Veille analytique : Jeux de hasard et d’argent, novembre 2025, vol. 2, n° 1

Dans cette veille, l’équipe de rédaction sélectionne et résume les publications scientifiques récentes jugées les plus pertinentes au travail des acteurs et actrices du réseau de santé publique œuvrant dans le domaine des jeux de hasard et d’argent.

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Résumés d'articles

Classification des jeux de hasard et d’argent selon leur niveau de risque : une revue systématique

Mise en contexte 

Les jeux de hasard et d’argent (JHA) diffèrent, notamment, sur la base de leurs caractéristiques structurelles (p. ex. : taille des lots à gagner, quasi-gains, renforcements visuels) et situationnelles (p. ex. : facilité d’accès, stratégies de marketing de l’industrie, etc.). Cela fait en sorte que tous les types de jeux ne comportent pas le même niveau de risque et, conséquemment, ne contribuent pas de la même manière au développement du jeu préjudiciable. 

Objectif et méthode

Cette revue systématique narrative vise à classifier les différentes formes de JHA en fonction de leur niveau de risque (faible c. élevé), tel qu’évalué dans les études. Une évaluation de la qualité des articles a été faite, la grille choisie variant selon le type de devis employé.

Qu’est-ce qu’on y apprend?

Vingt-neuf publications ont été retenues, la quasi-totalité (28/29) obtenant un score « élevé » lors de l’évaluation de la qualité. Les études ont été menées en Australie (n = 8), au Royaume-Uni (n = 7), au Canada (n = 4), aux États-Unis (n = 4) ou dans divers pays européens (n = 6). Les résultats ont permis d’établir la classification suivante :

Jeux comportant un niveau de risque élevé 

  • Appareils de loterie vidéo (ALV) (26 études sur 26)
  • Jeux de table (p. ex. : blackjack) (25/25)
  • Poker (6/6)
  • JHA en ligne (6/6)
  • Paris sur les courses de chevaux/chiens (10/11)

Jeux comportant un faible niveau de risque

  • Loteries et jeux de nombre (p. ex. : Keno) (20/21)

Jeux pour lesquels il y a une absence de consensus quant au niveau de risque

  • Paris sportifs : 7 études sur 15 évaluent que leur niveau de risque est faible, 4 qu’il serait modéré et 4, élevé.
  • Carte à gratter : 7 études sur 15 y associent un niveau de risque faible, 6, élevé et 2, modéré.
  • Bingo : 5 études sur 8 y associent un niveau de risque est faible, 2, élevé et 1, modéré.  

Conclusion et commentaires de la rédactrice

Les résultats révèlent un consensus quant au niveau de risque associé à la plupart des types de jeux, souvent en s’appuyant presque uniquement sur des études de qualité méthodologique élevée. S’agissant des ALV, la fréquence des évènements, les montants des mises et la possibilité de jouer en continu exacerberaient le niveau de risque. Dans le cas des paris sportifs, les études les récentes rapporteraient un niveau de risque plus élevé, possiblement du fait de l’instantanéité des paris et de leur fréquence accrue en comparaison avec ce qui était observé dans les études les plus anciennes.  

Notons qu’au Québec, en 2018, le troisième type de JHA le plus prisé par les joueurs québécois est les ALV (11 %), considérés comme ayant un niveau de risque élevé dans 26 études. Les deux principaux types de jeux en popularité sont les billets de loterie (59 %) ainsi que les billets de loterie instantanée et jeux instantanés en ligne (38 %), dont le niveau de risque serait moindre1.

La classification des JHA en fonction de leur niveau de risque est utile, entre autres choses, pour améliorer leur encadrement, notamment en prévoyant un cadre plus restrictif pour ceux étant les plus susceptibles de mener au jeu préjudiciable ou pathologique. Les auteurs soulignent que cette classification ne devrait pas s’appuyer exclusivement sur les risques au niveau individuel, mais aussi, au niveau sociétal. Un type de jeu peut comporter un niveau de risque individuel faible, mais du fait de sa popularité, peut entrainer des coûts sociaux et sanitaires importants. Les auteurs rappellent aussi la nécessité de porter une attention particulière aux JHA en ligne, ayant été l’objet de peu d’études dans la présente synthèse. En raison de leurs caractéristiques particulières (p. ex. : accessibilité 24/7, facilement accessibles aux personnes mineures, caractère immersif reconnu), ceux-ci présentent un niveau de risque qui leur est propre. 

Référence : Kovařík, F., & Fiedor, D. (2025). Soft Forms and Hard Forms of Gambling: A Systematic Review with a Narrative Synthesis. Current Addiction Reports, 12(1), 42.
1Papineau, E., Lemétayer, F. Lacroix, G., Sévigny, S. (2018). Les préjudices liés aux jeux de hasard et d'argent en ligne: de l'identification à l'action de santé publique. Québec: Institut national de santé publique du Québec.


Fixation de limites dans les jeux de hasard et d’argent en ligne : un examen des outils en place dans 30 pays européens 

Mise en contexte

Selon la littérature scientifique, les jeux de hasard et d’argent en ligne (JHAL) sont associés à des conséquences négatives plus marquées que les jeux terrestres. Le recours à des outils de pré-engagement, permettant aux joueurs et joueuses de personnaliser et contrôler leur jeu avant l’amorce de celui-ci, est parfois nommé parmi les mesures pouvant contribuer à réduire ou prévenir les préjudices associés aux JHAL. Ces outils incluent, par exemple, la fixation de limites quant au temps de jeu ou quant aux sommes maximales qu’une personne est disposée à miser ou à perdre au cours d’une période donnée. 

Objectif et méthode

Une analyse du contenu des cadres légaux des JHAL a été réalisée afin de déterminer la manière dont s’effectue la fixation des limites monétaires (de dépôt, de perte et de mise) et temporelles dans 30 pays européens.

Qu’est-ce qu’on y apprend?

La plupart des pays européens considérés (27/30) ont un encadrement légal des JHAL concernant la fixation de limites monétaires ou temporelles. 

Dans le cas des limites monétaires, l’analyse révèle que l’encadrement légal de :

  • 18 pays contient des dispositions concernant la fixation d’une limite de dépôt (montant total qu’une personne peut déposer dans son compte de jeu, au cours d’une période donnée).
  • 15 pays inclut des dispositions pour la fixation d’une limite de perte (montant maximal qu’une personne peut perdre au cours d’une période donnée).
  • 14 pays prévoit des dispositions concernant la fixation d’une limite de mise (montant maximal pouvant être misé, au cours d’une période donnée).

La fixation de limites temporelles est prévue dans le cadre légal de 10 pays. Cinq d’entre eux exigent le recours à des alertes avertissant les joueurs et joueuses du temps de jeu écoulé (p. ex. : après 30 ou 60 minutes de jeu), tandis que deux imposent des pauses obligatoires (5 ou 15 min après 60 min de jeu).

D’autres éléments recensés d’intérêt concernent plutôt les modalités d’application :

  • Onze pays imposent des limites prédéterminées, alors qu’ailleurs, les fournisseurs doivent seulement offrir la possibilité aux joueurs et joueuses d’établir des limites.
  • Dans 8 pays, la fixation des limites par les joueurs est obligatoire pour accéder aux plateformes de jeu.
  • Trois pays prévoient des limites plus restrictives pour les jeunes adultes.
  • Selon les pays, les limites peuvent être fixées sur une base quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, voire, définies lors de chaque session de jeu.
  • Dans certains cas, l’obligation de fixer des limites concerne certains types de jeux seulement (soit les casinos en ligne ou appareils de loterie vidéo).
  • Certains pays prévoient des modalités si une personne souhaite modifier ses limites personnelles. Leur abaissement se fait généralement immédiatement après la demande, alors que leur hausse prend effet dans un délai variable (entre 24 h et 7 jours).
  • Deux pays recourent à la désactivation des comptes durant la nuit ou restreignent les transferts monétaires sur ceux-ci.

Conclusion et commentaires de la rédactrice

La fixation de limites temporelles ou monétaires figure au cadre légal des JHAL de plusieurs pays européens. Le plus souvent toutefois, les joueurs ont l’option d’y recourir ou non; les limites n’étant pas obligatoires. Bien que la littérature sur le sujet soit peu abondante, des études indiquent que la fixation volontaire de limites serait peu dissuasive, surtout lorsque la possibilité de les dépasser existe et permet la poursuite du jeu. Rendre obligatoire la fixation des limites permettrait d’agir sur les environnements de jeu plutôt que de faire reposer sur les joueurs et joueuses la responsabilité de contrôler leurs habitudes de jeu. Au Québec, Loto-Québec prévoit la fixation de limites monétaires et temporelles. En se rendant sur le site de la société d’État, les joueurs et joueuses ont l’obligation d’établir une limite de dépôt hebdomadaire au jeu. Cette limite peut être augmentée une seule fois pendant la semaine. La fixation d’une limite de perte est optionnelle, tout comme celle du temps de jeu. D’autres outils de contrôle personnel sont aussi disponibles, telles les demandes de pause de jeu (blocage temporaire de l’accès à la plateforme de jeu) et l’autoexclusion (blocage définitif).

Référence : Marionneau, V., Luoma, E., Turowski, T., & Hayer, T. (2025). Limit-setting in online gambling: a comparative policy review of European approaches. Harm reduction journal, 22(1), 15. 


Messages de sensibilisation au jeu non préjudiciable : quelques éléments à considérer pour mieux rejoindre les personnes participant aux jeux de hasard et d’argent

Mise en contexte

Afin de prévenir les préjudices liés aux JHA et promouvoir des comportements de jeu non préjudiciable, diverses stratégies peuvent être préconisées. Cela inclut la diffusion de messages de sensibilisation, lesquels peuvent informer à la fois sur les risques associés aux JHA et les services de soutien disponibles, en plus de proposer des stratégies afin de favoriser le jeu non préjudiciable. L’un des défis dans l’élaboration de ces messages est de s’assurer qu’ils captent l’attention des personnes qui participent aux JHA. 

Objectif et méthode

Cet article prend la forme d’une revue rapide des connaissances. Elle a pour objectif d’identifier les études empiriques traitant des caractéristiques des types de messages préférés par les personnes s’adonnant aux JHA, ainsi que de relever les conditions pouvant favoriser leur efficacité. 

Qu’est-ce qu’on y apprend?

Au total, 18 articles publiés entre 2009 et 2024 ont été retenus. Les méthodes utilisées étaient de nature quantitative (n = 9), qualitative (n = 4) et mixte (n = 7). Ces études réunissent 31 087 répondants, la forte majorité se livrant aux JHA en ligne. Les échantillons provenaient de l’Australie (n = 8), du Canada (n = 3), du Royaume-Uni (n = 3), d’autres pays européens (n = 2) et des États-Unis (n = 1). Les principaux résultats montrent que : 

  • Deux types de messages captent le plus l’attention : 1) ceux incitant à réfléchir aux habitudes de jeu (p. ex. : qu’êtes-vous prêt(e) à perdre aujourd’hui?) et 2) ceux mettant en exergue les conséquences sociales du jeu (p. ex. : mentez-vous pour minimiser à quel point vous jouez?) (n = 6).
  • Les messages adaptés aux caractéristiques démographiques des personnes joueuses et au niveau de risque associé à leurs comportements de jeu retiendraient particulièrement l’attention (n = 6) :
    • Les jeunes adultes préfèreraient les messages offrant des conseils pour gérer leurs comportements de jeu, ainsi que les messages formulés sans jugement et émotionnellement engageants.
    • Les adultes plus âgés préfèreraient également des messages exempts de jugement, qui transmettent des informations sur la manière d’obtenir de l’aide en cas de problème.
    • Les messages dont le contenu cible les personnes à risque élevé de s’adonner au jeu de façon préjudiciable ne capteraient pas l’attention des personnes qui ne sont pas à risque de développer un tel problème.
  • Les messages qui encouragent la réflexion inciteraient davantage à la modification des comportements (p. ex. : diminution du temps de jeu, des montants misés, etc.) que ceux de type informatif ou de type « universel » (n = 4), en plus d’être plus facilement mémorisés (n = 1).

Conclusion et commentaires de la rédactrice

La participation aux JHA est un phénomène répandu, 69 % de la population québécoise âgée de 15 ans et plus ayant déclaré y avoir participé au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête2. Les préjudices qui peuvent découler de certaines habitudes de jeu peuvent être multiples et concerner à la fois les personnes plus jeunes comme les plus âgées. Cette étude indique que les messages de sensibilisation gagnent à être adaptés aux caractéristiques des personnes à qui ils sont destinés. Plus spécifiquement, les auteurs proposent que l’élaboration de ces messages se fasse en s’attardant aux éléments suivants : 1) objectif poursuivi (p. ex : inciter à la réflexion); 2) caractéristiques démographiques des joueurs ciblés (p. ex. : âge); 3) type de joueur (p. ex : à risque élevé); 4) ton employé (p. ex. : sérieux); 4) modalités de diffusion (p. ex. : affichage sur l’écran des guichets automatiques); 5) fréquence de diffusion (p. ex. : en continu, régulière); et 6) type de jeu (p. ex. : en ligne, terrestre). 

Référence : Gaudett, G. E., Pellizzari, P., Wood, R. T. A., & Wohl, M. J. A. (2025). Evaluating the Effectiveness of Responsible Gambling Messages: A Rapid Evidence Assessment. Journal of gambling studies, 41(3): 891-914.
2 Rotermann et Gilmour. (2022). Qui joue à des jeux de hasard et qui éprouve des problèmes de jeu au Canada. Statistique Canada.


Pandémie de COVID-19 et participation aux jeux de hasard et d’argent en ligne au Québec

Mise en contexte

Au Québec comme ailleurs, certaines des mesures sanitaires en place durant la pandémie de COVID-19 ont occasionné la fermeture des établissements terrestres permettant de s’adonner aux JHA. Les conséquences de ce contexte inédit d’inaccessibilité sur les pratiques de jeu sont cependant peu connues. Certaines études rapportent une diminution de la participation aux JHA de manière générale, alors que d’autres mettent en exergue l’ampleur prise par les jeux en ligne. 

Objectif et méthode

Cette étude recourt à un devis mixte et vise à : 1) brosser un portrait de la participation aux jeux de hasard et d’argent en ligne (JHAL) pendant la première année de la pandémie de COVID-19; 2) mieux comprendre les impacts de la pandémie sur les JHAL et 3) mieux comprendre les raisons expliquant les changements dans les habitudes de jeu. Les données concernant les deux premiers objectifs ont été colligées par l’entremise d’un sondage téléphonique et d’un panel Web. Celles associées au troisième objectif ont été obtenues lors d’entrevues individuelles. 

Qu’est-ce qu’on y apprend?

L’échantillon représentatif de la population comporte un total de 4676 répondants et 96 d’entre eux ont pris part aux entrevues individuelles. Les principaux résultats indiquent qu’au Québec, pendant la première année de la pandémie de COVID-19  :

  • La prévalence du jeu en ligne a été établie à 20 %3.
  • De nouveaux joueurs et joueuses ont été attirés par cette forme de jeu : 2 % des répondants et répondantes ont commencé à jouer aux JHA directement en ligne au cours de cette période. De même, 3 % des joueurs et joueuses ont transité des jeux terrestres vers ceux en ligne.
  • 1 % des personnes qui participaient à des JHAL avant la pandémie ont cessé de le faire.
  • Les personnes qui se livraient aux JHAL avant la pandémie et qui ont continué pendant celle-ci auraient peu modifié la fréquence de leur participation, ou encore, l’argent et le temps consacrés aux jeux.
  • Certains types de jeux, comme les paris sportifs et les jeux vidéo de compétition (e‑sports), ont perdu en popularité en comparaison avec la période pré-pandémique, alors que d’autres, comme la spéculation boursière, les machines à sous et les jeux de table, ont été l’objet de peu de changements.
  • Le manque d’intérêt face aux JHAL est le facteur le plus évoqué pour expliquer pourquoi les personnes joueuses ont diminué ou cessé de jouer (43 % et 54 %, respectivement), suivi par les motifs d’ordre économique (38 % et 26 %, respectivement).
  • Le fait d’avoir plus de temps libre est le facteur expliquant le plus souvent l’accroissement du temps de jeu (47 %), suivi par le désir de contrer l’isolement et l’ennui (43 %).
  • L’impossibilité d’accéder aux infrastructures de JHA terrestres est la raison la plus évoquée pour l’amorce du jeu en ligne (40 %), suivi du fait d’avoir plus de temps libre (22 %). 

Conclusion et commentaires de la rédactrice

Le contexte de pandémie de COVID-19 a influencé la participation aux JHA de différentes manières, incluant en créant de nouveaux adeptes. La littérature scientifique démontre que la participation aux JHAL peut constituer un enjeu de santé publique, principalement parce qu’elle expose les joueurs à plus de préjudices que les jeux terrestres (voir, à cet effet, le premier résumé du présent bulletin de veille). Les données de la présente recherche démontrent que le Québec n’échappe pas à cet engouement. Comme le soulignent les auteurs, il importe de suivre l’évolution de cette forme de jeu, notamment dans l’optique de mieux comprendre si les comportements adoptés pendant la pandémie perdurent et de considérer la possibilité de mettre en place les modalités d’encadrement permettant de limiter les préjudices qui y sont associés.

Référence : Kairouz, S., Savard, A. C., Murch, W. S., Dixon, M. R., Martin, N. B., Brodeur, M., ... & Morvannou, A. (2025). A portrait of online gambling: a look at a transformation amid a pandemic. Harm Reduction Journal, 22(1), 136.
3 Il s’agit de la prévalence établie en réunissant et pondérant les données issues du panel Web et du sondage téléphonique. Prises séparément, les prévalences sont, respectivement, de 37 % et 11 %.

Rédacteurs

Jacinthe Brisson, conseillère scientifique 
Liliana Gomez Cardona, conseillère scientifique 
Direction du développement des individus et des communautés

Sous la coordination de  
Olivier Bellefleur, chef d’unité Produits et substances psychoactives
Direction du développement des individus et des communautés

Réviseurs 
Magaly Brodeur, professeure adjointe
Université de Sherbrooke

Johanne Laguë, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive 
Direction des individus et des communautés

Révision linguistique 
Marie-Cloé Lépine, agente administrative
Direction du développement des individus et des communautés

Ce document est disponible intégralement en format électronique (PDF) sur le site Web de l’Institut national de santé publique du Québec au : http://www.inspq.qc.ca

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