Couverture et efficacité vaccinales
Les bénéfices sanitaires du programme québécois d’immunisation (PQI) sont importants. Afin d’assurer une protection optimale de la population et de contrôler la circulation des maladies évitables par la vaccination, il est essentiel d’atteindre et de maintenir un taux élevé de couverture vaccinale et de mesurer l’efficacité vaccinale dans la population visée. L’évaluation de ces deux éléments permet l’optimisation des stratégies vaccinales.
Couverture vaccinale
L'INSPQ réalise des études de la couverture vaccinale aux deux ans chez les enfants (depuis 2006) et chez les adultes (depuis 2014). Ces enquêtes permettent d’évaluer l’atteinte des objectifs du Programme québécois d’immunisation (PQI), et d’analyser les déterminants pouvant influencer le statut vaccinal de la population québécoise.
Chez les enfants
Consultez notre Étude sur la couverture vaccinale des enfants québécois âgés de 1 an, 2 ans et 7 ans, 2021
Chez les adultes
Consultez :
- notre Enquête québécoise sur la vaccination contre la grippe saisonnière, le pneumocoque, le zona et la COVID-19 et sur les déterminants de la vaccination : 2022 (2024)
- notre Enquête sur les vaccins reçus en cours de grossesse (2021)
Retour de la Rougeole
Dans plusieurs pays, la pandémie de COVID-19 a fortement perturbé les programmes de vaccination, notamment celui contre la rougeole. Or, ce virus se transmet très facilement et peut avoir de graves conséquences sur la santé, surtout pour les nourrissons, les personnes dont le système immunitaire est affaibli et les femmes enceintes. D'ailleurs, on constate depuis la reprise de la circulation de la rougeole dans de nombreux pays où la maladie avait pourtant été éliminée, dont au Canada.
Efficacité vaccinale
Mpox (variole simienne)
En 2022, une épidémie de mpox (variole simienne) a eu lieu dans plusieurs pays, incluant le Canada. Montréal a été l’un des endroits les plus touchés au début de cette épidémie. En juin 2022, une première dose de vaccin contre la variole simienne a été offerte avec le vaccin Imvamune pour les personnes les plus à risque d’exposition au virus (environ 30 000 doses administrées dans la province). Depuis le 6 octobre 2022, plus de 7 000 secondes doses ont été administrées. Pour en savoir plus, consultez notre publication : Efficacité d’une première dose de vaccin Imvamune® contre la variole simienne au Québec (2024)
VPH
Les virus du papillome humain (VPH) constituent l’infection transmissible sexuellement la plus fréquente à l’échelle mondiale. Plus de 200 types ont été identifiés, dont certains présentent un potentiel cancérigène, notamment le génotype 16, principal responsable de plusieurs cancers associés aux VPH (col de l’utérus, vagin, vulve, anus, pénis et oropharynx). Le risque d’acquisition est particulièrement élevé au cours des premières années suivant le début de l’activité sexuelle; 10 à 20 % des infections persistent et peuvent évoluer en cancers.
Au Québec, la couverture vaccinale comportant au moins une dose est de plus de 80 % chez les filles âgées de moins de 30 ans, et ce, dans toutes les régions.
Chez les filles, depuis l’implantation du programme de vaccination contre les VPH québécois en 2008 et ailleurs dans le monde, de nombreuses études ont mesuré l’impact de la vaccination sur la persistance de infections liées aux VPH de types vaccinaux. Dans le cadre d’une étude, l’INSPQ y a démontré un très faible nombre d’infections persistantes associées aux génotypes vaccinaux. Consultez notre étude :
Chez les garçons, une étude québécoise a démontré qu’une très faible prévalence observée des VPH 6, 11, 16 et 18 inclus au vaccin quadrivalent (celui administré aux filles du même âge) chez des jeunes hommes non vaccinés sexuellement actifs soutient l’hypothèse d’une forte immunité de groupe au sein de cette tranche d’âge au Québec. Les résultats de cette étude soutiennent l’efficacité populationnelle de la vaccination contre les VPH. Voir notre publication :