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Le groupe scientifique sur la biosurveillance est constitué de professionnels et de médecins de l’INSPQ. Le mandat général du groupe scientifique sur la biosurveillance est de favoriser l’atteinte des objectifs décrits dans la Stratégie de biosurveillance au QuébecIl remplit un mandat d’expertise-conseil, notamment en rédigeant des avis scientifiques sur divers aspects de la biosurveillance : faisabilité et pertinence d’une étude afin de répondre à une question de santé publique, choix des métabolites chimiques à analyser et des matrices biologiques à échantillonner, détermination d’enjeux liés à l’interprétation et à la communication des résultats, etc. Outre ce mandat, le groupe scientifique se charge de produire et de diffuser des données de biosurveillance, et de mettre au point des outils et des méthodes analytiques.

Qu'est-ce que la biosurveillance?

La biosurveillance consiste en la mesure des concentrations de contaminants dans le corps humain, plus généralement dans le sang et l’urine. Elle fait état de l’exposition de la population aux produits chimiques présents dans l’environnement et permet la compréhension, la diminution et la prévention de l’exposition des populations aux substances chimiques présentes dans l’environnement.

Consultez la page Web pour en savoir davantage et pour soumettre une demande d’expertise au groupe scientifique : https://www.inspq.qc.ca/biosurveillance

 

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Pierre-André Dubé, pharmacien-toxicologue à l'INSPQ, s'est récemment vu décerner le prix d'excellence 2018 dans la catégorie « pratique spécialisée » remis par l'Association des pharmaciens d'établissements de santé du Québec (APES). Le choix du récipiendaire de ce prix par l'APES s'appuie notamment sur le leadership, le rayonnement de sa pratique ainsi que sur la reconnaissance du candidat par ses pairs en tant qu'expert dans son domaine particulier.

Toutes nos félicitations!

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Afin d’aider les médecins, vétérinaires et autres professionnels de la santé dans la prise en charge des patients ayant été piqués par une tique, l’Institut national de santé publique du Québec rend disponible en ligne un Guide d’identification des tiques du Québec.

Le guide vise à renseigner les intervenants en santé sur les principales tiques retrouvées au Québec et à les outiller dans l’identification du spécimen collecté. Il répertorie les différentes espèces de tiques les plus communément retrouvées au Québec qui piquent l’homme et les animaux domestiques.

Est-ce une tique?

Grâce à des photos en très haute résolution, le guide permet de voir les caractéristiques morphologiques détaillées des différentes espèces de tiques et de distinguer la tique à pattes noires ou tique du cerf (Ixodes scapularis), la seule espèce de tique au Québec qui transmet la bactérie Borrelia burgdorferi, l’agent pathogène responsable de la maladie de Lyme. Les professionnels de la santé peuvent ainsi identifier si le spécimen rapporté par leurs patients est une tique, établir de quelle espèce il s’agit et être vigilants à de possibles symptômes associés.

L’identification par les professionnels de la santé peut se faire de façon simple, grâce à la prise de photo avec un appareil numérique ou un téléphone intelligent et l’observation des caractéristiques du spécimen avec la fonction d’agrandissement. Le guide présente de façon détaillée les étapes à suivre pour faire l’identification.

Depuis 2013, l’Institut coordonne un programme de surveillance intégrée de la maladie de Lyme, qui jumelle la surveillance des cas humains et des tiques. Cela permet d’identifier les lieux où les personnes sont plus susceptibles d’être en contact avec une tique infectée, d’évaluer la progression de l’établissement des tiques au Québec et de mieux cibler les régions où des mesures préventives doivent être appliquées.

Il est possible de consulter le guide ici : https://www.inspq.qc.ca/guide-d-identification-des-tiques-du-quebec

Pour en savoir davantage sur les mesures de prévention contre la maladie de Lyme : http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/maladie-de-lyme/#protection-et-prevention

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Les 22es Journées annuelles de santé publique (JASP) se tiendront à Montréal les 4 et 5 décembre 2018. Le thème de cette 22e édition, Dessiner demain, fait appel à l'imaginaire et propose de voir venir les mouvances de manière proactive.

Une vingtaine d'activités thématiques sont au programme, avec des sujets sur la mobilité durable, l'isolement social, l'impact des changements climatiques sur les travailleurs ou sur les zoonoses, la résistance aux antibiotiques, la santé cognitive, la prévention de la violence auprès des jeunes, et bien d'autres. Une grille de programmation à découvrir!

Nouveau - Votre projet de maîtrise en vidéo en 180 secondes!

Vous êtes finissant à la maîtrise en santé publique dans une université québécoise? Profitez de la vitrine Découvrez la relève en santé publique pour faire connaître votre projet de maîtrise au moyen d'une courte vidéo. Ce nouveau concept aux JASP est inspiré de Ma thèse en 180 secondes. Tous les détails ici.

Restez à l'affût de cet événement unique en santé publique en vous abonnant au bulletin d'information : https://www.inspq.qc.ca/jasp/inscrivez-vous-au-bulletin-des-jasp

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Mme Elise Fortin, chercheuse à l'Unité immunisation et infections nosocomiales de l'INSPQ, et ses collaborateurs, se sont vu décerner le prix Dr. Lindsay E. Nicolle 2016 de la revue JAMMI, pour leur article Measurement of antimicrobial resistance in the respiratory microbiota and antimicrobial use in nine intensive care units, using different definitions and indicators.

Cet article a été sélectionné pour sa contribution significative aux maladies infectieuses et à la microbiologie médicale. Le prix d'excellence lui a été remis le 3 mai dernier, à Vancouver, dans le cadre de la conférence annuelle AMMI Canada.

Toutes nos félicitations!

Consultez l'article ici : https://jammi.utpjournals.press/doi/abs/10.3138/jammi.1.2.02

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La nouvelle édition du BISE (Bulletin d’information en santé environnementale) est en ligne!

Pour sa dernière parution avant l’été, on s’intéresse aux efforts concertés de plusieurs partenaires dans le but d’éradiquer une plante envahissante toxique, la berce du Caucase. Malheureusement dans cette opération d'éradication, la berce laineuse, qui ressemble beaucoup à la berce du Caucase mais qui possède des propriétés médicinales hors du commun, pourrait être menacée.

Vous trouverez également dans ce numéro les rubriques habituelles, notamment le deuxième portrait d’une intervenante en santé environnementale. Le comité de rédaction est également fier de vous présenter sa dernière primeur, la veille médiatique (colonne de droite dans la page). Ne manquez pas l’actualité en santé environnementale en la consultant régulièrement ou en vous abonnant au fil RSS.

Assurez-vous d’être informé des prochains numéros du BISE en vous y abonnant : https://www.inspq.qc.ca/bise/abonnement.

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De concert avec l’équipe sur les changements climatiques, le Bureau d’information et d’études en santé des populations (BIESP) publie trois rapports de surveillance qui font état de nouvelles méthodes statistiques pour analyser les liens entre les conditions environnementales ou météorologiques et les impacts sur la santé de la population. Ces rapports font partie d’un ensemble de sept publications dans le domaine de la surveillance des maladies chroniques, dont quatre sont à paraître prochainement. Ils visent les professionnels en surveillance, de même que les chercheurs en santé publique. Ils pourront aussi intéresser le monde municipal, tout comme les cliniciens.

Conséquences des inondations de la rivière Richelieu en 2011 sur la survenue d’événements cardiovasculaires : une approche méthodologique innovante

Les inondations constituent les désastres naturels les plus communs partout dans le monde, avec des conséquences majeures sur la santé. Ce document propose une approche de surveillance géomatique pour identifier les territoires inondés et les populations touchées, approche innovante qui pourra être réutilisée dans la surveillance des maladies vasculaires cérébrales ou d’autres maladies chroniques exacerbées par des sinistres similaires. Dans le cas de la rivière Richelieu en 2011, aucune différence significative n’a été trouvée entre le taux d’évènements cardiovasculaires dans les zones inondées lorsque comparé aux zones adjacentes, même si on notait une tendance à une augmentation. Ce résultat peut s’expliquer notamment par le manque de puissance statistique à détecter les différences, vu les populations relativement petites qui étaient affectées. https://www.inspq.qc.ca/publications/2364

Conditions météorologiques et délai de survenue d’événements d’insuffisance cardiaque chez les aînés au Québec, de 2001 à 2011

Le climat peut affecter la santé cardiovasculaire de diverses façons. Cette étude vise à évaluer le risque d’une hospitalisation ou de décès chez les personnes de 65 ans ou plus avec un diagnostic d’insuffisance cardiaque selon les différents paramètres météorologiques. Ainsi, une diminution de la température hebdomadaire moyenne de 10°C est associée à une augmentation du risque d’environ 7 % d’être hospitalisé ou de décéder pour cause principale d’insuffisance cardiaque. De plus, chaque augmentation de 1 kPa de la pression atmosphérique accroît le risque d’évènements d’insuffisance cardiaque d’environ 4,5 %, lorsque mesurée sur une période de 7 jours avant l’évènement. https://www.inspq.qc.ca/publications/2358

Contribution des espaces verts dans la prévention de maladies cardiovasculaires et du diabète

Cette étude évalue la contribution des espaces verts dans la prévalence des principales classes de maladies cardiovasculaires dans les régions métropolitaines de Montréal et de Québec, de 2006 à 2011. Les résultats suggèrent que les espaces verts avec des équipements sportifs contribuent à diminuer la prévalence des maladies vasculaires cérébrales et du diabète de l’ordre de 10 %, une fois les autres facteurs de risque pris en compte. Ces espaces peuvent donc avantageusement être utilisés dans une perspective de prévention et de surveillance de ces maladies parmi les plus fréquentes au Québec. https://www.inspq.qc.ca/publications/2364

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Bien que le Québec soit généralement considéré comme un territoire sécuritaire, le portrait de la violence y est préoccupant.

En effet, les différentes données disponibles, notamment celles des directions de la protection de la jeunesse, du ministère de la Sécurité publique ou celles provenant d’enquêtes populationnelles menées à l’échelle du territoire, nous rappellent que le Québec connaît son lot de cas d’enfants maltraités, de femmes victimes de violence conjugale ou de personnes agressées sexuellement, pour ne citer que ceux-là.

Ces problèmes de violence sont préoccupants en raison de leur fréquence et des souffrances humaines qu’ils provoquent tout au long de la vie des victimes (blessures physiques, problèmes de santé mentale et de santé reproductive, handicaps, décès prématurés), de même qu’en raison des répercussions qu’ils peuvent avoir sur les familles et sur les communautés.

Le Rapport québécois sur la violence et la santé a mis à contribution une variété d'experts provenant du monde de la recherche et des réseaux institutionnels. Il constitue l'occasion d'enrichir les liens et les collaborations entre ces derniers et de se doter d'une vision globale et partagée du phénomène de la violence au Québec. 

En plus de présenter la perspective de santé publique en prévention de la violence, il aborde dix thématiques liées à la violence dans différents milieux et à différents stades de la vie :

Les efforts déployés au fil du temps en prévention de la violence, et plus particulièrement ceux qui visent des changements sociétaux et à l’échelle des collectivités, ont certainement contribué à la création d’un environnement social propice à l’épanouissement de relations personnelles exemptes de violence.

La violence n'est pas une fatalité : il est possible de réduire son ampleur et ses conséquences, que ce soit à l'échelle de la société, des communautés, des milieux de vie, des familles ou des individus. 

En ce sens, certaines orientations prometteuses sont proposées dans ce rapport.

Vous pouvez consulter le rapport complet en format HTML ou PDF : https://www.inspq.qc.ca/rapport-quebecois-sur-la-violence-et-la-sante

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C’est un rendez-vous. La prochaine édition des Journées annuelles de santé publique se déroulera à Montréal les 4 et 5 décembre 2018, à l’hôtel Bonaventure.

Plus d’une vingtaine de thématiques ancrées dans l’actualité mettront en lumière des enjeux clés pour la santé publique. Parmi celles-ci : isolement social, résistance aux antibiotiques, mobilité durable et environnement bâti, normalisation de la consommation de l’eau, santé cognitive, impact des changements climatiques sur les travailleurs et sur les zoonoses, et bien plus…

Ne manquez pas le dévoilement de la programmation dès le mois de mai.

https://www.inspq.qc.ca/jasp/accueil

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Dans son plus récent avis, l’INSPQ rappelle que le casque de vélo est très efficace pour prévenir les blessures à la tête chez les cyclistes.

Par ailleurs, au Québec, la proportion de cyclistes portant volontairement un casque de vélo a considérablement augmenté au cours des dernières années.

Dans plusieurs régions, la proportion de cyclistes casqués est d’environ 70 %. Chez les 5 à 9 ans, le port du casque atteint 78 %.

Ce taux se rapproche du maximum de 80 % atteignable avec une loi qui rendrait le port du casque de vélo obligatoire. Une revue systématique des études publiées sur ce sujet suggère qu’une loi rendant obligatoire le port du casque de vélo peut contribuer à réduire le nombre de décès et d’hospitalisations associés aux blessures à la tête chez les cyclistes. Or, il est difficile de conclure avec certitude des effets réels d’une telle loi, notamment à cause des limites méthodologiques et des résultats parfois contradictoires des études disponibles.

L’INSPQ constate également que la revue systématique des études publiées ne permet pas d’éliminer la possibilité qu’une telle loi entraîne une réduction de la pratique du vélo, en particulier chez les jeunes. Cette possibilité est préoccupante puisque la pratique du vélo est difficilement remplaçable par une autre activité physique. Évidemment, une diminution de l’activité physique, notamment le vélo, a un impact négatif sur la santé. De plus, il faut considérer que la pratique de l’activité physique en bas âge est un bon prédicteur de l’activité physique à l’âge adulte.

Dans ce contexte, et en invoquant le principe de précaution, l’INSPQ croit qu’il est préférable de ne pas rendre obligatoire le port du casque de vélo au Québec et recommande plutôt d’accentuer les efforts de promotion du casque de vélo sur une base volontaire.

Enfin, en raison du potentiel des infrastructures cyclables, de leurs impacts favorables sur la pratique du vélo et sur la réduction de la dépendance à l’automobile, l’INSPQ recommande d’accentuer les efforts consentis à l’implantation d’infrastructures cyclables sécuritaires.

Consultez notre dossier sur le port du casque à vélo.

Dossier sur le port du casque à vélo

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