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Les activités récréatives aquatiques comportent de nombreux bienfaits pour la santé de la population. Dans un contexte de changements climatiques, la baignade s’avère une mesure de rafraîchissement accessible pour mieux s’adapter aux vagues de chaleur extrême. Elle représente également une activité physique populaire, contribuant à l’adoption et au maintien de saines habitudes de vie. Pour profiter pleinement de ses nombreux bienfaits, il est impératif que la population puisse pratiquer ces activités aquatiques de façon sécuritaire et de manière à minimiser les risques potentiels pour la santé.

L’INSPQ dresse le premier portrait de la situation des risques à la santé associés à la pratique d’activités récréatives aquatiques en milieux naturel et artificiel au Québec. Il aborde notamment la présence de contaminants microbiologiques et chimiques dans les eaux récréatives, ainsi que dans l’air intérieur des bassins couverts (par exemple, les piscines intérieures). De plus, l’INSPQ propose des recommandations pour la prévention de ces risques. Au moment où plusieurs municipalités et gestionnaires d'installations aquatiques se préparent pour la saison chaude, ces rapports apportent de précieux conseils.

Portrait des risques à la santé

En général, le nombre d’éclosions associées à la qualité des eaux récréatives rapportées au Québec est demeuré constant annuellement depuis le début des années 90. Pour certaines années, ce nombre d’éclosions est supérieur à celui associé à l’eau de consommation; il demeure néanmoins faible (64 éclosions sur une période de 12 ans). Ce nombre est fort probablement sous-estimé, ce qui signifie que les risques associés à la qualité des eaux récréatives sont vraisemblablement plus importants que ce qui est rapporté. Bien que les symptômes associés soient généralement bénins, certaines personnes peuvent être affectées plus sévèrement par les contaminants présents dans les aires récréatives aquatiques, soit les jeunes enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes immunodéprimées.

Plages et autres milieux naturels

Dans les plages et autres milieux naturels, la dermatite du baigneur est le problème de santé le plus fréquemment rapporté. Elle est causée par des cercaires, de petites larves microscopiques. La contamination d’origine fécale demeure une préoccupation importante dans les sites naturels de la province (lacs, rivières, etc.), en raison notamment de la présence d’ouvrages de surverse (permettant aux eaux usées de s'écouler) et d’animaux sauvages.

Piscines et autres milieux artificiels

Dans les piscines, ce sont les contaminants d’origine chimique qui ont été le plus fréquemment associés à des éclosions au Québec. Volatils, les trichloramines peuvent se retrouver dans l’air des bassins intérieurs, surtout lorsque la ventilation est déficiente. Les pataugeoires et les jeux d’eau, parce qu’ils sont fréquentés par de jeunes enfants, peuvent présenter un risque accru de transmission de contaminants d’origine fécale. Dans les spas, les risques sont principalement liés à la présence des microorganismes Pseudomonas aeruginosa ainsi que Legionella spp. Le manque d’entretien et d’hygiène sont les causes les plus fréquemment rapportées lors des enquêtes sur les éclosions survenues au Québec.

Comment prévenir les risques à la santé?

Les stratégies de prévention des risques se regroupent dans divers domaines : conception et construction, opération et gestion, surveillance de la qualité de l’eau et de l’air intérieur, surveillance des éclosions, information et sensibilisation et exigences réglementaires. Agir sur ces divers domaines de manière intégrée est l’approche à privilégier afin de mieux prévenir les risques à la santé. La responsabilité pour la mise en œuvre de ces mesures est donc partagée entre divers acteurs, dont les professionnels du milieu de la construction, les exploitants et les opérateurs, les organismes gouvernementaux ainsi que les usagers eux-mêmes. L'INSPQ propose plusieurs pistes d'action dans le rapport sur ce sujet.

Nos deux rapports

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Chantal Blouin, conseillère scientifique spécialisée en agro-alimentaire et santé à l'INSPQ et membre de l'École supérieure d'études internationales de l'Université Laval, est inscrite sur la toute première liste des Femmes canadiennes leaders en santé mondiale. Elle a été nommée par la Société canadienne de santé internationale pour ses recherches sur le commerce et la santé.

Depuis les débuts des années 2000, ses travaux en matière de santé mondiale ont principalement porté sur l'impact du commerce et des accords commerciaux sur la santé des populations. Elle a été membre de la Lancet-University of Oslo Commission on Global Governance for health. Elle enseigne et poursuit des travaux sur la gouvernance mondiale et la santé, notamment en ce qui concerne l'impact des accords commerciaux sur la capacité des autorités publiques d'adopter des politiques favorables à la santé, en particulier pour la prévention des maladies chroniques.

Plus d'information sur la liste et sur les raisons pour lesquelles Mme Blouin a été sélectionnée sont disponibles ici : http://www.csih.org/sites/default/files/canadian_women_in_global_health_list_2018_1.pdf

 

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Un sinistre majeur, et ce, peu importe sa nature (tremblement de terre, inondation, tempête de verglas, accident de transport nucléaire ou attentat), peut amener un grand éventail d’impacts sur la santé et le bien-être des personnes ainsi que sur l’économie et l’environnement. Les effets immédiats sont généralement bien documentés par les autorités, notamment en ce qui concerne la santé physique et les aspects économiques.

Les impacts sur la santé mentale, cependant, peuvent être perçus comme plus difficiles à documenter. Le fait de subir un sinistre peut occasionner l’apparition de problèmes de santé mentale ou leur exacerbation. Lorsque les services d’urgence se sont retirés, il devient nécessaire d’évaluer les besoins en services de la population affectée et s’assurer de bien soutenir la communauté en offrant les services de santé mentale appropriés et en quantité suffisante. Cette surveillance des impacts sur la santé mentale de la population affectée devrait se continuer plusieurs années après un événement dans certaines situations.

Ainsi, une boîte à outils a été développée afin de rendre disponibles des instruments d'enquête populationnelle pour aider les intervenants à effectuer adéquatement la surveillance des impacts sur la santé mentale après un sinistre. Elle a été élaborée par des experts en santé mentale et en surveillance provenant de diverses institutions québécoises. Elle s’adresse principalement aux professionnels de santé publique ainsi qu’aux épidémiologistes, aux chercheurs et aux autres intervenants qui voudraient documenter les impacts sur la santé mentale post-sinistre avec des outils standardisés, évalués et disponibles gratuitement.

La boîte à outils n’a pas pu couvrir tous les impacts en lien avec la santé mentale. Ce sont principalement les problèmes de santé mentale qui ont été documentés, avec certains aspects du bien-être et de la santé mentale positive. De plus, des outils en lien avec d’autres indicateurs d’intérêt en surveillance post-sinistre y sont présentés. Ainsi, on retrouve dans la boite, des outils pour la mesure des impacts pour les thèmes suivants :

  • Symptômes d’anxiété;
  • Symptômes dépressifs;
  • Symptômes de stress post-traumatique;
  • Détresse psychologique;
  • Impact immédiat du trauma (réactions péritraumatiques);
  • Bien-être;
  • Fonctionnement et incapacité;
  • Qualité de vie;
  • Soutien social;
  • Consommation d’alcool;
  • Consommation de drogues;
  • Consommation de médicaments;
  • Utilisation de services en santé mentale.

Consultez l'outil ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2523

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Fortes du succès de la dernière édition, les Journées annuelles de santé publiques (JASP) se dérouleront cette année sur 3 jours, soit les 27, 28 et 29 novembre 2019 à l'Hôtel Bonaventure à Montréal.

Des thématiques riches et actuelles seront au rendez-vous pour cette 23e édition.

Parmi celles-ci :

  • la santé des immigrants,
  • les produits dérivés du cannabis,
  • la vaccination des femmes enceintes et des jeunes enfants,
  • la santé par les mesures économiques,
  • les changements climatiques et la qualité de l'air,
  • ...et bien d'autres sujets à ne pas manquer!

Restez à l’affût, la programmation détaillée sera dévoilée le mois de mai prochain.

Appel de propositions ouvert : Votre projet de maîtrise en 360 secondes!

Vous êtes finissant à la maîtrise dans une université québécoise? L'activité Découvrez la relève en santé publique est pour vous. Ne manquez pas la chance de faire connaître votre projet au moyen d'une courte vidéo et de gagner une bourse de participation aux JASP. Tous les détails ici : https://www.inspq.qc.ca/jasp/appel-d-exposes-la-rencontre-de-la-releve-en-sante-publique

Pour rester informé des nouvelles des JASP, abonnez-vous au bulletin d'information : https://www.inspq.qc.ca/jasp/inscrivez-vous-au-bulletin-des-jasp

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Un nouvel outil suggérant des pistes pour aborder le sujet de l’intimidation dans les médias est mis en ligne aujourd’hui par l’INSPQ en partenariat avec le ministère de la Famille. Découlant du Plan d’action concerté pour prévenir et contrer l’intimidation 2015-2018, cet outil Web s’adresse aux professionnels des médias de l’information, aux étudiants en journalisme, aux personnes intervenant auprès des victimes et des auteurs d’intimidation de même qu’au grand public.

La manière dont les médias traitent de l’intimidation, qu’il s’agisse d’un cas précis ou de la problématique en général, et l’utilisation qui est faite de ce terme peuvent avoir un effet sur la perception de cette problématique au sein de la population. « On a constaté que le terme était parfois utilisé comme « fourre-tout », ce qui peut alimenter une certaine confusion », explique Dominique Gagné, conseillère scientifique à l’INSPQ.

Des réponses à des questions

Pour y voir plus clair, l’INSPQ a rassemblé les meilleures données probantes sur l’intimidation dite traditionnelle et l’intimidation en ligne. Cette nouvelle trousse média présente toute l’information pertinente et répond à une multitude de questions telles que :

  • Qu'est-ce que l'intimidation?
  • Combien de personnes sont touchées?
  • Quelles sont les causes et les conséquences?
  • Que pouvons-nous faire?
  • Quelle est l’ampleur de l’intimidation en ligne chez les jeunes?
  • Que pouvons-nous faire?
  • Vers quels organismes d'aide se tourner?

L’influence du traitement journalistique

De plus, l’INSPQ s’est inspiré des meilleures pratiques en matière de traitement journalistique du phénomène de l’intimidation et des principaux constats d’une analyse de la couverture médiatique de cette problématique dans la presse écrite québécoise pour suggérer quelques recommandations. Celles-ci peuvent s’appliquer à toute personne ayant à intervenir dans les médias ou dans l’espace public. En résumé, il s’agit de bien définir l’intimidation et d’en comprendre les caractéristiques, afin de transmettre une information juste et crédible sur le phénomène. Il est aussi important de varier les points de vue et de privilégier le recours aux experts et aux sources officielles pour remettre en contexte les différentes situations faisant l’objet d’une couverture médiatique.

Finalement, l’INSPQ aborde le lien entre l’intimidation et le suicide. « Comme le suicide d’une personne victime d’intimidation est un phénomène rare, mais généralement abondamment couvert par les médias, il importe de ne pas présenter ce geste comme étant un résultat direct d’une situation d’intimidation », constate Dominique Gagné. La trousse rappelle ainsi la manière de traiter du suicide dans les cas d’intimidation.

Quelques faits saillants

Environ 20 % des jeunes Canadiens seraient victimes d’intimidation dite traditionnelle. Malgré le fait que les jeunes soient souvent ciblés en raison de leurs caractéristiques individuelles (ex. : apparence, poids, expression de genre), il faut aller au-delà de ces caractéristiques et s’intéresser au contexte dans lequel ils évoluent afin de mieux comprendre le phénomène et pouvoir le prévenir. L’intimidation peut entraîner différentes conséquences pour les auteurs et les victimes qui peuvent perdurer dans le temps. Les personnes qui vivent de l’intimidation peuvent ressentir de l’insécurité et de l’angoisse et développer une faible estime de soi, de l’anxiété ou des symptômes de dépression. Il est important de savoir que ce phénomène peut être contré et ses conséquences atténuées par différents facteurs comme la qualité des relations sociales et les compétences personnelles et sociales des personnes qui en sont la cible. La réaction de l’entourage, du milieu et des personnes qui sont témoins des gestes posés peut également avoir une influence. L’intimidation en ligne est un phénomène relativement récent et peu documenté. « En raison du caractère anonyme et potentiellement viral de certains gestes posés en ligne, les conséquences pourraient être encore plus importantes pour les jeunes qui en sont victimes », de conclure Dominique Gagné.

Pour consulter cette trousse média sur l’intimidation : www.inspq.qc.ca/intimidation

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Le 24 mars dernier, Dre Ève Dubé, anthropologue à l’INSPQ était l'une des invitées à l’émission « Tout le monde en parle », aux côtés de Dre Caroline Quach, professeure titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie et pédiatre-microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine et d'Olivier Bernard, « le Pharmachien ».

L'émission portait notamment sur la réapparition récente de la rougeole au Canada, potentiellement associée à de fausses croyances, et sur la circulation d’informations erronées à propos de la vaccination. Dre Dubé a souligné l'importance pour les professionnels de la santé d'aborder le sujet de la vaccination avec leurs patients, même avec les plus réfractaires. Ce fut une belle occasion de rappeler l'importance de la vaccination et des fondements scientifiques, à une heure de grande écoute.

Pour voir ou revoir le segment : https://ici.radio-canada.ca/tele/tout-le-monde-en-parle/site/segments/entrevue/111017/vaccination-information-desinformation-olivier-bernard-pharmachien-vulgariser

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Une nouvelle page web portant sur la Surveillance des inégalités sociales de santé a été développée sur le site de l'INSPQ. On y retrouve une brève description des inégalités sociales de santé (ISS) et du Système de surveillance des inégalités sociales de santé au Québec. Vous trouverez également de l'information sur les mesures d'inégalités retenues au Québec ainsi qu'un lien vers chaque publication de l'INSPQ portant sur ce thème.

Si vous préférez consulter des données sur les inégalités en lien avec différentes problématiques, visitez le site Santéscope. Vous y trouverez des synthèses permettant de dresser un portrait actuel des ISS et d'en faire le suivi systématique dans le temps pour le Québec.

Le 27 février dernier, dans le cadre d'un événement conjoint avec l'Institut EDS, des experts de l'INSPQ (Dr Pierre Gosselin, Céline Campagna et Ray Bustinza), en collaboration avec Melissa Sant'Ana et Diane Bélanger lançaient un premier ouvrage intitulé Changements climatiques et santé : prévenir, soigner et s'adapter. L'événement a rassemblé plus de 80 personnes dont le directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda, le sous-ministre à la lutte contre les changements climatiques, M. Éric Théroux, Dr Nicole Damestoy, présidente-directrice générale de l'INSPQ et Dr Julien Poitras, doyen de la Faculté de médecine à l'Université Laval. Tous ont souligné l'importance d'agir en adaptation aux changements climatiques pour réduire les impacts sur la santé de la population.

Un ouvrage important

« Ce livre met en lumière les nombreuses incidences des changements climatiques sur la santé. En parallèle, il propose des mesures d’adaptation et de soins pour atténuer et prévenir les impacts dans le domaine de la santé, ainsi que dans d’autres domaines connexes. Les professionnels de la santé et des services sociaux pourront approfondir le rôle étiologique du climat en matière de santé. De même, des professionnels d’autres secteurs, tout comme le grand public averti, pourront se familiariser avec ces sujets pour lesquels leurs interventions s’avèrent souvent cruciales. »

Publié aux Presses de l'Université Laval (PUL), l'ouvrage est le fruit de plusieurs années de recherche et le résultat d'un travail d'équipe colossal. Il en vente dans les librairies de même que sur le site des PUL Tous les contenus scientifiques se retrouvent également au cœur d'une formation en ligne (de type MOOC).

Voir aussi

« Adapter la médecine aux changements climatiques » par Marie-Laurence Delainey, ICI Radio-Canada, 10 février 2019.

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Dans le cadre des Bourses d’apprentissage en matière d’impact sur le système de santé de 2018-2019 des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l’INSPQ est à la recherche d’un étudiant postdoctoral pour travailler sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) afin d’améliorer la compréhension de l’utilisation des antimicrobiens dans la communauté, de ses déterminants et de ses conséquences.

Si vous envisagez un postdoctorat, que vous avez de de l’expérience en science des données, en informatique et dans les méthodes d’informatique d’intelligence artificielle et que le domaine de la santé publique vous intéresse, nous vous invitons à transmettre à Mme Élise Fortin, chercheuse d’établissement à l'Unité Immunisation et infections nosocomiales, une déclaration d’intérêt qui comprend :

  • une introduction générale,
  • vos objectifs,
  • votre curriculum vitæ professionnel,
  • une demi-page détaillant vos réalisations et compétences pertinentes.

Pour en savoir plus, consultez l'aperçu du Programme de bourses d'apprentissage en matière d'impact sur le système de santé.

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Récemment, The New England Journal of Medicine (NEJM) Journal Watch a présenté ses choix de publications les plus importantes de l'année 2018. Parmi les onze publications ayant eu un impact direct sur les pratiques cliniques, les éditeurs du NEJM estiment que « l'étude la plus importante réalisée cette année [est celle qui a] documenté l'arrivée de [la bactérie] Neisseria gonorrhoeae résistante à la ceftriaxone en Amérique du Nord ».

Cette étude qui émane du Laboratoire de santé publique du Québec a été menée par Dre Brigitte Lefebvre, responsable du département de la résistance aux antibiotiques du laboratoire. Dre Lefebvre est également responsable des programmes de surveillance provinciaux des infections invasives à Neisseria meningitidis, du Streptococcus pneumoniae et d'Haemophilus influenzae, en plus de faire le suivi de la résistance à Neisseria gonorrhoeae et des carbapénemases chez les entérobactéries.

Nos félicitations à Dre Lefebvre, à l'équipe des marqueurs épidémiologiques et à ses co-auteurs!

Les auteurs remercient particulièrement le travail de l’infirmière, Marie-Christine Dubé, qui a eu le réflexe de dépister la patiente par culture. Sans elle, le cas n’aurait pas pu être identifié.


Pour consulter l'étude, c'est ici : https://www.jwatch.org/na45560/2017/11/29/ceftriaxone-resistant-neisseria-gonorrhoeae-arrives-north

Pour lire l'article original en anglais en prendre connaissances des onze études ayant eu le plus d'impact en 2018, c'est ici : https://www.jwatch.org/na48066/2018/12/26/nejm-journal-watch-infectious-diseases-top-stories-2018

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