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Le Règlement sur certaines activités professionnelles qui peuvent être exercées par une infirmière et un infirmier est entré en vigueur le 11 janvier 2016. Le protocole de contraception du Québec a été élaboré à l’intention des infirmières autorisées à prescrire, conformément à ce règlement. L’activité professionnelle de l’infirmière qui y est décrite est la suivante :

« Prescrire la contraception hormonale, un stérilet ou la contraception orale d’urgence, selon un protocole développé dans le cadre d’une activité qui découle du programme national de santé publique. »

Conçu par le Comité d'experts en planning familial de l'INSPQ, le protocole de contraception du Québec s'appuie sur les données scientifiques les plus récentes. Il est reconnu comme norme de pratique par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) ainsi que par le Collège des médecins du Québec (CMQ). Par conséquent, les infirmières habilitées à prescrire doivent s'y conformer. Elles sont entièrement responsables de leur exercice professionnel.

Les infirmières autorisées à prescrire la contraception hormonale, un stérilet ou la contraception orale d’urgence doivent posséder les compétences requises en matière de contraception et, à cette fin, assurer la mise à jour et le développement de leurs compétences professionnelles.

À cet effet, la formation en ligne sur la contraception hormonale et les stérilets, conçue par l’INSPQ et l’OIIQ, est offerte aux infirmières sur le portail de formation continue de l’OIIQ, Mistral.

Une formation supplémentaire dans le domaine de la contraception et des infections transmissibles sexuellement et pas le sang (ITSS) peut être requise pour soutenir les infirmières dans le développement de leurs compétences. Des activités de formation dans le domaine des ITSS, en application du Programme national de santé publique, sont offertes par l’INSPQ ici : www.inspq.qc.ca/formation/institut/itss.

Protocole de contraception du Québec

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L’INSPQ publie aujourd’hui l’Étude clinique sur l’état de santé buccodentaire des élèves québécois du primaire 2012-2013. Celle-ci évalue la condition buccodentaire des élèves québécois de 2e et 6e année du primaire et met en lumière l’évolution de leur santé dentaire depuis la fin des années 90. Ci-dessous, quelques faits saillants de cette étude.

Des progrès

La santé des dents permanentes des élèves de 6e année du primaire s’est grandement améliorée.

Les données de l’étude révèlent qu’environ le tiers des élèves de 6année du primaire est atteint d’au moins une carie irréversible sur les dents permanentes alors qu’à la fin des années 90, la proportion s’élevait à 59 %. La carie irréversible se présente sous la forme d’une lésion non traitée ayant atteint un stade plus avancé de la maladie ou encore sous la forme d’une dent extraite ou d’une réparation. Comme d’autres problèmes de santé, la carie irréversible se rencontre plus fréquemment chez les groupes sociaux moins favorisés (les données de l’étude démontrent en effet l’importance de prendre en compte les populations vulnérables sur le plan socioéconomique lors de l’élaboration de mesures de santé publique). L’amélioration de l’état de santé des dents permanentes des élèves de 6e année du primaire peut en partie s’expliquer par la plus grande proportion des élèves ayant au moins une dent scellée, c’est-à-dire recouverte d’une mince couche de plastique protectrice. Ces scellants protègent les dents en bouchant «les fissures» où s’accumulent les débris pouvant causer la carie.

Des efforts à poursuivre

La santé des dents temporaires des élèves de 2e année du primaire ne s’est pas améliorée de façon significative. 

En 2année du primaire, plus d’un élève sur deux présente au moins une carie irréversible sur ses dents temporaires. La carie qui touche les dents temporaires peut avoir des conséquences multiples à court et à long termes. En plus de causer de la douleur, elle peut notamment nuire à la prononciation et au positionnement des dents permanentes. Dans des cas sévères, elle peut entraîner des infections ou même ralentir la croissance en affectant l’alimentation. Aussi, sa réparation représente des coûts importants. Il faut donc s’en préoccuper.

La quasi-totalité des élèves de 2e et 6e années du primaire sont atteints de carie réversible sur leurs dents temporaires et/ou permanentes.

Il existe aussi une forme de carie appelée carie réversible. Il s’agit d’une lésion se limitant aux premiers stades de la maladie. Près de 9 élèves sur 10 de 2e et 6e année du primaire sont atteints par la carie réversible, mais la dent atteinte de ce type de carie peut retrouver sa santé grâce à diverses actions préventives, notamment le scellement des dents permanentes.

Des actions préventives à mener

Pour préserver les acquis et continuer à progresser en matière de santé buccodentaire, il serait pertinent de renforcer les interventions efficaces qui visent :

  • la réduction de la consommation des sucres dans les aliments et les boissons;
  • l’application de scellants dentaires chez les élèves du primaire et du secondaire;
  • des solutions pour rendre applicable le brossage de dents dans les services de garde à l’enfance ainsi que dans les écoles primaires et secondaires;
  • la promotion de bonnes habitudes d’hygiène buccodentaire à la maison;
  • l’exposition optimale au fluorure disponible sous plusieurs formes.

Intervenir auprès des jeunes constitue l’avenue à privilégier pour soutenir l’acquisition de saines habitudes alimentaires et d’hygiène au Québec, tout en encourageant le maintien d’une bonne santé buccodentaire. Il est important que les mesures de santé dentaire publique mises de l’avant prennent en compte les populations plus vulnérables sur le plan socioéconomique afin de diminuer les inégalités sociales de santé buccodentaire.

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L'Institut national de santé publique du Québec publie aujourd’hui une première étude extensive  sur le bruit environnemental et la santé au Québec. Celle-ci fait notamment le point sur :

  • les effets du bruit environnemental sur la santé et sur la qualité de vie;
  • l’exposition des Québécois au bruit environnemental;
  • les interventions pouvant guider les différents paliers de gouvernement pour en atténuer et prévenir les effets.

Le bruit environnemental est l’une des formes de pollution les plus répandues et représente un enjeu environnemental majeur. Bien que longtemps considéré comme une simple nuisance, le bruit environnemental est maintenant considéré comme un risque à la santé, particulièrement en milieu urbain, où il peut affecter un grand nombre de personnes.

Sources

Le bruit environnemental est défini par l’Organisation mondiale de la Santé comme le bruit émis par toutes sources, excluant celles en milieu de travail. Le bruit environnemental inclut donc le bruit provenant de la circulation routière, du transport ferroviaire et aérien, celui des industries, des commerces, de chantiers de construction et des travaux et services publics ainsi que des activités culturelles de loisirs et de sports. Il comprend aussi les sources de bruit intérieur ou domestique, telles que les systèmes de ventilation ou de climatisation, les appareils ménagers et celles issues du voisinage.

Effets

La recension des études scientifiques montre que le bruit peut avoir de multiples conséquences tant physiques (perturbations du sommeil, maladies cardiovasculaires, soit l’hypertension artérielle pour le bruit routier et aérien et l’infarctus du myocarde pour le bruit routier, ainsi que perte d'audition et acouphènes) que psychosociales (nuisance – gêne et dérangement – et difficultés d’apprentissage en milieu scolaire).

Dans notre société, le bruit environnemental est une source de plaintes et de poursuites judiciaires qui soulève un enjeu d’acceptation sociale. Des divergences de vision, reliées notamment au modèle de développement du territoire et au besoin de quiétude, en font un sujet de débat. Par ailleurs, pour l’année 2013, les coûts sociétaux des effets du bruit environnemental s’élèveraient à près de 680 M$ par année au Québec, selon une évaluation conservatrice. 

Prévention

Des mesures efficaces et prometteuses de prévention existent et permettent d’agir en amont du problème (aménagement du territoire, horaire d’activités, mobilité durable), sur les sources (pneus et surfaces, avions, freins des trains moins bruyants, limites de vitesse), sur la propagation (écrans antibruit, édifices écran, végétation dense optimisée) et aux lieux de résidence (insonorisation des murs et plafonds, fenêtres)

Par ailleurs, une politique publique serait la mesure la plus optimale pour prévenir et atténuer les effets du bruit. Elle permettrait non seulement de reconnaître l’existence du problème, mais aussi de coordonner les actions de tous ceux qui peuvent agir en la matière (ministères, organismes, municipalités, secteur privé, fabricants, etc.).

Pour plus de détails, consultez l’avis scientifique : Avis sur une politique québécoise de lutte au bruit environnemental : pour des environnements sonores sains

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L'appel est prolongé jusqu'au 18 janvier 2016.

Le comité scientifique des JASP est déjà à la re.cherche de nouvelles propositions d’activités de formation dans les divers domaines de santé publique pour sa prochaine édition qui se tiendra à Montréal les 21 et 22 novembre 2016. Saisissez cette occasion et profitez du plus grand forum de formation continue en santé publique au Québec pour faire avancer un dossier au cœur de votre pratique! Tous les détails à : http://jasp.inspq.qc.ca/appel-de-propositions.aspx.

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) invite tous les médecins cliniciens québécois, tant généralistes que spécialistes, à participer à une enquête sur la pratique de prescription de médicaments opioïdes dans le contexte de gestion de la douleur chronique d’origine non cancéreuse. Cette enquête s’inscrit dans un projet plus vaste qui vise non seulement à limiter l’abus ou le mésusage de médicaments sur ordonnance au Canada, mais aussi à améliorer la pratique de gestion de la douleur chronique d’origine non cancéreuse chez les patients.

Pour ce faire, il suffit de répondre à un questionnaire dont la durée est d'environ 15 minutes, et cela, avant le 16 novembre prochain.

Menée en collaboration avec le Collège des médecins du Québec, la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et le Centre de recherche et d’aide pour narcomanes (CRAN), cette enquête permettra également de documenter les besoins de formation dans ce domaine.

Rappelons que la prescription et la consommation de médicaments sur ordonnance, tels que les médicaments opioïdes, ont augmenté de façon majeure au Québec au cours des dernières années. Une hausse importante du nombre et du taux de décès attribuables à une intoxication par opioïde a également été rapportée pour la province entre 2000 et 2012 chez la population âgée de 20 ans et plus, selon des études récemment publiées par l’Institut l’INSPQ.

Pour consulter ces études : https://www.inspq.qc.ca/publications/1738 et https://www.inspq.qc.ca/publications/1945.

Afin de bénéficier d'un tarif préférentiel, les participants aux incontournables 19es Journées annuelles de santé publique (JASP) ont dorénavant jusqu'au 13 novembre 2015 pour s'inscrire. Faites-le dès maintenant en ligne : http://jasp.inspq.qc.ca/inscription2015.aspx

Des tarifs avantageux sont aussi offerts aux étudiants à temps plein et aux organisations à but non lucratif. Pour consulter les programmes détaillés des activités scientifiques, visitez le site à l'adresse suivante : http://jasp.inspq.qc.ca/programmes2015.aspx 

Les Journées annuelles de santé publique sont un événement de formation continue organisé par un consortium de partenaires formé du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, de l’Institut national de santé publique du Québec, de l’Institut de la statistique du Québec, des directions de santé publique des agences de la santé et des services sociaux du Québec, de l’Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec et de l’Association pour la santé publique du Québec, en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada.

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Vous souhaitez favoriser l’application optimale des mesures reconnues de prévention et contrôle des infections nosocomiales (PCI)? Inscrivez-vous dès maintenant à ce programme de formation qui s’adresse aux gestionnaires, professionnels et médecins concernés par la PCI, le retraitement des dispositifs médicaux, l’hygiène et la salubrité, ainsi que par les sujets en lien avec le CIPIN.

Pour connaître les sujets et l’horaire du programme de formation en ligne, consultez le Feuillet d’information du programme de formation en PCI 2015-2016.

Pour plus de détails et pour vous inscrire, consultez la page du Programme de formation en ligne en prévention et contrôle des infections dans les établissements de santé 2015-2016

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Le Comité d’éthique de santé publique (CESP) qui relève de l'Institut national de santé publique lance un appel de candidatures pour combler des sièges de représentants de la population et de professionnel en santé publique.

Les caractéristiques communes recherchées chez ces personnes sont, entre autres, leur intérêt pour les questions de santé publique et leur sensibilité à la dimension éthique de ces questions, leur ouverture d’esprit, leur capacité à exprimer leurs idées et à les réviser, le cas échéant, à la lumière de nouveaux arguments, leur respect des personnes lors de délibérations et la volonté de participer au développement d’actions de santé publique qui reflètent les valeurs les plus importantes dans une situation donnée.

À titre de membres de la population, les personnes ne doivent avoir aucun lien professionnel avec le réseau de la santé et des services sociaux. Elles ont de l’expérience dans des délibérations en groupes sur des divers enjeux sociaux associés à la santé de la population.

À titre de professionnel en santé publique, les personnes travaillent à la gestion, à la coordination ou à la prestation de programmes ou d’activités de santé publique, dans un CISSS ou un CIUSSS.

Le Comité se compose de huit membres dont un éthicien, un directeur de santé publique, deux professionnels œuvrant en santé publique, un avocat et trois représentants de la population. Le mandat des membres est de trois ou quatre ans et peut être renouvelé. Le Comité se réunit au plus une journée par mois, selon les projets à l’examen.

Les personnes intéressées à devenir membre du Comité d’éthique de santé publique sont invitées à faire parvenir leur curriculum vitae accompagné d’un mot signifiant leur intérêt d’ici le 6 novembre 2015 à l’adresse suivante : cesp@inspq.qc.ca.

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Le gouvernement du Québec a demandé au Secrétariat à la jeunesse de mener une consultation publique visant à recueillir l’opinion des jeunes, des intervenants, des groupes et des experts sur sa proposition de principes et d’orientations qui formeraient la base de la prochaine Politique jeunesse. C'est dans ce cadre que l'INSPQ a déposé son mémoire le 2 octobre dernier.

L’INSPQ réagit très favorablement au projet de la Politique québécoise de la jeunesse. L’accompagnement des jeunes adultes dans leur passage à l’autonomie demeure un objet de haut intérêt pour la santé publique.

Dans ce mémoire, on propose de centrer l’action envers les jeunes adultes autour de trois assises :

  • adopter une vision positive des jeunes;
  • favoriser des actions intégrées visant la modification des environnements dans lesquels les jeunes évoluent, ainsi que le renforcement de leurs compétences personnelles et sociales;
  • s’attarder à contrer la transmission intergénérationnelle des inégalités sociales et à les réduire.

En conformité avec ces trois propositions, il importe d’adopter des actions structurantes, comme des politiques publiques et des lois qui permettent d’agir, simultanément ou conjointement, sur les habitudes de vie des jeunes adultes, leur persévérance et leur réussite scolaire, leur insertion réussie au travail et finalement leur engagement citoyen.

Il est possible de consulter le mémoire complet à l’adresse suivante : www.inspq.qc.ca/publications/2049

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L’INSPQ a publié récemment une série de rapports ayant pour objectif de faire état de la situation du potentiel piétonnier et des modes de transport pour aller au travail dans 16 régions du Québec.

Ces rapports suggèrent des actions pouvant encourager le développement d'environnements bâtis plus favorables au transport actif, selon la nature du secteur, qu'il soit en région métropolitaine, hors-métropolitaine ou rurale.

Ils font suite au portrait global qui a été publié en février 2015 et dans lequel deux grands constats étaient dégagés :

  • Le fait d’habiter un quartier à fort potentiel piétonnier est associé à une probabilité significativement plus élevée d’utiliser le transport actif (tous motifs) et de consacrer chaque semaine davantage de temps au transport actif.
  • Le fait d’habiter un quartier à fort potentiel piétonnier est associé significativement à une augmentation du temps alloué quotidiennement et hebdomadairement à l’activité physique.

À chaque région son portrait

En plus de statistiques régionales, des interventions prometteuses pour créer des environnements bâtis favorables au transport actif sont proposées. On y retrouve notamment la mise en place de pistes cyclables ou de trottoirs, l’aménagement d’un noyau municipal plus dense ou encore l’amélioration de l’offre de transport collectif.

Vous pouvez par ailleurs consulter l'outil d'analyse interactif qui a été utilisé pour dégager ces portraits : www.inspq.qc.ca/environnement-bati/accueil.

Pour consulter les rapports par région

Abitibi-Témiscamingue
Bas-Saint-Laurent
Capitale-Nationale
Chaudière-Appalaches
Côte-Nord
Estrie
Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
Lanaudière
Laurentides
Laval
Mauricie et Centre-du-Québec
Montérégie
Montréal
Nord-du-Québec, des Terres-Cries-de-la-Baie-James et du Nunavik
Outaouais
Saguenay-Lac-Saint-Jean

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