Troubles musculo-squelettiques d’origine non traumatique liés à l’emploi

En 2020-2021

Les troubles musculo-squelettiques non traumatiques liés au travail sont en hausse: une personne en emploi sur trois en souffrait en 2020-2021, comparativement à une sur quatre en 2014-2015.

Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes à présenter des troubles musculo-squelettiques d’origine non traumatique liés à leur emploi.

Les graphiques de cette page présentent les données les plus récentes disponibles. Ils sont mis à jour lorsque de nouvelles données deviennent accessibles.

Les résultats des régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James ne sont pas disponibles pour cette enquête.

Notez que, si des graphiques de comparaison sont présentés — qu’ils soient canadiens, américains ou internationaux  — la valeur du Québec peut différer de celle figurant dans d’autres graphiques. Cette différence s’explique par l’utilisation de sources de données distinctes entre les graphiques.  

Pour une interprétation juste des données – incluant les proportions brutes et ajustées et la standardisation (lorsqu’applicable), ainsi que les intervalles de confiance –   consultez la section “Méthodologie” au bas de cette page, la page “Informations sur les comparaisons” ainsi que le “Glossaire”.

Les graphiques de cette page sont interactifs :

  • En cliquant sur une série de la légende (ex. masculin), il est possible de la faire apparaître ou disparaître du graphique et l'échelle s'ajustera automatiquement.
  • Il est possible de télécharger les données en sélectionnant l’icône située en haut à droite des graphiques.
  • Par défaut, les genres réunis, la période la plus récente et le total des âges de l’indicateur sont affichés. Des menus de sélection sont parfois disponibles dans les graphiques et permettent d’afficher les données selon le type de proportion (ajustée ou brute), le genre (masculin ou féminin), des périodes antérieures ou des groupes d’âge spécifiques.
  • L’évolution dans le temps des données par région sociosanitaire peut être visualisée en cliquant sur une région dans la carte 3.1a. Pour comparer l’évolution de plusieurs régions, cliquez sur Maj + une région sur la carte.

Définition

L’indicateur de prévalence des troubles musculosquelettiques d’origine non traumatique liés au travail (TMS) fait référence à la proportion de personnes en emploi ayant eu des douleurs musculosquelettiques importantes, d’origine non traumatique, ressenties souvent ou tout le temps au cours des 12 mois précédant l’enquête, dérangeant la personne durant ses activités et perçues comme entièrement ou partiellement liées à l’emploi principal.

Contexte

Les TMS d’origine non traumatique liés au travail touchent de très nombreux travailleurs et travailleuses et génèrent un fardeau économique et humain considérable. Ils se développent généralement suite à une exposition professionnelle à des contraintes biomécaniques ou physiques comme l’application d’effort important (manutention de charges lourdes, efforts physiques), de gestes répétitifs ou soutenus, parfois combinée à des postures fixes ou contraignantes ou à l’exposition aux vibrations main-bras ou aux vibrations au corps entier. (INSPQ 2025). Ces troubles se distinguent des TMS d’origine traumatique qui sont causés par des traumatismes aigus et accidentels liés, par exemple, aux chutes, coups ou actes de violence (INSPQ, 2025).  

Précisions méthodologiques

Sur l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP)

  • Les données proviennent de l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP). Pour les indicateurs de la santé au travail, la population visée est celle de 15 ans et plus vivant dans un logement non institutionnel et ayant un ou plusieurs emploi(s) rémunéré(s) à temps plein ou à temps partiel, salarié ou à son compte.
  • Les personnes résidant dans des réserves autochtones ou dans un logement collectif institutionnel (hôpital, centre d’hébergement de soins de longue durée, établissement pénitentiaire, centre de réadaptation) sont exclues de l’EQSP, de même que celles vivant dans la région du Nunavik. La région des Terres-cries-de-la-Baie-James a participé uniquement au cycle 2014-2015 et n’est pas présentée dans l’indicateur.
  • L’échantillon de l’enquête est tiré du Fichier d’inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Par conséquent, toute personne non couverte par le régime québécois d’assurance-maladie est exclue, que ce soient des résidents non permanents n’ayant pas encore effectué les démarches pour être couverts par la RAMQ, ou en raison d’un oubli de renouvellement.
  • Pour plus d’information concernant la méthodologie de l’EQSP 2020-2021, veuillez consulter les documents techniques de l’enquête publiés par l’Institut de la statistique du Québec.

Sur l’indicateur « Troubles musculo-squelettiques liés à l’emploi » :

  • La définition de travailleur inclut les personnes actuellement en vacances, en congé parental, en congé de maladie incluant les accidents de travail, en grève ou en lock-out.
  • Les travailleurs peuvent présenter des troubles musculosquelettiques (TMS) d’origine non traumatique touchant plusieurs régions du corps. Par conséquent, dans le graphique 1.2, les proportions indiquées pour chaque région corporelle ne peuvent pas être additionnées pour estimer la fréquence globale des TMS non traumatiques.
  • La variable de croisement « Niveau de contraintes physiques du travail » présentée au graphique 2.4 est construite à partir des 6 contraintes physiques du travail mesurées (gestes répétitifs ; fournir des efforts ; manipuler des charges lourdes ; vibrations main-bras ; vibrations corps entier ; posture debout) selon la fréquence de l’exposition (Tissot, Stock et Nicolakakis, 2020).
  • Les données régionales aux graphiques 3.1a et b font référence à la région sociosanitaire du lieu de travail et non de résidence.
  • La variable « sexe » était utilisée en 2014-2015 et a été remplacée par la variable « genre » en 2020-2021. La comparabilité dans le temps demeure généralement valide, les populations trans et non binaires étant très peu nombreuses. Les personnes non binaires sont incluses dans les données, mais leurs résultats ne sont pas diffusés pour des raisons de confidentialité et elles sont réparties aléatoirement entre les catégories « masculin » et « féminin », lesquelles regroupent les personnes cisgenres et transgenres (Classification de cisgenre, transgenre et non binaire, Statistique Canada, Prise en compte du genre, ISQ).
  • L’indice de défavorisation matérielle et sociale présenté au graphique 2.2 est une classification en cinq quintiles : le quintile Q1 est le plus favorisé, tandis que le quintile Q5 représente le plus défavorisé. Cet indice reflète la situation sociale et économique des personnes qui demeurent sur un territoire donné et non celle d’un individu. Plus d’information est disponible à Indice de défavorisation matérielle et sociale | Institut national de santé publique du Québec.
  • Les 13 secteurs d’activité économique sont les suivants :
    • Secteur primaire
    • Fabrication
    • Construction
    • Services publics, transport et entreposage
    • Commerce
    • Information / culture / arts et loisirs
    • Finance / assurances / services immobiliers / gestion et administration
    • Services professionnels, scientifiques et techniques
    • Enseignement
    • Soins de santé et assistance sociale
    • Hébergement et restauration
    • Administrations publiques
    • Autres services
  • Dans les figures de comparaisons régionales 3.1a et b, les symboles (+) et (-) indiquent les résultats des tests statistiques comparant chaque région au reste du Québec. Un (+) signifie que la valeur de la région est significativement supérieure, tandis qu’un (-) indique qu’elle est inférieure. L’absence de symbole signifie qu’il n’y a pas de différence statistique. À noter que la différence entre les cycles n’a cependant pas été testée.

Limites méthodologiques

  • L’indicateur des TMS est affecté par le changement du mode de collecte entre l’édition 2014-2015 et l’édition 2020-2021 de l’EQSP. L’EQSP 2014-2015 a été réalisée au moyen d’une stratégie de collecte mixte (téléphonique et multimode) et l’EQSP 2020-2021 seulement au moyen d’une collecte multimode. Ainsi pour comparer l’évolution entre 2014-2015 et 2020-2021, il est nécessaire d’utiliser les estimations comparables de 2014-2015 obtenues à partir du même mode de collecte que celui de 2020-2021, soit le volet multimode. Ces estimations comparables diffèrent des estimations officielles, lesquelles sont utilisées dans les graphiques qui ne comparent pas directement les deux cycles.
  • Le cycle 2020-2021 de l’EQSP a été mené dans un contexte de pandémie et de télétravail, ce qui a pu avoir eu un effet sur les indicateurs de santé au travail.
  • Il n’est pas possible de faire un lien de cause à effet entre les variables.
  • Un biais de désirabilité sociale (donner une réponse perçue plus acceptable que la réalité) est possible dans les enquêtes.

Références

Institut national de santé publique du Québec, 2025, Troubles musculo-squelettiques liés au travail, [En ligne] 

Institut de la statistique du Québec, 2025. Prise en compte du genre. [En ligne] 

Statistique Canada, 2021.  Classification de cisgenre, transgenre et non binaire. [En ligne] 

Tissot F, Stock S, Nicolakakis N. Portrait des troubles musculo-squelettiques d’origine non traumatique liés au travail : résultats de l’Enquête québécoise sur la santé de la population, 2014-2015. Institut national de santé publique du Québec; 2020.

Citation suggérée : Institut national de santé publique du Québec. (2026).  L'Indicateur de santé publique : Troubles musculo-squelettiques d’origine non traumatique liés à l’emploi. Institut national de santé publique du Québec. Consulté le [date].  

Dernière mise à jour : 24 février 2026