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L’INSPQ lance une session d’information en ligne pour accompagner les intervenants de première et deuxième ligne dans leurs pratiques visant la prévention des surdoses de drogues dont les surdoses d’opioïdes.

Deux ans après la mise sur pied d’initiatives à l’échelle nationale, régionale et locale, pour faire face à cette problématique, force est de constater que les défis demeurent importants. Les intervenants du réseau de la santé et des services sociaux et du milieu communautaire impliqués de près ou de loin dans la planification ou au déploiement de mesures pour réduire les surdoses de drogues sont invités à y participer gratuitement.

Cinq thèmes porteurs

Cette session d’information dresse un portrait de la situation entourant les surdoses de drogues, des défis et enjeux qui y sont rattachés ainsi que des rôles et responsabilités des différents paliers d’intervention. De plus, elle propose des mesures et actions en réponse à cette problématique en fonction de cinq axes d’intervention :

  • Vigie et signalement
  • Distribution de la naloxone
  • Services de consommation supervisée
  • Analyse de drogues
  • Implication des pairs ou des personnes avec un vécu expérientiel

Du contenu adapté et accessible

Animée par des médecins et professionnels de l’INSPQ, des Directions régionales de santé publique et de l’Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ), la session d’information est entièrement accessible en ligne. Elle se divise en 4 conférences d’une vingtaine de minutes, suivies d’activités d’auto-apprentissage interactives.

Pour en savoir plus et y participer, consultez :
https://www.inspq.qc.ca/formation/institut/quebec-surdoses-drogues-opioides.

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La diminution importante des cas, des hospitalisations et des décès suggère que la mise en place et le respect des mesures de prévention et de protection ont contribué à une réduction significative de l’épidémie.

C’est ce que révèle le nouveau portrait modélisé de l’évolution de la COVID-19 produit par le Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses.

Qui plus est, le portrait modélisé laisse entendre que les voyages entre les régions auraient peu d’incidence sur la courbe épidémique si les mesures de prévention sont respectées.

Les normes sanitaires, le nerf de la guerre!

Si la population continue d’adhérer aux mesures de prévention, telles que la distanciation physique, le port du masque lorsque la distance de 2 mètres ne peut être respectée, l’isolement lors de l’apparition de symptômes, les barrières physiques et les mesures de protection dans les commerces et les industries, 100 % des prédictions montrent une stabilisation ou une diminution des hospitalisations et des décès. Par contre, environ la moitié des prédictions montre qu’il pourrait y avoir une augmentation des hospitalisations et des décès en juillet avec une accélération en août dans l’éventualité où l’adhésion aux différentes mesures diminuait. Par ailleurs, au moment où la période touristique débute, les prédictions révèlent aussi que si l’adhésion aux mesures de distanciation est maintenue, l’importation d’éventuels cas infectieux par le biais des déplacements interrégionaux aurait peu d’impact sur l’évolution de l’épidémie. Toutefois, le modèle ne prend pas en compte les cas en provenance des États-Unis, advenant la réouverture des frontières au cours de l’été.

Attention aux éclosions!

Même si les probabilités d’une relance de l’épidémie dans la population demeurent faibles pour l’été, des éclosions localisées pourraient survenir dans certains milieux (ex. : CHSLD, centres hospitaliers, usines, abattoirs), ou dans certaines localités. Il s’avère donc d’autant plus important de maintenir une forte adhésion aux mesures de distanciation et un bon système de dépistage et de traçage de contacts pour contrôler rapidement les éclosions et éviter qu’elles ne se multiplient.

Consultez les projections les plus récentes ici : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/projections/29-juin

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Après la sortie de sa formation s’adressant aux employés, l’Institut national de santé publique du Québec lance une deuxième formation en ligne en santé au travail, s’adressant cette fois-ci aux employeurs et gestionnaires

Complémentaires, les deux formations ont pour objectif de favoriser la connaissance et l’appropriation des mesures de prévention à respecter pour réduire la transmission du virus de la COVID-19 en milieu de travail et dans la communauté. 

Plus spécifiquement, cette nouvelle formation permettra aux gestionnaires et employeurs de mettre en place les mesures de prévention pour assurer la santé et la sécurité de leurs employés ainsi que les publics desservis. 

Des contenus près des intérêts des gestionnaires et employeurs

D’une durée d’environ 90 minutes, la formation est découpée en 5 capsules sur des sujets précis, dont la durée varie entre 10 et 30 minutes :

  • Capsule 1 - La COVID-19 et les mesures préventives applicables à toute la population 
  • Capsule 2 - Les mesures de prévention en milieu de travail : vers un plan de lutte adapté
  • Capsule 3 - Les consignes générales et les mesures de gestion adaptées aux cas particuliers 
  • Capsule 4 - Mesures d'hygiène et équipements de protection individuelle 
  • Capsule 5 - Les mesures de prévention collectives

La santé au travail, une préoccupation réelle

Le contenu de cette formation est tiré des recommandations intérimaires produites par le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Vous pouvez par ailleurs consulter les recommandations en santé au travail ici : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/sante-au-travail.

À la fin de cette activité, les gestionnaires et employeurs seront en mesure d’élaborer un plan de lutte, de suivre et de contrôler les mesures indiquées pour contrer la COVID-19 dans leur organisation. 

La formation se trouve ici : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/formations/sante-au-travail#gestionnaires.


L’INSPQ a pour mandat de concevoir et de faire connaître les mesures de prévention à respecter en milieu de travail dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

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Au moment où plusieurs entreprises reprennent leurs activités, l’Institut national de santé publique du Québec lance une formation en ligne ayant pour objectif de préparer les travailleurs à un retour au travail sécuritaire. La formation favorisera la connaissance et l’appropriation des mesures de prévention à respecter pour réduire la transmission du virus de la COVID-19 en milieu de travail et dans la communauté.

Des modules qui reflètent la réalité

Au total, quatre modules ont été développés selon une logique séquentielle, allant de la préparation du retour au travail par l’employeur jusqu’à la fin du quart de travail de l’employé. Les modules dont la durée varie entre 15 et 45 minutes sont axés tant sur des apprentissages théoriques que sur leur mise en pratique.

Module 1 - Avant de partir au travail

La formation s’amorce sur des notions en lien avec les responsabilités de l’employeur et du travailleur en contexte de pandémie. Cette section contient aussi des précisions sur les employés ciblés par le retour au travail, ainsi que des consignes générales de santé publique.

Module 2 - Retour au travail

Ce module aborde les thèmes reliés au retour de l’employé dans son milieu de travail. On y retrouve par exemple les principales stratégies pour réduire la transmission du virus, les mesures recommandées concernant l’utilisation de matériel, l’environnement de travail, et plus encore.

Module 3 - Après la journée de travail

Ce module se consacre à un rappel des mesures de protection visant la population en général. Il met l’emphase sur l’importance de les observer en tout temps.

Module 4 - Conclusion

Le dernier module permet à l’employé de tester ses connaissances. L’apprentissage se déroule sous la forme de plusieurs mises en situation professionnelle.

La santé au travail, une préoccupation réelle

Le contenu de cette formation est tiré des recommandations intérimaires produites par le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Vous pouvez par ailleurs consulter les recommandations en santé au travail ici : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/sante-au-travail.

À la fin de cette activité, les personnes seront en mesure d’identifier les recommandations qui s’appliquent à leur milieu professionnel et à les mettre en pratique pour se protéger et protéger les autres.

Les employeurs et les gestionnaires pourront aussi suivre une formation en ligne personnalisée à leur réalité dont le déploiement est prévu dans la semaine du 8 juin.

La formation se trouve ici : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/formations/sante-au-travail.


L’INSPQ a pour mandat de concevoir et de faire connaître les mesures de prévention à respecter en milieu de travail dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

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Alors qu’un assouplissement des mesures de confinement se poursuit au Québec, des experts de l’Institut national de santé publique du Québec et de l'Université Laval (Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses, dirigé par Marc Brisson) ont produit un troisième portrait modélisé de l’évolution de la COVID-19.

Les objectifs de ce portrait modélisé sont de :

  • décrire sommairement la situation de l'épidémie de la COVID-19 au Québec;
  • prédire l'impact potentiel du déconfinement sur l'évolution de l'épidémie de la COVID-19 en fonction de l'adhésion aux mesures de protection.

Situation épidémiologique

Depuis une vingtaine de jours, la situation épidémiologique au Québec a évolué, notamment dans le Grand Montréal, alors que les hospitalisations et les décès ont diminué et qu'ils sont restés stables dans les autres régions. Pour maintenir cette tendance, le taux d’adhésion de la population aux mesures de distanciation lors du déconfinement pourrait avoir une influence. C’est ce que les projections ont tenté d’estimer.

Projections selon le niveau d’adhésion de la population

L'adhésion correspond au respect des mesures mises en place pour empêcher la transmission du virus, que ce soit des mesures individuelles ou collectives (par ex. la distanciation à 2 mètres, le port du couvre-visage, le lavage des mains, l'installation de plexiglass dans les commerces, isolement des personnes symptomatiques).

Dans le Grand Montréal, selon la situation épidémiologique et à la suite du déconfinement, une forte adhésion pourrait mener à une diminution des décès selon 50 % des prédictions et à une augmentation des décès selon 50 % des prédictions. Une adhésion faible pourrait mener à une augmentation des décès pendant le mois de juillet.

Dans les autres régions, une adhésion forte ou faible maintiendrait les hospitalisations et les décès relativement stables en fonction des mesures de déconfinement autorisées à ce jour.

Il est à préciser qu’un retour au niveau de contacts d'avant le confinement ne peut être envisagé pour le moment alors que le virus circule toujours, d'où l'importance de maintenir les obstacles à sa transmission par la mise en place de mesures individuelles et collectives.

Pour consulter les projections : ​www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/projections/modelisation-25-mai

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Dans ce portrait modélisé de l’évolution de la COVID-19, les experts de l’Institut national de santé publique du Québec et de l'Université Laval (Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses, dirigé par Marc Brisson) tentent de prédire l’évolution potentielle de l’épidémie de la COVID-19 et l’impact potentiel des stratégies de déconfinement dans le Grand Montréal et dans les autres régions.  

Le déconfinement est basé sur le rétablissement de 15 à 30 % de contacts selon le calendrier de réouverture des écoles et des secteurs économiques d’ici le 25 mai.

Pour chaque région, 500 prédictions qui reproduisent le mieux les données de décès et d’hospitalisation ont été retenues. Ces prédictions ont été départagées pour obtenir des scénariosoptimistes et pessimistes.

Les prédictions laissent entrevoir qu’un déconfinement pourrait mener à une augmentation rapide des hospitalisations et des décès dans le Grand Montréal, qui inclut Montréal, Laval, la Montérégie, les Laurentides et Lanaudière.

Dans les autres régions du Québec, environ la moitié des prédictions suggèrent un scénario où les hospitalisations et les décès augmenteraient lentement à la suite des mesures de déconfinement.

Pour consulter les projections : ​www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/projections/deconfinement

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Le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) a publié la première norme qui servira de référence pour l’investigation et la réhabilitation des habitations contaminées par les moisissures au Québec. Pour assurer au public l’accès à un travail professionnel de qualité, cette norme établit les meilleures pratiques en se basant sur les données scientifiques et le consensus d’un comité d’experts et d'expertes, auquel l’INSPQ a activement contribué.

Cette norme s’adresse principalement aux professionnels et aux employés d’entreprises qui offrent le service d’investigation ou de décontamination des habitations aux prises avec des moisissures, mais aussi aux occupants, aux propriétaires ou gestionnaires de bâtiment, aux entrepreneurs, aux villes, ainsi qu’aux organismes gouvernementaux et règlementaires.

Elle est l’aboutissement du travail rigoureux d’un comité multidisciplinaire scientifique et technique formé de fournisseurs de service, d’utilisateurs et d’experts du domaine. La norme détaille la marche à suivre complète : la recherche de la cause, l’évaluation de la contamination, la planification et la réalisation des travaux de décontamination, le contrôle de la qualité de la décontamination et même la communication avec le client ou la cliente. Plusieurs annexes sont incluses, dont une sur les bonnes pratiques pour éviter l’apparition de moisissures et d’autres schématisant la démarche d’investigation et le processus de réhabilitation du bâtiment.

Document d’application volontaire et gratuit, la norme BNQ 3009-600 pourrait facilement être adoptée comme outil règlementaire par les villes ou comme exigence par les compagnies d’assurance. Aussi, elle servira lors de litiges comme document de référence québécois fiable rassemblant les meilleures pratiques.

Pour d’autres documents concernant cette problématique, vous pouvez consulter notre page Web sur l’air intérieur : https://www.inspq.qc.ca/qualite-de-l-air/air-interieur, à l’onglet Moisissures et humidité excessive.

Consultez la norme ici : https://www.bnq.qc.ca/fr/normalisation/construction/contamination-des-habitations-par-les-moisissures.html

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Depuis la fin mars, l’INSPQ est devenu une plaque tournante des données de surveillance et de la vigie en lien avec la COVID-19 au Québec.

Puisque l’information est le nerf de la guerre, plusieurs de ses équipes sont à pied d’œuvre pour alimenter les autorités de santé publique d’un nombre sans cesse grandissant d’informations épidémiologiques sur les cas de la COVID-19 présentées dans de nombreux tableaux et figures, mais aussi pour informer les journalistes et les chercheurs avides de statistiques. Sept jours sur sept, l’INSPQ reçoit une multitude de données concernant la pandémie en provenance des directions régionales de santé publique, mais aussi du ministère de la Santé et des Services sociaux. Il recense les nombres de cas, décès, hospitalisations, visites à l’urgence. L’Institut centralise également l’information émanant du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) et des laboratoires désignés concernant les tests diagnostiques, de même que celle issue des enquêtes épidémiologiques des directions régionales de santé publique. Quatre statisticiens à temps plein mettent à jour plusieurs banques de données afin de produire les indicateurs de vigie sanitaire pour la COVID-19, que pourront ensuite consulter les décideurs, tant à l’échelle régionale que provinciale.

« Parfois tout est déjà automatisé, souligne Mathieu Langlois, coordonnateur. Les mises à jour se font jusqu’à 6 fois dans une journée. Mais souvent des statisticiens doivent nettoyer le lot de données manuellement, ce qui exige de longues heures de travail supplémentaires. On nous demande également d’ajouter des variables, de faire des ajustements à nos indicateurs, en fonction de nouveaux besoins. »

« Tous les collègues concernés mettent la main à la pâte pour offrir des données fiables aux directions régionales de santé publique et contribuer au rapport quotidien transmis au directeur national de santé publique, poursuit Mélanie St-Onge, gestionnaire. Chaque jour, l’extraction des données doit être terminée pour 18 h. »

Un sprint quotidien

D’autres professionnels de l’Institut poursuivent le travail des statisticiens et envoient un rapport épidémiologique quotidien au bureau du Dr Arruda et aux partenaires de l’Institut, et ce, avant 5 h du matin. Certains chiffres sont notamment repris et diffusés lors du fameux point de presse de 13 h. Avec ses complices en alternance, Céline Plante, conseillère scientifique, collige les travaux de plus de trente collègues qui lui arrivent par courriel chaque soir. Elle vérifie la cohérence des données d’une source à l’autre, d’un graphique à l’autre. « Nos données sont aussi transmises à l’Agence de santé publique du Canada », poursuit Céline Plante.

Une vitrine sur le Web

Des données de surveillance se retrouvent aussi sur le site Web de l’INSPQ depuis le 31 mars. Une panoplie d’informations sont continuellement bonifiées tant sur le fond que sur la forme. « Deux démographes veillent aux comparaisons canadiennes et internationales, ainsi qu’à la production et à la mise à jour de plusieurs indicateurs, explique Jérôme Martinez, gestionnaire. Trois géographes réalisent aussi différents types de travaux de géomatique pour bien conseiller nos décideurs, notamment dans la perspective d’une reprise des activités économiques et de déconfinement. Plusieurs de ces cartes sont intégrées à notre site. »

Cette mise à jour nécessite la collaboration à temps plein de l’équipe Web et de plusieurs autres professionnels de l’INSPQ. Par exemple, une nouvelle page présente des données sur la répartition des décès selon le milieu de vie par région sociosanitaire (RSS) et sur le nombre et le taux de cas par réseau local de services (RLS). « De nombreux médias extraient nos statistiques ou nous sollicitent pour des précisions », conclut Sylvie Martel, conseillère scientifique mobilisée au sein de l’équipe Web. 

Rédigé par Nathalie Labonté, conseillère en communication

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L’Institut national de santé publique du Québec se joint au Centre de génomique de l’Université McGill afin de séquencer les différentes souches virales des patients québécois atteints par la COVID-19.

Ces travaux permettront de soutenir les enquêtes épidémiologiques de santé publique en identifiant l’origine du virus et son évolution au sein de la population. Ce partenariat coïncide avec l’annonce du gouvernement fédéral qui octroie 40 millions de dollars pour la recherche en génomique sur la COVID-19.

Sandrine Moreira, responsable de la coordination de la génomique et de la bio-informatique, Hugues Charest, responsable des virus respiratoires et Dr Michel Roger, directeur scientifique du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) coordonneront le projet au Québec, en partenariat avec les professeurs Ioannis Ragoussis, Guillaume Bourque et Jesse Shapiro du Centre de génomique de l’Université McGill.

« Lorsque le virus se multiplie et se transmet d’une personne à l’autre, il fait des erreurs en recopiant sa séquence génétique, explique Sandrine Moreira. En déterminant la séquence génétique du virus détecté chez les patients, il est ainsi possible de reconstituer le chemin de la transmission du virus, puisque des virus très ressemblants ou identiques se sont probablement transmis directement ou avec peu d’intermédiaires. »

Une biobanque d’échantillons positifs

Quelque 20 millions de dollars seront ainsi partagés entre les provinces pour le séquençage du génome des virus des patients atteints de la COViD-19. Pour le Québec, le projet a été nommé CoVSeQ. Le LSPQ constituera une biobanque, la CoVBanQ, avec tous les échantillons positifs du Québec. Il réalisera le séquençage, l’analyse des séquences génétiques et la modélisation de la chaine de transmission en collaboration avec le Centre de génomique de McGill. « Ces informations permettront de guider les enquêteurs de santé publique et de valider des liens de transmission identifiés lors des investigations qui ont cours sur le terrain », poursuit Sandrine Moreira.

À la fine pointe

Ce projet réunit les technologies de pointe les plus avancées en matière de séquençage génomique et d’analyse bio-informatique. Il met aussi à contribution un groupe d’experts en clinique, virologie, génomique, phylogénétique et épidémiologie. « Les séquences génétiques produites seront rapidement partagées avec les hôpitaux et les chercheurs afin de soutenir les recherches sur les vaccins, la virulence des coronavirus et les antiviraux par exemple », de conclure Sandrine Moreira.

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Depuis plusieurs semaines déjà, l’évolution de la pandémie de COVID-19 au Québec préoccupe les experts et fait l’objet de travaux de modélisation. Au moment où une reprise progressive des activités économiques, sociales et cliniques est envisagée par les autorités, des experts se sont penchés sur les impacts que celle-ci pourrait avoir sur la trajectoire de la pandémie et sur les ressources pour y faire face.

Les experts de l’Institut national de santé publique du Québec et de l'Université Laval (Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses, dirigé par Marc Brisson) ont d’abord produit un portrait modélisé de l’impact des mesures de distanciation physique et de confinement sur la progression de l'épidémie de la COVID-19, à la lumière des données disponibles. Ils ont aussi réalisé des projections de l'évolution probable de l'épidémie selon des scénarios d'assouplissement de ces mesures.

Depuis le début de l’épidémie, la priorisation des soins et services a été adaptée afin d’assurer une capacité d’accueil de patients, quel que soit leur profil clinique. Les travaux de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) et des experts de l’Université McGill permettent d’estimer la propagation de la COVID-19 et ses répercussions sur les admissions hospitalières et sur l’occupation des lits réguliers et de soins intensifs. Ces travaux permettent d’anticiper l’effet à la fois de l’évolution de l’épidémie et de la reprise des activités cliniques sur les ressources hospitalières. 

Cliquez ici pour voir en détail ces modèles :

 

À la lecture des constats et prévisions présentés, les deux instituts et leurs partenaires universitaires confirment que la stratégie mise de l’avant au Québec a porté fruit dans la population générale et a permis d'éviter un nombre considérable de décès.

Les prochains jours sont cruciaux pour anticiper l’évolution de l’épidémie, valider la capacité du système de soins, calibrer la reprise des activités cliniques et disposer des stratégies de déconfinement.

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