Les personnes de 15 à 24 ans forment un groupe de la population plus touché que d’autres par les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). En 2023, il représentait 51 % des cas déclarés d’infection à la chlamydia, 22 % des cas déclarés d’infection à la gonorrhée et 12 % des cas déclarés de syphilis infectieuse.

Les ITSS entraînent des conséquences importantes tant au niveau individuel que collectif. Sur le plan individuel, les conséquences peuvent inclure certains syndromes et de la détresse psychologique. Également, il peut survenir des problèmes de fertilité et des complications liées à la grossesse, à l’accouchement et à la santé du nouveau-né.

Les conséquences des ITSS sur le plan collectif comprennent, entre autres, la transmission à d’autres personnes, ainsi qu’une augmentation des coûts de santé découlant des complications individuelles à long terme telles que des problèmes de santé chroniques et des risques accrus de certains cancers, selon le Gouvernement du Canada.

Public cible

Ce dossier s’adresse principalement à toute personne qui intervient dans le domaine de la prévention des ITSS au sein du réseau collégial, que ce soit en lien avec l’enseignement, l’intervention psychosociale, les soins infirmiers ou la gestion.

Il a comme objectifs de :

  • fournir de l’information sur les meilleures pratiques en matière de prévention des ITSS
  • faciliter les interventions du personnel du réseau collégial relatives à la prévention des ITSS auprès de la communauté étudiante

Enjeux entourant la prévention des ITSS

La manière dont on parle des ITSS influence la perception du risque et les comportements sexuels des jeunes adultes. Des messages mal formulés ou axés sur la peur peuvent renforcer la prise de risques, la stigmatisation et freiner le recours au dépistage. 

Dans ce contexte, sensibiliser les jeunes qui fréquentent les établissements du réseau collégial à l’adoption de comportements sexuels sécuritaires et à l’importance du dépistage des ITSS requiert des stratégies d’intervention adaptées et claires. Quelques exemples de bonnes pratiques sont proposés pour chacune d’elles.

Ce dossier fournit des moyens pour faciliter la coordination ou la participation à la mise en œuvre de telles stratégies. Ceux-ci sont présentés sous forme de pistes d’action.

Auteure

Stéphanie Vermette, conseillère scientifique
Direction des risques biologiques

 

Coordination

Pierre-Henri Minot, chef d’unité scientifique
Direction des risques biologiques

 

Collaboratrices et collaborateurs

Marie-Claude Drouin, agente de planification, programmation et recherche, 
Direction de santé publique du CISSS Montérégie-Centre

Léna Gauthier-Paquette, sexologue, coordonnatrice – programme Éducation à la sexualité, 
L’Anonyme

Marie-Pier Guimond Ferron, inf. clinicienne en santé scolaire, 
CISSS Montérégie-Est, CLSC Varennes

Michelle Houde, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive, 
DRSP de Montréal, CIUSSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

Stéphanie Laporte, conseillère scientifique, 
Direction des risques biologiques

Élizabeth Parenteau, conseillère scientifique, 
Direction des risques biologiques

Jérôme Pelletier, inf., professeur au département des sciences de la santé de l’UQAR

Élise Prud’homme, inf. clinicienne, Collège de Bois-de-Boulogne, 
CIUSSS Nord-de-l’Île-de-Montréal

 

Réviseures

Anne-Marie Bérard, conseillère en promotion de la santé et prévention, Direction du développement des enfants et des jeunes, 
Sous-ministériat à la Prévention et santé publique, MSSS

Linda Cléroux, agente administrative, 
Unité des ITSS, Direction des risques biologiques

Maude Lachapelle, conseillère scientifique, 
Direction du développement des individus et des communautés

 

Valorisation

Aurélie Maheux-Dubuc, conseillère scientifique

Nathalie Labonté, agente d’information

Secrétariat général