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L'Institut est fier de présenter sa nouvelle programmation scientifique 2017-2020, adaptée à l’environnement général de la santé publique au Québec, notamment par la prise en considération du Programme national de santé publiqueReflet de la synergie entre les différentes expertises de l’Institut, le but poursuivi par cette programmation est d’accroître la qualité et l’impact des produits et services offerts ainsi que l’efficacité de l’organisation, au bénéfice de ses clients et partenaires.

Également, le rôle de vigie et d’anticipation de l’Institut l’a conduit à déterminer des enjeux prioritaires, lesquels occupent une place de choix dans cette programmation :

  • la résistance aux antibiotiques,
  • l’environnement bâti et la santé,
  • les substances psychoactives,
  • et le vieillissement en santé.

Les préoccupations à l’égard des inégalités sociales de santé et des conditions de vie et de santé des populations autochtones sont également bien mises en évidence, dans plusieurs chapitres.

Dynamique et évolutive, des ajustements seront faits annuellement à cette programmation et les nouveaux besoins d’expertise seront examinés en fonction de leur pertinence et des capacités organisationnelles de l’organisation.

On peut la consulter en format HTML, pdf ou encore par l’intermédiaire d’un outil de recherche par mots-clés facilitant le repérage des sujets d'intérêt.

Programmation scientifique 2017-2020 : https://www.inspq.qc.ca/programmation

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Les publications des institutions et organismes publics font partie de ce qui est communément appelé la « littérature grise ». Souvent d’une grande valeur scientifique et disponibles gratuitement, ces publications ne sont toutefois pas souvent utilisées à leur plein potentiel étant donné qu’elles demeurent difficiles à repérer. Heureusement, des initiatives comme le réseau BDSP en France et le Réseau Santécom au Québec ont pour objectif de pallier à cette difficulté (depuis plus de 25 ans dans les deux cas!). Un projet de collaboration entre ces deux réseaux, soutenu financièrement par la Commission permanente de coopération franco-québécoise, a récemment rendu possible l’interconnexion de deux bases de données afin d’accroître le rayonnement de la littérature grise en santé publique produite au Québec, et ce, dans l’ensemble de la francophonie.

Ce sont donc plus de 10 000 publications québécoises, recueillies au cours des 30 dernières années, qui viendront ainsi enrichir la Banque de données en santé publique, faisant du Réseau Santécom un fier nouveau partenaire du plus important « réseau francophone de coopération pour la mise en ligne de sources d’information en santé publique »

Pour plus d'information : http://www.bdsp.ehesp.fr/a-propos/presentation

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L’INSPQ a réalisé en 2011 un avis scientifique sur la circulation des aides à la mobilité motorisées (AMM). Cet avis proposait plusieurs mesures comblant le vide juridique à l’égard des AMM dans le code de la sécurité routière. Une des principales recommandations consistait à donner aux utilisateurs d’AMM un statut à part entière, qui se situe à mi-chemin entre celui de piéton et celui de cycliste, selon l’environnement routier dans lequel ils se trouvent.

Depuis, de nouvelles règles ont été adoptées en juin 2015, par arrêté ministériel. L’INSPQ a été mandaté pour évaluer ces dernières et pour documenter les comportements des différents usagers de la route par rapport à la circulation des AMM avant et après l’introduction de ces règles.

Par diverses méthodes de cueillette d'information, plusieurs constats émanant des utilisateurs eux-mêmes, des policiers et des gestionnaires municipaux, mais aussi des piétons, des cyclistes et des automobilistes ont été soulevés. Les sujets abordés sont nombreux et abordent, par exemple, la vitesse, le sens de la circulation, l'aménagement urbain et la signalisation.

Parmi les principaux constats, en voici quelques-uns :

  • Les voies cyclables situées du côté de l’usager sont largement utilisées.
  • Même s’ils sont accessibles, en bon état et situés du même côté que là où l’usager circule, les trottoirs sont ignorés dans 42 % des cas. Les raisons évoquées pour délaisser le trottoir, autres que son accessibilité et son état, ont trait à la configuration du trottoir, sa largeur ainsi que les conditions du moment.
  • Plusieurs utilisateurs d’AMM (78 %) ont mentionné utiliser soit uniquement la chaussée, soit la chaussée et les voies cyclables en combinaison. Ceci témoigne de la place très importante des voies cyclables et de la chaussée dans les déplacements des usagers.
  • Peu importe la présence de trottoir ou le nombre de voies, les utilisateurs d’AMM circulent dans le sens des véhicules à 78 % lorsqu’ils sont sur la chaussée.
  • Les utilisateurs d’AMM sont généralement respectueux de la signalisation. Aux intersections, les utilisateurs d’AMM qui veulent changer de direction, pour aller à gauche, le font en deux temps, à la façon d’un piéton, et ce, tant avant qu’après l’adoption de l’arrêté.
  • Les utilisateurs d’AMM adaptent leur vitesse en fonction de l’endroit où ils se trouvent.

À la lumière de ces observations et des mémoires qui lui auront été présentés pendant la période couverte par le projet pilote, le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports (MTMDET) prendra une décision quant à la pérennité ou d’éventuelles modifications aux règles qui sont édictées dans l’arrêté ministériel.

Consultez le rapport complet ici : Évaluation du projet pilote sur les règles du Code de la sécurité routière encadrant la circulation des aides à la mobilité motorisées sur la voie publique

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Les 21es Journées annuelles de santé publique (JASP) se dérouleront les 5 et 6 décembre 2017 à Québec, sous le thème À l’heure des vérités plurielles.

Cette année, la programmation des JASP est composée de 22 activités thématiques qui couvrent une grande variété de sujets, dont : l'entretien motivationnel pour diminuer l’hésitation à la vaccination, les nouvelles orientations concernant la tuberculose, l'adaptation aux changements climatiques en ce qui a trait aux inondations et aux canicules, la consommation d'alcool et de cannabis chez les jeunes, ou encore l’utilisation des médias sociaux en santé.

Vous pouvez dès maintenant consulter la grille des thématiques en un coup d’œil.

De plus, deux appels à contribution sont présentement ouverts : l’appel d’exposés de la relève et l’appel de communications affichées.

N'hésitez pas à partager ces informations dans vos réseaux!

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  • Quel est l'état des connaissances sur le cannabis? Sa consommation, ses effets, ses risques?
  • Quelle est l'opinion du public quant à cette substance?
  • Quelles doivent être les activités à déployer et les cibles à atteindre en matière de sécurité routière dans le contexte du cannabis légalisé?
  • Que devons-nous faire pour minimiser les risques sur la santé des individus, réduire les méfaits, assurer une prévention efficace et agir sur la norme sociale en ce qui concerne le cannabis?
  • Comment assurer au Québec le contrôle de la qualité de la substance et sa traçabilité?
  • Quels modèles de distribution et de vente permettront l’atteinte d'objectifs de santé et de sécurité du public?

Voilà, entre autres, quelques questions sur lesquelles se pencheront les experts de l'INSPQ, les 19 et 20 juin, lors du Forum d'experts sur l'encadrement du cannabis au Québec. Cet événement précède les consultations publiques qui auront lieu à la fin de l'été.

Consultez la programmation du Forum ici : http://encadrementcannabis.gouv.qc.ca/forum/programmation

Il est égalament possible de suivre les entretiens par webdiffusion, en temps réel et en rediffusion : http://encadrementcannabis.gouv.qc.ca/forum/webdiffusion/

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L’INSPQ développe, implante, héberge et exploite plusieurs systèmes d’information qui fournissent des données de surveillance en appui à la prise de décision en santé publique. Ces systèmes, exigeant convivialité et flexibilité, doivent également demeurer fonctionnels et accessibles.

Parmi ces systèmes, notons :

Le Système d’information pour la protection en maladies infectieuses (SI-PMI)

Il constitue un système d'information utilisé pour la gestion des produits immunisants au Québec et soutient le registre de vaccination provincial.

Le système MADO-Chimique

Il constitue un système d'information pour la saisie et la consultation des maladies à déclaration obligatoire.

Le Système d’information en santé au travail (SISAT)

Il constitue un système d'information visant à soutenir les intervenants du réseau en santé au travail dans la réalisation d'interventions en entreprise pour identifier des risques potentiels et diminuer l’exposition des travailleurs aux risques identifiés.

Le Système intégré des données de vigie sanitaire du virus du Nil occidental (SIDVS-VNO)

Il constitue un système d'information qui permet la centralisation et la diffusion en temps réel de toutes les données de surveillance du virus du Nil occidental (humaine, animale, entomologique).

Le système d’information pour soutenir les Programmes québécois de dépistage du cancer, notamment du cancer du sein (SI-PQDCS)

Le SI-PQDCS constitue un système d'information qui permet la consultation et la saisie de formulaires de dépistage à partir desquels sont générés des rapports de mammographie. Ces rapports sont ensuite utilisés pour assurer le suivi médical.

L’outil de gestion des éclosions de tuberculose au Nunavik (OGÉTN)

Le système OGÉTN est un outil simple et convivial, qui permettra à la direction de santé publique de gérer plus facilement les éclosions de tuberculose dans la région et ainsi limiter les impacts de la propagation de cette maladie infectieuse.

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L’année 2017-2018 marque le 10e anniversaire de la formation qui vise la mise à jour des connaissances et le développement de compétences en épidémiologie de terrain. Offert en grande partie dans un environnement numérique, le programme est coordonné par l’Institut national de santé publique du Québec en collaboration avec l’École de santé publique de l’Université de Montréal, l’Agence de santé publique du Canada, les directions régionales de santé publique et le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Les deux cours proposés peuvent faire partie d’un programme de développement professionnel continu ou d’un programme universitaire. Ils s’adressent aux professionnels du réseau de la santé ainsi qu’aux étudiants du 2e cycle.

Si vous aimez être au centre de l’action pour investiguer des problèmes de santé à caractère urgent, cette formation est pour vous! Vous bénéficierez d’un contenu conçu, développé et mis à jour par des experts du réseau de la santé. 

Les cours sont les suivants :

MSO 6353 Épidémiologie de terrain (3 crédits) 
En ligne : du 18 septembre au 15 décembre 2017

MSO 6150 Investigation d’éclosions (3 crédits)
En ligne : du 8 janvier au 16 mars 2018
Atelier en présentiel : du 19 au 21 mars 2018 à Montréal

Pour tous les détails : www.inspq.qc.ca/formation/institut/investigation-d-eclosions-dans-la-communaute-et-dans-les-milieux-de-soins

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Le 85e Congrès de l'ACFAS se tient à l'Université McGill, du 8 au 12 mai. Plusieurs professionnels de l'INSPQ y présenteront leurs travaux de recherche :

De plus, certains experts et collaborateurs sont associés à des présentations et table ronde qui se feront dans le cadre du colloque L’exploitation des banques de données administratives pour de meilleurs services en santé mentale, en dépendances et en prévention du suicide.

Le congrès annuel de l'ACFAS est un important rassemblement multidisciplinaire du savoir et de la recherche de la Francophonie. L'INSPQ est fier d'y contribuer grâce à l'expertise qu'il développe et transfère.

Pour consulter la programmation complète : www.acfas.ca/evenements/congres

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Avec la collaboration du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) et de l’Agence de la santé publique du Canada, l'Université Bishop's a récemment mis en ligne eTick.ca, un site Web bilingue destiné à l'identification d'images de tiques et au suivi des populations de tiques à travers le Québec. Il s’agit du premier projet-pilote de science citoyenne en lien avec les parasites. 

Ainsi, en moins de 5 minutes, les individus intéressés peuvent soumettre directement sur le site Web des photos de tiques trouvées sur des animaux ou dans l'environnement, puis envoyer le spécimen par la poste à l’Université Bishop’s. Les résultats d’identification des tiques seront transmis par courriel à ceux qui auront participé au projet. Pour encourager la participation et la mobilisation des citoyens, le public pourra consulter en ligne les données de la collecte, entre autres sous forme de cartes interactives mises à jour quotidiennement. 

L’envoi du spécimen par la poste est pour sa part destiné à évaluer l’efficacité du programme eTick.ca en le comparant aux résultats du programme de surveillance déjà en place. 

Aux dires de Karine Thivierge, responsable du secteur parasitologie au LSPQ, « ce projet va certainement enrichir nos connaissances sur les populations de tiques présentes au Québec, notamment sur l’espèce vectrice de la maladie de Lyme. »

Consultez aussi notre page Web sur la maladie de Lyme : https://www.inspq.qc.ca/zoonoses/maladie-de-lyme

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Alors que le Canada s’engage dans la légalisation du cannabis à des fins non médicales, l’INSPQ rappelle les principaux enjeux de santé publique à considérer avant l’adoption définitive du projet de loi, sachant que le cannabis est la substance illicite la plus consommée au Canada et au Québec.

Le cannabis n’est pas un produit ordinaire : il peut présenter des risques pour la santé et la sécurité publiques

Bien que les recherches scientifiques sur la substance soient limitées, elles établissent tout de même des liens entre la consommation régulière du cannabis et la santé. Ses effets psychoactifs affectent la conduite de véhicules moteurs, peuvent induire la dépendance, nuire au développement du cerveau des jeunes et potentiellement provoquer des troubles mentaux. L’exposition prénatale au cannabis est également une source de préoccupation puisque le THC, l’ingrédient actif du cannabis, peut traverser le placenta de la mère.

Légaliser peut rimer avec santé... à certaines conditions

Devant ces constats, la légalisation du cannabis à des fins non médicales est l’occasion de mettre en place un cadre légal permettant la réduction des méfaits et des risques à la santé que la substance comporte. Les choix proposés pour encadrer la production, la distribution et la consommation sont cruciaux afin d'offrir un environnement sécuritaire et des usages à risque réduit. À cet égard, l’INSPQ insiste pour que les initiatives réglementaires à déployer aient des visées de prévention, de santé et de sécurité.

Les objectifs de santé publique demeurent la réduction de la consommation du cannabis, le contrôle de la puissance et de la qualité de la substance et la prévention des usages à risque dans l’ensemble de la population comme dans les groupes plus vulnérables.

Nous considérons que les conditions de succès reposent essentiellement sur 3 éléments :

  • éviter la logique commerciale au profit d’une logique à but non lucratif;
  • mettre en place un ou plusieurs organismes gouvernementaux de contrôle;
  • se doter de mécanismes et de procédures d’assurance qualité pour contrôler la concentration en THC, la sécurité et la qualité des produits de cannabis.

Pour mieux comprendre les enjeux rattachés à la légalisation du cannabis, l’INSPQ a produit un dossier Web approfondi. On y trouve notamment une série de fiches abordant divers angles de la problématique, et, pour chacune de ces fiches, une veille thématique à laquelle il est possible de s'abonner par courriel ou par fil RSS est proposée.

Consultez le dossier Web sur le cannabis et la santé : https://www.inspq.qc.ca/dossiers/cannabis

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