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Les Journées annuelles de santé publique, le rendez-vous incontournable de formation continue et de réseautage, célèbrera sa 20e édition à Montréal les 21 et 22 novembre 2016. Inscrivez ces dates à votre agenda dès maintenant, c’est une rencontre à ne pas manquer!

Les thématiques seront dévoilées au mois de juin prochain, mais on peut déjà annoncer que des sujets tels que la prévention de la violence, le vieillissement et les stratégies d’influence en santé publique seront au menu. Par ailleurs, l’événement sera suivi par le Colloque international francophone des Villes et Villages en Santé et des Villes-Santé de l’OMS (VVS/VS).

Les JASP sont le fruit du travail collectif d’un consortium d’acteurs issus du réseau de la santé publique québécois. Motivée par les besoins de formation continue du réseau et de ses partenaires multisectoriels, la programmation des JASP repose sur la mise à jour de nouveaux enjeux et la valorisation des connaissances récentes sur des problématiques plus connues.

http://jasp.inspq.qc.ca/

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L’INSPQ a déposé un mémoire dans le cadre des consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi 64, Loi sur l’immatriculation des armes à feu, qui prévoit l’immatriculation de toute arme à feu sur le territoire québécois, apportant ainsi un éclairage scientifique sur les enjeux de santé et de sécurité liés à l’accès aux armes à feu.

Ces enjeux vont bien au-delà de l’utilisation des armes à feu dans un contexte sportif, comme la chasse, ou dans le cadre d’activités criminelles. En effet, l’accessibilité aux armes à feu constitue un facteur de risque important de suicides, d’homicides, notamment d’homicides conjugaux, et de décès accidentels. En cela, au bénéfice de l’ensemble de la population du Québec, il importe de se donner les moyens pour réduire les décès par armes à feu, quelles que soient les circonstances. Les mesures de contrôle des armes à feu représentent l’un des moyens reconnus efficaces. Elles permettent de sécuriser les personnes, les domiciles et les quartiers tout en permettant leur usage légitime à des fins récréatives ou sportives.

À la lumière des principaux constats découlant du mémoire, l’INSPQ recommande :

  • L’instauration au Québec de l’obligation d’enregistrer les armes à feu, tel que stipulé dans le projet de loi 64.
  • L’amendement du projet de loi 64 de manière à rendre obligatoire la vérification du permis de possession et d’acquisition d’arme à feu lors de la prise de possession et de la demande d’immatriculation d’une arme à feu.

Consultez le mémoire ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2120

Écoutez l'allocution ici : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-64085.html

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Face à l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques, de l’embonpoint et de l’obésité, le Québec a déployé de nombreux efforts au cours des dernières années.

Or, comment le Québec pourrait-il faire mieux? C'est la question fondamentale que se posent actuellement de nombreux intervenants et experts et à laquelle tente de répondre cet ouvrage intitulé : Comment faire mieux? L’Expérience québécoise en promotion des saines habitudes de vie et en prévention de l’obésité

Fruit d'une collaboration entre la Plateforme d’évaluation en prévention de l’obésité (PEPO) de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval et l'INSPQ, ce livre apporte cinquante pistes d’actions visnt à alimenter les planifications stratégiques des différentes organisations qui sont actives dans le domaine de la promotion des saines habitudes de vie. Douze de ces actions ont été qualifiées d’incontournables par les auteurs.

Photo prise lors du lancement de l'ouvrage, le 4 avril 2016, présentant les auteurs et quelques collaborateurs.

De gauche à droite : Phillippe De Wals, PEPO, Université Laval, Nathalie Dumas, PEPO, Université Laval, Denis Richard, Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, Chantal Blouin, INSPQ, Véronyque Tremblay, Députée de Chauveau., Adjointe parlementaire de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Yann Le Bodo, PEPO, Université Laval, Johanne Laguë, INSPQ, Marie Audette, Université Laval.  © PEPO

 

Consultez le livre et son résumé : https://www.inspq.qc.ca/publications/2121

L'INSPQ est heureux d'accueillir en ses murs l’Observatoire multipartite québécois sur les zoonoses et l’adaptation aux changements climatiques. Ce regroupement qui rallie la santé humaine, la santé animale et les sciences de l'environnement vise à rapprocher la science en matière de zoonoses des décideurs en matière de politiques publiques, et ce, dans un contexte d’adaptation aux changements climatiques. L'Observatoire remplira des mandats d’expertise, de veille scientifique, de transfert de connaissances et de réseautage.

Pour suivre les activités de l'Observatoire, abonnez-vous au bulletin d'information : https://www.inspq.qc.ca/zoonoses/observatoire

Vous pouvez par ailleurs consulter le plus récent bulletin ici : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/documents/zoonoses/bulletin/bulletin_observatoire_zoonoses_changements_climatiques.pdf

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Le 13 mars dernier, Mathieu Valcke, chercheur et expert toxicologue à l'Institut national de santé publique du Québec, a obtenu deux prix prestigieux lors du 55th Annual Meeting and ToxExpo de la Society of Toxicology.

Le premier lui a été octroyé pour son résumé de présentation, Evaluation of the magnitude of the age-dependant adjustment factor (ADAF) : a kinetic-based case study with trichloroethylene and vinyl chloride, faisant partie des cinq meilleurs résumés réalisés pour cette rencontre dans la catégorie "mixtures" (toxicité des mélanges).

Le second prix qui lui a été remis lors de ce congrès concerne un article scientifique corédigé avec Sami Haddad, estimé comme l'un des dix meilleurs articles démontrant une application de l'évaluation du risque publiés en 2015.

Vous pouvez consulter le sommaire de cet article ici : Assessing Human Variability in Kinetics for Exposures to Multiple Environmental Chemicals: A Physiologically Based Pharmacokinetic Modeling Case Study with Dichloromethane, Benzene, Toluene, Ethylbenzene, and m-Xylene.

Félicitations!

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Mémoire déposé dans le cadre du projet de loi 88 - Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales

La consommation d’alcool est associée à environ 200 problèmes sociaux et de santé : des cancers, des maladies cardiaques et digestives, des problèmes de dépendance, des blessures, ainsi que des comportements violents et leurs conséquences.

À l’invitation de la Commission des finances publiques qui procède à des consultations particulières à ce sujet, l’Institut a présenté les grandes lignes de son mémoire en commission parlementaire, le 16 février dernier.  

Pour l’Institut, certaines des modifications législatives proposées dans le projet de loi 88 sont susceptibles d’avoir des implications sur la consommation d’alcool au Québec et, par extension, sur la santé de la population.

Le mémoire décrit d’abord les impacts de la consommation d’alcool sur la santé, la sécurité et le bien-être de la population et se penche sur l’évolution de celle-ci depuis 2000. L’Institut formule des recommandations, notamment en ce qui à trait à l’accessibilité économique et physique de l’alcool ainsi que sur les moyens d’encadrer de manière plus cohérente la commercialisation de l’alcool qui n’est pas un produit de consommation comme les autres.

Plusieurs mesures reconnues efficaces pour réduire les problèmes de santé associés à l’alcool font consensus parmi les experts et sont recommandés par l’OMS et l’OCDE :

  1. Limiter la capacité financière à se procurer de l’alcool en ayant des prix élevés et en fixant des prix minimums, en ajustant les prix selon la teneur en alcool et en ajustant régulièrement les prix à l’indice des prix à la consommation.
  2. Limiter les points de vente et les heures d’ouverture de ces points de vente.
  3. Avoir un monopole d’État, qui permet de réglementer la vente d’alcool pour emporter et qui joue un rôle pour mettre en place et maintenir les mesures, dont la fixation des prix et les heures d’ouverture. Un monopole d’État permet d’assurer l’équilibre entre les intérêts économiques du Québec et la santé de la population.

Or, de l’avis de l’Institut, la vente des boissons alcooliques artisanales aux titulaires d’un permis d’épicerie pourrait augmenter l’accessibilité économique et l’accessibilité physique à l’alcool et pourrait créer une brèche de plus dans le monopole d’État.

Consultez le mémoire : Projet de loi no 88 : Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales – Mémoire déposé à la Commission des finances publiques

Lien vers l'allocution : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-62923.html

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L’INSPQ a déposé un mémoire dans le cadre la consultation du Commissaire à la santé et au bien-être portant sur la couverture publique des services en santé et en services sociaux, couverture souvent entendue sous le vocable « panier de services ».

Par ce mémoire, l’INSPQ propose un cadre d’analyse pour soutenir la réflexion en situant la couverture de services parmi l’ensemble des décisions visant à améliorer la santé et le bien-être de la population, à travers les divers paliers du gouvernement.

  • L’offre de services doit, en premier lieu, se développer en fonction d’objectifs explicites de santé et de bien-être pour toute la population québécoise.
  • Elle doit favoriser la participation de professionnels de différentes disciplines, dans une première ligne de services forte.
  • Les objectifs doivent aussi viser à réduire les inégalités sociales de santé.
  • L’atteinte des objectifs nécessite une contribution concertée de différents acteurs et doit être pilotée centralement, en collégialité avec les secteurs gouvernementaux et non gouvernementaux concernés.
  • Chaque palier d’intervention doit pouvoir prendre des décisions qui répondent à ses caractéristiques propres.

Le mémoire présente les valeurs et les critères qui devraient guider les décisions, en insistant sur la valeur d’équité. Ces éléments inter reliés donnent toute la cohérence à l’offre de services de santé et de services psychosociaux, une cohérence requise pour maintenir la confiance de la population et la mobilisation des acteurs.

Consultez le mémoire

L'édition 2016 du guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans est désormais disponible. Remis gratuitement aux futurs parents dès le début du suivi de grossesse, ce guide pratique contient une information appuyée scientifiquement sur la grossesse, l’accouchement et les deux premières années de vie de l’enfant. Une version PDF du guide entier est également disponible en ligne.

Consultez le site Web afin de prendre connaissance des modifications apportées au contenu cette année et afin de connaître les lieux de distribution du guide. 

Site du guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans 2016

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L'INSPQ a déposé un mémoire dans le cadre de la réflexion entourant l’élaboration du troisième plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale. Par ce mémoire, l'INSPQ invite les décideurs à considérer les enjeux et les mesures visant non seulement la réduction de la pauvreté et l’exclusion sociale, mais aussi les inégalités sociales de santé.

La pauvreté et la santé sont étroitement liées et leurs liens sont bien documentés. D’un côté, la mauvaise santé est en elle-même un déterminant de la pauvreté. En effet, un individu malade a plus de risque de devenir pauvre qu’une personne en bonne santé. De l’autre côté, la pauvreté a un impact sur la santé et est identifiée, d’ailleurs, comme la principale cause de morbidité au Canada. Plus concrètement, les conditions socioéconomiques engendreraient des écarts considérables dans la santé des personnes, expliquant des variations d’espérance de vie de plus 10 ans entre les quartiers les plus pauvres et les plus aisés de Montréal.

Considérant ces liens importants entre santé et pauvreté, l’INSPQ ne peut qu’appuyer le plan pour la solidarité et l’inclusion sociale du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale. L’INSPQ invite le ministère à déployer sa stratégie en intégrant trois perspectives pertinentes pour son action :

  1. Réduire les inégalités sociales de santé par des interventions à la fois universelles et ciblées.
  2. Agir tôt et tout au long du parcours de vie.
  3. Adopter une vision positive du développement des individus et des communautés.

Ces perspectives ont guidé l’INSPQ dans l’identification et la priorisation des enjeux à considérer dans le troisième plan d’action. En s’appuyant sur les connaissances scientifiques et son expertise disponible, l’INSPQ souligne trois enjeux qui devraient faire l’objet d’un engagement particulier, soit :

  • l’amélioration de la cohérence des actions à tous les niveaux et dans différents domaines d’intervention;
  • l’amélioration de l’accès à des services éducatifs de qualité dès la petite enfance pour les familles à faible revenu;
  • l’amélioration de la qualité des emplois et des conditions d’emploi et de travail, particulièrement dans les secteurs d’emploi occupés par les personnes à faible revenu.

Pour l’INSPQ, les efforts devraient d’abord se concentrer sur le renforcement des mesures existantes et de leur cohérence. Le Québec offre déjà un ensemble de politiques et de programmes favorisant la solidarité, l’inclusion sociale et la santé. Il importe de les maintenir et de les consolider en s’assurant notamment de leur pleine implantation, de leur pérennité et de leur qualité en y affectant notamment les ressources nécessaires; et par ailleurs en s’assurant d’une meilleure coordination et d’une meilleure intégration des services offerts aux personnes vulnérables.

Consultez le mémoire : Améliorer les interventions en faveur de la solidarité, l’inclusion et la santé – Mémoire déposé dans le cadre de l’élaboration du troisième plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale au Québec

 

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La Semaine nationale de prévention du suicide qui se déroule du 31 janvier au 6 février est l’occasion de rappeler que le suicide entraîne plus de 1 100 décès de Québécois et Québécoises chaque année. Il constitue la troisième cause de décès parmi la population âgée de 18 à 64 ans, après les cancers et les maladies du cœur[1]. Plus précisément, le suicide affecte plus les hommes que les femmes et on le retrouve le plus souvent parmi les personnes autour de la cinquantaine. On observe également que le taux de suicide des milieux défavorisés atteint le double de celui des milieux les plus favorisés.

Le suicide est un phénomène complexe pour lequel il n’existe pas de cause unique. Malgré tout, des preuves solides indiquent que le suicide est évitable. Les efforts d’identification et de prise en charge des individus manifestant des comportements suicidaires doivent être maintenus, voire accentués. Il en va de même des mesures pour restreindre l’accès aux moyens pour s’enlever la vie (armes à feu et médicaments, par exemple), qui sont reconnues efficaces pour diminuer les suicides (Florentine et Crane, 2010). Les mesures de promotion et de prévention en santé mentale, tout comme les mesures favorisant l’accès aux traitement des troubles mentaux parmi les groupes défavorisés, constituent des approches prometteuses pour réduire cette cause de décès.

L'INSPQ dresse annuellement un portrait général de la situation du suicide au Québec qui présente les plus récentes données disponibles.

Consultez la publication : La mortalité par suicide au Québec : 1981 à 2013 – Mise à jour 2016.

Données et graphiques des principales causes de décès au Québec (Santéscope).

 

[1] Calculé pour la période 2009-2011, source, Infocentre de santé publique du Québec, INSPQ.

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