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Depuis le 13 juin, tous les établissements de soins de santé du Québec sont invités à adopter au moins deux stratégies, parmi six, visant à prévenir et contrôler les infections nosocomiales.

Ces six stratégies s’articulent autour d’ensembles de pratiques exemplaires (EPE) aussi appelés bundles. On le sait, les infections nosocomiales coûtent cher à l’État et compliquent la vie de nombreux patients.

Les documents préparés par l’Institut et ses partenaires (l’AQESSS et le MSSS) sont de nature à faciliter l’application des pratiques exemplaires en matière de prévention et de contrôle des infections nosocomiales, la mesure de la conformité des processus mis en place ainsi que la mesure de l’efficacité de ces EPE grâce à la surveillance des infections et des bactériémies.

Pour en savoir davantage sur la Campagne

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Du 24 au 26 novembre 2014, c’est sous le thème À la rencontre de nos savoirs que se tiendront les 18es Journées annuelles de santé publique au Centre des congrès de Québec. Occasion d’allier nos savoirs et de leur insuffler une valeur ajoutée, les JASP 2014 encourageront le rayonnement des savoirs de toutes sortes et surtout, leur maillage.

Pour cette 18e édition, plus de 25 activités scientifiques promettent une programmation enrichissante axée sur nos capacités d’agir ensemble devant les défis majeurs en santé publique.

L’appel à communications affichées sera lancé au cours du mois de juin, restez à l’affût.

Les programmes complets seront disponibles en ligne au début du mois de septembre, au même moment que le formulaire d’inscription.

jasp.inspq.qc.ca

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Dans un rapport publié récemment, l’Institut Fraser met en doute l’ampleur du problème de l’obésité au Canada et l’intervention gouvernementale. L’Institut national de santé publique du Québec, qui effectue depuis plusieurs années des travaux sur les causes de l’obésité et sur les mesures de prévention, ne partage pas les mêmes constats.

Qu’en est-il d’abord de l’épidémie d’obésité? Le rapport de l’Institut Fraser présente un portrait partiel et réducteur de la situation. Les données statistiques démontrent clairement l’augmentation de l’excès de poids au cours des années 2000 jusqu’à 2012. C’est aujourd’hui plus de la moitié de la population qui présente un excès de poids.

Un problème devient un enjeu de santé publique quand il est associé à la maladie, à l’incapacité ou à la mortalité et qu’en plus, il est possible de le prévenir. Le tabagisme est un problème de santé publique. L’obésité en est un aussi. On y associe une augmentation des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2, de plusieurs cancers, de problèmes articulaires, de difficultés respiratoires, de troubles du sommeil, etc.

Au Québec, comme ailleurs au Canada et dans le monde, les experts des problèmes reliés au poids font consensus sur la nécessité d’une implication gouvernementale pour prévenir l’obésité. L’idée n’est pas de prétendre que les gens n’ont pas de responsabilité sur ce qu’ils mangent ou sur leur dépense d’énergie par l’activité physique. La contribution des gouvernements est de rendre les choix santé plus faciles à adopter. C’est pourquoi les pouvoirs publics font des efforts pour favoriser l’adoption d’un mode de vie actif, pour encourager la réduction du sucre, du sel et du gras dans les produits offerts aux consommateurs, et pour rendre les fruits et les légumes plus accessibles dans tous les quartiers. Par exemple, les écoles ont opéré un virage santé en offrant des aliments plus sains dans les cafétérias. Des villes améliorent leurs aménagements de manière à favoriser les déplacements actifs et sécuritaires pour se rendre au travail, à l’école, aux activités de loisirs ou pour faire les courses. Certaines municipalités expriment ouvertement que le zonage est un outil qu’elles peuvent utiliser pour limiter l’implantation de restaurants minute à proximité des écoles primaires et secondaires.

Les gouvernements, à tous les niveaux, doivent agir sur le problème de l’obésité comme ils le font pour contrer une éclosion de maladie infectieuse ou pour protéger la population d’une substance toxique dans l’environnement. Ils se devaient d’adopter des lois pour réduire l’usage du tabac comme ils ont eu raison de rendre obligatoire le port de la ceinture de sécurité. La situation actuelle d’excès de poids dans la population s’est développée pendant plusieurs décennies, notamment parce que notre environnement est devenu obésogène. Freiner l’augmentation du poids et renverser la tendance ne pourront pas se faire en quelques années. Les impacts de ces actions se feront sentir de façon graduelle. Une amélioration annuelle, aussi modeste soit-elle, entraînera des bénéfices de santé et économiques considérables à long terme pour l’ensemble de la société.

En prenant des mesures favorisant la santé de la population, les gouvernements jouent leur rôle, et pas seulement en soignant les gens devenus malades. Les maladies causées par le tabac sont en perte de vitesse, les décès causés par l’alcool au volant aussi. Ces succès sont largement dus aux politiques gouvernementales et, bien sûr, aux citoyens qui les ont appuyées. Il devra en être de même pour l’épidémie d’obésité.

Luc Boileau
Président-directeur général
Institut national de santé publique du Québec

Cette lettre a été publiée dans Le Soleil (9 mai 2014) et Le Devoir (12 mai 2014).

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Le 26 mars dernier, l’équipe du Centre d’expertise en retraitement des dispositifs médicaux (CERDM) a organisé une journée de consultation ayant pour objectif de dégager un seuil de référence sur le risque infectieux lié à l’utilisation de dispositifs médicaux mal retraités.

Dans le cadre de son mandat, le CERDM doit soutenir les établissements de soins et éclairer les décideurs sur la pertinence de rappeler les patients exposés à l’utilisation de dispositifs médicaux ayant subi un bris de retraitement.

Pour évaluer ce risque, l’INSPQ adopte une approche qualitative et quantitative permettant d’estimer les probabilités de transmission d’infections chez les patients exposés. Cette modélisation du risque considère plusieurs critères dont la prévalence des infections et la pathogénécité des microorganismes étudiés. Cependant, en l’absence d’un seuil de référence en matière d’acceptabilité du risque, le Centre d’expertise fait souvent face à des incertitudes rendant difficile la recommandation de procéder ou non à des rappels de patients.

L’objectif de cette journée était donc d’obtenir un avis d’experts sur les questions suivantes :

  • En cas de bris dans le processus de retraitement, quel serait le seuil de risque d’infections hématogènes  acceptable pour ne pas procéder au rappel des patients? 
  • L’acceptabilité du seuil de risque dépend-elle de certains critères (par exemple : taille de la cohorte, temps écoulé depuis l’exposition, le type d’infections, etc.)?

La consultation a réuni plus de 40 participants et l’avis final des huit experts invités fera l’objet d’une publication dans les mois à venir.

Pour en savoir plus sur l’équipe du CERDM et son mandat : www.inspq.qc.ca/cerdm.

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Depuis une vingtaine d'années, la réduction des inégalités sociales de santé est à l'agenda des politiques et des orientations en matière de santé au Québec. Aucun mécanisme n'est cependant encore en place pour suivre ces inégalités de façon systématique. Ce rapport propose une démarche visant à jeter les bases d'un système de surveillance, en retenant 18 indicateurs. Ces derniers seront stratifiés selon la position sociale et le territoire et suivis sur environ deux décennies, à l'échelle du Québec et de chaque région. 

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Cette formation vise à initier les participants à la pratique des plans de transfert des connaissances. Elle propose des outils et des exercices pratiques en ligne pour apprendre à faire un plan de transfert des connaissances. Elle s’adresse aux acteurs de santé publique, et plus largement du réseau de la santé et des services sociaux, appelés à animer un processus de transfert des connaissances.  Des crédits de formation sont attribués, conformément à l’option retenue (avec ou sans accompagnement).

Cette formation, offerte par l'INSPQ et le RRSPQ (Réseau de recherche en santé des populations du Québec), se tiendra du 5 mai au 13 juin 2014. Vous pouvez vous y inscrire jusqu'au 1er mai 2014, sur le campus virtuel de l'INSPQ.

Visionnez ici la vidéo d’introduction sur le transfert des connaissances.

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Le prix «  Best Published Paper Advancing the Science of Risk Assessment Award » sera remis cette année à notre expert et chercheur d'établissement Mathieu Valcke (Unité Santé et environnement et Université de Montréal) ainsi qu'à Kannan Krishnan (Université de Montréal) pour leur article intitulé « Assessing the impact of child/adult differences in hepatic first-pass effect on the human kinetic adjustment factor for ingested toxicants » (Regulatory Toxicology & Pharmacology 65: 126-134). 

Leur article vient en effet d'être reconnu comme la meilleure publication en analyse du risque pour l’année 2013.

Ce prix, accordé par le Risk Assessment Specialty Section de la Society of Toxicology (SOT) des États-Unis, leur sera remis le 26 mars prochain à l’occasion du 53e congrès annuel de la SOT qui aura lieu à Phoenix, en Arizona.  

Nos plus sincères félicitations aux auteurs.

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Récemment, deux de nos experts ont été les invités de Yannick Villedieu à l'émission Les années lumière de ICI Radio-Canada Première.

Éric Pelletier, épidémiologiste responsable de l'évaluation des programmes de dépistage du cancer à l'INSPQ, a participé au reportage Les mammographies abusives? du 16 février dernier. Éric Pelletier en a profité pour faire le point sur le programme de dépistage du cancer du sein au Québec, à la suite de la publication d'une étude canadienne qui remettait en question l'efficacité du dépistage par mammographie.

Le 23 février, c'était au tour d'Annie Montreuil, chercheuse spécialisée en habitudes de vie. Dans le cadre du reportage La cigarette électronique fait un tabac, le journaliste Yanick Villedieu rapporte que l'utilisation de la cigarette électronique explose en France et qu'une nouvelle étude semble démontrer qu'elle y serait responsable d'une chute draconienne du tabagisme. La chercheuse de l'INSPQ explique les limites méthodologiques de certaines études qui s'intéressent à l'efficacité de la cigarette électronique pour cesser de fumer. De plus, elle parle des dangers que peut représenter l'arrivée de ce nouveau produit pour les jeunes, surtout quand les fabricants proposent des saveurs de plus en plus attrayantes.

Pour écouter ces entrevues radio Les mammographies abusives? et La cigarette électronique fait un tabac, consultez le site Les années lumière.

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Nous vous invitons à visionner ou à revisionner les riches présentations de nos conférenciers pléniers de l’édition 2013 des Journées annuelles de santé publique. Inspirez-vous des propos de Lawrence Green sur les données appuyées sur la pratique, laissez-vous transporter par l’engagement citoyen de Heidi Rathjen et Jean Rochon, et démystifiez la résistance bactérienne avec le professeur Vincent Jarlier : jasp.inspq.qc.ca/conferenciers-principaux-2013.aspx.
 

Les 18es JASP, quant à elles, se tiendront du 24 au 26 novembre 2014 au Centre des congrès de Québec.

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Ce numéro s’intéresse à la nouvelle économie de proximité qui se déploie dans les territoires du Québec, une économie ancrée localement, adaptée aux besoins des communautés, qui passe par l’appartenance, la culture et la coopération, contribuant ainsi à développer des milieux de vie de qualité, à l’image des gens qui y vivent.

Consultez le communiqué de presse

Consultez le numéro en ligne www.mediaK.ca

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