Diagnostics auto-rapportés d'infections transmises sexuellement

En 2020-2021

10 %

Près d’une personne sur dix âgée de 15 ans et plus a déclaré avoir déjà reçu un diagnostic d’infection transmise sexuellement (ITS), une proportion relativement inchangée par rapport à 2014-2015.

Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes à rapporter un diagnostic d’ITS.

Les graphiques de cette page présentent les données les plus récentes disponibles. Ils sont mis à jour lorsque de nouvelles données deviennent accessibles.

Les résultats des régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James ne sont pas disponibles pour cette enquête.

Notez que, si des graphiques de comparaison sont présentés — qu’ils soient canadiens, américains ou internationaux  — la valeur du Québec peut différer de celle figurant dans d’autres graphiques. Cette différence s’explique par l’utilisation de sources de données distinctes entre les graphiques.  

Pour une interprétation juste des données – incluant les proportions brutes et ajustées et la standardisation (lorsqu’applicable), ainsi que les intervalles de confiance –   consultez la section “Méthodologie” au bas de cette page, la page “Informations sur les comparaisons” ainsi que le “Glossaire”.

Les graphiques de cette page sont interactifs :

  • En cliquant sur une série de la légende (ex. masculin), il est possible de la faire apparaître ou disparaître du graphique et l'échelle s'ajustera automatiquement.
  • Il est possible de télécharger les données en sélectionnant l’icône située en haut à droite des graphiques.
  • Par défaut, les genres réunis, la période la plus récente et le total des âges de l’indicateur sont affichés. Des menus de sélection sont parfois disponibles dans les graphiques et permettent d’afficher les données selon le type de proportion (ajustée ou brute), le genre (masculin ou féminin), des périodes antérieures ou des groupes d’âge spécifiques.
  • L’évolution dans le temps des données par région sociosanitaire peut être visualisée en cliquant sur une région dans la carte 3.1a. Pour comparer l’évolution de plusieurs régions, cliquez sur Maj + une région sur la carte.

Définition de l’indicateur

L’indicateur porte sur le diagnostic des infections transmises sexuellement (ITS) au cours de la vie. Il s’agit de la proportion de la population de 15 ans et plus ayant déjà eu des relations sexuelles et qui a reçu, au cours de leur vie, un diagnostic d’infection transmise sexuellement.

Contexte 

Les infections transmissibles sexuellement (ITS) sont des infections qui se propagent principalement par contact sexuel non protégé (OMS, 2025). Ainsi, certains comportements sexuels, comme le fait d’avoir un nombre élevé de partenaires sexuels ou des rapports sexuels non protégés, augmentent le risque de contracter des ITS (Kann et autres 2018). Même si la majorité des ITS peuvent être guéries si elles sont diagnostiquées précocement et traitées, la plupart des ITS peuvent rester longtemps asymptomatiques. Sans diagnostic ni traitement, certaines ITS latentes peuvent mener à des complications graves telles que l’infertilité, la grossesse ectopique, les douleurs pelviennes chroniques ou des complications lors de la grossesse et des infections néonatales chez les enfants de mères infectées (Tuite et autres 2012).

Précisions méthodologiques

Sur l’enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP)

  • Les données de cet indicateur proviennent de l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP). Celle-ci vise les personnes âgées de 15 ans et plus résidant en ménages privés, et depuis 2014-2015, les personnes vivant dans certains ménages collectifs comme les résidences pour aînés (RPA) et les résidences intermédiaires et les ressources de type familial (RI-RTF). 
  • Les personnes résidant dans des réserves autochtones ou dans un logement collectif institutionnel (hôpital, centre d’hébergement de soins de longue durée, établissement pénitentiaire, centre de réadaptation) sont exclues de l’EQSP, de même que celles vivant dans la région du Nunavik. La région des Terres-cries-de-la-Baie-James a participé uniquement au cycle 2014-2015 et n’est pas présentée dans l’indicateur. 
  • L’échantillon de l’enquête est tiré du Fichier d’inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Par conséquent, toute personne non couverte par le régime québécois d’assurance-maladie est exclue, que ce soient des résidents non permanents n’ayant pas encore effectué les démarches pour être couverts par la RAMQ, ou en raison d’un oubli de renouvellement.    
  • Pour plus d’information concernant la méthodologie de l’EQSP 2020-2021, veuillez consulter les documents techniques de l’enquête publiés par l’Institut de la statistique du Québec.
  • Deux cycles de données sont présentés : 2014-2015 et 2020-2021. Bien que l’indicateur soit également disponible pour le cycle de 2008, les données de ce cycle ne sont pas comparables avec celles des cycles suivants.

Sur l’indicateur « Diagnostic d’infections transmises sexuellement » :

  • Cet indicateur est construit à partir de cette question : « Est-ce qu’un médecin ou une infirmière vous a déjà dit que vous aviez une infection (comme la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis, l’herpès génital ou des condylomes...) qui se transmet lors de relations sexuelles? » Cette question a été posée uniquement aux personnes ayant répondu « Oui » à une autre question portant sur l’activité sexuelle au cours de la vie.  
  • Contrairement à d’autres indicateurs de l’EQSP issus du cycle 2020-2021, le croisement par genre n’est pas disponible pour cet indicateur; seules les données selon le sexe assigné à la naissance sont accessibles.
  • Dans les figures de comparaisons régionales 3.1a et b, les symboles (+) et (-) indiquent les résultats des tests statistiques comparant chaque région au reste du Québec. Un (+) signifie que la valeur de la région est significativement supérieure, tandis qu’un (-) indique qu’elle est inférieure. L’absence de symbole signifie qu’il n’y a pas de différence statistique. Les tests statistiques sont basés uniquement sur les proportions ajustées, et non sur les proportions brutes. À noter que la différence entre les cycles n’a cependant pas été testée. 

Limites méthodologiques

  • Le diagnostic d’infections transmissibles sexuellement est un sujet délicat pour l’entrevue, ce qui peut entraîner une sous-déclaration ou, dans certains cas, une sur-déclaration (par bravade). Cela dit, différentes mesures ont été prises dans le cadre de l’enquête pour inciter les répondants à fournir l’information la plus exacte possible, notamment leur garantir la confidentialité des renseignements fournis.   
  • Comme certaines ITS peuvent être asymptomatiques, on peut supposer qu’il y a eu sous-estimation du nombre de cas d’ITS puisque c’est une enquête d’autodéclaration. Aussi, cet indicateur porte sur un diagnostic à vie, ce qui peut induire un biais de rappel surtout si le diagnostic d’infection transmise sexuellement a eu lieu il y a longtemps.  
  • Comme cet indicateur porte sur toute la vie, il n'est pas possible de savoir à quel moment précis le diagnostic a eu lieu. Par exemple, quand on analyse un graphique par âge, il faut garder en tête que l’âge actuel du répondant peut être différent de l’âge auquel il a reçu le diagnostic d’une ITS. Il en est de même pour les autres facteurs comme le revenu, la scolarité, etc.  
  • Pour cet indicateur, les comparaisons régionales doivent être interprétées avec prudence, car elles s'appuient seulement sur les proportions brutes qui ne tiennent pas compte des différences dans la répartition par âge de chaque région.

Références

Kann, L., et autres (2018). “Youth Risk Behavior Surveillance - United States, 2017”, MMWR : Surveillance Summaries, [En ligne], vol. 67, no 8, juin 15, p. 1-114.

Organisation mondiale de la Santé (2025), Thèmes de santé - Infections sexuellement transmissibles (IST) [En ligne] 

Tuite, A.R, et autres (2012). “Estimation of the burden of disease and costs of genital Chlamydia trachomatis infection in Canada”, Sexually Transmitted Diseases, [En ligne], vol. 39, no 4, avril, p. 260-267.

Citation suggérée : Institut national de santé publique du Québec. (2026). L’Indicateur de santé publique : Diagnostics d’infections transmises sexuellement. Institut national de santé publique du Québec.  Consulté le [date].

Dernière mise à jour : 24 février 2026