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Le Guide d’intervention santé-voyage est maintenant doté d’une carte interactive qui vous permet de visualiser la distribution géographique des principales maladies en santé des voyageurs : fièvre dengue, encéphalite japonaise, fièvre jaune, hépatite A, méningite, paludisme (malaria), poliomyélite et fièvre typhoïde. Ces maladies se retrouvent dans les sections Risques à la santé ou Maladies évitables par la vaccination.

Sur la page de chaque pays, un tableau résume les recommandations à prendre et un lien vous permet de visualiser les maladies d’importance présentes en cliquant sur la carte interactive. Cet outil vous permet également de faire des recherches selon une adresse, une ville, ou un lieu.

Le Guide d’intervention santé-voyage s’adresse principalement aux intervenants œuvrant en santé des voyageurs (infirmières, médecins, pharmaciens). Il se veut un outil de travail facile d’utilisation, présentant de façon concise une synthèse des informations sur la situation épidémiologique prévalant dans chaque pays en regard des principales maladies infectieuses d’importance en santé des voyageurs, ainsi qu’une synthèse des recommandations d’immunisation et de chimioprophylaxie s’y rapportant.

 Bonne consultation!

L’INSPQ lance une deuxième cohorte de sa formation en ligne de type MOOC (Massive Open Online Course) sur les changements climatiques et leurs impacts sur la santé humaine. À l’intention des professionnels de la santé et des services sociaux, la formation a comme objectif de stimuler les approches innovantes autour de mesures éprouvées d’adaptation, de prévention et de préparation aux changements climatiques, et ce, afin d’en atténuer les effets sur la santé des populations. Elle sera accessible gratuitement jusqu'au 2 décembre 2019. L’inscription est possible jusqu’au 22 novembre.

Un nouveau module sera mis en ligne chaque semaine et les participants pourront échanger avec les formateurs et les autres apprenants grâce aux forums de discussions. Chaque module de formation requiert d’une à trois heures d’implication selon le parcours choisi (de base ou avancé). Une attestation de réussite sera acheminée à tout participant ayant obtenu une moyenne finale d’au moins 50 % sur l’ensemble des activités. Cette formation s'adresse tant aux médecins qu'au personnel infirmier, pharmaciens, ergothérapeutes, physiothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux et gestionnaires.

Elle comprend six modules traitant des liens entre la santé et le climat :

  • Décès par causes traumatiques et non traumatiques.
  • Impacts cardiovasculaires, respiratoires et rénaux.
  • Impacts neurologiques, psychosociaux et de santé mentale.
  • Effets sanitaires reliés à l’eau et à l’alimentation et aux maladies vectorielles et cumul de ces impacts pour certaines populations vulnérables.

Des impacts multiples et peu connus

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 23 % des décès dans le monde sont associés à l’environnement. « Lorsqu’on parle des changements climatiques, on discute peu des importantes répercussions sur la santé, les services de santé et les services sociaux », constate Céline Campagna, l’une des auteurs de la formation et responsable du programme Climat et santé à l’INSPQ. Plusieurs médecins et professionnels de la santé ignorent ces conséquences. » D’ailleurs, une étude menée en 2013 au Québec auprès des omnipraticiens a révélé que ces derniers avaient une faible littératie écomédicale et 65 % ont estimé que leur formation en médecine ne les préparait pas à faire face aux enjeux climatiques dans leur pratique.

**La formation est accréditée par le Collège des médecins du Québec et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada pour 20.5 heures de crédits de formation continue de Catégorie 1 et 2 heures de Catégorie 3. Les autres professionnels pourront s’adresser directement à leur ordre professionnel.**

Une formation... et un livre!

Certains contenus de cette formation se retrouvent aussi dans un livre publié aux Presses de l’Université Laval intitulé Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s'adapter. Les participants à la formation auront accès gratuitement à la version PDF du livre. L’ouvrage est également disponible en librairie.

Ce projet est financé en partie par le Fonds vert dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec. Le consortium Ouranos, le ministère de la Santé et des Services sociaux, Santé Canada et l’Institut national de la recherche scientifique y contribuent également.

Pour vous inscrire gratuitement, c'est ici : https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:inspq+117001+session02/about

Pour visualiser ou imprimer l'affiche : Affiche 11x17 pour impression (5 Mo)

Pour plus d’information : monclimatmasante@inspq.qc.ca

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L’année a marqué les 20 ans de l’Institut, les 45 ans du Centre de toxicologie du Québec et les 125 ans du Laboratoire de santé publique du Québec. Les dossiers relatés dans le chapitre des faits saillants illustrent partiellement l’ampleur du travail accompli et sont répartis selon les grands axes de sa mission.

On y apprend que l’Institut a participé à cinq consultations publiques au sujet de la violence conjugale, des boissons alcooliques, du cannabis, des substances psychoactives, de la publicité en lien avec les produits de vapotage. L’Institut a produit 159 publications scientifiques, en plus de divers produits sous forme de sommaires, bulletins, présentations infographiques, ligne du temps, guides et trousses médias.

C’est sans compter le soutien apporté par l’Institut aux autorités régionales de santé publique notamment dans le cadre du G7 à la Malbaie ou encore pour l’enquête Qanuilirpitaa menée au Nunavik afin d’établir le portrait de santé de la population de cette région.

L’Institut tient à participer à l’optimisation des pratiques. Il l’a fait par le biais de cadres de référence ou encore par de multiples formations : gestion des risques; consommation d’opioïdes, administration de la naloxone, risques psychosociaux en milieu de travail, changements climatiques pour ne nommer que celles-là.

Un total de 156 455 échantillons a été confié pour analyse au Centre de toxicologie du Québec (CTQ) et au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ). L’un comme l’autre a participé à d’autres chantiers, par exemple : l’analyse de substances dans l’urine chez les utilisateurs de drogues illicites fréquentant des cliniques de supervision d’injection pour le CTQ; le soutien au virage qualité du réseau OPTILAB pour le LSPQ.

Bien qu’il desserve en priorité le ministère de la Santé et des Services sociaux, les autorités régionales de santé publique et les établissements du réseau de la santé et des services sociaux, l’Institut tente par certains outils d’encourager les acteurs de la vie collective à s’engager en faveur d’une population en meilleure santé. Il a produit des trousses adressées aux médias sur la façon de traiter les sujets délicats de l’intimidation et des tueries de masse; une ligne du temps interactive et informative pour illustrer la progression de l’obésité au Québec; une collection de feuillets intitulés OPUS destinés aux professionnels et aux décideurs qui ont à élaborer, à soutenir ou à mettre en place des environnements bâtis sains et sécuritaires.

Pour en savoir plus sur les réalisations de l’année 2018-2019 et sur les ressources qui ont contribué à la mission d’expertise et d’excellence de l’Institut, consultez le rapport annuel de gestion 2018-2019.

Des représentants de l’INSPQ étaient de passage devant la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles pour effectuer un bilan de l’état des connaissances scientifiques sur les effets à la santé des travailleurs et de la population liés à l’exposition aux pesticides et proposer des pistes d’action en la matière. D’entrée de jeu, l’INSPQ a précisé que les effets sanitaires de l’exposition répétée aux pesticides, peu importe la dose, sur une longue période, étaient peu connus, contrairement aux effets à court terme ou immédiat.

Chez des utilisateurs professionnels de pesticides, comme les agriculteurs, les cancers du sang et des ganglions tels que le lymphome non hodgkinien, la leucémie, le cancer de la prostate et certaines tumeurs cérébrales sont les maladies pour lesquelles le poids de la preuve ou la présomption d’un lien sont les plus forts.

Sur le plan des effets neurologiques à long terme, « une forte présomption de lien a été observée pour la maladie de Parkinson, qui, comme le lymphome non hodgkinien, a été reconnue comme maladie professionnelle liée à une exposition aux pesticides en France », relate Onil Samuel, conseiller scientifique à l’INSPQ. « De plus, il faudrait en savoir davantage sur les effets endocriniens ou neuro-développementaux qui pourraient survenir à la suite d’une exposition prolongée à de faibles doses d’une même substance. L’effet additif de l’exposition à un mélange de différents pesticides est aussi peu documenté. »

Baser les décisions sur des informations fiables et indépendantes

Il est important pour l’INSPQ de mieux documenter les risques des pesticides dans un contexte québécois, d’autant plus que des incertitudes persistent et rendent difficile l’évaluation des risques. Outre la difficulté d’obtenir les données disponibles en lien avec la surveillance des résidus de pesticides dans les aliments, des incertitudes liées au processus d’homologation actuel viennent supporter ce besoin de mieux documenter les risques sanitaires des pesticides. À ce titre, l’INSPQ invite le Gouvernement du Québec à rendre disponibles les données utiles à la surveillance, afin d’améliorer ses indicateurs de risques sanitaires.

Séparer le conseil phytosanitaire des intérêts commerciaux

Par ailleurs, l’INSPQ recommande de séparer le conseil phytosanitaire des intérêts commerciaux et d'encourager plus activement les pratiques de remplacement. En effet, les services-conseils agronomiques sont fortement associés à la vente de pesticides au Québec. Cette situation de conflit d’intérêts apparent et d’absence de neutralité a une influence sur la promotion de l’usage des pesticides. « Le développement d’une approche agricole durable, faisant appel davantage à des approches alternatives, devrait être envisagé comme solution à l’atteinte des objectifs de la Stratégie phytosanitaire québécoise en agriculture, poursuit monsieur Samuel. Cette stratégie est un socle intéressant qui vise une approche concertée. »

Mieux prévenir et gérer les risques d’exposition professionnelle

Finalement, l’INSPQ recommande une meilleure prévention et gestion des risques d’exposition professionnelle aux pesticides. La priorisation du secteur agricole par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail aurait certainement des impacts positifs sur la mise en place de mécanismes de prévention de problèmes de santé qui sont pourtant évitables, comme le développement de la recherche, la formation des travailleurs et des employeurs d’exploitations agricoles ainsi que la reconnaissance de maladies professionnelles en lien avec l’exposition aux pesticides. Il s’avère également essentiel de revoir les concepts de travailleur et d’employeur dans la Loi sur la santé et la sécurité au travail du Québec, afin de protéger adéquatement la santé des personnes qui travaillent dans ces milieux. « En dépit des efforts et de quelques innovations prometteuses, si l'on regarde la problématique dans une perspective de santé publique, il reste des pas très significatifs à franchir », de conclure Onil Samuel.


Le mémoire est disponible ici : www.inspq.qc.ca/publications/2572

Il est possible d'écouter l'allocution complète ici : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-82217.html

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Les programmes détaillés des 23es Journées annuelles de santé publique sont en ligne et les inscriptions sont ouvertes!

Cette année, les JASP proposent pas moins de 22 activités thématiques, dont 14 journées thématiques, 4 demi-journées,
3 ateliers méthodologiques et 1 laboratoire d’idées sur des sujets aussi variés que les produits additionnels de cannabis, la pollution de l’air et la santé, la diversité sexuelle et de genre dans nos interventions, les mesures économiques au profit de la santé, les cancérogènes en milieu de travail, ou encore la santé mentale des jeunes et des jeunes adultes.

L’événement se déroulera du 27 au 29 novembre 2019 à l’hôtel Bonaventure à Montréal sur le thème Au-delà des murs.

Inscription en ligne dès maintenant!

Réservez vos places avant le 18 octobre pour bénéficier des tarifs préférentiels!

Communications affichées et appel de la relève, plus que quelques jours!

Il ne reste plus que quelques jours pour répondre aux appels de proposition des JASP : soumettre votre abrégé de communications affichées ou une vidéo pour faire connaître votre projet de maîtrise. 

Les deux appels se terminent le 15 septembre (aucune prolongation). 

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La période estivale est une occasion annuelle pour de nombreuses personnes issues des communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans*, intersexes, bi-spirituelles ou alliées de se rassembler et de rappeler à la société québécoise, canadienne et internationale que leurs luttes sont encore nombreuses. Militantes ou festives, les activités sont autant d’événements qui rappellent que les droits humains ne sont pas universellement innés et que des enjeux de vulnérabilité persistent pour les minorités, particulièrement en santé.

Comme nous le rappelle l'actualité, des obstacles persistent. En effet, les crimes homophobes, transphobes ou lesphobes sont encore nombreux et la peur de vivre des violences fait encore partie du quotidien de nombreuses personnes issues des communautés minoritaires. De plus, la criminalisation de la non-divulgation du statut sérologique pèse encore trop lourd sur les épaules des personnes vivant avec le VIH.


Des avancées du côté du VIH

D'un côté plus positif, il est encourageant de constater que des avancées majeures font maintenant consensus, notamment concernant le VIH. Il est maintenant établi que :

  • la suppression de la charge virale d’une personne qui vit avec le VIH prévient la transmission sexuelle à des partenaires séronégatifs;
  • l’accès à un traitement antirétroviral efficace et durable permet d’avoir une espérance de vie équivalente à la population générale;
  • les traitements prophylactiques en pré-exposition préviennent efficacement une infection au VIH.

Combinées à des initiatives de riposte globale à l’épidémie du VIH, telles les Villes sans sida, le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ou les actions au quotidien des communautés et des professionnels qui les soutiennent, il devient possible maintenant de rêver à un monde sans sida. Plus près de nous, 2017 montrait déjà des baisses significatives (diminution de 35% à Montréal, par exemple) des nouveaux diagnostics dans les communautés des hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes.


De la surveillance à la formation

Depuis 1998, l'INSPQ collabore activement avec les directions régionales de santé publique, le ministère de la Santé et des Services sociaux et de nombreux professionnels de la santé ou psychosociaux pour favoriser, entre autres, l’implantation des pratiques et des outils les plus efficaces dans la prévention et le contrôle des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). En plus de la production annuelle des portraits des ITSS ou du programme de surveillance du VIH, l’INSPQ offre un programme de formation national aux différents professionnels qui pratiquent notamment auprès des communautés LGBTQIA2+, afin de les soutenir face aux enjeux de santé auxquels ils font face. De plus, une journée de formation se tiendra le 27 novembre 2019, dans le cadre des Journées annuelles de santé publique, et intitulée : Comprendre la diversité sexuelle et de genre pour mieux intervenir.

Enfin, depuis presque une décennie et grâce au soutien financier du Bureau de lutte à l’homophobie du ministère de la Justice, une équipe de formateurs de l’INSPQ sensibilise les professionnels du réseau à la diversité des sexes, genres et orientations sexuelles, mais également à développer une approche inclusive et exempte de stigmatisation dans leurs services de première ligne.

L’INSPQ joint sa voix à toutes les personnes qui soutiennent les communautés de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres au Québec. 

Bel été, bonnes fiertés.

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Le choix d’autoriser à l’échelle industrielle la commercialisation d’une gamme élargie de produits du cannabis qui sont relativement peu connus du public et beaucoup moins consommés par les usagers que la forme fumée, pose plusieurs risques pour la santé et la sécurité publiques selon l’Institut national de santé publique du Québec.

C’est ce qu’il énonce dans un mémoire déposé dans le cadre des consultations du gouvernement du Québec concernant le Projet de règlement : Autres catégories de cannabis qui peuvent être vendues par la Société québécoise du cannabis et certaines normes relatives à la composition et aux caractéristiques du cannabis.

Pour l’Institut, l’un des risques les plus importants est celui d’une augmentation de la consommation de THC dans la population à un niveau qui n’aurait pas été atteint sans l’introduction de ces nouveaux produits. Des risques liés aux effets retardés et difficiles à anticiper de la consommation de produits comestibles de cannabis; à la consommation involontaire des produits comestibles du cannabis et à la consommation des extraits de cannabis à haute teneur en THC sont également prévisibles.

« Dans une optique de protection de la santé publique, le gouvernement du Québec aurait pu interdire la mise en vente des nouveaux produits du cannabis, y compris les boissons. Il fait toutefois preuve de prudence en proposant des restrictions règlementaires visant les produits qui pourront être vendus par la Société québécoise du cannabis. À cet égard, le monopole d’État jouera un rôle crucial dans l’encadrement de l’accès à ces nouveaux produits », dit François Gagnon, conseiller scientifique à l’Institut.

L’Institut suggère toutefois des bonifications au Règlement proposé :

  • N’autoriser que la vente de produits comestibles, y compris les boissons, qui soient reconnaissables par le goût caractéristique du cannabis.
  • Interdire la vente de toute boisson au cannabis qui soit sucrée ou ayant l’apparence des boissons de consommation populaires (par exemple, de type boissons gazeuses ou jus de fruits).
  • Confier au Comité de vigilance, une organisation indépendante, le mandat d’entériner l’appréciation faite par la Société québécoise du cannabis de la conformité des produits et extraits qu’elle offrira à la définition d’« attrayant pour les mineurs ».

L’expertise de l’Institut dans le dossier du cannabis s’appuie sur ses activités de surveillance et de vigie, de protection, de prévention et de promotion de la santé. Elle s’est également construite à partir des expertises développées en matière de règlementation de l’alcool et du tabac, en réduction des méfaits associés aux substances psychoactives illicites, ainsi qu’en développement de politiques publiques favorables à la santé.

Consultez le mémoire.

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Les activités aquatiques sont une bonne façon de demeurer actif, autant pour les adultes que pour les enfants. Les piscines, pataugeoires et jeux d’eux représentent une alternative fort intéressante aux plans d’eau naturels, généralement moins présents en milieux urbains. Ces bassins artificiels offrent un avantage d’accessibilité tout au long de l'année, puisqu’ils peuvent être construits dans des environnements intérieurs.

Toutefois, ils ne sont pas à l’abri de contaminants dommageables pour la santé. En effet, la qualité de l’eau des piscines, des pataugeoires et des jeux d’eau a été associée à 29 éclosions impliquant 171 personnes au Québec entre 2005 et 2016.


Les éclosions et les contaminants en cause

Parmi les 29 éclosions répertoriées, une seule serait survenue dans une pataugeoire et deux dans des parcs récréatifs. La grande majorité a été associée à un contaminant de nature chimique, principalement le chlore et les chloramines, alors que six d’entre elles ont impliqué un contaminant de nature infectieuse.

L’air des bassins intérieurs peut contenir des trichloramines, un sous-produit de la réaction entre les produits de désinfection et les matières organiques. L’eau des piscines, des pataugeoires et des jeux d’eau peut aussi être contaminée par des virus, des bactéries ou des parasites microscopiques d’origine fécale ou non fécale. Les problèmes qui en découlent peuvent être respiratoires, irritatifs, viraux ou infectieux.


Un milieu favorable aux contaminants

À cause de leur caractère artificiel, les piscines, pataugeoires et jeux d’eau nécessitent un entretien régulier pour être propices à la baignade. En effet, ils sont exposés à différentes sources de contaminants d’origine humaine, animale, organique et chimique.

Dans le cas des piscines, les types de traitement de l’eau (p. ex. ozonation, filtration, chloration), la manipulation des produits de désinfection et les défaillances dans les mesures de contrôle appliquées sont des éléments qui peuvent influencer la qualité de l’eau ainsi que de l’air intérieur des installations.

Quant à eux, les pataugeoires et les jeux d’eau sont particulièrement vulnérables à la contamination d’origine humaine à cause de leur petit volume d’eau et de leur forte fréquentation par de jeunes enfants, dont l’hygiène peut être limitée, notamment par le port des couches.


Conseils et mesures de contrôle

Il est recommandé aux baigneurs d’adopter certains comportements hygiéniques pour réduire les risques de contamination. Il est aussi de la responsabilité des décideurs de contrôler la qualité de l’eau des piscines, pataugeoires et jeux d’eau.


Pour plus d'information

Pour en savoir plus, consultez notre fiche complète sur la qualité des eaux des piscines, des pataugeoires et des jeux d’eau au Québec .

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Bien que l’indice de masse corporelle (IMC) soit l’indicateur habituellement utilisé pour la surveillance populationnelle du poids, il est maintenant reconnu que cette mesure est un indicateur imparfait, puisqu’il ne renseigne pas sur la distribution de la masse adipeuse chez les individus. Des mesures anthropométriques additionnelles, telles que la mesure du tour de taille, s’avèrent alors utiles, et ce, afin d’identifier les individus ayant une accumulation de graisse abdominale spécialement dommageable pour la santé.

Dans cette nouvelle étude, l’INSPQ fait le portrait du tour de taille mesuré et de l’obésité abdominale chez les adultes québécois âgés de 18 à 74 ans, en plus d’en analyser l’évolution entre 1990 et 2009-2013.


Les principaux constats

En 2009-2013, l’obésité abdominale touche plus de 40 % des adultes québécois, soit 2,3 millions d’entre eux.

  • Le tour de taille élevé de ces personnes les place face à un risque accru de développer certains problèmes de santé tels que le diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires.
  • La prévalence de l’obésité abdominale a doublé depuis 1990, passant de 21 % à 48 % chez les femmes et de 14 % à 32 % chez les hommes.
  • La proportion d’obésité abdominale était plus élevée chez la femme que chez l’homme. En effet, environ un homme sur trois avait un tour de taille égal ou supérieur à la valeur seuil de 102 cm, alors qu’environ une femme sur deux avait un tour de taille égal ou supérieur à la valeur seuil de 88 cm.

Cette première étude révèle qu’en deux décennies le tour de taille des adultes québécois a augmenté de façon importante.

  • Tant chez les hommes que chez les femmes, chez les jeunes adultes (18-34 ans), les adultes d’âge moyen (35-64 ans) et les adultes plus âgés (65-74 ans), le pourcentage d’adultes ayant un tour de taille associé à un risque élevé de développer une panoplie de maladies chroniques a significativement augmenté et plus que doublé dans la majorité des sous-groupes étudiés.
  • En comparaison avec les données de 1981, l’augmentation relative de l’obésité abdominale est encore plus substantielle chez les jeunes adultes. Ce constat laisse présager que plus de Québécois pourraient développer des maladies chroniques liées à l’obésité abdominale, et ce, plus tôt dans leur vie adulte.

La prévalence de l’obésité abdominale a augmenté dans chacune des catégories de poids corporel depuis 1990. En 2009-2013, une personne sur cinq non obèse selon l’IMC présentait un tour de taille à risque élevé de développer des maladies chroniques. Plus précisément, l’obésité abdominale était présente chez 38 % des adultes avec embonpoint et 5 % des adultes de poids normal.


Qu’est-ce que l’obésité abdominale?

Elle correspond à un tour de taille ≥ 102 cm (40’) chez les hommes et de ≥ 88 cm (35’) chez les femmes. Les prochains cycles de l’«Enquête canadienne sur les mesures de santé» permettront de continuer de suivre cette problématique.


Pour plus d'information

Le rapport complet est ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2578

Pour mieux comprendre le phénomène de l’obésité, consultez notre ligne du temps sur le sujet.

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Le traitement médiatique des tueries de masse constitue un processus délicat, mais nécessaire pour toutes citoyennes et citoyens ayant droit à une information de qualité. Toutefois, force est de reconnaître que la ligne est mince entre le partage de l'information et la médiatisation détaillée, répétée et continue de ces homicides. En effet, les études démontrent que cette médiatisation peut occasionner, entre autres, des conséquences négatives pour la santé des individus et des communautés, y compris celle des journalistes affectés à la couverture de ce genre de nouvelles.

L'INSPQ met de l'avant une trousse qui offre des pistes aux professionnels des médias de l'information, pour la couverture ce de type d'événements, souhaitant ainsi rendre disponible de l'information sur différents aspects des tueries de masse et de leur traitement médiatique : définition du concept, ampleur, mesures préventives existantes et enjeux de santé publique associés à la couverture médiatique de ces crimes, etc.

L'objectif de cet outil est de contrer, ou du moins, atténuer les conséquences négatives liées au traitement des tueries de masse. Le but ultime étant de limiter les risques de contagion et d'imitation, tout en évitant de stigmatiser certains pans de la population et d'attiser les sentiments d'insécurité au sein des communautés.

Cette trousse est accessible en ligne ainsi qu'en format PDF.

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