Consommation excessive d’alcool

En 2020-2021

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En 2020-2021, près d’une personne sur quatre au Québec présente une consommation excessive d’alcool.

Les fumeurs quotidiens ou occasionnels sont plus à risque de consommer de l’alcool de façon excessive que les anciens fumeurs ou non-fumeurs.

Une consommation excessive d’alcool est considérée comme la consommation de 5 verres ou plus chez les hommes et de 4 verres ou plus chez les femmes lors d’une même occasion au moins une fois par mois au cours des 12 derniers mois.

Il s’agit des données les plus récentes disponibles à l’échelle régionale. Pour des données plus récentes pour l’ensemble du Québec, consultez la page « Consommation d’alcool chez la population générale ».

Informations importantes

  • Les graphiques de cette page présentent les données les plus récentes disponibles. Ils sont mis à jour lorsque de nouvelles données deviennent accessibles.
  • Les résultats des régions du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James ne sont pas disponibles pour cette enquête.
  • Pour une interprétation juste des données — incluant les proportions brutes et ajustées (lorsqu’applicable), ainsi que les intervalles de confiance — consultez la section “Méthodologie” au bas de cette page, la page “Informations sur les comparaisons” ainsi que le “Glossaire”.

Les graphiques de cette page sont interactifs :

  • En cliquant sur une série de la légende (ex. masculin), il est possible de la faire apparaître ou disparaître du graphique et l'échelle s'ajustera automatiquement.
  • Il est possible de télécharger les données en sélectionnant l’icône située en haut à droite des graphiques.
  • Par défaut, les genres réunis et le total des âges de l’indicateur sont affichés. Des menus de sélection sont parfois disponibles dans les graphiques et permettent d’afficher les données selon le type de proportion (ajustée ou brute), le genre (masculin ou féminin), des périodes antérieures ou des groupes d’âge spécifiques.

Définition

La consommation excessive d’alcool est définie comme la consommation de 5 verres ou plus chez les hommes et de 4 verres ou plus chez les femmes lors d’une même occasion, au moins une fois par mois au cours des 12 derniers mois.

Contexte

La consommation excessive ou abusive d’alcool (binge drinking) représente un mode de consommation où la concentration d’alcool dans le sang atteint des niveaux dangereux pour la santé de l’individu et entraîne même des conséquences pour la société (National Institute of Alcohol Abuse and Alcoholism, 2004). En plus des comportements à risque   souvent associés à l’alcoolémie élevée comme dans les cas de conduite avec les facultés affaiblies, les bagarres ou les comportements sexuels à risque, la consommation excessive d’alcool peut engendrer des effets chroniques à long terme tels que les cancers, les maladies cardiovasculaires, les maladies du foie, une mortalité précoce ainsi que les problèmes de santé mentale comme la dépendance (Rehm, 2011).

Précisions méthodologiques

Sur l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP)

  • Les données proviennent de l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP). Celle-ci vise les personnes âgées de 15 ans et plus résidant en ménages privés et les personnes vivant dans certains ménages collectifs comme les résidences pour aînés (RPA) et les résidences intermédiaires et les ressources de type familial (RI-RTF).
  • Les personnes résidant dans des réserves autochtones ou dans un logement collectif institutionnel (hôpital, centre d’hébergement de soins de longue durée, établissement pénitentiaire, centre de réadaptation) sont exclues de l’EQSP, de même que celles vivant dans la région du Nunavik et des Terres-cries-de-la-Baie-James.
  • L’échantillon de l’enquête est tiré du Fichier d’inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Par conséquent, toute personne non couverte par le régime québécois d’assurance-maladie est exclue, qu’il s’agisse de résidents non permanents n’ayant pas encore effectué les démarches ou de personnes ayant oublié de renouveler leur carte d’assurance-maladie.
  • Pour plus d’information concernant la méthodologie de l’EQSP 2020-2021, veuillez consulter les de l’enquête publiés par l’Institut de la statistique du Québec.
  • Seul le cycle 2020-2021 est disponible pour cet indicateur.

Sur l’indicateur « Consommation excessive d’alcool » :

  • Cet indicateur est construit à partir de cette question : Au cours des 12 derniers mois, combien de fois avez-vous bu (5 verres pour un répondant dont le sexe à la naissance est masculin ou 4 verres pour une répondante dont le sexe à la naissance est féminin) ou plus d’alcool à une même occasion?
  • Les catégories « Une fois par mois », « 2 à 3 fois par mois », « Une fois par semaine » et « Plus d’une fois par semaine » ont été regroupées afin de calculer la proportion de la population présentant une consommation excessive d’alcool une fois par mois ou plus au cours des 12 derniers mois.
  • Pour le croisement de la consommation excessive d’alcool selon le niveau de détresse psychologique, l’EQSP mesure la détresse basée sur l’échelle de Kessler à 6 questions. Celles-ci portent sur le fait de s’être senti : nerveux, désespéré, agité, déprimé, comme si tout était un effort, ou si déprimé que plus rien ne pouvait vous faire sourire et ce, dans le dernier mois. Chaque réponse est pondérée sur une échelle de 0 (« Jamais ») à 4 (« Tout le temps »), pour un score total variant de 0 à 24. Les résultats sont ensuite classés en deux niveaux de détresse : 
    • Faible ou moyen :score de 0 à 6
    • Élevé :score de 7 ou plus 
  • La variable « genre » a été utilisée pour le cycle 2020-2021. Les personnes non binaires sont incluses dans les données, mais leurs résultats ne sont pas diffusés pour des raisons de confidentialité et elles sont réparties aléatoirement entre les catégories « masculin » et « féminin », lesquelles regroupent les personnes cisgenres et transgenres (Classification de cisgenre, transgenre et non binaire, Statistique Canada, Prise en compte du genre, ISQ).
  • L’indice de défavorisation matérielle et sociale présenté au graphique 2.2 est une classification en cinq quintiles : le quintile Q1 est le plus favorisé, tandis que le quintile Q5 représente le plus défavorisé. Cet indice reflète la situation sociale et économique des personnes qui demeurent sur un territoire donné et non celle d’un individu. Plus d’information est disponible à Indice de défavorisation matérielle et sociale | Institut national de santé publique du Québec.
  • Cet indicateur présente à la fois des proportions brutes et ajustées selon l’âge pour les graphiques régionaux (3.1). Les proportions brutes reflètent la fréquence réelle dans la population. Les proportions ajustées selon l’âge permettent de comparer l’écart entre chaque région et le reste du Québec en contrôlant l’impact du vieillissement de la population. Toutefois, les proportions ajustées ne représentent pas la fréquence réelle et sont utilisées uniquement à des fins comparatives.
  • Dans les figures de comparaisons régionales 3.1a et b, les symboles (+) et (-) indiquent les résultats des tests statistiques comparant chaque région au reste du Québec. Un (+) signifie que la valeur de la région est significativement supérieure au reste du Québec, tandis qu’un (-) indique qu’elle est inférieure. L’absence de symbole signifie qu’il n’y a pas de différence statistique. Les tests statistiques sont basés à la fois sur les proportions ajustées et brutes.

Limites méthodologiques

  • Il n’est pas possible de faire un lien de cause à effet entre les variables.
  • Un biais de désirabilité sociale (donner une réponse perçue plus acceptable que la réalité) est possible dans les enquêtes, surtout concernant les comportements et habitudes de vie.

Références

Institut de la statistique du Québec, 2025. Prise en compte du genre. [En ligne] 
National Institute of Alcohol Abuse and Alcoholism. (2004). NIAAA council approves definition of binge drinking. Repéré à https://pubs.niaaa.nih.gov/publications/Newsletter/winter2004/ Newsletter_Number3.pdf
Rehm, J. (2011). The risks associated with alcohol use and alcoholism. Alcohol Research and Health, 34(2), 135-143. Repéré à https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3307043/
Statistique Canada, 2021.  Classification de cisgenre, transgenre et non binaire. [En ligne] 

 

 

Consommation d'alcool chez la population générale. Substances psychoactives, tabac et jeux d’argent, INSPQ.

Citation suggérée : Institut national de santé publique du Québec. (2026). L’Indicateur de santé publique : Consommation excessive d’alcool. Institut national de santé publique du Québec. Consulté le [date].  

Dernière mise à jour : 28 avril 2026.

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