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Mathieu Valcke, conseiller scientifique spécialisé travaillant dans l'Unité Santé et environnement – Protection à l'INSPQ sera l'un des deux éditeurs associés de l'Amérique du Nord pour la revue Regulatory Toxicology and Pharmacology. Il agira à ce titre à compter du mois de janvier 2019, durant 3 ans.

Publiée par Elsevier au nom de l'International Society for Regulatory Toxicology and Pharmacology, cette revue savante couvre les aspects scientifiques spécifiquement reliés aux processus de référence et de réglementation toxicologiques et pharmacologiques. Il s'agit d'une revue révisée par les pairs.

De plus, cette revue est en libre accès sur le site ScienceDirect : https://www.sciencedirect.com/journal/regulatory-toxicology-and-pharmacology

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En cette Journée mondiale du diabète, le Comité scientifique sur la prévention de l’obésité de l’INSPQ met en ligne un nouvel outil pour mieux comprendre la progression de l’obésité au Québec. Grâce à une ligne du temps, il est possible de remonter le fil des événements et d’assister aux changements qui ont mené à cette épidémie, très liée au diabète de type 2.

Depuis les années 1970, l’étalement urbain, le recours accru à l’automobile, la restauration rapide ainsi que les emplois et les loisirs sédentaires, ont notamment rendu nos environnements moins propices à l’activité physique et à la saine alimentation. Ici comme ailleurs, les conséquences de ces changements pour la santé ont pris la forme, entre autres, d’une croissance de l’obésité et par le fait même des cas de diabète de type 2.

Quelques explications et constats

  • Entre 1978 et 2013, la proportion des ménages québécois qui ont deux voitures est passée de 16 % à 36 %.
  • De nos jours, 20 % des emplois demandent un niveau d’activité physique modéré, alors qu’en 1961 c’était presque la moitié des emplois.
  • La restauration rapide est devenue omniprésente. En 2014, le Québec comptait 8 000 établissements de ce type.
  • On retrouve des portions de plus en plus grandes dans les restaurants.
  • Si on examine les sites Internet les plus fréquentés par les enfants canadiens, on remarque que non seulement les publicités alimentaires sont très nombreuses (54 millions sur 1 an), mais aussi que 90 % de ces publicités concerne des aliments de haute teneur en sucres, sodium ou gras saturés.
  • L’avènement d’Internet et des réseaux sociaux et leur croissante popularité nous incitent à des loisirs sédentaires.
  • Les coûts associés à l’obésité au Québec s’élevaient à près de 3 milliards de dollars par année en 2011.

Des conséquences néfastes pour la santé

« En 1978, on évaluait à 14 % la proportion d’adultes aux prises avec un problème d’obésité, alors que chez les jeunes de 6 à 17 ans, seulement 2 % étaient obèses, souligne Chantal Blouin, chercheuse à l’INSPQ. Trente ans plus tard, ce taux atteint 23 % chez les adultes et presque 10 % chez les enfants. » À partir des années 1980, des médecins ont commencé à voir des cas de diabète de type 2 chez les enfants. Plus de 100 enfants canadiens reçoivent un tel diagnostic chaque année. Finalement, de nos jours, 600 000 Québécoises et Québécois vivent avec le diabète.

À l’échelle internationale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sonne l’alarme pour une première fois en 1997. Elle souligne déjà que pour prévenir l’obésité, il faut agir sur l’ensemble des secteurs de la société. En 2016, 13 % des adultes dans le monde sont obèses, c’est trois fois plus qu’en 1975. Si la tendance se poursuit, d’ici 2022, le nombre de jeunes obèses dans le monde sera supérieur à celui des enfants souffrant d’une insuffisance de poids. L’épidémie est mondiale, observe l’OMS, aucun pays n’a encore réussi à l’endiguer.

Malgré tout, dans les régions du Québec, des milliers de personnes et d’organisations sont déjà engagées pour créer des milieux de vie dans lesquels il est plus facile de bien manger et d’être actif. « Ce travail doit se poursuivre et s’intensifier », conclut la ligne du temps.

Le Comité scientifique sur la prévention de l’obésité a été mis sur pied par l’INSPQ en 2013. Il conseille les acteurs du réseau de santé publique dans l’identification et le soutien de mesures visant à rendre nos environnements plus favorables à la saine alimentation et au mode de vie physiquement actif. Il s’agit d’un groupe multidisciplinaire qui regroupe des chercheurs universitaires et des cliniciens.

Pour consulter la ligne de temps et ses nombreuses références : https://www.inspq.qc.ca/la-montee-de-l-obesite-au-quebec

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Le Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS) a mis à jour son répertoire des stratégies en santé mentale au Canada. Ce répertoire vise à présenter ce qui se développe en matière de santé mentale des populations au pays en offrant un aperçu des stratégies de santé mentale, de mieux-être et d'autres stratégies connexes par le biais de tableaux comparatifs et de résumés, en mettant l'accent sur la promotion de la santé mentale et la prévention des troubles mentaux.

Pour consulter le répertoire, cliquez ici : http://www.ncchpp.ca/551/Publications.ccnpps?id_article=1906

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La nouvelle édition du BISE (Bulletin d’information en santé environnementale) est maintenant en ligne!

Pour la première édition de 2018-2019, le site web s’est refait une beauté. Vous constaterez la mise en valeur de la Veille médiatique et des Brèves d’actualité.

Dans ce numéro, vous pourrez lire un article sur l’évaluation du projet « Téléphone santé », un système d’alertes automatisées pour les épisodes de chaleur ou de smog, ainsi que sur l’actualisation de la Procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement faisant partie de la nouvelle Loi sur la qualité de l’environnement du Québec. De plus, le portrait d’une nouvelle gestionnaire de santé environnementale, Mme Kareen Nour, saura certainement piquer votre curiosité.

Consultez également la veille média en santé environnementale, une recension d’articles qui ont été retenus pour leur pertinence.

Vous avez une idée d’article pour le BISE? Consultez la section Publier dans le BISE. Prenez note que les dates de tombée pour les prochains numéros complets du BISE sont le 18 janvier et le 18 avril 2019. Assurez-vous d’être informé des prochains numéros en vous y abonnant!

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On oublie souvent le bruit quand il est question d’aménagement du territoire. En effet, dans les villes et les villages les sources de bruit sont nombreuses et ses effets sur la santé humaine ne se limitent pas aux problèmes d’audition : ils influent également sur le sommeil, les maladies cardiovasculaires, l’apprentissage en milieu scolaire et l’acceptation sociale d’activités ou de projets.

Pourtant, il existe de nombreuses mesures pour prévenir les effets néfastes du bruit environnemental sur la santé et la qualité de vie. Les meilleures pratiques d’atténuation du bruit environnemental sont variées, allant du transport actif au design des rues, en passant par l’orientation des édifices et des pièces intérieures, sans oublier les écrans antibruit et l’ajout de végétaux disposés de manière optimisée. Bien que l’efficacité de plusieurs de ces mesures soit quantifiée, elles restent mal connues.

Le guide Meilleures pratiques d’aménagement pour prévenir les effets du bruit environnemental sur la santé et la qualité de vie a pour objectif d’aider les municipalités régionales de comté, les municipalités et les promoteurs à planifier l’aménagement de leur milieu bâti, de façon à protéger adéquatement du bruit les espaces sensibles (résidences, garderies, établissements scolaires et hospitaliers, etc.), mais aussi les activités industrielles, commerciales et de loisir, de même que les espaces dédiés aux infrastructures.

Ce guide illustré par de nombreuses photos :

  • présente les notions de base pour mieux comprendre le bruit et les aspects techniques de sa mesure;
  • résume les principaux enjeux de santé liés à l’exposition au bruit environnemental;
  • recense, sous forme de tableaux, les meilleures pratiques ou les pistes de solutions pour réduire le bruit environnemental, incluant leurs bénéfices et leurs limites;
  • donne des références complémentaires pour plus de précisions sur les diverses mesures suggérées.

Les mesures proposées peuvent être considérées lors de la planification et de l’aménagement, mais aussi pour la gestion et la correction de situations existantes où le bruit est problématique. Elles concernent non seulement les voies de circulation, mais aussi plusieurs autres activités génératrices de bruit. Ces aspects sont habituellement considérés dans les schémas d’aménagement du territoire afin de tenir compte des contraintes majeures, dont fait partie le bruit en raison de ses impacts sur la santé et la qualité de vie, et pour assurer un développement durable des milieux de vie.

Consultez le guide ici : www.inspq.qc.ca/publications/2450

 

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L’environnement bâti se définit comme tout élément de l’environnement physique construit ou aménagé par l’être humain. Un environnement bâti propice à la santé favorise le développement de la communauté, l’épanouissement des individus et a des impacts connus sur la santé d’une population.

Malgré des initiatives visant à favoriser l’accès à des outils d’évaluation des caractéristiques de l’environnement bâti, les connaissances sur les liens entre l’environnement bâti, la santé et le bien-être demeurent relativement peu accessibles et ardues à interpréter pour de nombreux professionnels et décideurs. Cette complexité appelle l’adoption d’une approche plus intégrée et concertée à l’intérieur du réseau de la santé publique.

Les produits de partage de connaissances offerts par le Centre de référence sur l'environnement bâti et la santé (CREBS) visent à rendre les interventions plus efficaces. En effet, en fournissant des outils et des occasions d’échange aux acteurs du réseau de la santé publique et à leurs partenaires, le CREBS veut ultimement soutenir les décideurs dans la formulation, l’implantation et l’évaluation de politiques publiques pour qu’elles soient plus propices à la santé des populations.

Essentiellement, le CREBS travaille à favoriser :

  • l’accès et le partage de données et d’informations intégrées sur l’environnement bâti et la santé;
  • le réseautage et la concertation entre les acteurs et les partenaires provenant de divers champs d’expertise et de différents paliers (local, régional et national);
  • le développement des connaissances et de l’expertise en environnement bâti et en santé.

Le CREBS vient par ailleurs de diffuser sa première publication, intitulée Mon habitat, plus qu’un simple toit : évaluer les caractéristiques de l’environnement bâti en lien avec la santé, un guide d’utilisation des outils de collecte de données du projet Mon habitat : plus qu’un simple toit, qui vise à connaître les préoccupations des citoyens en ce qui touche au logement et aux quartiers.

Consultez le guide et les outils ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2429

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Ce webinaire présenté par le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) et le Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS), est organisé à l'occasion du 10e anniversaire de la mort de Brian Sinclair, un homme anichinabé décédé aux urgences du Centre des sciences de la santé de Winnipeg après une attente de 34 heures.

Ce sera l'occasion d'expliquer l'expérience de Brian Sinclair en tenant compte du contexte historique de la ville de Winnipeg ainsi que celui des soins de santé au Manitoba et d'examiner d'un œil critique le racisme à l'endroit des Autochtones.

Le webinaire sera diffusé le vendredi 21 septembre 2018, de 13 h à 14 h 30. Pour en apprendre davantage et pour vous inscrire, cliquez ici : http://www.ccnpps.ca/121/Presentations.ccnpps?id_article=1740

** Ce webinaire ne sera offert qu'en anglais. Seule la présentation PPT sera traduite. **

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Le Comité scientifique sur les zoonoses et l’adaptation aux changements climatiques de l’INSPQ lance un appel de candidatures afin de composer un nouveau groupe d’experts qui se penchera sur la problématique des zoonoses entériques. Les professionnels et experts doivent faire preuve, dans leur parcours, d’une grande capacité à intégrer leur expertise dans une approche de type « One Health ».

Pour plus d’informations et pour soumettre votre candidature d'ici le 10 octobre 2018, veuillez consulter cette page : https://www.inspq.qc.ca/zoonoses/zoonoses-enteriques

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Les programmes détaillés des 22es Journées annuelles de santé publique sont en ligne et les inscriptions sont ouvertes!

Plus d’une vingtaine de thématiques ancrées dans l’actualité et traitant d’enjeux clés pour la santé publique sont au programme. Parmi celles-ci : les normes sociales pour favoriser la santé, la salubrité des logements, la mobilité durable, la démarche Prendre soin de notre monde, l’isolement social, les pesticides, l’eau comme alternative aux boissons sucrées ou encore la réduction des méfaits dans la consommation de substances psychoactives.

Les JASP se dérouleront les 4 et 5 décembre 2018 à l’hôtel Bonaventure à Montréal sur le thème Dessiner demain. Cette édition haute en couleur sera une occasion unique pour les acteurs en santé publique et leurs partenaires de se former et de se positionner sur les grands enjeux de demain.

Inscription en ligne dès maintenant!

Réservez vos places avant le 15 octobre pour bénéficier des tarifs préférentiels!

Communications affichées et appel de la relève, le compte à rebours a commencé!

Il ne reste plus que quelques jours pour soumettre votre abrégé de communications affichées dans le cadre des JASP. Aussi, la toute nouvelle activité Découvrez la relève en santé publique vous offre l'occasion de faire connaître votre projet de maîtrise en lien avec la santé publique au moyen d'une courte vidéo. Ces deux appels se terminent le 14 septembre (aucune prolongation).

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Le niveau de végétation des milieux résidentiels et l’accessibilité aux parcs sont des facteurs pouvant réduire l’impact des changements climatiques sur la santé des populations, principalement lors des épisodes de chaleur. La variation dans le niveau de végétation des milieux urbains et l’accessibilité aux parcs sont peu documentées au Québec et les informations disponibles pour soutenir la prise de décision sont limitées. Ce manque de connaissances limite la capacité d’action de décideurs des domaines de la santé et de l’aménagement du territoire.

Au-delà de la lutte contre les îlots de chaleur, le projet Espaces verts urbains et santé mentale, vaste étude à laquelle l'INSPQ collabore, aidera à quantifier les effets bénéfiques des espaces verts sur la santé mentale et à identifier les éléments qui facilitent leur utilisation par des populations vulnérables.

Il s'agit d'un vaste projet couvrant tout le Québec ayant pour objectif de recueillir les témoignages de 8000 répondants.

Toutes les personnes de 18 ans et plus qui résident dans une municipalité de plus de 10 000 habitants au Québec sont invitées à participer à cette étude.

Le projet fournira, pour la première fois, une cartographie détaillée des niveaux de végétation et des parcs pour l’ensemble des milieux urbains au Québec et des indicateurs d’accessibilité aux parcs. Ces informations pourront servir à l'aménagement d’espaces verts répondant mieux aux besoins, notamment ceux de différents groupes vulnérables de la population.

Pour participer : https://espacesverts.uqam.ca

Informations détaillées sur l’étude : https://www.ouranos.ca/publication-scientifique/FichePhilibert_Houle2016_fr.pdf

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