissante pour les autorités de santé publique. 

Dans ce contexte, cette stratégie de biosurveillance vise une meilleure compréhension de l’exposition de la population québécoise aux contaminants environnementaux, dans une optique d’amélioration de sa santé. Elle répond aux besoins exprimés par l’ensemble des acteurs de la santé environnementale pour des actions concertées en biosurveillance. Elle prévoit donc une planification cohérente d’actions mobilisatrices, s’articulant autour de sujets prioritaires. En s’appuyant sur l’expérience unique et solide du réseau de la santé environnementale en matière d’épidémiologie, de toxicologie et de chimie analytique, la stratégie encouragera le développement et l’innovation. Enfin, la mise en œuvre de la stratégie de biosurveillance, inscrite dans l’axe 4 de l’actuel Programme national de santé publique, permettra une meilleure compréhension de l’exposition de la population québécoise aux contaminants chimiques de l’environnement.

Pour lire le document : https://www.inspq.qc.ca/publications/2219

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Le comité d’éthique de santé publique (CESP) recherche une personne pour combler le siège de membre avocat. À ce titre, la personne recherchée pourra apporter un éclairage au Comité au regard des normes juridiques qui encadrent les projets examinés; elle aura donc une connaissance des principales lois balisant le champ de la santé publique au Québec.

Les personnes intéressées sont invitées à transmettre leur curriculum vitae ainsi qu’une lettre faisant part de leur intérêt à l’adresse électronique suivante, d’ici le 19 avril : cesp@inspq.qc.ca.

Pour toute autre information supplémentaire, nous vous invitons également à consulter le site Internet du CESP

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Une prochaine cohorte est prévue du 3 avril au 8 mai 2017.

De nombreuses évidences scientifiques à travers le monde font état des effets nocifs des risques psychosociaux au travail (RPS) sur la santé psychologique et physique des travailleurs. Ces risques sont liés à l’organisation du travail, aux pratiques de gestion, aux conditions d’emploi et aux relations sociales au travail. Par exemple, la charge de travail élevée et la faible autonomie décisionnelle au travail, sont des RPS. Comme d’autres risques en santé au travail, ils sont mesurables et modifiables. Au cours des dernières années, l’INSPQ et ses collaborateurs ont développé, testé et validé une grille d’identification de risques psychosociaux au travail. Cet outil permet de documenter le contexte de travail et les mesures de prévention en place dans une organisation, d’évaluer les RPS et de proposer au milieu des orientations à privilégier pour favoriser la santé au travail.

Pour avoir accès à la dernière version de cette griIle, il est obligatoire de suivre la formation en ligne de l’INSPQ. L’inscription à la formation donne également accès à plusieurs outils permettant de soutenir les activités de sensibilisation, d’évaluation et de prévention en lien avec les risques psychosociaux au travail.

La formation en ligne sur les RPS comporte 4 modules :

  1. Risques psychosociaux au travail : de quoi parle-t-on?
  2. Principaux enjeux justifiant la prévention des risques psychosociaux au travail.
  3. Évaluation des risques psychosociaux dans le milieu de travail.
  4. Stratégies d’intervention à l’égard des risques psychosociaux en milieu de travail.

Public cible

Cette formation s'adresse aux acteurs de la santé publique et des organisations appelés à intervenir en santé au travail.

Dates

Essentielle pour agir sur ces risques émergents, cette formation de 12 heures est disponible depuis juin 2016. Une prochaine cohorte est prévue du 3 avril au 8 mai 2017. D’autres cohortes seront disponibles en 2017.

Inscription

Les personnes intéressées à s'y inscrire peuvent le faire en accédant au lien suivant : https://netevent.ccnpps.ca/netevent/default.aspx?id=L7Olq0BQ6B8%3d&f=354&lng=fr

Pour plus d'information : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/documents/formation/formation-risques-psychosociaux-2017.pdf

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, dont les dates des prochaines cohortes, nous vous prions de communiquer par courriel avec l’équipe de l’INSPQ : infogrilleINSPQ@inspq.qc.ca

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Le 2 mars dernier avait lieu la signature officielle du contrat d’affiliation entre l’INSPQ et l’Université Laval. L’événement a réuni une trentaine de personnes des deux organisations sur le campus de l’Université Laval.

Ce renouvellement du contrat initial signé en 2009 est un témoignage de la qualité du partenariat qui lie l’INSPQ et l’Université Laval dans leur mission d’enseignement et de recherche en santé publique.

« Ce renouvellement est bien davantage qu’une reconduction de signatures », affirme le recteur Denis Brière. « Il a permis, au cours des derniers mois, de faire un bilan des réalisations, d’améliorer nos façons faire et nos modes de communication et de cibler ce vers quoi nous voulons mettre nos énergies en enseignement et recherche au cours des prochaines années. »

« L’INSPQ entend co-construire dans tous les domaines de sa programmation scientifique avec les chercheurs et des professeurs de l’Université Laval, souligne Nicole Damestoy, présidente-directrice générale de l’INSPQ. Cela implique des liens dans un ensemble de disciplines qui font de la santé publique, un univers si riche et si complexe. »

Finalement, par cette entente, les deux organisations se donnent aussi les moyens de suivre dans le temps les retombées concrètes de leurs réalisations et d’ajuster le tir au fur et à mesure, si nécessaire.

Voilà de belles perspectives pour les prochaines années où l’INSPQ et l’Université Laval uniront leurs forces afin de faire progresser les connaissances et développer l’expertise en santé publique par la recherche et la formation.

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Les représentants de l’INSPQ présentaient le 2 mars dernier à Québec un mémoire dans le cadre de la consultation La sécurité routière : ça nous concerne tous!,  menée par la Société de l’assurance automobile du Québec et le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports. Selon le Dr Pierre Maurice, chef de l’unité scientifique Sécurité, prévention de la violence et des traumatismes, « le bilan routier québécois s’est certes beaucoup amélioré depuis les années 70; toutefois, il est encore possible de faire des gains en sécurité routière, et cela au profit de l’ensemble de la population ».

Pour l’Institut, il est souhaitable de renforcer les mesures de sécurité routière déjà en place, car les acquis sont fragiles, comme en font foi certaines données récentes. On assiste en effet à un plafonnement des progrès en matière d’alcool au volant. La vitesse demeure également un facteur de risque important puisque 70 % des infractions entraînant des points d’inaptitude entre 2010 et 2014 étaient liées à des excès de vitesse.

De plus, d’autres juridictions obtiennent un meilleur bilan routier. De 2012 à 2014, le taux de décès par traumatisme routier était de 3,9 par 100 000 habitants au Québec comparativement à 3,5 en Ontario, 3,4 aux Pays-Bas et 2,8 en Suède et en Grande-Bretagne. « Durant cette période, si le Québec avait eu un taux de décès égal à celui de l’Ontario, cela aurait permis d’éviter 39 décès, en moyenne, chaque année, pour passer de 377 à 338 décès », estime le Dr Pierre Maurice.

Agir au-delà du Code de la sécurité routière

Pour améliorer le bilan routier, l’Institut recommande d’investir davantage aux plans des transports collectifs et actifs, de manière à réduire la dépendance à l’automobile solo. « Une diminution du nombre total de kilomètres parcourus par les véhicules motorisés entraîne une baisse du risque de décès et de blessures pour tous les usagers du réseau routier », croit le docteur Maurice.

En outre, l’Institut propose une approche intégrée de planification des systèmes de transports et de l’aménagement du territoire, en particulier dans les grands centres urbains. L’approche favoriserait une prise en compte de l’ensemble des enjeux qu’il s’agisse de sécurité routière, de pollution de l’air, du bruit, de la sédentarité, de la fluidité des déplacements et du développement économique. À son avis, la mise en place d’une structure de gouvernance intersectorielle s’inscrirait tout à fait en cohérence avec la Politique gouvernementale de prévention en santé adoptée récemment.  

« L’augmentation de la capacité routière par le développement de nouvelles infrastructures n’est pas une solution aux problèmes de mobilité et de sécurité, constate Pierre Maurice. Il est démontré qu’une telle augmentation ne fait que remettre à plus tard les problèmes de congestion sur le réseau routier. »  

En plus de l’augmentation de l’offre de moyens de transport collectif et actif, l’Institut propose dans son mémoire plusieurs mesures devant être renforcées au chapitre des comportements des usagers et des infrastructures. Ces mesures ont fait l’objet de recherches démontrant leur efficacité. Elles concernent notamment l’alcool au volant, la vitesse, la sécurité des cyclistes et des piétons ainsi que la réduction des points de conflits entre les usagers du réseau routier. « Les mesures touchant les infrastructures sont particulièrement efficaces et ont l’avantage d’entraîner des changements durables pour tous les usagers de la route », conclut le docteur Pierre Maurice.

Pour consulter le mémoire.

Pour consulter l'allocution.

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Une délégation de l’INSPQ était de passage à l’Assemblée nationale, le 25 janvier dernier, à l’invitation de la Commission sur la santé et les services sociaux. Celle-ci se penche sur le projet de loi 118, Loi sur les laboratoires médicaux, les centres de services orthopédiques et les centres de physiologie respiratoire exploités par une entité autre qu’un établissement de santé et services sociaux.

Jean Longtin, médecin spécialiste et directeur du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) et Micheline Fauvel, directrice-adjointe du LSPQ, ont exposé aux membres de la Commission leurs observations et préoccupations liées aux modifications législatives proposées.

« Le projet de loi 118 aura un impact majeur sur l’amélioration de la qualité et de la sécurité des services offerts dans les laboratoires privés », résume le Dr Longtin.

Bien que le règlement qui en découlera ne soit pas encore public, la délégation de l’Institut désirait également partager sa réflexion quant aux conséquences directes sur la conduite et l’étendue du mandat du LSPQ.

Rappelons que le ministère de la Santé et des Services sociaux a élargi en 1993 le rôle du LSPQ en le mandatant d’étudier les demandes des permis des laboratoires de biologie médicale et d’imagerie médicale hors établissement pour lui en recommander ou non l’émission. Il s’agissait d’une extension de son rôle à l’égard du contrôle de la qualité des laboratoires dans un contexte de protection de santé publique.

Consultez le mémoire de l’INSPQ à l’égard du projet de loi 118.

Consultez l'allocution

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Œuvrant au sein du Comité d'éthique de santé publique à titre de conseiller et au sein de l'Institut depuis 2010, Michel Désy a récemment été nommé comme membre de la Commission de l’éthique en science et en technologie, par le Conseil des ministres, le17 janvier dernier.

Monsieur Désy possède un Ph.D. en philosophie de l'Université de Montréal (philosophie), spécialisé en éthique de la santé publique appliquée à la question de la diversité culturelle. Une partie de son Ph.D. a été complétée au Research School of Social Science de l'Australian National University. Il a aussi complété un stage postdoctoral au Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal sur l'éthique et l'impact des politiques publiques de la santé. Grâce à son expertise mise à profit au sein de cette Commission, M. Désy contribuera à conseiller la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, en intégrant des dimensions éthiques et sociales du développement de la science et de la technologie aux réflexions nécessaires à la prise de décision.

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Dans l’optique de rendre accessible à un large public les principales données sur l’état de santé au Québec, Santéscope mise sur de l’information synthétisée et adaptée.

Les indicateurs sont sélectionnés pour souligner la diversité des facettes de la santé. Pour chaque indicateur, il est possible de repérer facilement l’essentiel de l’information sur la situation au Québec et son évolution dans le temps, la comparaison entre le milieu rural et le milieu urbain et la comparaison avec les données canadiennes, américaines et internationales. De plus, un tableau de bord résumant le positionnement du Québec dans le monde met en évidence les indicateurs de l’état de santé pour lesquels le rendement est plus ou moins favorable. À ces produits, s’ajoutent finalement des analyses vulgarisées sur des sujets variés de santé publique ainsi que des outils et données permettant l’utilisation de l’indice de défavorisation.

Le contenu de Santéscope continuera de s’enrichir, consultez-le souvent!

Pour découvrir ou redécouvrir Santéscope : www.inspq.qc.ca/santescope

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